MARSEILLE. — RUE IMPÉRIALE
Après la Cannebière, les rues les plus importantes, dans la nouvelle ville, sont : la rue dAix ou de. Rome, droite et longue de 5 kil., en y comprenant le cours du Prado qui en est le prolongement; la rue de Paradis, qui, partant de la place Royale, se prolonge jusqu'aux dernières limites de la ville; la rue Saint- Ferréol, qui commence à la Gannebière et vient aboutir à la place Saint-Ferréol ; la rue Beauvau, qui part aussi de la Cannebière pour aboutir à la place du Grand-Théâtre. Les rues de la Darse,
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de Grignan, de Montgrand, Sylvabelle et Nicolas, qui croisent à angle droit les rues de Paradis et de Saint-Ferréol, quoique d'une importance moindre, méritent aussi une mention particulière. Ce quartier est tout à la fois la Chaussée d'Antin et le faubourg Saint-Germain de Marseille.
Dans la vieille ville, les principales rues étaient jadis : la rue Coutellerie et la Grand' Rue.
Marseille possède un grand nombre de places : la place Royale, au milieu de laquelle s'élève la statue en marbre du célèbre sculpteur Puget, martelée, suivant l'expression de M. About, par . Ramus, et offerte à la ville par M. Mirés; — la place SainUVer-
DE LYON A MARSEILLE
réol (à l'extrémité de la rue Saint-Ferréol); — \sl place de VHôteU de-Ville, ombragée d'arbres, ornée d'une fontaine surmontée du buste énorme et disgracieux du comte de Villeneuve, ancien préfet des Bouches-du-Rhône; — la place Neuve, rendezvous des matelots de tous les pays; — la place du Palais-de- Justice, récemment ouverte devant la façade du nouveau palais, ornée d'arbres, de gazon, de fleurs et d'une belle gerbe d'eau; — la place Janguin, ou place aux OEufs, à côté de l'ancien palais de justice dont elle prenait aussi le nom ; elle fut le quartier général des insurgés de juin 1848; — la place des Capucines (sur le boulevard du Nord, entre la rue Tapis-Vert et les allées des Capucines), où s'élève une fontaine, jadis ornée de deux bas-reliefs de Chardigny, représentant l'un, la pêche, et l'autre, la cueillette des olives ; les mutilations que les gamins marseillais faisaient subir à ces bas-reliefs obligèrent l'autorité à les remplacer par un obélisque qui n'offre rien de remarquable; — la place Castellane (à l'extrémité du grand chemin de Rome, sur la route de Toulon), où, du milieu d'un grand bassin circulaire, s'élève un obélisque colossal dout la base est ornée sur ses quatre faces d'écussons avec des inscriptions et des rostres en airain versant l'eau en abondance. — Au N. E. de la ville, sur une élévation, s'étend la plaine Saint-Michel, ou plutôt le Champ de Mars, dont le centre est occupé par une fontaine de construction bizarre, mais de proportions grandioses. C'est sur cette plaine que se tient la fameuse foire de Saint-Lazare, qui dure quinze jours, à dater du 1er septembre. La plaine ou le plan Saint-Michel est mise en communication avec la partie basse de la ville par la rue Estelle, dont le prolongement récent rachète, sur 80 mèt. de longueur, une différence de niveau de 14 mèt., au moyen de rampes ou d'escaliers découpés en ovale, avec des massifs de verdure au milieu et sur les côtés.
Ports. — Rade. — Phares.
Au sortir de la gare, on suit à dr. les larges et beaux boulevards du Nord et Dugommier pour descendre sur la Cannebière, qui conduit au vieux port. L'entrée du port s'ouvre en face, défendue d'un côté (à g.), par le fort Saint-Nicolas, que Louis XIV fit