LES GORGES D'OLLIOULES
ornée d'une fontaine abondante, quelques maisons du moyen âge ou de la Renaissance, des restes d'anciens remparts (xme s.), et les ruines d'une chapelle, au pied desquelles s'étend un beau verger d'orangers.
Excursions aux gorges d'Ollioules et aux grès de Sainte -Anne.
On doit visiter, près de la ville, les ruines d'un château du xni€ s., mais surtout, au N., les gorges d'Ollioules, que traverse la
Entree^des goorges d'OUiules.
route de terre de Marseille à Toulon. Ces gorges, longues de k kil. environ, sont un défilé étroit, tortueux, aride, sauvage, dont les rochers bizarres, calcinés, crevassés, ruinés, prennent les tons les plus éclatants ou les plus sombres, selon l'état de l'atmosphère. Au fond d'un précipice que longe la route bordée d'un parapet en pierres, coule un torrent, souvent à sec et encombré de quartiers de roche. Sur le sommet des rochers , se voient de nombreuses traces de volcans. Jadis infestées de brigands, ces gorges sont aujourd'hui parfaitement sûres.
Un chemin, qui se détache de la route à dr. et franchit le torrent sur un petit pont, conduit en 30 min. environ au v. d'Évenos {759 hab.) et à son ancien château, situés sur le pic volcanique le plus élevé du canton. En 1793, l'armée républicaine, commandée par Carteaux, se fortifia dans cette position, pendant le siège de Toulon, pour défendre les gorges d'Ollioules. c Quand on aperçoit Évenos du fond de la vallée, en levant les yeux vers le zénith, ce n'est, dit Méry, qu'un monceau de ruines féodales mêlées aux scories noires d'un volcan éteint; mais, si l'audace vous prend de gravir ces sentiers brûlés de laves et d'aller examiner ce nid daigle dans le voisinage du ciel, vous trouverez là-haut de doux plaisirs pour votre vue et pour votre cœur; car jamais la nature n'aura semé autant de contrastes sous vos pieds. » A l'O., en effet, et tout près du cratère sur lequel on marche, ce ne sont que rochers grisâtres et pelés. Les gorges d'Ollioules apparaissent comme une immense déchirure de la montagne. Mais à l'E., choù expire la dernière dentelure de roc, commence une végétation de fleurs et d'or » et une suite de collines couvertes de vignes et d'oliviers. A l'horizon, « la campagne fuit vers la mer en ondulations de verdure, et, quand la terre manque au regard, c'est l'éblouissante Méditerranée, c'est la rade de Toulon dont vous voyez les mâts gigantesques à travers les bois de pins jetés sur le rivage, comme pour prêter leur ombre aux matelots. »
Près d'Évenos se trouve un souterrain en forme d'église, que les paysans nomment, pour cette raison, le Saint-Trou, et dans lequel on ne pénètre que par une étroite ouverture. Il faut au moins quatre heures, assure-tron, pour parcourir cette grotte remarquable par l'immense quantité de stalactites et de stalagmites qu'elle renferme. Au milieu jaillit une source dans un bassin formé par les concrétions sédimenteuses de l'eau.
Dix minutes suffisent pour redescendre d'Évenos à la route de Marseille, que l'on doU suivre encore pendant 3 ou k kil. si l'on veut visiter les grès de Sainte-Anne (excursion très-recomman dée;. On appelle ainsi d'immenses agglomérations de grès dont la composition et les figures étranges méritent tout l'intérêt du géologue et du touriste. Un peu en deçà du hameau de Sainte- Anne, près de la première maison, on voit d'abord à g. « une ou