‹ Itinéraire de Paris à la méditerranéeChapitre 260 sur 360 · I2« STATION. — LA SEYNE · texte numérisé non relu

I2« STATION. — LA SEYNE

4 kil. d'Ollioules-Saint-Nazaire. - 62 kil. de Marseille. — 926 kil. de Paris.

La Seyne (hôt. de la Méditerranée), V. de 11 700 hab., située à 1200 mèt. de la station, sur le rivage occidental de la petite rade de Toulon, tire son importance maritime de la construction des navires.

La Société des forges et chantiers de la Méditerranée y a établi, en effet, depuis quelques années, un des plus beaux chantiers de constructions navales qui existent en Europe, annexe des vastes ateliers qu'elle possède à Marseille. Cette usine, qui emploie plus de 3000 ouvriers, renferme de nombreuses cales de grande dimension pouvant recevoir des navires de 100 mèt. et plus de longueur. Un outillage considérable y est constamment en activité pour la construction des coques tant en fer qu'en bois. La Société des forges et chantiers reçoit des commandes, nonseulement des armateurs du commerce et de la compagnie des Messageries impériales, mais encore du gouvernement français, et de plusieurs gouvernements étrangers.

Le port de la Seyne, dont un dragage récent a approfondi l'entrée, a 24 600 mèt. de superficie. Le tirant d'eau étant trop peu considérable aux abords des quais, les navires marchands sont obligés d'user de l'intermédiaire de bateaux chalands pour opérer leur chargement ou leur déchargement.

La Seyne possède un collège de Manstes et lène belle promenade. Des bateaux à vapeur et des omnibus font un service régulier entre cette ville et Toulon {V. ci-dessous).

Pour l'excursion très-recommandée dans la presqu'île du » cap Sicier, voir Yltinéraire général de la France, Auvergne, Dauphiné, Provence, par Adolphe Joanne.

Au delà de la Seyne, le chemin de fer, se dirigeant vers le

N. E., franchit la Goubran et traverse une belle plaine, en côtoyant la mer à dr. Après avoir décrit une nouvelle courbe à FE., il passe devant la redoute des Arènes ou de la Convention et la batterie des Gaus. On croise la rivière Neuve et Ton découvre : à dr., le fort Malbousquet, l'arsenal et les mâts des navires qui stationnent dans le port de Toulon; à g., le Mont-Faron, sur lequel sont établis les forts du grand et du petit Saint- Antoine, de Sainte- Catherine, d'Artigues et Faron. Il faut franchir encore la rivière de Las et longer à dr. le faubourg du môme nom, avant de pénétrer dans la nouvelle enceinte de Toulon. Un petit tunnel précède la gare monumentale de cette ville.

Au sortir de la gare, d'où Ton voit s'étendre devant soi la nouvelle ville et l'ancienne, on descend par les avenues neuves sur le boulevard Louis-Napoléon. Toutes les rues qui s'ouvrent à dr. de cette large voie, la principale artère du nouveau Toulon, conduisent sur le port. Ce boulevard, ainsi que les nouvelles rues, sont bordés d'élégantes constructions.

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