‹ Itinéraire de Paris à la méditerranéeChapitre 262 sur 360 · TOULON. — EMBELLISSEMENTS · texte numérisé non relu

TOULON. — EMBELLISSEMENTS

couronnés de pampres qui jouent sur une urne renversée. Ce groupe est dû au ciseau de M. Bastiani.— La place Saint-Pierre, bordée de deux rangées de platanes, est également décorée d'une petite fontaine. — Nous mentionnerons enfin : la place Napoléon; la place Saint-Jean, devant l'église Saint-François de Paule , et la place d'Italie, sur laquelle s'élève la porte fortifiée qui conduit au champ de Mars.

Nouveaux travaux d'utilité publique et d'embellissement.

Depuis 1853, Toulon a complètement changé d'aspect du côté du N. De grands projets ont été conçus et leur exécution est déjà

Place d'Armes de Toulou.

très-avancée. Les vieux remparts démolis, ainsi que la porte de France, ont été remplacés par une nouvelle enceinte, qui; se reliant à l'ancienne au-dessus de la porte d'Italie, monte vers le N. 0., et descend au S. 0., au delà de la porte de Paris, jusqu'au fort Malbousquet, de manière à renfermer l'arsenal de Castigneau. — Deux églises monumentales viennent d'être construites, l'une au faubourg du Mourillon, l'autre au faubourg du Pont de Las. — A dr. et à g. du nouveau théâtre {V. ci-dessous), s'ouvrent deux belles rues portant, l'une (celle de l'O.) le nom de Racine, l'autre (celle de l'E.) le nom de Molière. Un des Ilots de la nouvelle ville a été consacré à la construction

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d'un hôtel de la sous-préfecture, et sur l'emplacement de l'ancien arsenal de terre, s'élève le nouveau lycée, c Une vaste place d'Armes, entourée de monuments publics et de belles maisons particulières, dit encore M. Lesueur, doit se dessiner devant les murs extérieurs de l'hôpital de la Marine; des églises, un musée, une bibliothèque, des bains, des lavoirs publics, ainsi qu'une quantité d'autres établissements, tels que bureaux de bienfaisance, dis pensaire, temple protestant, etc., vont s'élever sur ces terrains. » Près de la porte d'Italie, a été récemment construite une nouvelle manutention militaire. Au N. de la ville, entre le chemin de fer et les remparts, s'élèvent : la cité ouvrière, remarquable par sa longue façade blanche, et la caserne retranchée, construite par le génie militaire, près de la porte du Faron, d'où une route stratégique remarquable conduit au sommet les plus abrupts de la montagne. En avant de la caserne retranchée, on voit les bâtiments du nouvel arsenal de terre, et, près de la gare du chemin de fer, la succursale de la Banque de France, déjà entourée de belles construction privées.

Édifices religieux.

L'ancienne cathédrale de Sainte -Marie Majeure est située sur une petite place plantée d'arbres, qui en forme comme le parvis. Bâtie en 1096, dans le style roman, restaurée, en 1119 et en 1154, dans le style ogival pur, successivement agrandie en 1609 et 1660, consacrée en 1661, elle n'a conservé de sa construction primitive que les arcs-formerets de la première nef en entrant et l'arcade qui s'élève en avant de la chapelle de Saint- Joseph. Sa façade, mutilée en 1793, a été depuis restaurée en partie. Deux colonnes d'ordre corinthien, reposant sur un stylobate, supportent l'entablement et un fronton triangulaire à double saillie. Le clocher, reconstruit de 1737 à 1740, a 36 mèt. de hauteur. C'est une grosse tour carrée, adossée à l'église et surmontée de la tour proprement dite de l'Horloge. A dr. de la façade se trouve une maison de peu d'apparence, qui passe pour être le dernier reste d'une tour bâtie par les Phocéens.

A l'intérieur (style gothique de transition), l'église se divise en trois nefs inégales. Une disproportion choquante se remarque dans

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