‹ Itinéraire de Paris à la méditerranéeChapitre 264 sur 360 · TOULON. — LES PORTS · texte numérisé non relu

TOULON. — LES PORTS

seuls d'ordinaire, les marchands de bois et de vins ayant presque tous leurs chantiers ou leurs magasins dans le faubourg du Mourillon, près de ce port. Les autres navires abordent dans la darse vieille, à l'exception de ceux dont le tirant d'eau dépasse 5 mèt. et qui sont obligés de s'alléger dans la petite ràde, sur des chalands, avant d'entrer dans le port.

La darse vieille communique avec la petite rade par un chenal appelé la chaîne vieille, parce qu'il était autrefois d'usage de fermer ce chenal pendant la nuit, à l'aide d'une chaîne tendue en »

Portique de l'Arsenal, a Toulon.

travers. A g. de la chaîne, en regardant la rade, on aperçoit la machine à mâter, qui doit être prochainement transportée dans l'arsenal, et qui est actuellement installée sur un rempart garni de pièces de canon de 80. Une ligne de vieux vaisseaux, transformés en pontons et établis perpendiculairement à ce rempart, servent de casernes aux équipages de la flotte; c'est ce qu'on appelle le petit rang. A dr. de la chaîne stationnent, sous le nom de grand rang, les bâtiments désarmés de la marine impériale. Un canal, sur lequel un pont a été jeté, fait communiquer la darse vieille avec la darse neuve. A l'entrée de ce canal se trouve VA-

LYON A LA MÉDITERBANÉE. 17

mirai, frégate qui porte le pavillon du préfet maritime et qui annonce, matin et soir, par un coup de canon, l'ouverture et la fermeture du port. Entre le canal et le quai est un chantier de construction pour les corvettes et les bâtiments légers. Sur le quai, près du chantier, s'élève la consigne ou intendance sanitaire.

Le port de Toulon est signalé, pendant la nuit, par le phare du cap Sépet, feu tournant de troisième ordre, d'une portée de 1 2 milles, varié de 3 en 3 minutes par des éclats rouges, et par le fanal de la Grosse-Tour (au S. E. de la petite rade), fe,u de port blanc, ayant 9 milles de portée.

Pour visiter l'arsenal de la marine et ses annexes du Mourillon et de Castigneau, il faut se pourvoir d'une permission qui se délivre, à une heure et demie, dans les bureaux du major-général de la marine, situés sur la place du Champ-de-Bataille, à l'angle de la rue conduisant à la porte de l'arsenal. (Un passe-port suffit pour une famille ou une société de plusieurs personnes.) On se rend ensuite, à 2 h. de l'après-midi, à l'arsenal, que l'on visite accompagné d'un planton.

L'arsenal maritime, bâti en 1680, d'après les plans de Vauban, occupe avec Castigneau une surface totale de 200 hect., c'est-àdire 2 millions de mèt. carrés. Ces divers établissements se développent sur une ligne de 5 kil. ; ils ont coûté plus de 100 millions, sans compter 40 millions qui restent à dépenser pour prolonger l'arsenal Castigneau jusqu'à la Goubran et au delà.

On pénètre dans l'arsenal par une porte monumentale construite en 1738, décorée de quatre colonnes doriques d'un seul morceau de marbre cipolin. et des statues de Mars et de Minerve, par Lange et Verdiguier. Un vestibule précède la cour, d'où Ton embrasse d'un seul coup d'œil : en face, le magasin général; à dr., la corderie et les ateliers des grandes forges; à g., le pavillon de l'Horloge et la darse neuve, couverte de bâtiments de guerre.

La corderie, commencée par Vauban en 1668, et terminée par Riquet en 1778, est une galerie voûtée ayant 320 mèt. de longueur sur 20 mèt. de largeur.

a 11 est impossible, dit M. Oct. Teissier (Une visite à l'arsenal

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