TOULON. — SAINT-M AN PRIER
Excursions.
Les étrangers ne devront pas manquer de visiter la rade de Toulon et aussi l'intérieur de l'un des bâtiments de guerre qui seront à l'ancre. On trouve sur le quai des barques ou rafiot* toujours prêtes à conduire les amateurs en rade ou à l'hôpital de Saint-Mandrier (prix a débattre). Pour visiter un vaisseau de guerre, il suffit, en l'accostant, d'en faire demander la permission à l'officier de quart.
Hôpital de Saint-Mandrier.
Hôpital de Saint-Mandrier (une permission du commissaire des hôpitaux est nécessaire pour y pénétrer). — Ce bel établissement est situé au S. de la grande rade, sur la plage septentrionale de la presqu'île du cap Sépet. Précédé d'un petit port carré, il se compose de trois grands corps de bâtiment, formant une cour plantée d'arbres dont le quai ferme le quatrième côté, et communiquant entre eux par des ponts suspendus à la hauteur de chaque étage. Dans le parc ou jardin (arbres exotiques) s'élève la chapelle, charmante rotonde couronnée par une coupole que sup-
portent des colonnes d'ordre ionique à l'extérieur et corinthien à Pintérieur. Le sol de cette chapelle est recouvert de mosaïques en marbre du pays. Près de l'hôpital, ont été créés récemment des jardins botaniques très-bien entretenus (palmiers dattiers).
L'hôpital occupe l'emplacement d'un ancien ermitage, où se retira , dit-on , saint Mandrier, proconsul romain , après son baptême par saint Cyprien, premier évêque de Toulon.
Sur le point le plus élevé de la colline de Sépet(130 mèt. d'altit.), au S. E. de Saint-Mandrier, s'élève , à côté d'un sémaphore, une pyramide érigée à la mémoire de l'amiral Latouche- Tréville, mort en rade de Toulon en 1805, et dont les restes reposent en cet endroit. De cette colline, on jouit d'un beau point de vue sur la rade, sur les montagnes et les forêts qui protègent Toulon au N., depuis les gorges d'Ollioules jusqu'au pic du Goudon, et à l'E. sur les lies d'Hyères. — A PO. de Saint-Mandrier, dont il est séparé par la baie du creux Saint-Georges, se trouve le lazaret.
Le fort Lamalgue et le cap Brun (omnibus, toutes les heures, place d'Italie, pour le cap Brun et Sainte-Marguerite). — Au lieu de prendre l'omnibus pour se rendre au cap Brun, on fera bien de suivre à pied les dentelures de la côte, à travers des bosquets et des rochers. La route stratégique passe sur un monticule qui domine la Grosse Tour et d'où l'on découvre parfaitement Toulon et ses environs (F. ci- dessus, p. 2^6). La batterie de salut, établie sur cette hauteur pour la défense du goulet de la petite rade, compte 60 pièces de canon du calibre de 80. En suivant le rivage, bordé de maisons de plaisance et de restaurants, on arrive au fortSaini-Louis. Au-dessus se montre le fort Lamalgue, auquel on parvient par le chemin incliné qui se détache à g., près de l'escalier des bains de mer. Ce fort sert de prison aux détenus politiques et aux militaires destinés aux compagnies de discipline. Il défend à la fois la grande et la petite rade, ainsi que la ville. Ses casernes peuvent contenir 1500 hommes de garnison et ses casemates 500 à 600 hommes. Il a été bâti en 1764, d'après les plans de Vauban. Le coteau de Lamalgue produit un vin trèsestimé (V. ci -dessus, p. 266).
« C'est à partir du fort Lamalgue, dit M. Lesueur, que la côte