NÎMES. — EXCURSIONS
gros et de denrées coloniales, de grains et de farines, d'indiennes et de rouennerie (en décadrée), de cocons et de soie, au compte des filateurs de Paris, de Lyon, de Saint-Étienne (16 à 18 millions par an). Cependant, cette ville est arrêtée dans son essor par le manque d'eau. Aussi est-il question de construire prochainement un canal qui empruntera 10 mèt. cubes d'eau par seconde au Rhône, un peu au-dessous de Valence.
EXCURSIONS
A TO. de Ntmes, tse montrent les Trois-Piliers, restes d'une
Pont du Gard.
chapelle dédiée à saint Étienne, et qui servirent de potence au xvi° s.
Au N., sur la route d'Alais, s'étendent les garrigues, collines pierreuses, sans terre végétale, sans sources ni fontaines, brûlées par un soleil ardent, et où croissent à peine la vigne, le figuier, l'olivier rabougri. Des murs de pierres sèches, habités par les scorpions, y séparent d'innombrables «nclos, au centre de chacun desquels s'élève un mazet, petite villa où les Nlmois viennent
DE TARASCON A CETTE
à leurs heures de loisir, goûter Vombre et le frais. De divers points des garrigues et, en particulier, du plan de la Fougasse, qui forme une ligne de faite entre le Gard et le Vistre, on découvre la ligne des Gévennes.
Pour les excursions dans la plaine du Vistre et au pont d'Ambrussium (V. ci-dessous les diverses stations de Nîmes à Lunel).
L'excursion la plus recommandée des environs de Nimes est celle du (21 kil.) pont du Gard : (voiture à un cheval, 12 fr.; à deux chevaux, 16 fr.). — Au delà du château du Luc (à dr.), on passe à (9 kil.) Saint-Gervasy ,v . de 502 hab.,« dominé au N. parla colline de Puech-Chicard , dont le sommet porte une chapelle et un calvaire, but de pèlerinage aux mois de mai et de septembre. — On franchit le Vistre. — (11 kil.) Bezouce (847 hah.). — Plus loin se montre, sur la g., Lédenon (693 hab.; ruines d'un château féodal; vignobles estimés). — (18 kil.) Saint-Bonnet (509 hab.; éylm duxif s., construite avec les débris d'un acqueduc romain; belle fontaine. — (19 kil.) Lafoux (hôt. de la Poste), hameau bâti sur la rive dr. du Gardon, en face de Remoulins (1403 hab. ; ancien château, flanqué d'une tour carrée; deux autres tours restes d'anciens remparts, et un édifice appelé la Tour du château et servant aujourd'hui de prison). — La vallée du Gardon est sablonneuse et mamelonnée. A dr., au delà du Gardon, se montrent la colline et le village de Castillon-du-Gard. Enfin, à un détour de la route, apparaît (21 kil.) le Pont du Gard (mon. hist.), moins gigantesque que l'aqueduc' de Roquefavour ( V. ci-dessus, p. 360), mais l'un des monuments les plus admirables de l'antiquité. « 11 se développe peu à peu, dit M. Boucoîran (Guide historique et pittoresque dans Nîmes et les environs), et ses arches élégantes s'offrent aux yeux des voyageurs comme un édifice aérien et fantastique.... Plus on approche, plus il grandit et se fait magnifique. Les Romains ont merveilleusement choisi leur terrain pour y jeter cette œuvre gigantesque. On voit à la fois dans ce site de belles pelouses et de larges grèves, des pans de rochers calcaires taillés en grottes ou surgissant en masses rugueuses comme des murailles, pour encaisser les eaux vertes de la rivière; des bouquets de hêtres, de bouleaux et de chênes s*î groupent çà et là auprès des taillis d'yeuses; enOn c'est un pêle-mêle de tous les