‹ Itinéraire de Paris à la méditerranéeChapitre 59 sur 360 · DIJON. — SAINT-MICHEL · texte numérisé non relu

DIJON. — SAINT-MICHEL

1529, mais les tours ne furent achevées que dans le xvne s. Cette curieuse église, haute de 20 mèt., large de 19 met., longue de 61 mèt., a eu pour architecte un Dijonnais, élève et ami de

Église Saint-Michel.

Michel-Ange, Hugues Sambin, qui était en outre un sculpteur de mérite, car le bas-relief du jugement dernier, que l'on remarque au-dessus de la porte principale, est aussi de lui. La façade de Saint-Michel (mon. hist.), offre l'aspect d'une église

gothique, bien que tous les détails appartiennent à l'architecture grecque. Le grand portail est un monument du xvie s., dans lequel les idées mythologiques païennes se trouvent associées aux idées religieuses chrétiennes. On y voit en effet Minerve, Apollon, Vénus, etc., Salomon, Judith, etc. Le pilier central attire surtout l'attention des amateurs. L'intérieur de l'église est du gothique pur. On y remarque les ornements de la chapelle des Rois, visà-vis de laquelle se trouve placé un tableau estimé : saint Jacques le Majeur conduit au martyre; un mausolée élevé à M. de La Marche, ancien premier président au parlement de Bourgogne (dans la chapelle voisine du chœur) ; une statue de saint Yves, par Dubois (dans la chapelle voisine du calvaire); la sainte Vierge à son lit de mort, fresque attribuée à Fréminet, élève du Primatice (dans la troisième chapelle.de gauche); une Annonciation de Quantin (dans le transsept de gauche) ; au fond du chœur, une copie d'un tableau de Raphaël (saint Michel terrassant le dragon) ; enfin deux crédences formant piscines, Tune dans la chapelle du Sacré-Cœur, en face de l'autel (collatéral sud), l'autre dans la sacristie de la chapelle de la Sainte-Vierge (colléral nord).

La place Saint-Michel a été convertie en un square dont le milieu est occupé par une fontaine jaillissante.

Saint-Étienne (place de ce nom, près de la salle de spectacle) passe pour la plus ancienne église de Dijon. Construite vers le milieu du x# s., sur une crypte qui avait servi de refuge aux premiers chrétiens, cette église embrassa, vers 1120, la règle de Saint- Augustin, fut mise en commende en 1510, sécularisée en 1613, érigée en cathédrale vers 1731, supprimée par la Révolution, et transformée depuis en halle au blé. L'édifice actuel, qui contenait avant 1790 des statues de Sluter et de Dubois et un grand nombre de monuments funéraires , n'a été achevé qu'en 1721. A droite du portail, on voit encore, rue Chabot-Charny, ou place Saint-Étienne, n° 27, un grand portail ogival de style militaire plutôt que religieux. C'est l'ancienne porte de l'abbaye de Saint-Etienne.

Sainte-Anne (rue Sainte-Anne), église dépendant de l'hospice de ce nom, a été, jusqu'à la Révolution, l'église d'un couvent de

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