BRUNOY
nous signalerons surtout celle où Talma allait se délasser de ses travaux dramatiques. C'est la première qu'on aperçoit à g., après avoir franchi le pont qui est à l'extrémité du village. Martin, le célèbre chanteur, s'y construisit également une jolie habitation, qu'on appelle encore aujourd'hui la Folie-Martin, à cause des dépenses qu'il y avait faites. Lafon, le tragique, y eut aussi une maison. Mais aucune ne saurait être comparée à celle que fit construire, dans la plus belle position, sur un point d'où l'œil
Viaduc de Brunoy.
embrasse toute la vallée, le plus illustre des charcutiers de Paris sous la Restauration, M. Véro.
En 1815, après la bataille de Waterloo, Louis XVIII, pour témoigner sa reconnaissance à lord Wellington, lui conféra le titre de marquis du Brunoy.
Brie-Comte-Robert, à 10 kil. sur la g., possède une belle église (mon. hist.) du xme s. dont la façade a été reconstruite dans le style de la Renaissance, un ancien Hôtel-Dieu à façade ogivale décorée de sculptures; et les ruines (pans de murs énormes, débris de tours, fossés) de l'ancien château fort des comtes de Brie.
En quittant la station de Brunoy, le chemin de fer franchit l'Yères sur un viaduc de 375 mèt. de longueur, composé de 23 arches, ayant chacune 10 mèt. d'ouverture, 26 mèt. 75 c. d'élévation (hauteur moyenne), et 32 mèt. 85 c. (hauteur maxima). De ce viaduc monumental qui a été construit (18^6-1847) par J. Locke et qui a coûté 1 530 000 fr., on découvre de charmants points de vue sur la vallée d'Yères. On laisse ensuite à g. Épinay et Boussy-Saint- Antoine ; sur les hauteurs on aperçoit Afandres et Périgny; puis on laisse à dr. Quincy-SousSénart (carrières de pierres à plaire), près duquel on domine une dernière fois la vallée d'Yères, dont on s'éloigne pour traverser un vaste plateau qui n'a de remarquable que sa fertilité. A partir de Villeneuve-Saint-Georges, on s'est élevé sur une longueur de 11 600 mèt., par une rampe variée de 4 à 5 millim. par mèt. Plus loin, on redescend à Melun par une rampe de la même pente, mais sur 3600 mèt. seulement. On sort du département de Seineet-Oise pour entrer dans celui de Seine-et-Marne. A g. se montre La Varenne^ sur la rive dr. de PYères.
6e STATION. — COMBS-U-VILLE.
4 kil. de Brunoy. — 26 kil. de Paris. — 486 kil. de Lyon.
Combs-la-Ville, ancienne seigneurie donnée par le roi Dagobert à l'abbaye de Saint-Vincent, est un village de 689 hab., situé à la g. du chemin de fer, sur un coteau qui domine la rive g. de l'Yères. Il possède de jolies maisons de campagne et plusieurs moulins. On ne le voit pas de la station.
7e STATION. — LIEUSAINT.
5 kil. de Combs-la- Ville. — 31 kil. de Paris. — 481 kil. de Lyon.
Lieusaint, v. de 650 hab., est situé à la droite du chemin de fer, sur la route de terre qui traverse la forêt deSénart. On y remarque de belles pépinières. L'église, qui conserve des parties du
L1EUSAINT. — CESSON. — MELUN. 11
xnc s., renferme plusieurs pierres tombales curieuses. Collé y a placé le lieu do la scène de sa Partie de chasse d'Henri IV. C'est dans ses environs que fut assassiné, en 1796, le courrier de Lyon. Lesurques, qui ne le sait? subit le dernier supplice, après avoir été injustement condamné comme l'un des auteurs de ce crime.
Au delà de la route de terre, le chemin de fer croise la belle avenue du château de la Grange de la Prévôté, propriété du sénateur comte Clary. Sur la droite s'étend la forêt duRougeau et se dresse le clocher de Savigny-le-Temple.
8« STATlW — CESSON.
7 kil. de Lieusaint. — 38 kil. de Paris. — 474 kil. de Lyon.
Voitures de correspondance pour: kil.) Saint-Leuet (4 kil.) Seine Port (château -de Sainte-Assise et nombreuses maisons de campagne, entre autres le pavillon Royal et les débris du pavillon Bouret , sur la rive dr. de la Seine. 50 cent, la semaine, 60 cent, les dimanches et fêtes.
Cesson est un village insignifiant qui compte 438 hab.
Au delà de la station de Cesson on entre dans une longue tranchée, divisée en deux parties, et dont les talus ne s'abaissent définitivement qu'aux environs de Melun.
On laisse à dr. le Mée (650 hab., manufacture de faïences, dont les produits sont justement renommés, au ham. des Fourneaux), avant de traverser la Seine sur un grand pont en fonte, composé de trois arches ayant chacune kO met. d'ouverture, et dont la hauteur au-dessus de l'étiage est de 22 mèt.