CONFESSION DE ST. PIERRE
On appelle confession de St. Pierre, le tombeau , où l’on conserve le corps de ce saint apôtre . G’ est le pape Paul V qui fit décorer cette confession sur les dessins de Charles Maderne ; elle est environnée d’une belle balustrade circulaire, de marbre , où l’on voit 112 lampes toujours allumées, qui sont supportées par des plaques de bronze doré . On descend , par un double escalier , dans le vide intérieur , qui est orné de marbres précieux , de festons , et d’anges de bronze doré. Dans l’année 1822 on y plaça la grande statue en marbre , ouvrage de Canova, représentant le Pontife Pie VI qui prie a genoux devant l’autel de la con-
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fession : cet endroit vient de recevoir ses cendres , qui étaient déposées dans un sarcophage , dans F e'glise même . On voit, sur les côtés de la porte qui est aussi en bronze doré , les statues de St. Pierre et de St. Paul , du même métal , ainsi que quatre superbes colonnes d’albâtre : cette porte donne entrée dans une niche oblongue , appellée proprement la Confession de St, Pierre , pareeque c’ est une partie de l’ancien oratoire, érigé par le papeSt.Anaclet , sur le tombeau du même apôtre . Au fond de cette niche est une ancienne image du Sauveur , et celles de St. Pierre et de St. Paul . Le plan de celte niche est couvert d’une plaque de bronze doré , sous laquelle on conserve le corps du prince des apôtres . Les deux portes de bois doré, qui sont dans ce vide , conduisent â F ancienne basilique .
maitüe autel .
Au-dessus de la Confession , sous un majestueux baldaquin et la gr4nde coupole , s’élève , sur se])t gradins , le maître autel, qui est isole et tourné, suivant l’ancien usage , vers l’orient .
Le magnifique baldaquin qui décore cet autel , est dû a Urbain VllI , qui le fit faire en i633, sur les dessins du chev. Pernin : il est tout en bronze dore et soutenu par quatre colonnes toises , d’ ordre composite , de la hauteur de 34 pieds et du
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même métal : sur ces colonnes est un entablement , aux angles duquel sont quatre anges debout , et d’où s’élèvent quatre hautes consoles renversées qui , se re'unissant dans le milieu , supportent un globe sur lequel est placée une croix . La hauteur totale de ce superbe baldaquin est de 8G pieds. On a employé a cet ouvrage le métal que le pape Urbain VllI, enleva du portique du Panthéon . La dorure et la main d’ œuvre montèrent a la somme de 535 mille francs.
En levant les yeux , on admire la