BASILIQUE DE SAINTE CROIX EN JÉRUSALEM
Cette église qui est une des se«t basiliques de Rome , a été érigée par dte. Hélène mère de Constantin le grand , dans les jardiiK Variani construits par Héliogab^e , où ce vil empereur et son successeur Alexandre Sévère ont beaucoup demeuré , et où existait Tédiflce nommé Sessorium qui lui fît donner le nom de basiliqiMS Sessm'ienne : elle s' appella atissi de Ste. Croix en Jérusalem , parcèquè Ste^ Hélène y déposa ima partie de la sainte Cj?oix qu* çlle trouva k Jérusalem • C'est aussi parî:eque cette (^lise fut érigée par S te« Hélène, qu'on la tro^-
Basilique de St(^. Croix. i8i
ve appelle'e quelquefois basilique Héléniu-»
na • Le pape St. Silvestre la consacra : elle fut ensuite restaurée par plusieurs pontifes. Enfin Benmt XIV la rétablit telle qu elle ^t a présent , et y fit faire su» les dessins de Dominique Gregorini, la façade et le portique , qui est. soutenu par des pilastres et par des colonnes , dont quatre sont en granit.
L église renferme trois nefs , divisées par des pilastres et par huit grosses colonnes de granit d'Egjrpte. Le grand autel isolé est décoré de quatre belles colonnes de brèche coralline qcii soutienn^^it le baldaquin • Sous cet autel est une urne antique de basalthe , ornée de quatre têtes de lion : ou y conserve les corps de St. Césarée et de St. Anastase , martyrs. La voûte de la tribune est ornée de belles fresques , ouvrages du Pinturicdiio . Les deilx tableaux de la partt? inférieure de la tribune, et les peintures de la grande voûte de F église , sont de Conrad Giaquinto . La porte que Ton trouve ensuite , conduit a la chapelle souterraine de S te. Hélëne , qui est canée de peintures de ]>ficolas Pomarancio , et de mosaïques de Balthaéar Peruzzi : a l'ejntrée de cette chapelle on voit upe ancienne in^ scriptio» en l'bonneur de Ste. Hélène:.
Dans la: vigrttp située k gauche ppuL' cew* qui eûtreRt;^nfc cet^e église^ ou vçil.d^ restes apparl^wtiits auii .
i8a Jardins f^arktnU
JARDINS VARIANI.
On sait par Frontin cpe Teodroit où les arcs nëroniens commençaient , portait le nom de Spes 9etus ( la Vieille Espérance ) probablement k cause de quelque monument érigé dans les tems les plus anciens k TEsperance • Dans cette même contrée Lam-
Sridius , auteur de la vie d'Héliogabale et 'Alexandre Sérbre, place les jardins Vamni 9 ainsi nommés par le nom de famille d'Hélic^abale qui était fils de SextusYarius Marcelms • On y voit des ruines considérables Y adossées a T église de Ste* Croix , et réduites en cellier ; mais la plus consi • dérable est celle qu^on appelle vulgairement le temple de Vénus et Cupidon . Il ne reste de cet édifice qu' une grande nîcbc et deux pans des murs latéraux ; le reste a été démoli pour fomir des matériaux a la façade de la basilique de S te* Croix • On a cm d'abord que c'était un temple , et qu'il avait été dédié a ces deux divinités , parcequ'on y a trouvé la statue de Vénus avec Cupidon, que F (m voit syajourd'hui sous le portique de la cour du Musée du Vatitican , avec l'inscription : Veneri Felici Sacrum Salustia Helpidus D^ />• ; mafe on a reconnu depuis âue cette statue représentait Sallustia Barbia Orbiana , femme d'Alexandre Sévërè , sotis k %ure de Vénus. Cela n'est donc d'aucune preuire pour croire ce reste le temple de Vénus'et Cupi-
Jardins Variant. i83
don • D' ailleurs ces ruines ne paraissent point avoir appartenu a un temple : eues pourraient bien être un reste du Sesso^ rium .
Près de ces ruines est Taqueduc de Claude qui va a la porte Majeure . Sixte V s*en servit en quelqu' endroit pour y appuyer son aqueduc lors<{u'il conduisit 1 eau Félix a la fontaine de Termini • N^ron commença son aqueduc en cet endroit p^mr porter une
{)artie de Peau Claudienne sur le mont Cœius et de la au mont Palatin •
Dans Tautre vigne a droite de la susdite basilique de Ste* Croix , on voit les ruines der
AMPHITHÉÂTRE CASTREKSE •
Aux restes de cet amplritlî^atreon reconnaît ou* il ëtait environné a 1* extérieur d*un double étage de demi colonnes et de pilastres corinthiens , et construit en briques.
11 se trouvait hors des murs plus anciens ; mais on en remplit les arches , et on se servit de cet édifice lorsqu'on refit les murs de la ville sous Honorius . Pour voir la partie extérieure, il faut sortir parla porte St.Jean. Il ne reste qu'un pan de mur du second étage , et plusieurs arcs du premier , d' une construction en brioue assez soignée . Cet amphithéâtre s'appella Castrense , ptrcequ il était destiné aux combats des si^data contre les bêtes féroces , et aux célébrations des fêtes militaires . On y a fait plusieurs
i84 Amphithéâtre Caslrense. \
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fouilles et Ton a trouvé des grottes pleines^ d^ossemens de gros animaux ^ une statue ^yptienne en tubâtre , avec des hiérogly- {mes , et d'autres marbres.
Près de cet amphithéâtre, hors de la ville , était un.ciroue , construit probable-^ ment par Hélic^abale . ou Ton aU'ouvé , dans le XVII srècle , 1 obélisque* de graoit chargé d* hiérogl^hes faits du tems d*A* drien , qui vient a être érigé par le pontife Pie VII sur le mont Pincius a la promenade publique •
En suivant le chemin de la basilique de Ste. Croix , on trouve trës-prës de la , sur la gauche , la villa Conti , où Y on voit les restes du réservoir d' eau des thermes de Ste. Hélène . Les vestiges d'aqueduc que Ton voit dans cette i^illa , sont toujours de celui de Néron , dont on a fait mention plusieurs fois .
En suivant le cliemin a droite en sortant t de Téglise de Ste« Croix on passe sous les arcs néroniens dont la construction en brique est très-belle , et on arrive a la