ÉCLISE DS ST. FRANÇOIS DE PAU LE
Cette église est da XYII"^ siècle. Jean Pizzul- ÏOf prêtre calabrais, donna aux frères minimes de saint François de Paule le palais qu* il avait dans cet endroit poar la construire : ensuite la princesse Pamphily de Rossano la fit rebâtir sur les dessins de Morandi, à l'exception de la façade faite postérieurement. Le st. François de Paule sur Tautel de la seconde chapelle à droite en entrant , est de Ghiari; les deux côtés ont été peints par Grecolini, Sur la porte de la sacristie on roit le tombeau de Pizziillo: la voûte de cette sacristie est ornée d'un beaur tableau de Sassoferrato^ réprésentant la Vierge avec TEnfant Jésus et st. François de Paule.
En sortant de Téglise et en se dirigeant à droite, on trouve un escalier qui mène à V
ÉGLISE DE ST. PIERRE IPT yiNCOtl.
Elle fut érigée en 442 , du temps du pape saint Léon le grand, par Eudoxie, femme de Yalentinien III, empereur d'occident, pour y conserver les chaînes avec lesquelles Hérode avait fait attacher V apôtre st. Pierre dans la prison de Jérusalem; c'est de ces chaînes que cette église tire son nom. Le pape Adrien I fit rebâtir cette église; Jules II la restaura en 1503 sous la direction de Baccio Pintelli, et la concéda aux chanoines du st Sauveur, qui la possèdent encore; enfin, en 1705, elle fut mise dans i' état actuel sur les dessins de François Fontana.
Les trois nefs de cette belle église sont divisées par 20 colonnes antiques cannelées, de marbre grec, d'ordre dorique de 7 pieds de circonférence: deux colonnes en granit soutiennent la grande arcade du milieu. Sur le premier autel à droite est un tableau représentant st. Augustin, peint par le Gue^rchin. Le st. Pierre qui est sur 1 autel suivant est
200 Troisième Jotùrnée.
une copie du tableau du Daminiquin, que Ton conserve dans la sacristie. Les deux monumens aux côtés de cet autel furent érigés aux cardinaux Aguccbi et Margotli , sur les dessins du Dominiquin , qui en peignit aussi les portraits qu'on y observe.
Dans la croisée , à droite , on admire le fameux tombeau du pape Jules II/: c*est une des quatre façades du mausolée que Michel-Ange avait imaginé et commencé pour ce pape, et qu'on devait placer sous le dôme de st. Pierre au Vatican; mais Paul III commanda la restriction de V ouvrage , et youlut qu' il fût placé ici. Michel-Ânge sculpta la statue de Moïse, que Ton voit au milieu du tombeau; elle est regardée comme le chef-d'œuvre de la sôulpturc moderne, soit pour l'expression naturelle, soit pour la vérité des détails: il est représenté de grandeur colossale , ayant les tables de la loi sous son bras droit et regardant fièrement le peuple, dont la résignation lui parait fort chancelante et douteuse. Les quatre autres statues placées dans les niches de ce même tombeau, sont de Raphaël deMootelupo , élève de Michel-Ange.
La ste. Marguerite que l'on voit sur l'autel de la chapelle suivante, est un des meilleurs ouvrages du Guerchin.
La petite porte à côté est 1' entrée de la. sacristie. Du côté droit il y a un autel dans le style du XIV* siècle; sur lequel est un bas-relief de cette époque. Dans cette sacristie , on conserve les chaînes avec lesquelles l'apôtre st. Pierre était attaché dans les prisons de Jérusalem: Juvénal, patriarche de Jérusalem, les donna à Eudoxie sa fille, femme de Valentinien lll,qui les donna à st. Léon le Grand. Les guichets qui renferment ces chaînes sont en bronze; ouvrage du célèbre Pollajolo , florentin, qui^ parmi lesornemens qui les embellissent, y représenta en bas-relief quelques traits de la vie de ce saint. Dans
Église de $t, Pierre in Vîacoli. 201
une chambre annexée on admire un tableau qui re« présente la délivrance de st. Pierre , ouvrage déjà mentionné, du Dominiquin; une demi-Ggure par le Guide, connue sous le nom de Speranza di Guido ; une sainte Famille , que l'^on croit de Técole de Jules Romain, et une belle effigie du Rédempteur, par le Guerchin.
Retournant dans Téglise nous irons d' abord ob* server la tribune, peinte par Jacques Coppi, florentin. Dans le fond on voit 1* ancien siège pontifical en marbre blanc, et à droite de l'entrée de la tribune est le tombeau de Glovius, chanoine de cette église et célèbre peintre en miniature du XVI* siècle. Dans la bibliothèque du Vatican il y a plusieurs très-beaux ouvrages de cet auteur , faits pour les ducs d'Urbin.
Passant à Tautre nef, on voit sur T avant-dernier autel un st. Sébastien en mosaïque, ouvrage du VII* siècle, il est représenté avec la barbe, suivant son âge, e( le costume du siècle de Dioctétien. Dans le dernier autel est une Piété que l'on croit du Pomarancio;^suitle petit tombeau du cardinal Nicolas de Cusa , ouvrage du XV« siècle. La peinture du pla* fond de cette église est de Jean-Baptiste Parodi , génois. A droite de la porte principale, en sortant, on voit le tombeau érigé aux frères Pollajolo , célèbres artistes en bronze, du XV* siècle, qui firent les tombeaux de Sixte IV et d'Innocent Vlll à st. Pierre au Vatican. Ses écoliers ont fait la fresque en haut, dans laquelle est représentée l'arrivée de r&me dans le purgatoire y et le pouvoir des indulgences pour la délivrer.
En sortant de cette église, la rue à gauche > ap^ pelée de la Polvertera\ conduit aux