BASILIQUE DE ST. SEBASTIEN
Cette église est une des sept principales basiliques de Rome : elle est bâtie sur le cimetière de st. Galixte, dans lequel Lucine matrone romaine ensevelit le corps de st. Sébastien: les corps de st. Pierre et de st. Paul y furent également cachés pendant quelque temps. On croit que cette église fut bâtie par Constantin , et consacrée par st< Sylvestre; toutefois il est certain, qu' en 367, elle fut renouvelée par st. Damase pape ; ensuite > Innocent I la
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dédia par Yœa à st. Sébastien martyr: Adrien I et Eugène lY la restaurèrent, et enfin le card. Scipion Borffhèse la rebâtit en 1611, sar les dessins de Fiamimas Ponzio et de Jean Yasanzio; ce dernier fit la façade, le plafond et le portique décoré de six belles colonnes de granit.
Cette basilique est à une seule nef. Dans le premier autel à droite on vénère plusieurs reliques insignes. Yis^à-yis est la chapelle de st. Sébastien, édifiée par le cardinal Barberini sur les dessins de Gyro Ferri : dans V autel est la statue couchée du saint titulaire, sculptée par Antoine Giorgetti, sur le modèle du Bernin. Le st. François , tableau du dernier autel de ce côté, est de Mutien. En face on voit la chapelle de la famille Âlbani, érigée par Clément XI sur les dessins de Charles Foutana; mais les décorations sont de Charles Maratta: elle est dédiée à st Fabien : la statue représentant le saint, Su'on voit sur Tautel, est de Papaleo, sicilien; des eux tableaux latéraux celui de droite est de Passeri, l'autre de Ghezzi. Le maltre-autel est orné de quatre belles colonnes de vert antique, et d'un tableau à firesque d'Innocent Tacconi , élève du Carache. Sur les trois portes qui sont dans l'église il y a trois tableaux peints par Antoine Carache.
Par la porte à gauche en entrant, on descend dans le cimetière de st. Calixte, communément appelé les Catacombes, où le terrain est creusé en forme de corridors. Ce sont des excavations, d'où l'on tirait anciennement du sable, appelé aujourd'hui poxzolana, pour la construction des édifices ; comme ce sable avait en latin le nom d'arena> on donnait celui à'arenaria à ces excavations. Les chrétiens les agrandirei4, et dans le temps de l<^irs persécutions, ils s'y retiraient pour suivre les exercices de la religion , et y ensevelissaient leurs morts. Ces catacombes spnt les plus vastes qui existent. Les ad-
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tears ecdésiastiqnes disent que quatorze papes, et à peu près 170 mille chrétiens y ont été enterrés.
Non loin de cette église, on yoità ganche quantité de ruines, toutes d'une même époque, et bâties fort grossièrement en assises alternées de pierres et de briques. Ces ruines appartiennent é?iden>ment à une villa, ou maison de campagne, qu'on ne croirait pas antérieure au IV^ siècle, à cause de sa mauvaise construction. Les fouilles que le défunt duc Jean Torlonia fit faire en 1825 dans le cirque qui fait partie de ces restes, et qu'on avait appelé cirqQ.e de Garacalla jusqu'au]^ derniers temps, ont déterminé assez bien l'époque de cette villa^ qui fut bAtie par Maxence vers l'année 311 de l'ère cfarétienne, après la mort de Bomulus, son fils«
Nous nous contenterons pour àprésentde ce court aperçu sur les ruines de cette villa, et nous observerons le magnifique monument que nous voyons ici tout près, c'est-à-dire le