‹ Itinéraire de Rome et de ses environsChapitre 224 sur 337 · MONT AVENTIN · texte numérisé non relu

MONT AVENTIN

Cette colline peut être assimiléie à un pentagone de 10,800 pieds anciens de circonférence, sans calculer les petites irrégularités ; ainsi il faut reconnaître comme exacte la mesure de 18 stades ou 11,250 pieds que lui donne Denis d' Halicarnasse. Sa hauteur de 42 mètres au dessus du niveau de la mer, montre qu'elle est la plus basse des sept collines de Rome. Dans les écrivains anciens on trouve plusieurs étjmologies du nom de ce mont: quel-

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Jaes-uos le foet dériver à'ab adventu, c'est-à-dire e l'arrivée des peuples latins au temple de Diane bâti par Servias Tulliust d'autres de ce qu'on y arrivait en barque, parce qu'étant originairement environné de marais, il était entièrement séparé des autres coltines; ou ab avibus, des oiseaux dont Rémus se servit pour rendre les augures. Enfin quelques-uns croient que Bomuius ayant destiné ce mont pour séjour aux Sabins qu'il avait accueillis, ceux-ci le nommèrent Aventin du nom du fleuve Avente dans le territoire de Rieti. Cependant parmi tant d'étymologies , la mieux fondée est celte qui fait dériver ce nom d' Aventin, roi d'Albe, qui fut enterré sous cette colline; auparavant il s' appelait Mur eus, ou Murciœ, nom antique donné à Vénus par les latins, dérivant de Jftir^ti^ou Myrtus, plante qui lui était consacrée, et dont ce ntont était eu partie couvert.

Ancus Martius le renferma dans la ville , et le destina à la demeure des peuplades du Latium qu'il venait de subjuguer^ et principalement des habitans àePolitorium, JeZ/^e et JTcana; cependant il ne fut pas compris dans le fomœrium avant le règne de l'empereur Claude, comme nous l'apprenons de Tacite et d'Aulugelle. Sur ce mont on érigea succe^isivement de grands édifices, sous les rois, pendant la république et du temps des empereurs. Parmi ces bâtimens on distingua principalement les temples de Diane, de Junon Regina , de la Bonne Déesse et de Minerve, l'Armilustrium, l'Atrium de la Liberté, les palais de Sura et de Trajan lorsqu'il ; était simple particulier , et les thermes Yarianes et de Décius. Cependant il est aujourd'hui le plus désert des sept collines de Rome : les bâtimens qui le décoraient ont disparu , de manière qu'à peine on peut déterminer, par approximation, le site des bâtimens les plus célèbres qu' on vient de nommer.

Église de ste. Marie Àventine. 427

Parmi les raines qu'on aperçoit sur cette colline , on croit que celles sur lesquelles est bâtie V église de ste. Prisque appartiennent au palais de Sura^et que celles qui sontyis-à-yisde la porte st. Paul sont des restes des thermes de Yarius.

On monte aujourd'hui sur cette colline par cinq différons chemins qui suivent la direction des anciennes rues, où se réunissent tous les autres sentiers anciens; on peut encore les tracer. Le premier chemin est vis-à-vis de la porte de Testaccio; il est dans la direction de Tancienne porte Navale; le second conduit à ste. Prisque;le troisième, qui se trouve près des carceres du grand cirque, correspond à Tancien clivus Publicités; à ce clivus se réunit aussi le quatrième chemin qui commence à la petite église de ste. Anne; le cinquième, qui aboutissait à r ancienne porte Minuda, commence au quai de Marmorata, et conduit directement à V

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