CONFESSION DE ST. PIERRE
On appelle confession de st. Pierre le tombeau où l'on conserve la moitié du corps de ce saint apôtre et de celui de st. Paul; car l'autre moitié, comme je l'ai indiqué, est conservée dans l'église de st. Paul. C'est le pape Paul V qui fit décorer cette confession sur les aessins de Charles Maderne; elle est environnée d'une belle balustrade circulaire , en marbre ; on y voit 112 lampes toujours alluinées qui sont supportées par des plaques de bronze doré. On descend, par un double escalier, dans le vide intérieur.
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qai est orné, de marbres précieux. Le pape Pie VI, mort à Grenoble en 1799, voulut être enterré prés du tombeau de st. Pierre; son corps fut transporté à Rome et déposé dans la Confession en 1802; en 1822, Ganova fit sa statue; elle représente ce pape
t triant à genoux devant l'autel de la confession. Sur es deux côtés de la porte, qui est en bronxe doré, on voit les statues de st. Pierre et de st Paul , du même métal , et quatre superbes colonnes d' albâtre» De cette porte on entre dans une niche oblongue, appelée proprement la Confession de sL Pierre, parce que c'est une partie de Tancien oratoire , .é* rigé par le pape st. Ânaclet sur le tombeau du même apôtr^. Au fond de cette niche on voit 1* image du Sauveur , et celles de st. Pierre et de st. Paul. Le^plandela dite niche est couvert d'une plaque de bronze doré, sous laquelle on conserve le corps du prince des apôtres. Les deux grilles latérales de fer doré , ^ui sont dans ce vide, conduisent à Tancienne basilique, aujourd'hui souterraine,
mâItre-autel.
Au dessus de la Confession , sous un baldaquin majestueux et sous la grande coupole s'élève , sur sept gradins , le maltre-aulel , isolé et tourné vers l'orient, suivant l'ancien usage.
Le baldaquin qui décore cet autel , est du pape Urbain YIIl, qui le fit faire en 1633, sur les dessins du Bernin ; il est tout en bronze doré et soutenu ar quatre colonnes torses , d'ordre composite j de a hauteur de 34 pieds et du même métal ; sur ces colonnes est un entablement; aux angles sont quatre anges debout, et quatre hautes consoles renver^ sées, qui, se réunissant dans le milieu , supportent un globe sur lequel est placée une croix. La hauteur totale de ce superbe baldaquin est de 86 pieds. On a employé à cet ouvrage le métal que le pape
Basilique de st. Pierre au Vatican, 529
Urbain VIII enleva du portique du Panthéon. La seule dorure et la main-d'œuvre montèrent à la somme de 535,000 francs.
En levant les yeux, on admire la