CORRIDOR DES INSCRIPTIONS
On doit la réunion et l'arrangement symétrique et scientifique de cette immense collection d'inscriptions anciennes, au pape Pie VU, qui chargea de leur classification le célèbre Marini, mort à Paris en 1817. Le côté droit en entrant ne contient que des inscriptions païennes; celui à gauche, moins ïes premiers compartimens y est consacré aux inscriptions chrétiennes qui ont été tirées, pour la pluf^art, des anciens cimetières chrétiens, connus sous e nom de catacombes : ces dernières sont fort intéressantes par les symboles chrétiens qu'on y voit souvent marqués, tels que le monogramme, la vigne, le poisson, l'arche de Noë, la colombe, l'ancre, la paix, le bon pasteur, etc. ; elles sont encore intéressantes par la connaissance des rites et des formules sépulcrales chrétiennes, par la chronologie des consuls des lY* et Y* siècles de l' ère vul*
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gaire, à cause des dates, et par les fautes d orthographe qui servent à indiquer la prononciation équivoque de plusieurs lettres, et la corruption tou-
{*ours croissante de la langue latine dans ces sièclesà. Les premiers compartimens des inscriptions païennes, en entrant, ayant été arrangés les derniers, n'étant pas en très-grand nombre, peuvent être considérés comme des mélanges,quoiqu'on ait suivi autant qu'on a pu la méthode ne la grande collection originale de Marini, qui est partagée en inscriptions relatives aux dieux et aux ministres sacrés, aux empereurs et aux magistrats, aux militaires, aux emplois, arts, et métiers, aux funérailles et à des personnes moins connues. Cette collection d'inscriptions profanes doit être considérée comme la plus riche qui existe, et comme un trésor pour l'érudition sous tous les rapports. A chaque pas, le voyageur instruit trouve des objets qui fixent son at* lention; quelquefois il est arrêté par la forme des lettres, quelquefois par l'orthographe, parles noms^ les formules, les épigrammes, les usages, le genre des emplois et des magistrats, les souvenirs historiques de la personne, de manière qu'il serait trop loin du but de cet ouvrage de nous arrêter à indiquer toutes celles qui méritent l'attention de ceux qui sont instruits. Outre ce grand nombre dinscriptions qui sont insérées dans les murs, ee corridor contient une grande quantité d' autres objets an-« ciens, mais presque tous relatifs aux tombeaux, tels que des sarcophages, des autels funéraires, des cippes, et des vases cinéraires; il y a aussi plusieurs morceaux d'architecture fort curieux et quelquesuns très-bien travaillés, qui peuvent fournir beaucoup de lumières aux architectes, et dont plusieurs viennent d'Qstie. Parmi ces monumens on doit remarquer une niche en marbre, aves des emblèmes relatifs à Neptune: elle fut trouvée à Todi.Sur cette
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niche on a placé un petit fronton appartenant à quelque autre monument du même genre, trouvé à Rome dans le champ des prétoriens; il porte une inscription qui en détermine la dédicace au Génie de la centurie qui la dédiait, sous les consuls Burrus et Commode, qui Tétait pour la troisième fois, en 181 de Têre vulgaire. Le grand cippe portant l'inscription de Lucius Atimetus est aussi remarquable, Earce que, aux deux côtés, on voit représentée eu as-relief une sorte de boutique de coutelier, avec sa forge: on dit que ce monument a été trouvé près de ste. Agnès. Un des compartimens du côté droit contient tous les monumens épigrapbiques trouvés à Ostie au commencement de ce siècle, parmi les-
Juels plusieurs appartiennent au culte mithriaque, ont on voit plusieurs représentations ; parmi ces monumens il faut remarquer le puits consacré à Cérès et aux nymphes par Cerellius.
Avant d'entrer au musée Ghiaramonti on trouve à gauche une porte plaquée de fer qui introduit à la