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A. A WISMAR

12 5/10 mil. de Hambourg à liagenow, R. 65, chemin de fer, trajet en 3 h. env., pour 6 marks, 3 sch-, 4 marks, 11 sch., 3 marks, 7 sch.

8 mil. de Hagenow à Wismar, chemin de fer, 3 convois par jour ; trajet en 2 h. pour 40, 28 et 21 sch. de Hagenow à Schwerin, et 46, 33 et 24 sch. de Schwerin k Wismar.

12 5/10 mil. de Hambourg k Hagenow (voir R. 65).

Dî':*Û

[RoUTfi 11. J

Après avoir quitté le chemin de fer de Berlin, on se dirige au N. -O.

On traverse l’Ostorfersee avant de s’arrêter à la station de

3 1/10 mil. Schwerin (Hôt. : du Nord, ^tadt Hamburg, S tern's Hôtel, Eisenbahn Hôtel; 2' rang : Luisenhof, près de la gare. — Droschken, O pf. la course), V. de 23,000 hab., capitale du grand-duché de Mecklembourg-Schwerin, cstsituée sur le lac long de 3 mil., et large de 3/4 de mil., qui porte son nom, k 45 met. au-dessus de la mer. Siège du gouvernement et des administrations centrales du duché, elle possède, outre ces administrations, une monnaie, un gymnase, une école des pages. Elle se divise en trois parties bien distinctes : la vieille ville, la ville neuve et le faubourg. Sa principale curiosité est son Uom, situé à dr. du Pfaffenteich. En sortant de la gare on trouve immédiatement k dr. le LuûenpiatSjd'où laWilhems Strasse conduit dans la large et belle Alexandrinen Strasse, qui longe le Pfaffenteich. Ce dôme est une des plus belles églises gqthiques de l'Allemagne du nord. Commencée en 1248 et achevée au xv« siècle, elle a été récemment restaurée.

On y remarque : la chapelle du safig divin ou sacré, dans laquelle sont ensevelis des membres de la famille grand-ducale, et qui est ornée de vitraux de couleur, par Gillmeister, d’après des dessins de Cornélius; le monument de bronze élevé k la duchesse Hélène (f 1524) par Peter Vischer de Nuremberg ; le tombeau du duc Christophe (■{• 1595) et de son épouse; les plaques tumulaires, hautes de 5 met., gravées par Messing en 1473; le maltre-autel, peint par Lenthe, d’après les indications de Cornélius; le mausolée en marbre du duc Christophe (•]• 1595) et de sa femme, par Coppens (dans la nef du N.), etc.

Après la cathédrale la galerie de tableaux ( Alexandrinen Strasse, 1025 , en face du Pfaffen Teich) mérite ime visite. Elle est ouverte

tous les jours, le mardi et le samedi exceptés, de 11 h. k 2 h.

mais les autres collections réunies dans le même bâtiment (les gravures et les plâtres) ne sont publiques que le dimanche, de midi k 2 h. Parmi les 800 tableaux de la alerie, on remarque surtout ceux e Montagna (Triomphe du Christ, 1” salle); — Ferrari (Christ portant la croix, id.); — Murillo (l’Aveugle et le Paralytique, id.); — Cranach (Judith, 2" salle) ; — Holbein (portraits, id.); — Temers (portrait de l’auteur);.

— Rembrandt (Saül et David, 3" salle); — Van Dyck (Catherine de Médicis et ses filles): — Paul Potter (vaches) ; — Gérard Dow (dentiste);.

— Terburg, Bol, etc. Dans les salles.

7 et 8 de nombreux tableaux d’animaux par Oudry (•]• 1755). La.

dixième salle contient des tableaux modernes.

L’antiquarium (Amts Strasse, 167) renferme, comme son nom l’indique , une collection d'antiquités.

Le Palais se trouve sïtué sur la petite île qui sépare le Schweriner~ see du Burgsee. Il occupe l’emplacement du château que Wallenstein avait fait bâtir sur cette lie,, en 1629 , lorsqu’il était, duc de Mecklembourg, et qui a été détruit en grande partie. L’édifice actuel (style Renaissance avec dôme et tourelles), a été restauré ou reconstruit de 1845-57, sur le modèle du château de Chambord. Dans une niche au-dessus de la porte principale (du côté de la ville) on remarque la statue équestre du roi Wende, N Mot, et celles des autres princes qui ont habité ce château.

L’intérieur est visible tous, les jours de 10 k 2 h., et le dimanche de midi k 2 h. (carte d’entrée 16 sch.; on s’adresse Shlossstrasse.

718). On y voit de belles sculptures en marbre et en bois, des appartements plus ou moins dorés, la saUe des fleurs (belle vue sur le lac et le jardin réservé Burggarten ouvert le dimanche) ; la salle de bal, la salle du trône, celle des légendes avec 12 fresques peintes par Rlster et Peters, la salle d’armes

schwerin.

310 DE HAMBOURG A WISMAR ET A STRALSUND. [Route 71.1

avec ses vitraux peints par Gillmeister; l’escalier de marbre noir et celui de marbre blanc, enfin la chapelle construite par l’architecte Zwirner de Cologne avec vitraux eints par Lenthe , et les statues es évangélistes par Willgohs.

Du côté de la ville, à l’O. du château, on remarque, au bord du lac, le Collegiengebæude, bâtiment gothique, où se trouve le siège du gouvernement; il est orné d'une statue de Jupiter et possède des fresques de Schumacheret de Lenthe. En face est situé le palais du grand-duc, entre le college et le théâtre, puis, entre le théâtre et le château, l’Erzstandfcild^ monument (par Rauch) que la ville do Schwerin a élevé en 1849 « à son Paul- Frédéric II.» Un peu plus loin sont les écuries grand-ducales. Sur la rive opposée s'étendent les jardins du château appartenant au grandduc, mais qui servent de promenade publique.

Sur la place d'Armes, derrière le parc, s’élève un petit monument en l’honneur des militaires schleswigois qui ont péri dans les campagnes du Schleswig-Holstein et de Bade.

Les autres édifices publics de Schwerin sont ; l’arsenal , construit en 1844, et servant d’arsenal et de caserne : Yhûlel de ville, la monnaie, la synagogue, l’hâpüal, la Jaegerhof, etc.

A Sachsenberg (1 h. de Schwerin) on peut visiter un asile d’aliénés remarquablement administré et dirigé.

Chaque année , au mois de mai, une grande fête populaire a lieu sur la Schelfwerder,lïe située entre le lac de Schwerin et le lac Zicgel. Les V. les plus fréquentés des environs pendant la belle saison sont ceux de Zippendorf,Friedrichsthal (oùil y a un château de chasse et un parc), et surtout celuid’Ostorf.

« Les deux Mecklembourgs, Schwerin et Strelitz, occupent le uatorzième rang dans la Conféération germanique. Ce ne sont point les Etats les moins intéres-

sants. Ils portent encore les traces frappantes du séjour des Slaves dans cette partie de l’Allemagne, et la maison régnante passe pour la plus ancienne famille, aujourd’hui souveraine, qui soit sortie de la souche slave. Les deux grandsducs de Mecklembourg possèdent parmi leurs titres celui de princes des Wandales, ou, si l’on veut, des Wendes, qui succédèrent, assuret-on , sur ce territoire aux Wandales, dont le nom, associé à celui des Goths, est resté attaché aux couronnes de Suède et de Danemark. On sait d’ailleurs quels liens unissaient une princesse de Mecklembour^Schwerin aux destinées de la royauté française ; quelles vertus éminentes elle avait apportées dans une famille déjà si ornée, puis quel deuil noblement porté vint succéder à un bonheur si vite évanoui.

Les deux principautés de Mecklembourg sont un ICS par une diète commune dont l’origine remonte à l’an 1523; elles ont aussi une même cour de justice. A l’extinction de l’une des branches, l’autre succéderait, et, à défaut d'hémiers des deux côtés, la succession serait dévolue h la Prusse.

Le Mecklembourg-Schwerin , composé d'une portion principale de territoire et de deux parcelles enclavées dans la Prusse, est borné au N. par la Baltique, à l’E. par la Prusse (Poméranie) et le Mecklembourg-Strelitz , au S. par la Prusse (Brandebourg) ; à PÔ. par le Hanovre, le Danemark, le Mecklembourg-Strelitz et Lübeck. Sa superficie est de 228 mil. ail. carrés; sa. population de 541,000 hab.pour la plupart réformés. On y compte quarante villes. C’est un pays essentiellement agricole. Le budget est divisé en budget ordinaire et en budget extraordinaire.

Les recettes ordinaires se montent environ à 2,772,700 th., et les dépenses ordinaires à 2,292.147 th. ; la dette est d’environ 9,047,099 th.

L'armée est de 5,380 hommes, sur le pied de guerre, y compris un

(Koutk 71.J MFXKLEMBOURG-STRELITZ. 311

rég.do cavalerie et deux batteries. Le Mecklembourg-Strelitz, dont L'fldmimstratioii proprement dite le clief-Heu est Neu-Strelitz (voir n'a rien de commun avec celle du R. 107], se compo.se de deu.\ par- Mecklembourg-Strelitz. Le gou- tics principales , séparées par le vernement est une monarchie féo- Mecklembourg-Schwerin , et de dale. « A la couronne seule ap- quelques parcelles enclavées dans partient, comme domaine privé, le Danemark et le Mecklembourgprës de la moitié du territoire, 9.5 Schwerin. Sa superficie est de 36 milles carrés qui renferment 990 mil., g. car. ; sa population- d’env. villages; 510 propriétaires se par- îOO.OOi) habitants, presque tous tagent 102 milles carrés et 1269 vil- luthériens (dont 16,000 pour la lages;3 couvents protestants de principauté de Ratzeburg). Ses filles nobles, Dobberan, Malchow recettes se montent à environ et Ribnitz, ont 7 milles carrés et 1,000,000 do th. et ses dépenses à 61 villages; enfin les propriétés 1,020,000 th. La dette est de municipales des villes s’élèvent à 1,755,000 th.. — L’armée se com- 24 milles carrés. » Il ne reste donc pose de 800 hommes d’infanterie aux paysans libérés du servage que et 25 cavaliers. La féodalité y est leurs bras, — des bras libres sans toute-puissante comme dans le doute, mais qui sont a peine capa- Mecklembourg Schtverin. blés de les entretenir. En négli- Les états des deux duchés se géant, lors de l'émancipation, d'as- composent des membres de l’ordre surer aux serfs de la glèbe une équestre, et des députés des villes, motte de terre, un petit coin où ils Tout propriétaire de terre noble pussent asseoir leur jeune liberté, j ayant droit de siège dans cette ason a rendu leur afî'ranchissement il- i semblée, elle est la plus nombreuse lusoire. « Ce misérable état social a , d’Europe et ses membres s’élèvent engendré une profonde dissolution I à plus de 7ü0. Les villes n’v sont de mœurs. D’après les documents } représentées que par 14 députés, ofiiciels, le nombre des enfants na- qui sont presque toujours les turels dans '260 villages s’élève à bourgmestres nommés par le gouplus du tiers; dans 209 k plus de la vernement. La diète commune moitié et dans 79 villages, dont 54 siège alternativement chaque anappartiennent à des propriétaires, née à Sternberg et à Malchin. Cha- 20 nu domaine royal et 5 aux fonda- cun des ducs y est représenté par tions pieuses, impossible de décou- un commissaire, vrir un seul enfant légitime ». Des Ce fut en 969 que Mistewoy I" privilèges féodaux très-importants érigea le v. de Mecklembourg en sont attachés aux propriétés, tels capitale. En 1170 l’rimislaw fut que exemption de droits de douane reconnu prince de l'Empire. Après et d’accise, juridiction patrimo- divers partages et diverses réuniale, droits exclusifs de chasse, de nions, le Mecklembourg a été; démouture, de brasserie, de distille- finitivement divisé en deux États rie, d’ouvrir auberge, et le plus indépendants depuis 1701. souvent aux fonctions ecclésiastiques. Aussi il va sans dire que les De Schwerin à Lübeck, R. 70, par la réformes constitutionnelles éta- voie de terre, 8 1/3 mil., dilig. tous les blies ou demandées après la révo- jours, en (i h. 30 min., pour 1 th.30sch.; lution française de 1848, ont été par : (3 rail.) fiadrèuir/i. — (1 1/2 rail.) bientôt ou abrogées ou refusées. Rehna, - (1 1/3 mil.) Schmiherg, —{2 1/3 Le commerce de. Mecklembourg- j Lübeck.

Schwerin est assez considérable, ’ ...

notamment dans les ports de Ko- Au delà de Schwerin le chemin stock, Warnemünde etWismar. En de fer s’éloigne du lac, puis il s en 1859 le pays possédait 375 navires rapproche avant d atteindre k voiles et 10 vapeurs. 5 9/10 mil. KleinenjV. où on laisse

312 DE HAMBOURG A WISMAR ËT A STRALSUND. [Route 71.]

à l’E. la ligne de Roslock (voir ci-dessous B) pour se diriger au nord sur

8 mil. Wismar (Hôt.: Stadt Hamiurg, Post, Sonne), port de mer de

13.000 hab., ancienne ville hanséatique située sur une baie de la Baltique. De 1648 à 1803, elle a •appartenu à la Suède. En 1803 elle a été cédée au Mecklembourg- Schwerin pour une période de cent ans, comme gage d’une dette de

1.125.000 marks banco. Ses principaux édifices sont : l’église de Marie, a 3 nefs (vastes chapelles gothi-

ues dont les volets représentent es saints sur un fond d'or); — l’église de Saint-Jean, dominée par une grande tour en partie ruinée, — YMtel de vüle ; — le théâtre; — l’antique Füratenhof, aujourd’hui transformé en caserne, et où l’on remarque d’étranges sculptures représentant des diables et des diablesses, etc.

Le Lindengarten et le Schützengarten offrent d’agréables promenades. Le Schwansee est entouré d’un beau parc. Des ponts relient au continent l’ile Pœl à 1 mil. de la ville. Un petit bateau à vapeur se rend tous les jours à l’établissement de bains de l’ile WaUfisch.

Les bains de mer de Boltenhagen (Hdt.: Wichmann), v. situé à 3 1/2 mil. entre Wismar et Travemünde, sont aussi très-fréquentés (7 th.

2/3 par semaine). 300 navires entrent par an dans le port de Wismar, 300 en sortent, et il en part plusieurs fois par semaine un bateau à vapeur qui conduit des passagers à Copenhague en 14 h. pour 6 th., 4 th. 1/2, 2 th. 1/4.

De Wismar à Lübeck, R. 70,7 3M mil ; dilig. tous les jours, en 5 h. 1/2, pour 1 th. U sch., par : (2 3/4 mil.) Grevismühlen, (2 mil.) Dessau, (3 mil.) Lübeck; — à Boltenhagen, 3 1/2 mil., dilig. 2 fois par semaine pendant l’été, en 3 h. 1/2 pour 32 sch.;— à Rostock, 7 1/2 mil., dil. tous les jours en 5 h. 20 min-, pour 1 th. 24 1/2 sch. (on va aussi à Rostock par le chemin de fer, voir ci-dessus et cidessous).

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