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évêqups, elle eut en 10-20 le visite du pape Benoît et reçut en
1024 la dépouille mortelle de son fondateur, en 1040 celle de l'impératrice Cunégonde, et, quelques années après, celle de son second évêque, Suidger, qui avait été élevé à la papauté sous le nom de ■Clément II. Kn 1081, un incendie n'en laissa subsister que les gros murs. L'évêque saint Othon en •commença la reconstruction dès 1110; mais des indulgences, publiées en Allemagne en 1-274, prouvent qu'il était, à cette époque, •devenu nécessaire d y faire des réparations nouvelles et très-considérables. Elle a été restaurée, avec autant de soin que de goût, de 1828 à 1837. sous la direction ale Heidelolfde .Nuremberg.
Elle a 111 mèt. 06 cent, de long •et 32 mèt. 33 cent, de large. Son plan est celui de la basilique. Elle ■compte trois nefs avec un transsept àl'occidcnt, et quatre clochers élevés aux extrémités des collatéraux, et Oanquant les deux chœurs, à l'orient et à l'occident, à dr. et a g. « La cathédrale de Bamberg, dit M. 'Viollet-le-Duc dans ses intéres- ■santes Lettres d’Allemagne, a toutes les qualités d'ensemble des monu- ■ments rhénans , et sa sculpture , les détails de son architecture, les profils, sont évidemment le produit d'une école forte, puissante, et qui peut rivaliser avec nos bonnes écoles françaises; elle a de plus le mérite d'être originale , qualité que nous ne pouvons reconnaître à l'école allemande des xii' et xtii» siècles. T. a cathédrale de Bamberg possède en outre l'avantage d’avoir conservé sans mutilations graves sa statuaire et des dispositions intérieures primitives que nous ne retrouvons plus en France dans les édifices religieux d’une époque aussi reculée. Son chœur, tourné vers l'orient, est, comme ceux des cathédrales romanes du Rhin , élevé d un assez grand nombres de marches .au-dessus d'une vaste crypte; 'il est encore entouré d'une clôture en
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pierre du xii* siècle,^ couverte de figures d'apôtres d un grand caractère, disposées dans une arcaturo fort riche, sur laquelle on retrouve de nombreuses traces de peintures. I.e sanctuaire occiderual est ceint d'une clôture enrichie de peintures du commencement du xni» siècle , représentant des personnages de l’ancien et du nouveau Testament. Quoique ces peintures soient fort altérées par le temps, on peut encore y reconnaître la touchede maîtres habiles.
La nef renferme eheore un a.ssez grand nombre de tombeaux de monuments commémoratiîs d un grand intérêt. On retrouve aussi sur la voûte de l’abside occidentale de nombreuses traces de peinture d'ornement. Mais ce qui a particulièrement attiré notre attention après la belle clôture sculptée du sanctuaire, ce sont les trots portes qui s'ouvrent, l’une au N., et les deux autres des deux côtes de l’abside orientale de la cathédrale.
Les ébrasements de la porte du N.
nous présentent en sculpture de grandeur naturelle un symbole que nous n’avons vu reproduit que sur les vitraux du croisillon a.
de la cathédrale de Chartres: ce sont les douze apôtres montes debout sur les épaules des prophètes de l’ancienne Loi... Les ligures doubles, adossées suivant 1 usage il des colonnes, sont surmontées de chapiteaux dans chacun desquels est sculpté un oiseau tenant un phylactère dansson bec... Cette série de figures doubles est terminée h la g. du spectateur par la statue de l’Eglise , de même grandeur, couronnée , et tenant un étendard, aiijourd Inii bris i , ainsi quelcbrasdroit qui le tenait.
Sous cette statue on voit les quatre évangi’distcs, personnifies par les quatre animaux symboliques accouplés... Sous les quatre animaux est une figure assise , sur If'’ noux de laquelle est un phylactère qu’elle marque de la main gauche, tandis que son bras droit éleve semble moptrer les évangélistes;
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la tête est malheurensenient bri- tue équestre (contre un pilier) de née... A dr. du spectateur... est la saint Etienne ou de Conrad III, figure de la Synagogue, les yeux mort à Bamberg en 1153; — le sarbandés, sans couronne... Les deux copbagn du pape Clément II, avec statues de l’Eglise et de la Syna- des reliefs du xiii' siècle; — un
Sogue datent du xiii" siècle, tan- crucifix du iv“ siècle, apporté, is que celles des apôtres montés dit-on, de la Palestine; — un Christ sur les épaules des prophètes ap- en bronze , sur l’autel du chœur partiennentau xii«siocle... Laporte J oriental, fondu par .Stiglmayr d’aouverte du côté de l'abside près un modèle de Schwantbalcr, orientale présente, dans les ébra- et les statués qui entourent cet sements , des colonnes unies sur- autel , sculptées par Schœnlaub, montées de chapiteaux, portant d’après des dessins de Schwanthaune frise sur laquelle sont encore 1er; — les stalles en bois sculpté sculptés les apôtres assis... Le tym- du chœur occidental ; — trois pcpan représente la légende de tites peintures par Schwanthaler ; saint Georges. Sur le pied dr. de la — un tableau de L. Cranach trop porte côté S. , en pendant avec restauré (le Christ en croix encelle-ci , on voit les statues d’A- ( touré de saints); — un bas-relief en dam et d’Eve, grandes comme na- | bronze (le monument de l'évêque lure et fort remarquablement trai- flbnet) par Pierre Vischer de Nutées... Ces deux portes appartien- I remberg; — un grand nombre d’aunent à la secomie moitié du xii' très monuments funéraires; — enfin siècle... » la chapelle voisine , récemment
La cathédrale de Bamberg est restaurée, dédiée à saint André et ouverte de 5 h. à 11 h. et de 2 h. contenant, outre une collection à 4 h. (elle devrait l’être). Quand intéressante des monuments éleles portes en sont fermées, il faut j vos, du xv' au xvii'-' siècle, aux chas’adresser au sacristain, dans la , noincs qui y ont été ensevelis, de cour qui se trouve située par der- ! belles sculptures en bois (derrière rière (pourboire de 18 k 21 kr.). j l’autel) par Hans Culmbach , et un Au milieu de la nef, entre les tableau de Carrache. Le trésor de •• deux chœurs, s’élève le tombeau la sacristie possède, entre autres de l'empereur Henri II et de l’im*' reliques, les crânes de l’empereur pératrice Cunégonde, fondateurs : Henri II et de l’impératrice Cunédu Dom, et exécuté par un artiste | gonde dans des châsses dorées , le de Würzburg, Tilman Uiemen- { couteau de l’empereur, le peigne schneider, de 1-193 k 1513. Leurs etii- , et la lampe de nuit de l’impéragies, de grandeur naturelle, repo- I trice, etc.
sent sur un sarcophage de marbre ! La Nouvelle-Résidence , située blanc, orné de bas-reliefs qui re- i en face du Dom, a été bâtie, de présentent : 1<> l’impératrice mar- i 169S k 17Ü2, par le prince-évêque chant, pour prouverson innocence, ! Lothaire-François de Schœnborn. sur des socs de charrue chauffés à Elle est inachevée. C’est un palais rouge ; 2’ l’impératrice pav'ant leur k trois étages, qui jouit d’une salaire aux ouvriers ; 3» saint Be- belle vue. Ou y conserve une ganoîl faisant k l’empereur l’opéra- i lcrie d’environ 700 toiles dont fion de la pierre ; 1“ l'empereur im i quelques-unes ne manquent pas plorant le pardon de ses péchés; 5" ! do mérite. Fels sont par exemple l’ompereur mourant. — Dans l’aile des tableaux de Jacopo Dassano. septentrionale on voit le monu- Cignani . Tintoret, Satv. liosa, Lura ment élevé, en 1834, au dernier Giordano , Svyders , Wouwernunij évêque, G. de Fechenhach (•}• 1808) Ruysdael. Rachel Ruysrli, Rugendas qui termina, selon l’inscription la- et Chr. Wilh. Dietrich. Le rez-de tine, la série vénérable des éréques, I chaussée renferme les archives de qlnrieiise pendant UiOO ans; — la sla- l'archevêché de Bamberg et du
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margraviat de Brandeburg-Bayreuth’-Culmbach. C’est de ce palais que, le 6 octobre 1806, Napoléon adressa à son armée cette proolamation qui ne précéda que de huit jours la bafaille d’Ietia. En 1815, le maréchal Berthier, prince de Neuchâtel, qui avait épousé une princesse bavaroise, tomba ou se jeta de l'une des fenêtres supérieures. Une croix rouge peinte contre le mur indique la place où il se tua sur le pavé.
Entre le Dom et la Nouvelle- Résidence, sur le côté O. du Carolinenplatz, s’élève un dernier débris de l’ancien palais épiscopal, construit en 1,571 et servant actuellement de corps de garde. La porte en est pittoresque.
La Carolinen Strasse , qui s’ouvre entre les deux palais, conduit à l'église paroissiale supérieure ( à .) et .5 l’égii.se de Saint-Michel (à r.'. La première est un bel édifice du style byzantin avec un beau chœur ogival construit en 1387 et renfermant de’curieuses sculptures en bois de V’eit .Stoss (1523). La seconde, construite en 1121, a été modernisée en 1700. Elle n’a de curieux à offrir aux étrangers que le monument de saint Othon (•}• 1139), mais elle couronne le Michaehberg et est contiguë à l’ancienne abbaye du même nom , fondée en iOOO par l’empereur Henri II, et dont les beaux bâtiments, aujourd'hui Vhdpüal civil (BüFgorspital), dominent l'IIépital général {AUgemcine Krartkenhmis), situé a l’extrémité O. de la ville, sur le bord de la Regnitz. — La galerie de tableaux de la ville (200 env.), conservée aux étages supérieurs de cet édifice est peu remarquable. Toutefois on y distingue, dans l'ancienne école allemande; — 15.
Amberger, bon portrait; — 30. IFoîgemuth. Christ au tombeau; — 32.