DE COBOGRG A HALLE PAR .SAALFELD ET GERA
30 railles.
9 mil. De Cobourg à Saalfeld (voir R. 91).
8 .3/4 mil. De Saalfeld à (îera (2 dil. par j. en 8 h. env. pour 1 th. 22 1/2 sgr.).
On passe par :
2 1,T mil. Pœsneck, V. d’env.
3,700 hab. et
1 .3,/4 mil. Keustadt an der Orla, V. d'env. 4,200 hab. sur la rive g.
de rOrla.
A léna, 4 mil. par : (2 mil.) CiThla, (lilig. tous les jours, en 4 h. 1/t. jiour 2 1 sgr.; — à (2 mil.) .Schleiz, dilig. tous les jours, en 3 h. ;f/4, pour 1 tb. 10 1/2 sgr.
On traverse ensuite Triptis, avant d’atteindre
1 3;4 mil. Mittelpadnitz, etl’on soit de la Saxe-Weimar pour entrer dans la Reuss , en deçà de
2 3,'4mil. Géra (voir R. 94).
■J 00 DK \VK1MAK A IKNA. IKoutji 93.
De Géra à AVeissenfels, 8 mil.
chein. de f.,3conv. t. l.j. en ih.
et 2 h. 15 min. pour 2 th. 36 sgr.,
1 th. 6 sgr. et 28 sgr. (voir U. 01).
De VVeissenfcls k Halle -1 1,1 mil.
5 conv. p. j. en 40 min. et en 1 h.
pour 1 th. 4 sgr. 19 et 15 sgr. (R.
Halle (K. 77).
DE WEIMAR A lÊNA.
2 3/4niil. (lilig. tous les jours, en i! h. l ,'l, pour 19 1/2 sgr.
On passé par Vmpferstedt, Franliendorf et JIoMstedt.
2 1/2 mil. léna (Ilot. : Sonne, Dcutsches Hans, Dær) V. de 8,000 hab. situi-e sur la Saale, dans une vallée nue et triste. Klle doit sa célébrité k son université et k la bataille k laquelle elle a donné son nom. Son Université fut fondée en 1548 par l'électeur Jean-Frédéric le Magnanime. Le noitibre de ses étudiants qui n’atteint plus 400, variait en 1,770, entre 2,000 et 3,0t)0. Klle a compté parmi scs professeurs: Schiller, Reinhold, Fichte, Schelling, Hegel, ' Frics, Oken, Luden, Griesbach, Kichhorn , Gabier, etc. , etc. Ce furent ses étudiants qui, en 1816, créèrent la Bnrschenschaft (voir l’Introduction). La bibliothèqve sc compose de 6ü,0tK) vol. et d'un grand nombre de manuscrits j>récieux, parmi lesquels on remarque de vieux livres de cantiques ornés de miniatures. Son cabinet d'histoire naturelle n'a d’intérôt que pour les étudiants, mais sa collection de plâtres est une des plus remarquables de l’Allemagne. Son église paroissiale du xiv' siècle, reconstruite en partie depuis, contient une statue en bronze de Luther qui devait être placée sur son tombeau k Wittenberg. Le jardin de l’observatoire a appartenu k Schiller, qui habita léna comme professeur d’histoire de 1789 k 1799 11 sc trouve situé k l’extré-
mité S. O. de la ville, près de l'Kngelbrücke; ses grands arbres le rendent facile k reconnaître.
Une simple pierre sur laquelle est gravé le nom de Schiller y rapjielle le souvenir de son ancien possesseur. Kn 1858, lors du 300' anniversaire de l’université, a été inaugurée la statue de l’électeur Jean Frédéric, modelée par Orale de Berlin. Cette statue, haute do 3 mèt., s’élèée sur la place du marché. Sur le Filrstengraben se trouvele monumentélevé k la mémoire du célébré naturaliste Olcn (1779-18511.
Au-dessus du Ilausberg, qui s’élève derrière léna, se dresse le Fuchsihurm, le dernier débris des trois châteaux Windberg, Kirchberg et Greifberg.— FT. B. Si l’on veut nionter au sommet de cette four, d’où l’on découvre une vue étendue, il faut en demander la clef k l'auberge établie dans le Ziegenhain. Les autres promenades d’Iéna sont, outre le Ziegenhain, l’Aîlée des Philosophes, le Parodies’, rOelmiihle, la Rasenmühle. laDornburg, Wollnits, avec la fontaine du Prince , Burgau, avec les ruines de la Lobdaburg, la Triesnits, la promenade favorite de Schiller, la fontaine de Luther, le Jenzig, et enfin le Landgrafenbci q ; on nomme ainsi la hauteur sur laquelle Napoléon bivouaqua la nuit qui précéda la bataille d’Iéna.
Ce fut le 8 octobre 1806 que Napoléon, qui se trouvait alors à Bamberg,donnak l’armée française l’ordre de commencer les hostilités contre la Prusse liguée avec la Russie pour chasser les Français de l’Allemagne. Les trois colonnes dont elle se composait, fortes de 200,000 hommes, se dirigèrent : la droite (Soult et Ney; par Bayreuth, Hof et Plauen, le centre (Bernadotfe, Davousf, Murat) par Cronach sur Schleiz, où il mit en déroute le corps du général Tauen zien (voir Schleiz), la gauche (Larmes et Augerenu) par Cobourg sur Saalfeld. 'l’andis (lue le prince de Hohenlobe, l’un des généraux
[Route 93.]
lENA.
de 1 armée prussienne, liésitait entre divers partis, le prince Louis, principal instigateur de cette guerre, impatient de rencontrer les Français, se fit tuer intrépidement ii Saalfeld, où son corps d’armée, mal engagé, fut complètement battu. Le résultat de cette première rencontre répandit la plus vive consternation dans l’année prussienne échelonnée de Saalfeld à léna et à Weimar. I.es gém'raux incapables C[ui la commandaient lui ordon- ' nèrent de rebrousser chemin vers I la .Saale, afin de se couv'rir de cette rivière ; mais le 13, après | avoir pris ses dispositions pour ' s emparer des principaux passages de la Saale, Napoléon se rendit à!
lena dont Lannes s'était emparé ^ la veille au soir, tandis que Davoust avilit occupé Nairmbourg, ' où il avait enlevé des magasins 1 considérables avec un bel équi- ' page de pont. Nej', Soult, Murat, I Jîernadotte reçurent alors l'ordre de 1 y rejoindre au plus tard dans i la nuit, car il venait d’apprendre \ que 1 ennemi se rapprochait définitivement de la Saale avec la ré- ^ solution encore incertaine de I livrer sur ses bords une bataille !
défensive, ou de la passer pour’ courir à l’Elbe. Il y arriva de sa i personne vers le milieu du jour. I « Lannes l’y attendait avec im-j jiatience, dit Af. Thiers. Sans per- j dre un instant, ils montèrent tous I deux à cheval pour -aller rccon- Ica lieux. A léna même, la de la .Saale commence à s élargir. La rive dr. sur laquelle nous cheminions est basse, huinide, couverte de prairies. La rive g., au contraire, celle qu’occupaient les Prussiens, présente des hauteurs escarpées qui dominent à pic la ville d’Iéua, et qu'on gravit par des ravins étroits, tortueux, ombragés' de bois. A g.
d léna, une gorge plus ouverte, moins abrupte, qu’on appelle le Mühltbal, est devenue le passage à travers lequel on a pratiqué la grande route d’L na à Weimar. Il
aurait fallu un rude assaut pour forcer ce passage, plus ouvert à la vérité, mais gardé par une grande partie de l’armée prussienne. Aussi n’était-ce point par l.è qu’on pouvait songer à gravir les plateaux, afin d'y livrer bataille au.x Priis- ! siens.
i « Mais une autre ressource vej nait de s’offrir. Les hardis tirailleurs de Lannes,' s’engageant dans le.s ravins qu’on rencontre au sortir d’Iéna, avaient réussi à s’élever sur la hauteur principale, et ils avaient aperçu tout à coup l’armée prussienne campée sur les plateaux de la rive gaucho. Suivis bientôt de quelques détaclremonts de la division Suchet, ils s’étaient fait place en repoussant les avantpostes du général Tauenzien Ainsi, grâce :i la hardiesse de nos soldats, les hauteurs qui dominent la rive g. de la .Saale étaient conquises, mais par une route malheureusement peu accessible à l’artillerie. C’est là que Lannes conduisit -Napoléon, au milieu d’un feu de tirailleurs qui ne cessait pas et qui rendait tes reconnaissances fort dangereuses.
« La principale des hauteurs qui dominent la ville d’Iéna s’appelle le Landgrafenberg, et depuis les événements mémorables dont elle a été le théâtre, elle a reçu des habitants le nom de Napoloonsberg.
File est la plus élevée de la contrée. -Napoléon et Lannes, en contemplant de cetie hauteur la campagne environnante, et le dos tourné à la ville, voyaient à leur dr. la. Saale couler dans une gorge sinueu.se, profonde, boisée jusqu’à Naumbourg, qui est à 6 ou 7 lieues d’Iéna. Ils voyaient devant eux des plateaux ondulés, s’étendant au loin, et s’inclinant par une pente insensible vers la petite vallée de l’Ilin, au fond de laquelle est située la ville de Weimar. Ils apercevaient à leur g. la grainle route d’Iéna à Weimar, s’élevant par une suite de rampes de la gorge du -Mühlthal surces plateaux et courant en ligne dr. sur Wei-
mar. Ces rampes représenleiit une sorte de colimaçon, en ont reçu le nom allemand èt s’appellent la Schnecke. Sur cette même route d’Icna à Weimar se trouvait échelonnée l’armée prussienne du prince deHohenlohe, sans qu’on pût la préciser. Quant au corpgdu énéral Ruchel posté à Weimar, la istance ne permettait pas de le découvrir. 11 en était.de même de la grande armée du duc de Brunswick qui, marchant de Weii.narsur Naumbourg, était cachée dans les enfoncements de la vallée del’Ilm.
t Napoléon, ayant devant lui une niasse de troupes dont il ne pouvait guère apprécier la force, supposa, que l'armée prussienne avait choisi ce terrain comme champ de bataille, et il prit de suite ses dispositions, de manière ù déboucher avec son armée sur le Landgrafenberg avant que l’ennemi accourût en masse pour le jeter dans les précipices de la .Saale. Il y porta en conséquence le corps de bannes et la garde, y établit son propre bivouac, fit pratiquer pendant la nuit une route pour son artillerie, dirigeant luimême les travaux une torche à la main, et donna l’ordre à .\ugereau d’attaquer à g. par le vallon du -MUhltnal, au maréchal Sotilt d’attaquer à dr.. par Lœbstedt et Closewitz, tandis que Nej' et Murat prendraient la roule que bannes et la garde avaient suivie ; que Davoust garderait le pont de N'aumbourg, et que Bernadoitese tiendrait' prêt, soit à se joindre il Davoust, soit à se jeter sur le flanc des Prussiens. >
be prince de Hohenlohe était dans une complète ignorance du sort qui l’attendait. Persuadé que le gros de l'armée française, au lieu de s’arrêter devant léna, courait sur beipsick et Dresde, il avait rangéson armée le long de la route d’Iéna h Weimar, 'l'outefois le feu de tirailleurs qu’on entendait sur le bandgrafenberg ayant répandu une sorte d’émoi , et le général Tauenzien demandant du secours,
[Route 93.]
se disposait à lui en envoyer, lorsqu’il reçut du duc de Brunswick l'ordre réitéré de n'engager aucune action si rieuseetdeseborner àbien garder les passages de la Saale et surtout celui de Dornbourg. 11 eut le tort d’obéir.
,\près avoir raconté en détail comment les divisions Suchet et Gazan , s'avançant à travers un brouillard épais, s’empari rent des villages de Closewitz et de Cospeda, et comment, le corps du général Tauenzien défait. Napoléon, ayant conquis l’espace nécessaire au déploiement de son armée, suspendit l'action pour donner à ses autres colonnes le temps d’arriver, l’historien du Consulat et de l’Empi'reniontrele prince de Hohenlohe ; averti enfin du danger, et rangeant son armée en bataille. A 10 heures l'action interrompue depuis une heure, recummence plus vivement, be maréchal Ney qui s’était avancé, entre bannes et.\ugereau, en face ' du V. de Vierzehnheiligen, s'en- ^ gage avant l'ordre de l'empereur,
I et se trouve aux prises avec une grande partie de l’armée prusi sienne; mais il fait une contenance ; héro’ique. bannes a le tempsd’ar- , river à son secours ; alors le prince ' de Hohenlohe s’efTorce vainement i de s’emparer de •Vierzehnheiligen.
Pondant ce temps Augoreau, dé- ' bouchant à travers le bois d’Isersiedt , dégage la gauche de Ney,
, tandis que lé général Heudelet i attaque les .'taxons échelonnés le I long de la Scliiiecke, sur la grande i route d'Iéna à Weimar. De l’autre j cété du champ de bataille le corps j du maréchal Sotilt, après avoir chassé du bois de Closewitz les restes de la brigade Cerrini, ainsi que les fusiliers de Pelet, et rejeté au loin le déiachementdellolzendorf , fait entendre son canon sur le liane des Prussiens. Napoléon, voyant le progrès de ses deux ailes , et appren'ant l’arrivée des troupes restées en arrière , ne craint plus lî'eng ager toutes les forces présentes sur le terrain, cl donne l’ordre de se porter en
DE WEIMAR A lENA.
[Hol'te 93.] lEXA.
avant. Une impulsion irrésistible se communique à la ligne entière.
On pousse devant soi les Prussiens rompus , on les culbute sur ce terrain incliné qui descend du
composant les corps des inarécbnu.v Soult, Lannes , Augereau, ■ Ney, Murat et la garde, cinquante mille avaient combattu et sufli pour culbuter l'armée prussienne.
Landgrafenberg vers la vallée de La plus grande partie de cette arnim... Aucun corps ne tient j mée, frappée d’une sorte de verplus..., la déroute est complète... tige, jetant ses armes, ne connais- Un affreux carnage suit cette re- sant plus ni drapeaux ni ofliciers, traite en désordre. On ne fait pas courait sur toutes les routes de la de prisonniers ; on enlève l’artille- Thuringe. Environ douze mille rie par batteries entières. « Dans Prussiens ou Sa.xons, morts ou ce grand péril, continue M. Tbiers, j blessés , environ quatre mille survient enfin , mais trop tard, le Français, morts ou blessés aussi, général Ttuchel. Il gravit au pas | couvraient la campagne d léna à ces plateau.x inclinés du Land- i Weimar... Quinze mille prisongrafenberg à l'ilm. Tandis qu’il I niers, deux cents'pièces de canon monte, autour de lui descendent étaient aux mains de nos soldats, comme un torrent les Prussiens et ivres de joie. Les obus des Prusles Français , les uns poursuivis siens avaient mis en feu la ville par les autres; pendant qu'il s’a- d’Iénn, et, des plateaux où l’on avait vance, le cœur navré à la vue de combattu, on voyait des colonnes ce désastre, les P'rançais se pré- j de flammes s’élever du sein de cipitent sur lui avec l’impétuosité j l’obscurité. Les obus des Français de la victoire. La cavalerie qui 1 sillonnaient la ville de Weimar, couvrait son flanc gauche est dis- ^ et la menaçaient d’un sort sompersée la première. Cet infortuné ' blable. Les cris des fugitifs oui la général, ami peu sage mais ar- traversaient en courant, le triiit dent de son pays, s’offre de sa per- 1 de la cavalerie de Murat qui en sonne au premier choc. Il est frappé parcourait les rues au galop, sad’une balle au milieu de la poi- brant sans pitié tout ce qui n’était trine , et emporté mourant dans | pasassez prompt à jeter ses armes, les bras de ses soldats. Son infan- i avaient rempli d’effroi cette cbarterie, privée do la cavalerie qui la ; mante cité, noble asile des lettres, couvrait, SC voit attaqui'C en flanc j et théâtre paisible du plus beau par les troupes du maréchal .Soult, i commerce d’esprit qui fût alors au et menacée de front par colles des monde... »
marécliaux Lannes et X'ey. Lesba- ; Quelque grands que fussent les taillons, placés à l’extrémc gauche résultats obtenus. Napoléon no de la ligne , saisis de terreur, se connaissait pas encore toute l’édébandent, et entraînent dans leur tendue de sa victoire, ni les Prusfuite le reste du corps d'armée. : siens toute l’étendue de lc\ir malpendant fjue les troupes saxonnes | beur. L’armée du diicde Brunswick '’ui restaient encore sur le champ | qui s’était postée à Auerstaidt, un e bataille sont enveloppées et pou avant te défilé de Kœsen, poprises par Augereau et par Murat sition militaire fort connue, ayant qui, ralliant ensuite ses escadrons, négligé d’occuper ce défilé, le macourt vers Weimar, y poursuit les ' réchal Davoust, malgré le refus de fuyards, leur coupe la retraite au liernailotte qui ne voulut pas, pour delà de cette ville , et les force à des motifs personnels, combattre serendreparmilliers.Dessoixanto- avec lui, n’hésita pas à l’attaquer, dix mille l’russiensQui avaient paru II n’avait pourtant que vingt-six sur ce champ de bataille, il n’y j mille hommes à opposer h soixanteavait pas un seul corps qui fût en-, six mille. Le 11, avant le jour, il lier, pas un seul qui se retirât eu | franchit les défilés de Kœsen,- arordre. Sur les cent mille P’rançais' riva le premier sur le champ tic
404 DE WEIMAR A lENA. (Rodte 93.
Imtaille irAuerslaeilt, engagea l'action avant que les Prussiens eussent eu le temps de prendre leurs dispositions, et remporta une victoire compl(‘te. Quand l’armée prussienne battit en retraite, elle avait perdu trois mille prisonniers, neuf mille ou dix mille hommes tués ou blessés, plus le duc de Brunswick, le maréclial de Mollendorf, le gé- 1 néral Sehmettau, frappés mortelle- j ment, et surtout un nombre immense d'otliciers qui avaient bra-j vement fait leur devoir. Le roi { avait eu un cheval tué sous lui. | Le corps du maréchal Davoust i avait éprouvé des pertes cruelles. !
Sur vingt-six mille hommes il en' comptait sept mille hors de com- , bat. Les généraux .Morand et Gu- !
din étaient blessés ; le général de Billy était tué; la moitié des géné-j Taux do brigade et des colonels, étaient morts ou atteints de blés- 1 sures graves. Le maréchal Davoust, I résent sans cesse au plus fort du i angor, avait reçu un biscaïen à; la tête ; mais ce projectile perça son chapeau à la hauteur de la co- | carde , et ne lui enleva que des cheveux sans entamer le crâne. !
Jamais journée plus meurtrière, depuis .Marengo, n'avait cnsan- .
glanlé les armes françaises, et ja-’ mais aussi un plus grand exemple ' do fermeté liéro'iquc n'avait été tlonne par un géméral et ses sol- ’ dats.
« L’armée prussienne se retira, sous la protection des deuxdivi-| sions de réserve que conduisait ' le maréchal Kalkreuth. Le rendez- | vous , assigné- à tous les corps ' désorganisés par la bataille, était.
M'eimar, derrière le prince de IIo- :
henloho qu'on supposait encore , sain et sauf. I.e roi y marcha; fort triste sans doute, mais comptant, sinon sur un retour de fortune, au moins sur une retraite en bon ordre , grâce aux soixante-dix mille hommes du prince de IIolienlohe et du général Ruchel. Il cheminait accompagné d’un fort détachement de cavalerie, lors- 1 qu'on découvrit sur les derrii-res'
du champ de bataille d’Iéna, les troupes du maréchal Bernadottiî.
A leur vue on ne douta pas qu’il ne fût arrivé quelque accident à l'armée du prince de llohenlohe.
On quitta précipitamment la route de .Weimar, pour se jeter à droite sur celle de Sommerda. Alais bicnté)t la vérité fut connue tout entière, car l’armée du prince de llobenlohe cherchait dans le moment auprès de l’armée du roi l’appui querarmée du roicherchait auprès d’elle. On se rencontra par mille bandes détachées qui tuyaient dans toutes les directions, et les uns et les autres apprirent qu’ils avaient été vaincus, chacun de leur cété.
A cette nouvelle le désordre, moins grand d’abord dans l’armée du roi, parce qu'elle n’était pas poursuivie, y fut porté nu comble.
Lue terreur subite s’empara do toutes les Ames ; on se mit ii courir confusément sur les routes , sur les sentiers, voyant partout l’ennemi, et prcnantdes fuyards pleins d’effroi eux-mémes, pour les Français victorieux. Bar surcroît de malheur, on trouva sur les chemins cette masse énorme de bagages, que l’armée prussienne, amollie par une longue paix, traînait à sa suite, et dans le nombre une quantité de bagages royaux, qui n étaient pas en rapport avec la simplicité personnelle du roi Frédéric-Guillaume, mais que la présence île la cour avait rendus nécessaires. Brossés de se soustraire au piTÜ, les soldats des deux armées prussiennes regardaient comme une calamité ces obstacles à ta rapidité' de leur fuite. La cavalerie se détournait et se jetait à travers la campagne, se sauvant par escadrons isolés L’infanterie rompait scs rangs, ravageant, culbutant ces bagages incommodes, et laissant aux vainqueurs le soin de les pilier, parce qu’avant tout elle voulait fuir. Bientôt les deux divisions du maréchal Kalkreuth, restées seules en bon ordre, furent atteintes du désespoir général, et, malgré' l'énergie de leur chef.
Digilizr ;k
[Route 94.] ZVA'ÏZ. —
commencèrent à »e dissoudre. Les cadres se dégarnissaient d’heure en lieure , et les soldats, qui n’avaient point partagé les passions de leurs oliiciers , trouvaient plus simple , en abandonnant leurs armes et en se cachant dans les Lois , de sc dérober aux conséquences de la défaite. Les routes étaient jonchées de sacs, de fusils, , de canons. C'est ainsi que se reti- ' rait l’année prussienne, à travers i les plaines de la Thuringe et vers j les montagnes du Harz, présentant | un spectacle bien différentde celui qu’elle offrait peu de jours aupa-i ravant, lorsqu’elle promettait de j se conduire devant les Français | tout autrement que les .\utriehiens et les Russes. *
Napoléon fut plus indigné que surpris de la conduite de Hern.adotte. -Mais il *eut le tort de lui pardonner après s’étre emporté contre lui en paroles véhémentes.
11 lui écrivit toutefois une lettre qui dut lerendre bien malheureux, ait .M. Thiers, s’il avait le cœur d'un citoyen et d’un soldat. En revanche, üuroc porta le lendemain au maréchal Davoust une lettre de l’empereur et des témoignages ' éclatants de satisfaction pour fout, le corps d’armée.
Un monument a été élevé sur le !
champ de bataille d’Auersta*dt, l’endroit où le duc de lîrunswick fut mo-rtellemenf blessé.
D'Iéna à Rudolstadt, 1 1/2 mil., dilig.
tous les jours, en -Ih. .1, 4, pour 27 sgr., par ; ytaua; liothenstein ; (2nnl.) Cuhla, ! V. de 2,500 hab., que domine l'ancienne | forteresse de LeucÂtenb'irg , qui est acfuellcmeiit une maison de détention et un asile d’aliénes; Gross Kniersdorf; Or]a7nündef V. de l,2t>0 hab. avec un ch,dteau détruit au xiv» siècle et Vhhtedt ; \ — à Scbleiz, 6 3,-4 mil., dilig. tous les * Jours, en 7 h. 1/2, pour 1 th. 10 1,'2 sgr. ! par : (2 mil.) Cahia, (2 mil.) Neustadt, R.oi; (3mil.)SchIeiz, R. 100. i
- GEK.4.
DE WEIM.AR