‹ Itineraire descriptif et historique de l'AllemagneChapitre 225 sur 328 · DE BAM13EH · texte numérisé non relu

DE BAM13EH

ihi chemin de er bavarois. Après avoir traversé des plantations d'arbres résineux en ligne droite, la voie décrit une forte courbe près du Schwarzhof et de la Stieitinühle. A dr. on découvre une jolie vue sur la vallée du Mein Blanc, Trebgast, le Hxinmelkron , ancien cloître, ou se trouvaient les caveaux funéraires des margraves de Bayreutli, Lanzendorf, et, dans le lontain, Goldkronach. A une première tranchée dans les rochers , de 700 mèt de long et de 10 met. de profondeur, succède ensuite une rampe roide fia rampe du Moulin), garnie h dr.

d'énormes parapets de granit et soutenue gardes murs d'une construction remarquable et hauts en certains endroitsdeplus de Î15 mèt.

Enfin, au delà de trois autres tranchées taillées dans le roc, et dont la première a 27 mèt. de profondeur, d'une seconde ram(>c ajipelée Pulsterleite, on atteint le premier plateau, d'un aspect froid et monotone. La longueur totale de

a montée est de 2 h. (à pded).

11 1/4 mil. Markt-Schorgast.

La station de ce triste v. que l’on aperçoit à g. au fond de la vallée, est à 180 mèt. au-dessus de celle de Neuenmarkt.

A Eger, à Bayreuth, à Wunsiedel, R. 99.

Au delà de Jlarkt-Schorgast le chemin de fer décrit une courbe énorme, en continuant à monter.

Entre les villages de Falls et de Hœflas , on découvre à dr. une belle vue sur la chaîne du Fichtelgebirge , où l’on distingue l’Oclisenkopf, le Schneeberg, le Budolphstein et le Waldstein (voir K. 90). Ce n’est qu’à une certaine distance de la station de Markt- Slammbachque l'on franchit enfin, après de nouvelles rampes et de nouvelles courbes, le point de partage des eaux du Khin (par le Wein) et de l’Elbe (par la Saale).

Au point culminant du passage,

rès du V. de Schœdlas, au fond

'une tranchée de 700 mèt. de long

A LEIP.SICK. [Route lOO.j

et de 12 met. de haut taillée dans le gneiss, on se trouve à 433 mèt.

au-dessus de Bamberg. On voit à g. Schœdlas, à dr.le Ficbtelgebirge au sortir de cette tranchée. Quittant alors la direction N. qu’on a prise à Markt-Schorgast pour reprendre celle de l’E., on descend par une pente roide (jolie vue sur MUnchberg) dans la vallée de la Pulschnitz et on franchit cette rivière sur un pont de 11 mèt. avant de s’arrêter à la station de

14 1/4 mil. Münchberg (Hét. de Bavière), d’env. 2,400 hab., qu’on laisse à g. et au delà de laquelle on passe de la vallée de la Pulschnitz dans celle de la Saale. A dr.

le Kornberg se dresse au loin audessus de HallersUin; à g. on remarque à Fœrhau un vieux château à demi ruiné, appartenant au prince de Lippe-Schaumbourg.

On reprend La direction N.

près de

16 mil. Schicarzexibach, X. d’env 2,000 hab., qui possède un certain nombre de fabriques et un héipital neuf. Le chemin de fer reste sur la rive dr. de la Saale, traverse le Mühlbach et la Schwesnitz, s’arrête à Oberkotzau, dont le château appartient à la famille noble de ce nom, puis , franchissant la Saale près de M oschendorf sur un pont de granit long de 180 mèt., haut de 8 mèt. 33 cent., et dont les neuf arches ont chacune 10 mèt. 66 cent, d’ouverture (jolie vue à g. sur le Saalethal) , il décrit une forte courbe en s’approchant de

17 1/2 mil. Hof (lldt. : Brandenburg Ilof, Bairischer Hof, Lamin, Hirsch, ce dernier est le plus rap-

roché du chemin de fer), V. in-

ustrielle (importantes fabriques de lainages, de coton, de mousseline, do cuirs, etc.) et commerçante (transit) de 10,000 hab., située sur la rive g. de la .Saale, dans une contrée qui n’est rien moins que pittoresque. En 1823 un incendie y consuma 264 maisons et Ve'glise de Saint-Michel, rebâtie depuis. A la voir on dirait une ville entièrement neuve. Cependant elle fut

Digiiice

fUouTB 100.] HOF.— SCIILEIZ. . 45r.

fondée au xi» siècle. Son plus bel édifice est son hûlel de ville, construit récemment dans le stylo gothique. Le gymnase , ancien couvent de franciscains, possède une assez belle bibliothèque. On remarque sur une éminence voisine les jardins du Tlieresienstein, lieu de réunions publiques. Du reste, elle n’offre absolument rien d’intéressant à un étranger.

A Egor, à Franzensbad, à Vlarienbad, k Carlsbad , à Ratisbonne, voir ï Allemagne du Sud ; — à .Schleiz, voir ci-dessous, 4 1/2 mil. dilig. tous les jours, en 4 h. 1/2, pour 1 11. |8 kr., par ; (3 mil.) Gefell, enclave de la Prusse, au delà de laquelle on entre dans la Reuss-Sclileiz ; (2 1/2 mil.) Schleiz; — à Lobenstein (4 mil.), par Steben, voir ci-dessous.

De Hof i Leipslck.

22 1 10 mil. 3 convois par jour, trajet en 5 h., pour a th 21 sgr., 2 th.

28 Sgr., 2 Ih. G sgr.; 50 livres de bagages.

Presque au sortir de la station, le chemin de fer saxon-bavarois traverse la vallée de la Saale sur un viaduc long de 188 met., haut de 27 mèt., et composé de 8 arches ayant chacune 17 mèt. d’ouverture; il prend ensuite une direction X.-E. et sort de la Bavière pour entrer en Saxe, à peu de distance de

2 C/IO mil. Reuth. Après avoir décrit diverses courbes au N. et au N. E . il. prend la direction de l'E., entre Heutii et

4 6,10 mil. MchUheucr.

[Une dilig. va tous les jours de Mehliheuer à {2 4/5 mil., Schleiz, en 2 h. 1;2, pour 14 sgr. — Schleiz (Hét. : Eiigel, Sonne, Adler), capitale de la principauté de Keuss- Schlciz, résidence du prince, siège du gouvernement, est une ville do 6,000 hab., située il 10. de Mehltheuer, sur le Wiesenthal; patrie de Bœttger, l’inventeur do la fabrication de la porcelaine (voir Meissen). On y remarque : outre le château de la résidence et Vtgl.ise du château, qui s’élèvent sur une

petite éminence, au milieu de la ville, la Rergkirche, ancienne église, située hors de la ville et renformarit le caveau des princes de Reuss-Schleiz, de beaux monuments et quelrjues tableaux estimés. Elle possédé une école normale primaire , un lycée avec bibliothèque, un hôpital, un institut pour les orphelins, des fabriques de drap, de cotons, etc. Le 3 juillet 1817, un incendie la réduisit presque entièrerneut en cendres. La résidence, les églises, les écoles, l'hôtel de ville, les écuries du prince, etc., devinrent la proie des flammes. En 1836 elle fut victime d’un semblable sinistre.

On peut visiter, dans ses environs, le château de plaisance Luisenburg, le parc princier de Heinrichsruhe [lô min.), et l’Ermitage.

Ce fut à Schleiz, le 9 oct. 1806, que s’ouvrit la campagne d’iéna.

Muratel Dernadotte, qui formaient l’avant-garde de l’armée française, y rencontrèrent le corps du général Tauenzien, fort de 8,000hommes d'infanterie et de 2,000 chevaux, rangé en bataille au pied d’une hauteur au delà de Schleiz et du Wiesenthal. X’apoléon, qui avait couché dans les environs de Saalburg, accourutsurleslieuxdès le matin, et, à la vue de l’ennemi, ordonna l’attaciuc. Les Prussiens, vaillamment cliargés par Murat, furent repoussés deleurposiliou et erdirent 400 pris mniers indépenamment de 300 morts ou blessés.

Napoléon établit son quartier général à .Schleiz (voir léna).

La principauté de Reiiss Schleiz est un Etat indépendant compris dans les possessions de la branche cadette de Ueuss-Plauen. Sa. superficie est de 6,1 mil. géog. c., sapopulalion de 22,000 hab., son budget do recettes de 36,000 fl.; elle renferme 2 villes et 27 villages. La branche cadette de Reussou Reuss- Schleiz. règne non-seulement sur Schleiz, mais sur Lohenstein-Ebersdor/’ (7, 75mil. géog c., 22,000hab.), et sur Géra et Saalbourg (voir Géra et Greiz),

456 • DE BAMBERG A LEIPSICK. [Routr 100, J

Des services qiiotidicns mettent Schleiz en communication avec :

Gera(voirR. 94); — Greiz (voir cidessous), 4 mil., en 4 h. 1/4, pour 24 sgr.; — léna(voir R. 99), 6 3/4, mil. en 6 h. 3/4, pourl th. 10 1/2; sgr. — Neustadtan derOrla{voir R. 92); — Lobemtein ; 3 1/4 mil., en 3 h. 40 min., pour 18 sgr. par: (1 1/2 mil.) Ebersdorf, anc. V. située sur la Saale, avec un vieux château transformé en institution pédagogique de frères moraves ; — (1 mil.) SaaU burg, b. de 2,000 hab., dont un tiers de frères moraves; résidence du prince, chef-lieu de la seigneurie de ce nom, située sur la Friesa.

Le prince y possède un beau château ; on y remarque en outre une qglise du xiv' siècle etlescbâteaui de plaisance Tempe et JieUevue, qui sont h 3/4 mil. de Lobenstein, V. de 4,000 hab., capitale do l’Etat de Reuss-Lobenstein, pittoresquement située sur une montagne de forme conique dont la Lemnitz et la Kosel baignentla base. Château avec jardin : vieux château. Lobenstein esta 4 mil. de llof, voir ci-dessus. Au delà de la frontière de la Saxe, à moitié chemin environ, se trouvent Steben et Langcnau (Bavière).

Steben (2 h de Lobenstein, de 4 à 5 h. de Hof) est situé à 600 met.

au-dessus de la mer. Ses eaux alcalines sont surtout fréquentées par dos femmes. Elles se prennent en bains et en boissons ; mais de ses six sources on neboitque d’une seule, celle du milieu, surmontée d’un temple à colonnes. Il y a aussi des bains de boue et des douches. Le meilleur hôtel est le Bairischer Hof ; les maisons garnies sont nombreuses. Une chambre coûte de 3 à 8 fl. par semaine ; le dîner de 1 h., de 18 à 36 kr. ; un bain ordinaire, de 25 à 30 kr. ; un bain de boue, 1 fl. 12 kr. ; un demi-bain de boue, 1 fl. On se promène sous la colonnade et dans le jardin de la maison de conversation. Parmi les excursions des environs, la plus renommée est celle du Hwllenthal (vallée.

d’Enfer). Le Stebenbach y forme une petite cascade près du moulin d’Enfer. On va visiter aussi le

château de Reisenstein, et celui de Blankenstein, situé au confluent de la Selbitz et de la Saale franco-

nienne, \e Rvmpelhubel (vue étendue), etc.

Langenau (3/4 mil. de Steben à l'O.) possède une source d’eau minérale qui ressemble à celle de Selters et que l’on vend souvent sous le nom de Selters en Fran-

conie. Il n'y a aucun établissement près de cette source dominée par les ruines du vieux château de

Biirÿsteiu. On peut visiter dans les environs Lichtenberg, V. d’env.

1,000 hab. avec un vieux château, et surtout la vallée de la Saale fran-

conienne où l’on trouve les deux

châteaux de Blankenstein et de

Rudolphstein, la forge de Saalkam~ mer, les ruines du Sparenberg et la V. de Hirschberg, L.'iOO hab., dont le château appartient au prince de Reuss.

Un peu au delà de Mehltheuer le chemin de fer, changeant encore une fois de direction, incline au S.-E., puis auS., pour reprendre, audelàde Plauen, sa direction N., puis N.-E. 11 traverse le plateau cultivé et boisé (plantations de pins) qui sépare les bassins de la Saale et de 1 Elster.

6 1/10 mil. Plauen (Ilôt. : l’.ngcl, Deutsches Haus), V. industrielle (cotons, toiles, mousselines, etc.), do 14,000 hah., irrégulièrement bâtie sur un terrain accidenté et arrosé par l’Elster Blanche où l’on pèche des perles (surtout à Oelsnitz). Un incendie y a causé en 1814 de grands dégâts, aujourd’hui réparés. Sa vieille eglise à deux tours, détruite par les hussites en 1430, et incendiée en 1548, a été restaurée. Son vieux château, appelé Radsc/ùn, et qui la domine, fut jadis la résidence d’un bailli impérial (advocatus regni, en alh, Voigt).

Le cercle dont elle est le cheflieu se nomme encore VoigtJand.

D'içitized hy Goc '’lr

(Route 100. J ELSTER-

Diverses administrations publiques occupent actuellement l'ancien château des baillis.

A Franzensbad, 7 mil., dilig. tous les jours, pendant l'été, à 11 h. du matin, trajet en 7 h. 1/3, pour 1 th. 3sgr., par (1 1/4 mil.) Oehnitz, V. ind. de 6,000 hab., sur l’Elster, prés de laquelle on remarque l’ancien château Voigtsberg ; — (1 3/-1 mil.) Adorf, V. de 3,600 hab. — (4 mil.) Franzensbad, voir VAUemagnt du Sud.

[Pendant l’été il part tous les jours de Plauen deux diligences pour Elster (trajet en 3 h. 1,'2 et 4 h. pour 19 sgr.). On suit jusqu’à (3 mil.) Adorf la route de Franzenshad indiquée ci-dessus, pour prendre un peu au delà celle qui conduit à (1 h.) Asch en remontant l’Elster; bientôt on atteint Elster, V. saxon situé près de la frontière de la Bohême, sur l'Elster Blanche, à près de 500 mèt. audessus du niveau de la mer du Nord. Le bain de ce nom est à quelques min. au N. du v. , au pied des coteauxboisés du Galgenberg.

Les trois sources principales réunies sous la Trinkhalle de la colonnade sont : 1“ le Marienbrunnen (1847, 1851), 10“ C.; VAlbertsbrunnen (1847, 1831), 10“ C.; le Kœnigsbrunnen (1847, 1851), 10“ C.; il y a encore la Salzquelle 8’ C., la Johannisquelle, 8“ 5’ C., le Moritzbrunncn, 12“ C. Ces sources, exploitées depuis 1848 pour le compte do l’Etat, qui y a fuit construire un bel établissement, contiennent une grande quantité de sel de Glauber et de l'acide carbonique, du sel commun, du fer, du carbonate de soude; elles soiit surtout recommandées dans tous les cas où l'on veut calmer ou détendre sans affaiblir, et où l’on veut donner du ton et de la force sans surexciter le malade.

Elles conviennent dans les maladies des voies digestives, du foie, des intestins, les rhumatismes, les scrofules, etc. T.e nombre des baigneurs était en 18.55 d’env. 800 , en 1848 il n’atteignait pas 500. Les

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prix des bains et la taxe des baigneurs sont fixés par un tarif. Une chambre coûte de 1 à 3 th. par semaine. Le meilleur hôtel est le Wettiner Hof, situé sur la route d’Adorf.]

Un peu au delà de Plauen, le chemin de fer franchit la vallée de l’Elster sur un élégant viaduc presque tout en briques, long de 297 mèt., haut de 75 mèt., et formé par un double rang d’arches.

Après avoir ensuite laissé à g. et à dr. un certain nombre de v., et à dr. la pet. 'V. de Netschkau avec son vieux château, il traverse la profonde vallée de la Gœltsch sur le plus beau et le plus important viaduc qui ait jusqu’à ce jour été construitenAllemagne.Ce viaduc, en effet, a 682 mèt. do long et 93 mèt. de haut à l’endroit où lavallée atteint sa plus grande profondeur; il se compose de quatre rangs d’arches. Celle sous laquelle coule la Gœltsch n’a pas moins de 30 mèi. d’ouverture. On compte en tout 80 arches.

9 4/10 mil. lieichenbach (Hôt.

Lamm, Engel), V. manufacturière (fabriques de mousselines, filatures de coton, do casimirs, de mérinos, de flanelle) d’env. 10,000' hab. Elle a été presque entièrement incendiée en 1833.

[Deu.x'dil. vont tous les jours de- Reichenbach à (1 1/2 mil.) Greiz (trajet en 1 h. 12, pour 8 sgr.), — (Hôt. : Erbprinz, Kranich, Lœwe), V. d’env. 10,000 hab., située sur la rive dr. de l’Elster. Elle est la capitale de la Principauté de- Reuss - Greiz , la résidence du prince et le siège du gouvernement. Cette principauté, qui occupe le seizième rang à la diète,, avec Lichtenstein , les autres Reuss et les deux Lippe, a une superficie (le G mi\. géog. c., une population de 38,000 hab., un budget de 154,000 th de recettes et unei dette do 370,000 th. Divisée cm deux seigneuries, Greiz et Biirgk,.

elle comprend 2 villes, 2 bourgs;

Ali.em. du n.

Digilized by C'

458 I3E DAMBERO A LEIPSICK. [RoutbIOO.]

et 82 villages. Le territoire de Reuss-Plauen, partagé entre les diverses branches de la famille de ses souverains, forme une union politique composée des deux principautés de Keuss branche aînée (Reiiss - Aellere- Linie) , et Ueuss, branche cadette {Jleuss-Jüngere- Linie). Chaque branche est un Etat indépendant, mais dont les souverains se succèdent les uns aux autres. Tous les princes du sang de la maison de Reuss portent le nom de Henri et sont distingués par un chiffre désignant l'ordre de leur naissance. Dans la branche aînée, lorsque le nombre cent a été atteint, une nouvelle série recommence. Dcns la branche cadette , chaque siècle forme une série. La branche aînée règne sur Greiz ; la branche cadette règne sur Schleiz, Lobenstein et Ebersdorf. Géra et Saalburg (voir, ces mots). Ces trois derniers Etats réunis ont une superficie de 21,1 mil. géog. car.; une population de 80,000 hab. Ces deux lignes, dont les territoires ont une superficie totale de 27,19 mil. géog. c., et une population de 118,000 hab., doivent îi la Confédération un contingent d'env. 2,000 hommes et 4 canons.

En sa qualité de capitale, Greiz possède un château princier entouré d'un beau narc dans lei^uel se trouve un palais d'été. Lancienne résidence, située sur une hauteur rocheuse, est devenue le siège du tribunal et de diverses autres administrations. On y remarque aussi, outre d’assez nombreuses fabriques {draps, lainages, brasseries, etc.), son hôtel de ville, bâti en 1841, et une ancienne commanderie de l’ordre Teutoniqne.

Des services de voitures publiques mettent Greiz en communication quotidienne avec : Géra,

3 3/4 mil. (voir R. 94); — Schleiz,

4 mil. en 4 h. 1/4 pour 24 sgr.

(voirci-dessus); — Werdau, 2 mil. en 2 h. pour 10 sgr. (voir ci-dessous.)

Au delà de la station de Neumarkt on remarque sur la dr. le château Schœnfeh, situé sur une hauteur boisée. Puis on laisse également à dr. l'embranchement de Zwickau (ht. 1201 avant d’atteindre

11 7/10 mil. Werdau, V. industrielle (draps, cotons) d'env. 8,500 hab., sur la Pleisse dont le chemin de fer descend la vallée.

A Zwickau, Schneeberg, Schwarzenberg et Annaberg, R. 120.

13 1/10 mil. Crimmitscàau,, V. industrielle (draps, cotons, casimirs) d’env. 9,600 hab. On traverse la Pleisse près de Franicenhausen, puis on sort de la Saxe royale pour entrer dans la Saxe-Altenbourg, à peu près à moitié chemin de Crimmitschau et de

14 3/10 mil. Geessnitz, V. de 1,600 hab., d’où se détache un embranchement pour Chemnitz et Riesa (voir R. 119). On retraverse ensuite la Pleisse avant de pa.sser dans la vallée du Stadtbaoh, lorsqu’on s’approche par une forte courbe de

16 9/10 mil. Âltenbourg (Hét. :

Preussischer Hof, Stadl Gotha, Bairischer Hof, Russischer Hof), capitale du duché de Saxe-Gotha- Altenbourg, V. d’env. 16,000 hab., située sur le Stadlbach, près de sa ionclion avec la Pleisse. Elle est la résidence du souverain et le siège du gouvernement. Elle possède une école normale d’instituteurs primaires, un gymnase fondé en 1529, une école d’arts et métiers, de nombreuses fabriques (gants, tabatières, tabac, draps, cuirs, etc.). Elle fait un commerce assez considér.ible (bois, grainsj.

Fondée du x' au xic siècle, élevée par Lothaire en 1134 au rang de ville libre impériale. Altonbourg devint en 1146 la résidence des burgraves qui portèrent son nom. En 1256, Rodolphe de Habsburg l’avait réunie de nouveau à l'empire, mais en 1308, les margraves de Meissen s’y établirent après s’en être emparés. En 1520, la Réforme y fut introduite. En

[Roütb 100.]

1672, à l’extinction de d’Altenbourg, elle échut à la ligne Gotha, et fut l’une des deux résidences du duché ; mais à l’extinction de la ligne Gotha, en 18*25, elle échut nu duc de Hildburghausen, et est restée depuis la capitale d’un Etat séparé.

Le duché de Saxe-Âltenbourg, Etat de la Confédération germanique, se compose de deux portions de territoire, de grandeur à peu près égale, séparées parla seigneurie reussienne de Géra, et de quelques petites parcelles, enclavées dans la Prusse , dans la Saxe royale , dans le .Schwarzbourg-Kudolstadt et dans les Keuss. Il a une superficie de 24 milles géogr. car. (11,6 mil., Âltenbourg, 12,5 mil., Saal-Eisenberg), et une population de 134,000 hab. (87,000 Altenbourg , 47,000 Saal-Eisenberg) répartis dans 8 villes, 2 bourgs et 460 villages.

Son budget est de 742,740 thaï., pour 2 années; il se solde en équilibre; son contingent militaire ost de 1,800 hommes, y compris la réserve. Sa constitution (monarchie héréditaire avec représentation nationale) date du 29 avril 1841.

Il occupe, avec les autres Saxes le 12“ rang dans la Confédération; il possède une voix en propre dans le plénum, et prend part au vote attribué dans l’assemblée des 17 aux 4 Etats placés au 12“ rang.

Le château ducal d’Altenbourg, situé sur une roche de porphyre, se compose de deux parties. La plus ancienne date du xiii° siècle Pa tour ronde, Flasche, et la porte du château passent pour antérieures au XI' siècle). En 1445, les chevaliers voleurs Kunz de Kaufungen et Guillaume de Mosen en enlevèrent les deux jeunes princes saxons, Ernest et Albert. On découvre une vue étendue au haut du Hausmannsthurm. La partie moderne, bâtie au xviiie siècle, est habitée par la famille ducale. On y remarque la salle du trône, la grande salle, des peintures de L.

Cranach représentant des scènes

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