ALTENBOURG
la ligne | de l’histoire de Saxe, une collection d'armes et d’antiquités. L’église, construite è l’aile g., renferme un bel orgue et l’ancien caveau ducal. Le caveau actuel se trouve dans une chapelle gothique bâtie, en 1840, dans le cimetière voisin de l’hôpital. — Le jardin du château offre d’agréables promenades. On y remarque de beaux chênes, de beaux tulipiers, une orangerie, etc.
L’hôtel de ville, construit à peu près au milieu du xvi' siècle, possède, dans sa bibliothèque, des lettres de Luther etde Melanchthon,
et d’intéressantes chroniques. Près de l’hôtel de ville, dans un édifice gothique appelé Pohlhof se trouve Te musée Lindenau, légué à la ville parle ministre de ce nom (•}■ 1853).
Il renferme des plâtres d’antiquités grecques et égyptiennes, et une collection d’env. 180 tableaux des anciennes écoles préraphaéliques de Toscane, de Sienne etd’Ombrie.
(On délivre des caries d’entrée gratuites à l’hôlel de ville tous les jours à 10 h. Le musée est ouvert de 2 à 4 h.) Les églises n’ont rien de curieux. Le gymnase, appelé Josephinum, a été construit en 1842.
Le Frauenfels est l’ancienne commanderie de l'ordre Teutonique.
Le Magdelenenstift a été fonde en 1705 par la princesse Madeleine pour l’éducation des filles nobles.
Parmi les autres édifices publics ou privés, on remarque encore le casino avec jardin, le Schützenhaus, la nouvelle caserne, l'hôpital Samt- Jean.
La digue (Damm) de l’étang (Teich) est après le parc du château, la promenade la plus agréable d’Altenbourg. On découvre une jolie vue du café bâti sur le plateau qui domine le chemin do fer.
Les paysans des environs d’Altenbourg descendent en grande partie des Wendes. Ils se distinguent tout à la fois par leur costume et par leurs mœurs. Ce sont parmi eux les aînés qui héritent.
Rarement une famille riche s'allie
•IfeO la suisse franconienne. [Routs loi.
« une famille pauvre. Les femmes portent des jupes qui descendent a peine aux genoux. Elles ornent leur tête d’une coiffure conique aux proportions gigantesques, et se cuirassent, pour ainsi dire, avec une espèce de corset en osier.
A Chemnitz et à Riesa, R. 119 et 120; — à Zwickau, R. 120; — à Géra, 3 3/4 mil., 3 dilig. par jour, en 4 h., pour 22 1/2 sgr., U 94.
Au delà d’Altenbourg, le chemin de fer continue à se diriger au N. cn descendant la vallée de la Pleisse. Il sort do la Saxe-Altenbourg pour entrer dans la Saxe royale avant la station de Kiefitasch , et traverse ensuite la Fleisse près du v, de Dœlitz.
22 1' 10 mil. Leipsick (R. 102).
LA SUISSE FRANCONIENNE.
La Suisse franconienne est cette contrée montagneuse de l’Allemagne qui se trouve comprise dans le triangle formé par les trois villes de Bamberg, Bayrcuth et Nuremberg, entre 49® ï’ et 49“ .'iS’ long.
N. ; 28» 4.V et 29“ 16’ lat. O. Elle a une superficie d’environ 28 mil.
carrés. Sa population se monte à 66,000 hab. env. qui s’occupent surtout de la culture de la terre et de l’élève du bétail. C’est inoin»
une chaîne de montagnes qu’un plateau élevé sillonné par de nombreuses vallées de 65 à 100 mèt.
de profondeur, où l’on trouve de limpides ruisseaux peuplés d’excellentes truites, d'agréables prairies, des coteaux boisés, des rochers pittoresques et bizarres, de vieilles ruines féodales et des grottes riches cn stalactites et en ossements fossiles. On peut y passer une ou deuxjournées agréables, si son nom, trop ambitieux, n’a pas fait naître des espérances qu’il lui est impossible de réaliser.
Ses curiosités principales, situées dans les vallées de la Wiesent, de
l’Eschbach et de l’Aufsess, ne peuvent guère être visitées qu’à pied. Car les routes de voitures y sont rares ou en fort mauvais état.
On trouvera partout des guides à des prix raisonnables (de 36 à 48 kr.
par jour). Toutefois, il sera bon, avant d’entreprendre une excursion dans la Suisse franconienne, de se munir d’une petite carte spéciale. On vend de ces cartes à Bamberg, à Nuremberg et dans les principaux hôtels de la Suisse franconienne.
De Baiersdorf et de Forchhelm à Maggendorf.
La plupart des étrangers qui visitent la Suisse franconienne partent, soit de Baiersdorf, soit de Forchheim, deux des stations du chemin de fer de Bamberg à Nuremberg (voir R. 96). Une assez mauvaise voiture va tous les matins de Forchheim à Streitberg en 3 h. VEUwageri de Baiersdorf h Bayreuth conduit également k Streitberg et revient le soir. En6n on trouve, soit àForchheim, soit à Baiersdorf, des voitures à 1 cheval pour Streitberg, moyennant 3 fl .
— N. B. Cette partie de la route ne doit pas être faite à pied.
Les routes de Forchheim et de Baiersdorf à Streitberg se réunissent près du V. de Reuth, sur la rive g. de la Wiesent. Celle de Baiersdorf a déjà traversé les v.
de Kerschhach et de Gossberg. Après leur jonction on remonte la rive g. de la Wiesent par: Kirchehrerubach, V. situé à l’entrée du Wiesenthal et au S. duquel on laisse VEhrenburg , montagne appelée aussi Walpurgisberg, parce qu'elle porte à son point culminant une chapelle dédiée à saint Walpurgis, et fréquentée le l" mai par de nombreux pèlerins ( belle vue) ; — (voir ci-dessous del’Ehrenburg à Gœssweinstein); — Prezfeld, v. situé à l’entrée de la vallée arrosée par la 'fruppach ; et Ebermannstadt, v.
de 500 hab. env. Là on passe sur la rive dr., que l’on suit par Gosseldorf. jusqu’à Streitberg , v.
[Route 101.) MUGGENDORF.—
d'env. 500 hab. où l’on trouve de bonnes auberges: Goldenes Kreuz, la meilleure; Lœwe , Schtcarier Adler, Bær, et où on a fondé, depuis quelques années, un établissement pour les cures de petitlait très-fréquenté par les habitants des villes voisines (café, 18 kr.; dîner, 30 kr., souper, de 12 à 15 kr.; chambre, de 3 à 6 fl. par semaine ; petit-lait, par jour et k discrétion, 18 kr.). — Au milieu du V. s’élève un rocher escarpé couronné autrefois d’un ehàteau en partie détruit et d’où l’on découvre une vue étendue. Il a appartenu jusqu’en 1690 aux seigneurs de Schlüsselberg qu’on appelait Streitherger k cause de leur humeur querelleuse.
La route de Streitberg à Bayreuth passe par Oberfellendorf, Gœsmanmherg, Wiistentein (voir ci-dessous), où elle traverse la vallée de l’Aufsess. Sigrizherg, Breilenlœsau, Blankenfeh, au delà de la vallée de laWiesent, Trupach, Obernsess, Edgelmess , Tœbersdorf, Bondorf, Mazenberg, Phantasie (voir R. 99) et AUstatt, avant d’attoindre Bayreuth (voir R. 99).
On peut, de Streitberg, monter en 30 min. soit au Guckhüll (E.) ou Guckhügel, montagne conique que domine un arbre isolé et qui offre un panorama étendu, soit à la Nei— deck, ruine d'un château de la famille Schlüsselberg, détruit en 1553 par le margrave Albert; ou aller visiter (30 min.) les grottes Schœnsteinhœhle . et Ludwig Wundershœhlc. La Schœnsteinhœhle (S.
O.) (30 kr. d’entrée) se compose de 7 salles principales dont la longueur totale est de 117 met; elle renferme de belles stalactites. Tout auprès on remarque une belle voûte de rocher appelée Triutnphbogen et le lirnnnenstein. La Ludwig Wundershœhle (au N.) est moins grande, mais elle offre un aspect plus agréable. 11 est difficile d’en trouver l’entrée sans guide.
Muggendorf (1 h. au S.-E. de Streitberg par la vallée de la Wie- .ïciitctWœnrd) est un bourg d’env.