‹ Itineraire descriptif et historique de l'AllemagneChapitre 236 sur 328 · PUBLICS · texte numérisé non relu

PUBLICS

orne le portail principal, et achevé en 1706. Il forme un carré parfait, dont chaque côté a 93 mèt. 33 cent.

11 est généralement regardé comme le plus bel édifice de Berlin. On remarque à l’intérieur quatre statues allégoriques, par Hulot, mais surtout dans la cour, les vingt-une têtes de guerriers mourants sculptées par Schlüter aux vingt et une fenêtres et appelées Schlüterschc Masken (les masques de Schlüter).

L’intérieur se compose de deux randes salles qui sont remplies e canons et de fusils, de sabres, d’armes, de drapeaux, d’étendards de toutes les espèces, de toutes les époques et de tous les pays.

Parmi tous ces objets, dont la majeure partie n’offrent aucun intérêt à la masse des visiteurs, on distingue principalement deux canons en cuir qui ont servi à Gustave-Adolphe pendant la guerre de Trente ans; une pièce de campagne appelée la Belle-Colombe; un canon damasquiné; deux canons turcs ; une armure qui a appartenu à François I";des clefs de forteresses, des étendards et des drapeaux pris à Paris, en 1815; les clefs et l'étendard d'Andrinople , pris par les Russes en 1829 et donnés au roi de Prusse par l'empereur de Russie ; un modèle de forteresse assiégée ; celui de la statue de Bli|cher, érigée à Breslau, etc., etc.

Banque. La Kumigliche- Haupt- Bank, Jæger Str., n» 34, a été ondée en 1765 par Frédéric II. C’est une banque de dépôt, de prêt et d’escompte.

Bethanien ou le Diakonissenhaus. On désigne ainsi le nouvel hôpital bâti, de 1845 à 1847, dans le style byzantin, par Stein, à l’extrémité de l’Anna Strasse. La construction. seule de ce beau bâtiment, sans l’achat du terrain, a coûté 500,000 fr. Cet établissement modèle est desservi par 60 diaconesses; il peut contenir 350 malades. Les etrangers y sont admis tous les jours, de 10 à 4 h., le dimanche excepté ; les habitants de la ville, le lundi et le jeudi, de 2 à

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1 h., s'ils sont porteurs de cartes délivrées d'avance par la sœur tourière. Le service intérieur de Rethanien n’est pas moins intéressant à étudier que son architecture. La chapelle byzantine occupe la hauteur do deux étages, afin que les malades puissent assister au culte sans descendre l'escalier.

Bibliothèque (die kœnigliche lUhliothek). La bibliothèque royale, située sur la place de l’Opéra, a été bâtie en 1780, sous Frédéric II.

ui ordonna, dit-on, à l’architecte, e prendre une commode pour modèle. L'inscription Nutrimenttim xpiritus ne la désigne guère plus que son architecture à l’attention publique. Elle est ouverte tous les tours de 9 à 1 h. pour les étrangers, de 10 h. à midi, les mercredis et les samedis, pour les habitants de la ville. La salle de lecture est ouverte tous les jours delà semaine, à l’exception du samedi , de 9 h.

du matin à midi, et de 2 à 6 b. de l’après-midi. Cette bibliothèque , une des plus riches de l’Europe, contient plus de 000,000 volumes imprimés et 11,000 manuscrits.

Parmi ses curiosités on doit mentionner surtout la Bible hébraïque, d’après laquelle Luther a fait sa traduction allemande. Les tharges sgnt couvertes d’annotations de sa main ; — le manuscrit desa traduction des psaumes, avec ses corrections àl’encre rouge; — les thèses de Luiher(lôl7);— un portraitde Luther, sur parchemin : — une lettre d’Agri- (•ola il .Mélanchthon sur la mort de Luther ; — la Hible de Mélanchthon; son rapport sur la conférence de Worms; — la Bible et le livre de prières que Charles I'’ d’.\nglcterre porta avec lui sur l’échafaud et qu’il donna à l’évéque Juxon avant lie se livrer au bourreau ; — la Bible de Guttemberg, à 42 lignes par page, sur parchemin, imprimée de 1450 à 14.=i5, le premier livre imprimé avec des caractères mobiles; — un manuscrit des quatre évangélistes (du fx' ou X" siècle), appelé Codex Wittekindi, parce qu’il fut, dit-on.

donné à Wittekind par Charlemagne ; les sculptures d’ivoire de la reliure sont du style appelé byzantin ; — un diptyque en ivoire sculpté du V siècle, qui réunit les images d'un consul et d’un vicarius urbis Bornai, — des miniatures, par L. Cranach ; — trente-six volumes de portraits gravés d’hommes éminents, avec des autographes ; — de.t'mn»it(scrits arabes du xii* au xix* siècle, ouvrages d’histoire, de poésie et de science, écrits sur papier de coton oriental, à l’exception d’un seul qui est une traduction arabe des Evangiles ; — des manuscrits de Schiller, de G œthe, etc.;— des peintures chinoises et mexicaines; deux hémisphères de métal, à l’aide desquels Otto de Guericke fit les expériences qui l’amenèrent à la découverte de la pompe à air, etc. — N. B. Il y a, au rez-dechaussée de la bibliothèque, une salle de lecture particulière, dans laquelle sont déposés provisoirement les livres nouveaux et les principaux journaux de l'Europe.

Cette salle est ouverte de 10 h. à midi aux personnes qui ontobtenu une carte d’entrée, délivrée par l’un des bibliothécaires.

Bourse (Bœrsenhaus). La bourse, située sur le Lustgarten, renferme, outre divers bureaux, la salle dite salle delà èourss (Bœrsenhalle), où le commerce (le corps des marchands) de Berlin entretient à ses frais un cabinet de lecture. Les étrangers peuvent être admis dans ce cabinet de lecture sur la présentation d’un membre. Ils reçoivent alors une carte d’entrée valable pour huit jours; ce délai expiré, ils ont droit, moyennant le payement de 1 thaler, à une carte valable pour un mois. La bourse, roprement dite, se tient de 1 h. à h.; par le beau temps, les affaires se traitent sur la place devant le bdtiment. — Cet édifice doit être, rochainement reconstruit. Déjà egas a terminé le modèle du groupe qui ornera le fronton du nouveau monument : la Prusse bénissant l’industrie, le commerce.

fKouTK 101.1 INSTITUTIONS D’UTILITE PUBLIQUE. 511

la navigatiou, l'exploitation dos mines.

Cadettenhaus (école des cadets), Neue Friedrichs St., n° 13. On conserve dans cet établissement, fondé en 1716 pour les fils d’officiers. Tépée de Napoléon, conquise près de Jemmapes, par Blücher. /■

Casernes. Les plus grandes casernes sont celles de l’artillerie delà garde à pied (sur le Kupfergraben), du régiment de l’empereur Alexandre' (Alexanders Str., n° 56), du 2“ régiment de la garde (Friedrichs Str., n’ 107): les plus belles : celle du régiment des gardes du corps (Cbarlo tien Str.40); celle du bataillon de fusiliers du 2« régiment de la garde (Caris Str.), et principalement celle des bulaiis (Uhlanen Caserne’). située près de la maison de détention et de l'Excrcierplatz, à peu de distance du Neuethor-, la caserne de cavalerie, près de la porte de Halle, et la caserne d’infanterie, près do la porte d’Orange. Cette dernière, incendiée en 1848, quand elle servait de magasin d’artillerie, a été rebâtie depuis.

Chambres (Kammern). La première Chambre siège Leipziger Str., n“ d, la seconde, Leipziger Str.,n’’55,sur le Dœnhofsplatz (entrée pour le public Niederwall Str.

8.) Les deux salles méritent d’être visitées. Les députés de la seconde Chambre reçoivent, par jour, 3 th.

Corps de garde du roi. La Kœnigswaehe, appelée aussi Xeue Wache, a été bâtie en 1818, entre l’arsenal etl’université, en face du palais Royal, d’après un dessin de Scbirikel. 11 forme un carré au milieu duquel se trouve une cour.

11 est construit d’après le modèle d’un ancien casfrum romain. Des deux côtés se dressent les statues des généraux Scharnhorst et Bulow de Dennewiiz (voir ci-dessus).

— Musique militaire tous les jours de 11 h. à midi, pendant la garde montante.

Ecole d’architecture ou de génie (Bauschule ou Ban Akadcmie).

Ce bâtiment, en briques rouges, situé entre le château royal et la Schleusenbrücke , sur le bras Nchleusen de la Sprée, a été construit, en 1835, par Schinkel. H a uatre façades semblables, mais ifféremment ornées. Au 3‘ étage est le musée Schinkel (voir ci-dessous, Musées).

Fonderies. La fonderie royale (Koenigl. Giesshaus), est un des plus anciens bâtiments de Berlin (derrière l’arsenal). On y fond et on y forgedes canons. Plusieurs statues remarquables, entre autres celle du grand Electeur, y ont été fondues.— ha. fonderie de bronse artistique ( Kunsl-Bronsegiesserei) , Münz 8tr., 10, et sur le canal de la Sprée, est plus intéressante. Le bâtiment actuel, construit de 1845 à 1846, a été inauguré heureusement le 11 juillet 1846. Ce jour-là, en effet, on y a coulé la statue de Frédéric II.

— La fonderie de fer royale (Ëisengiesserei), située près du Neuethor, Invaliden Str., n» 37, est Tun des plus beaux établissements industriels de Berlin. On peut la visiter tous les jours, d’octobre à mars, de 9 h. à midi, et de 2 h. à 5 h., d’avril à septembre, de 8 h. à midi, et de 3 h. a 6 h.,’ moyennant le payement de 5 sgr. par personne, en faveur de la caisse de laKnappsehaft. Les moments les plus favorables sont de 4 à 6 h , parce qu’alors on voit fondre le fer. Cet établissement a été très-endommagé pendant la révolution de

Gymnases (Gymnasiett). Berlin en possède six. On y compte un grand nombre d’écoles réelles, industrielles, primaires, etc.

Hôpitaux. 11 a déjà été question ci-dessus de Bethanien. Les autres hôpitaux de Berlin sont 1“ la Charité, Charité Str. n” 11. Il peut contenir env. 1,000 malaties. Les étrangers y sont admis tous les jours, de 1 h. à 4 h. 1,'hospice des aliénés, dirigé par le professeur Ideler, et établi dans cet hôpital général, intéressera surtout les visiteurs; — 2“ Tlidpt’lal de Frédéric-’

ii;== by Clooglc

512 ÜEULIX ET SES ENVIKU.VS. [KooTt 104.]

Guillaume, PalissadenStr., près du Landsbergerthor ; il peut contenir env. 600 malades. Deux institutions de bienfaisance, fondées par les banquiers Magnus et Frænkcl, ont été réunies à cet hospice ; — 3* l’Àdpttal (catholique) Sainle-Hedwig , Hamburger Str., 10, monument en style gothique terminé en 1854. Il contient env. 2.50 lits et est dirigé par des sœurs de charité ; — 4’ îo clmique, Ziegel Str.

On n’y reçoit que 30 ou 40 malades, pouvant payer une pension de 10 à 30 th. par mois.

N. B. Berlin possède un étahlissement hydrothérapique très-fréquenté (Wasserheilanstalt), Il est situé Kommandanten Str. no 9. Sa fondation date de 1837.

L’établissement d'eaux minérales artificielles, fondé en 1823 par MM. Struve et Soltmann, Husaren St. no 25, mérite une visite. Les jardins sont charmants et par le mauvais temps on se promène sous une galerie de 83 mèt. de long. On y fait de la musique le matin à l’heure où les malades boivent les.

eaux dont ils peuvent avoir besoin.

Hôtel de ville [Rathhaus). L’hôtel de ville (Kœnigs Strasse, n" 15, à l’angle de la Spandauer Str.) n’a rien de remarquable. Les séances publiques du conseil municipal ont lieu d ans 1 e Eœlmsclie lia t/ihaus.

Un nouvel hôtel oe ville monumental est en construction. Il sera bâti dans le style roman pur, avec façade sur la Kœnigsstr., d'après les dessins de Wœsemann. L^édihce, dont la première pierre a été posée le 11 juin 1861, doit être achevé vers la fin de 1867.

Instituts divers. Parmi les principaux établissements d'utilité publique désignés sous le nom général d’institut, on doit mentionner : Vinstitut des aveugles {Blinden- Anstalt), Wilhelms Str. n” 139, ouvert aux étrangers le mercredi de 10 h. à midi ; — l’tTistituf des jeunes garçons et des jeunes filles abandonnées {Erziehungs- Anstalt für vericahrloste Kinder), près de la porte

de Halle, à dr. sur le canal, les lundis et vendredis de 2 h. à7 h.; — Tinstifut de Brédéric-GMillaume, appelé autrefois la pépinière médicino-chirurgicale, et destiné à former des médecins et des chirurgiens militaires,FriedrichsStr., n» 141 ; — l'institut ou l’écoîe des arts et métiers (Gewerbe- Institut), Kloster Str., 35 et 36, fondé par Frédéric - Guillaume III. On y voit une cuneuse collection de machines, demodèlesetde plâtres.

Tous les ans 'on y'fait des expositions de l'industrie ; — le Louisenstift, Husaren Str. no 15, fondé en 1807 pour l’éducation des enfants pauvres ; — l’institut royal du commerce maritime [Seehandlungs-Institut], Jæger Str. n” 21, fondé en 1772 par Frédéric II. Ses opérations commerciales sont garanties par l’Etat ; — l’institut royal des sourds et muets (Taubstummem Institut), Linien Str ,83 et 86 (mardi de 10 h. à midi); — l'école royale vétérinaire [Thierarzneischule] , fondée en 1789 par Frédéric-Guillaume IL Le bâtiment actuel date de 1840.

Invalides {Invalidenhaus). L’hôtel des Invalides (Invaliden Str.),àpeu de distance du Neuethor, date de 1748. C’est Frédéric II qui l'a fait bâtir. 11 peut loger 1 commandant, 24 officiers et 600 soldats. Le bâtiment principal renferme, à dr., une église catholique, à g., une église évangélique. Dans le jardin, on a terminé, en 1852, un monument (National Krieger Denkmall, érigé en métnoire des militaires tués dans l’insurrection de mars 1848. C’est une colonne de 39 mèt. 33 cent., couronnée par un aigle dont les ailes déployées ont 8 mèt. 50 cent, d’envergure. Un escalier de 199 marches conduit au sommet. Les hauts-reliefs d’Albert Wolff qui décorent la partie inférieure de la colonne représentent la «Prusse consolant les familles des héros défunts, et recevant les hommages de ses ennemis vaincus » et « Minerve couronnant le guerrier de retourdanssapatrie.;

IiOterioT.of/er«>3eèaîi(de'.Lesiége

fKouTt lOd.] L’UNIVKRSITE. 51S

de la direction générale de la loterie est dans la Markgrafen Str.

n“4T, k l'angle de la Jæger Str.C’est là que se fait deux fois par an, sous la surveillance du commissaire royal, le tirage public. Le gain le plus élevé ne peut pas dépasser 150,000 th. en friedrichs d’or.

Maisons de familles ( Familienhmiser). On peut visiter, au delà de la porte de Hambourg, cinq maisons de familles •où sont logées environ 1,500 familles pauvres. On en bâtit d’autres sur plusieurs points des faubourgs.

Manufacture royale de porcelaine [Kœn. Porzellan-Manufaktur), I.eipziger Str. n" 4. Cet établissement, fondé en 1761 par le banquier J. E. Gotzhqwski, acheté en 1763 par le roi Frédéric II, a été depuis embelli et agrandi ; il occupe env. 500 ouvriers, et fabrique ar an de 700,000 à 800,000 pièces, ont les peintures et les dorures ne laissent , dit-on , rien k désirer.

On peut le Visiter tous les jours.

Monnaies ( hôtel des ) {Kæn.

Münzegcbæude). L'hôtel des monnaies a été bâti sur le marché Werder par (îentz. Le bas-relief de sa façade est l’ouvrage des élèves de Schadow, Cet édifice se trouve relié à l’ancienne Monnaie, Unterwasser Str. n“2. On peut le visiter tous les jours moyennant un léger pourboire versé dans la caisse des fonds de secours. S’adresser à la direction générale, Unterwasser Str. n‘> 2.

Observatoire (Sternwarte) , Linden Str. L’observatoire actuel de Berlin a été bâti en 1835 par Schinkel , k la demande d’.âlexandre de Humboldt. On remarque la construction de sa coupole tournante.

C’est le professeur Ènke qui donne les permissions nécessaires pour le visiter (le mercredi et le samedi) de 6 k 11 h. du matin.

Packhof (Entrepôt-douane). Le nouveau Packhof est situé sur le Kupfergraben , derrière le nouveau musée. Le Lagerplatz a 127 mèt. de longet59 mèt. delarge.Sur

ce vaste terrain s’élèvent en face du Kupfergraben deux beaux bâtiments qui servent de magasins de sel. Le grand magasin forme un carré long isolé k 4 étages.

Frisons ( Gefængnisse ). Berlin possède six prisons; la Stadtvogtei, Moikenmarkt n" 1 ; le MUitairgefængniss , Linden Str. n» 36 ; le Neue S taatsgefængniss, près du Neuethor; le Kreisgerichtsgefængniss , Hauptvogteiplatz, n» 14; et le Gefxngniss fiir Staedt. Schuldgefangene, Koepnicker Str. n» 33. La seule de ce»

f irisons qui mérite une visite est e Staatsgefængnis, situé près du Neuethor, entre le chemin de fer de Hambourg et la nouvelle caserne des hulans. Elle a été bâtie par M. Busse. C’est une prison cellulaire. Les quatre ailes a trois étages qui partent de la salle centrale, surmontée d’une coupole, contiennent 508 cellules. L’entrée en est interdite aux femmes.

Tribunaux. Il n’entre pas dan»

le cadre de cet ouvrage de donner des di'tails sur l’administration judiciaire.Nous nous bornerons donc k mentionner les principaux tribunaux qui siègent k Berlin. Ce sont : 1» la cour de cassation et de révision des provinces rhénanes, Kloster Str., n» 76. Cette cour tient des audiences publiques le lundi k 9 h. : — 2» la cour criminelle (CriminalgéWcht) , Moikenmarkt, n“ 3 ; séances publiques ; — 3“ le Kammergericht ou tnbunal d’appel (appellationsgericht), Linden Str. , no 15, haute cour de justice fondée en 1516 par l’électeur Joachim I"'.

Dans le môme bâtiment siège le Gcheime Obertribunal, la plus haute cour de justice de la monarchie prussienne ; — 4» le Stadgericht^ Suden Str., n» 59.

Université (Universilaet). L’université de Berlin, ou, comme on l’appelle, de Frédéric-Guillaume, a été fondée en 1809 et inaugurée le 15 octobre 1810. Elle compte env. 100 professeurs, 50 Privatdocenteu ( professeurs agrégés ou particuliers), et près de 1,700 élèves. Elle occupe . sur la place de

rOpora, il re\trémité de l'avenue de» Tilleuls . l'anoien palais du prince Henri, frère de Frèddrie 1 1, lidli de 1754 à ITlifi par Boumann, et remis entièrement à neuf en 1844. C'est un bel édifice à trois étagea, dont les deux ailes latérales forment une cour ouverte seulement d'un côté. La grande salle nu aula est ornée des bustes en marbre de Fichte , de Schleiermacber. de Hufeland, de Hegel, de Frédéric II et de Frédéric- Guillaume III. Les autres ]iièces sont occupées en grande partie par les salles des cours et par les collections. L'université de Berlin s'est placée au premier rang parmi les universités de l'-Mleniagne.

Cette supériorité , elle la doit au mérite de ses professeurs et à la richesse de ses collections (voir ci-dessous, .M usée anatomique, Musée zoologique. Cabinet de minéralogie). File possède aussi une collection d'instruments etdcbandages de chirurgie, une salle d'armes et une prison. Le petit bosquet de châtaigniers, qui se trouve situé derrière le bâtiment , offre endant l'été des ombrages agréales. — .V. fl. De l'université dépendent , pour l'instruction des élèves, outre les diverses collections énumérées ci-dessus , une bibliothèque , un amphithéâtre anatomique , un séminaire théologique et philologique, une maison d'accouchements ( F.ntbindungsanstalt), la clinique de la Charité, le jardin botanique, l’observatoire, lejardin zoologique, l’institut clinique lie chirurgie oculaire et de médecine ophthalmique , etc. Le nombre des cours est beaticoup trop considérable. C'est qu’en Allemagne tout jeune docteur a le droit de professer à l’Université, s'il a un auditoire pour l’écouter.

L’enseignement de ces Prival-rlorenlcn ( professeurs privés), tout à fait facultatif pour les étudiants, a surtout pour but de créer une position au professeur et île le faire connaître dans le monde scientifique.

{■Route 104.] Musées. — ColIeotioDS d’srts on de sciences publiques et privées

Muséum. Le musée de Berlin est situé sur le Lustgarten, en face du château royal. Commencé en 1824 , il a été achevé en 18.30, d'après les dessins du célèbre architecte Schinkel. Il est bâti sur pilotis, carie terrain qu’il occupe était autrefois un bras de la Spree.

C’est un carré de 92 met. de long et de .59 mèt. de profondeur. Il a 20 mèt. 50 cent, de haut. Il porte cette inscription : FriJ. Guil. IJI.

sttidio antiquitatis omnigenæ etartium Jtberalium Muséum constituit 1828.

Devant l’entrée, on remarque un énorme bassin de granit poli, de 7 mèt. 33 cent, de diamètre et pesant plus de 1,500 quintaux. Ce bassin a été creusé dans un bloc appelé le grand Markgrafenslein, qui se trouvait à Fürstenwalde , à 10 h. cnv. de Berlin. Transporte sur un bateau plat par la Spree, il a été creusé et poli à l'aide d'une machine â vapeur; mais il est fêlé.

— Un escalier de 21 marches, large de 30 mèt. 33 cent., conduit au vestibule. Ala droite de cet escalier, on a placé un groupe en bronze représentant le combat d'une Amazone à cheval avec un tigre, groupe superbe, plein de mouvement et de vie , par Kiss ; à g. doit être placé un homme à cheval luttant avec un lion, par Albert Wolf.

Le vestibule, ou la Colonnade du muséum, car il est supporté par dix-huit colonnes, est orné de fresques peintes sous la direction de Cornélius , d’aptès les dessins de Schinkel. Les Allemands les admirent un peu trop sur la parole do certains critiques qui poussent jusqu’aux dernicres limites la haine de la couleur et la passion du fantastique. La question d’art mise de côté , elles ont l’impardonnable défaut de ne pouvoir se comprendre sans do longues explications, resque toujours insuffisantes, eur but général, philosophique, est d’illustrer l’histoire de la formation de l’univers et du dévclop-

BEKLIN KT SES ENVIRON.S

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[Route 104.1 I.E MUSEUM. 515

petnent intelleptuel de l’humanité. A en juger par leur début, .\I.M . Schitikel et Cornélius reniontentjusqu’aiix temps les plus reculés. L’ea-plication que publie le Guide xpécial de .Berlin vun Allemand qui écrit en allemand ) commence ainsi : Uranv^ et la danse des astres.... En vérité , ce serait peine perdue que de traduire de semblables explications. Devine qui pourra ces énigmes en les étudiant au point de vue de l’art, et puissent les amateurs être satisfaits de leur examen !

Le muséum contient trois collections : 1° l’Antiquarium, 2« la galerie de sculpture, 3“ la galerie de tableaux.

L’Antiquarium occupe l’étage inférieur du muséum. 11 est ouvert au public le mercredi de 10 b. à 4 n. pendant l’été, et de 10 b. à 3 h. pendant l’hiver (le mardi et le vendredi pour les pierres précieuses et les monnaies) ; tous les jours pour les étrangers, en s’adressant au Castellan. On y trouve réunis des vases étrusques, terres cuites, petits bronzes, verreries antiques, armes, pénates et quelques mosaïques des Romains ; puis un vaste médaillier, riche surtout en médailles et monnaies d’or, de toutes les époques et do toutes les contrées ; puis enfin des camées antiques et des pierres gravées, entre autres la célèbre collection de Stosch, que décrivit Winckelmann en 17b0, et qu'acheta ensuite tout entière le grand Frédéric. On compte dans l’,\ntiquarium plus de 2,000 vase.s antiques (antike Thongetesse), provenant des collections Gargiulo de Naples, Minutoli, Rartboldy et Kol- 1er, de celle qui se trouvait au château royal, et d’acquisitions faites à Rome par Dorow et Magnus. La plus grande partie de (?es vases proviennent de l'Italie centrale et méridionale , de la Grèce et des lies Ioniennes Ils sont bien classés d’après leur forme et le pays d’où ils viennent ;

mais ils n’intéresseront guère que les antiquaires. — Los camées ou pierres précieuses sont au nombre de plus de 5,000 dont 1,500 anneaux ou médaillons en or. — La collection de monnaies et de médailles comprend environ 90,000 pièces, dont 40,000 antiques.

1,100 pièces environ de tous les temps et de tous les pays sont exposées sous verre et permettent à l'observateur de -juger des progrès réalisés successivement dans 1 art de frapper les monnaies. Les surveillants vendent, à des prix modérés, des moulures en piètre des plus beaux vases ou pierres précieuses. — B. Les amateurs de médailles et de monnaies pourront encore visiter à Berlin, outre la collection de la monnaie, celle do gymnase Joachimthal, de la loge des Trois Globes, du conseiller d’Etat directeur Bartholdy, du directeur Bellermann, etc.

La Galerie de sculpture (Sculpturengallerie) , ouverte tous les jours, de 10 h. à 4 h. l’été, de 10 h. à 3 h. l’hiver, occupe le rezde-chaussée, — premier étage du muséum. De la salle-vestibule qui s’ouvre sur la colonnade on entre dans une vaste rotonde éclairée par le haut; cette rotonde domine tout le bâtiment. A sa base extérieure on a placé des groupes des Dioscures fondus en fer et bronzés, d'après des modèles de Tieck. Au centre de la rotonde s'élève une statue de Frédéric Guillaume III, en empereur romain, modelée en bronze par Kiss. L’intérieur de la coupole est décoré parles signes du zodiaque; on y voit en outre un vase de malachite, 18 statues do dieux antiques, et à l’étage supérieur neuf tapisseries, fabriquées h Arras au commencement du xvi" siècle, d'après des cartons de Raphaél.

Ces tapisseries ont appartenu à Henri VIII ; elles furent achetées ar l’ambassadeur espagnol à ondres, don Alonzo de Cardenas, lors de la vente qui suivit l’exécution de Charles I"'; elles tom-

Ô16 ItERLlN ET SES ENVIRONS, iRolte 104.

bèrent ensuite en la possession du duc d’Albe, dont la famille les conserva à Madrid jusqu’en 1823.

Cette année-là le consul anglais Tupper en fit l’acquisition et les rapporta en Angleterre, où le roi de Prusse les a fait acheter en 1844. Sept des cartons de Raphaël sont conservés dans le palais de Harapton-Court, près de Londres.

Les douze tapisseries fabriquées à Arras pour le pape Léon X, qui avait commandé toutexprès douze cartons à son peintre (cinq ont péri) se trouvent encore au Vatican ; les neuf de Berlin ne sont que des copies de la série originale. Elles n’en ont pas moins une grande valeur ; malheureusement on les voit ou de trop près ou de trop loin. Les sujets qu’elles représentent sont tirés de l’histoire des apdtres. — 1244. La Mort d'Ananias. — 1245. Menes paître mes brebis.— 1246. Saint Paul et saint Barnabe' à Lystra. — 1247. Le magicien Elymas privé de la vue par saint Paul. — 1248. La Conversion de saint Paul. — 1249. Saint Paul prêchant à Athènes. — 1250. La Lapidation de saint Etienne. — 1251. La Pêche mtraculausf. — 1252. La Guérison des paralytiques.

La Galerie de sculpture du musée de Berlin a étécomposée en grande partie avec la collection du cardinal Polignac, et les acquisitions q^ue Bianconl fit faire à Rome par Frédéric le Grand. Elle comprend ënviron 600 statues ou groupes, parmi lesquels on ne peut rien citer d’important, de saillant, de tare, rien qui se rattache d’une manière intéressante à l’histoire de l’art ou d’un artiste de l’antiquité ; « pas un morceau, d’ailleurs, n’est intact, dit M. L. Viardot, pas un n’est exempt de restauration.

On peut dire que toutes les statues distribuées dans les salles basses sont horriblement mutilées, et en général réparées fort gauchement.

En quelque part qu’on tourne les yeux, on ne voit, par exemple, que des têtes neuves, toutes blanches, sur les noirâtres débris d’an-

ciens corps : spectacle lamentable et choquant tout à la fois. De toutes ces statues incomplètes et récrépies, la principale, celle qui occupe la place d’honneur, est un Cicéron, ou du moins un personnage romain qu’on appelle ainsi.

On lui a remis la tête entière, les deux bras, les deux pieds; il ne reste de la statue primitive que le manteau qui l’enveloppe, sa toge, dont les plis sont assurément fort beaux, mais chargés aussi de réparations modernes. En face du Cicéron, le dernier roi de Prusse a donné l’autre haut bout de la galerie à une fort belle statue de Napoléon, par Chaudet, qui l’a représenté dans le costume, plus favorable à lastatuaire, d’un empereur romain, mais plutôt en J ustinien qu’en Jules César, l’épée dans le fourreau et le Code civil à la main. »

Parmi les morceaux les plus remarquables de la Galerie de sculpture qui s’ouvre dans la Rotonde, on doit surtout mentionner :

Dans la Rotonde : 1 et 18, deux Victoires; 4, Minerve; 7, Polhymnie; 9, 10, Faunes; 14, Junon ; 15, Mercure ; '

Dans la salle des Dieux et des Héros : 32, Apollon ; 33, Méléagre; 34, Fftius ; 68, Apollon ; 74, une jeune fille jouant avec des osselets; 75, Psyché; 112, Apollon Musagète; 136, une Bacchante ; 138, Bacchus enfant; 140, un enfant priant; la pcrledelagalerie. Cebeau bronze, trouvé dans le Tibre, a été acheté par Frédéric 11 12,000 th. ; 150, Nymphe et Satyre ; 164, Pan; 214, Ganymède ; 217, fille deNiobé; 218, Bacchus ; 226, Héro ; 235, Apollon; 236, Antinous ; 264, Bacchante ; 269, Ariane et Bacchus, bas-relief.

Dans la salle Impériale : 294, une Victoire en bronze; 295, Jules César; 304, Vitellius; 329, Antonin le Pieux; 343, un Trône de marbre blanc; 349, Lucile; 350, Julia Pia ; 359, Trajan; 363, Marc Aurèle ; 367, un jeune Romain; 363, une femme faisant une offrande.

Dans la salle des sculptures dn

Tr — ;by'

fRoiio: 104., LA GALERIE DE TAHLEAUX. 517

moyen âge: 610, la Vierge et l’enfant Jésus par Donatellu ; 613, Saint Jérôme; 614-617, un ;

633, Zliejt le père; 635, Saint Jean- Baptiste, en terre ; 653, Ottavio Grimanni, procurateur de Saint- Marc, en terre cuite; 612, chaire; 614, autel; 621, Vierge et l'enfant Jésus; 663, autel de Luca délia Robbia ; 672, un Tabernacle de marbre blanc; 719, Héhé, de Canova; 740, Câme deMédicis, relief en marbre blanc par Andrea Verocchia; 730, tine Vénus endormie, statuette :

696, un Mercure de Pigalle (1743). — Cette dernière statue était autrefois à Sans-Souci.

N. B. Il y a, à gauche de l’entrée, une petite salle appelée la salle des Sarcophajes.que l’on peut se faire ouvrir et qui contient des tombeaux étrusques, des urnes romaines et des fragments de monuments.

La Galerie de tableaux {Gemældegallerié), ouverte t. les j., le dimanche excepté, de 10 h. à 4 h.

pendant l’été, et de 10 h. à 3 h.

pendant l’hiver, occupe au premier étage du muséum trente-sept salles ou chambres qui font le tour entier de l’édifice, et qui, bien éclairées par de grandes fenêtres, sont disposées de manière que les ^ cadres, sans être entassés les uns sur les autres, ou hissés au plafond, reçoivent de côté une lumière suffisante, et mieux dirigée que si elle les frappait de face.

On trouve dans chaque salle un cadre contenant l’explication, avec leur position et leur grandeur relatives, des tableaux qui y sont appendus. Le nombre total des tableaux est de 1,252, y compris les tapisseries d’après Raphaël.

Le directeur du musée, M. G. F.

Waagen, en a publié un catalogue très-détaillé, qui se vend 20sgr.

Comme ce catalogue est en allemand et ne peut servir qu’aux voyageurs étrangers qui connaissent cette langue, nous avons cru devoir en traduire un tiers environ, en l’abrégeant bien entendu. On trouvera donc ci-dessous, avec

leur numéro et le nom de leur auteur, la description sommaire des principaux tableaux du musée de Berlin, de ceux qui, à des titres divers, nous ont paru ou ont paru à d’autres amateurs ou artistes plus compétents que nous, les plus dignes d'être signalés à l’attention des visiteurs. Quelques mots auparavant sur l’histoire et l'arrangement de cette remarquable galerie, inférieure toutefois à celles de Dresde, de Munich et de Vienne.

Ce fut seulement en 1828 que Frédéric-Guillaume III ouvrit la Gemældegallerie de Berlin. Cette galerie, U l’avait formée avec : les tableaux disséminés jusqu’alors dans les châteaux royaux de Berlin, Sans-Souci et Charlotten bourg — (ces tableaux sont désignés dans le catalogue parles lettres K.S.Koenigl. Schloss),— la collection Giustiniani (marquée G. G.)deVenisc, achetée en 1815. et la galerie d’un marchand anglais nommé Edouard Solhj (marquée .S. S.), achetée en 1821. Elle a été enrichie depuis par des acquisitions de M. L. de Rumohr (tableaux marqués R.), et par d’autres acquisitions faites en Italie, surtout en 1841 et 1842 (tableaux marqués E. E.). M. Viardot, qui l’a jugée un peu sévèrement, résume ainsi son opinion : «c Parce qu’on ne l’a pas pu, elle n’a pas une seule de ces œuvres supérieures, capitales, célèbres dans les fastes de l’art, partout connues et partout enviées, qui jettent sur la collection entière l’éclat de leur renommée universelle. Mais, en revanche, parce qu’on ne l’a pas voulu, elle n’a pas une de ces oeuvres misérables, de bas ou de faux aloi, sans valeur et sans nom, indignes de tenir place dans un temple de l'art, et qui compromettent par leur imposture ou déshonorent par leur nullité celles qui les entourent. Rien d’excellent, rien de mauvais; tout s’enferme dans les limites d’une honorable médiocrité. » Elle est principalement riche en maître.^ ita-

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liens du xvi- siècle, de l’époque iiomédialenient mitérieure à Raphaël.

Dans ses Musées d'Allemagne, M. Louis Viardot , adoptant un ordre tout différent de celui du catalogue, propose, parmi les partis à prenilre pour trouver un compromis entre ce qui est et ce qui devrait être, le parti suivant, qui lui parait le moins mauvais :

« Supprimer entièrement latroisième division, qui mérite le moins l’attention du voyageur, et reporter dans les deux autres le trèspetit nombre de morceaux qu’on y trouverait à citer; s’arrêter aux grandes divisions, le Midi et le Nord ; en renverser l’ordre, pour commencer, dans un musée allemand, par les écoles de l’Allemagne et des Flandres ; puis, dans chacune, suivre d'aussi près que

ossible, sans trop de confusion

istorique, l’arrangement établi. »

Quoi qu’il en soit, nous avons dû adopter ici, pour rendre les recherches des numéros plus faci|es, l’ordre du catalogue qui a mérité les critiques suivantes :

« La division du Midi, celle qui comprend les écoles d'Italie, d’Espagne et de France, se subdivise en six classes ; et. comme cet ordre n'a nul rapport avec les coupures matérielles que les cloisons forment dans les salles, U est bien entendu que c’est un ordre tout intellectuel, destiné, je suppose, à rendre claires et palpables rhisioire, lu suite, la filiation des écoles. Or, je donnerais en mille à deviner comment sont rangées et formées ces six classes. La première comprend les Vénitiens, non des origines, puisqu'ils sont rejetés à la troisième division, mais ceux i|ui florissaient dans le siècle compris entre 1450 et 1-550. Encore y a-t-il làdedans ■Squarcione, Mantegna, Antonello de Messine. qui ne sont pas de Venise. La seconde classe prend le nom des Lombards, bien que l’on y trouve le Parmesan, Corrége et le Vénitien Lorenzo Lotto. La troisième commence avec les Florentins Oiolto, Oaddi, l'ra Angelico et leurs suc-

[RoitTK 104. J cesseurs; mais uu lieu de s'arrêter à Andrea del .Saito et au l'rate, elle s'étend dans toutes les directions, à Raphaël, à Francia, à Garofalo, à Sebastien del Piombo, c'est-à-dire aux Romains, aux Bolonais, aux Ferrarais , au.\ Vénitiens. La quatrième classe est un autre pëlemèle de tous 1rs pays, où les maîtres ne te rencontrent que parce qu'ils vivaient ensemble vers le milieu du xvie siècle. Dans la cinquième classe sont les Carrache avec leurs elèves, y compris Caravage, puis les Romains de la décadence, puis des E.spapnols et des Français, puis des Flamands, de ceux qui ont travaille en Italie, comme Uonthorst. Swanevelt, Sustermans, Sandrart. Enfin la sixième, qui porte le nom des F'rançais, comme la seconde celui des Lombards, offre, céte à câtede Poussin etde Lesueur, l'Allemand Mengs, le Hollandais Van der Werfî et le Vénitien Canalelto. C'est à n'y rien comprendre. et l’on pourra, j'imagine, renouveler bien des fois mes questions avant d'obtenir une réponse qui explique et justifie un si étrange arrangement. »

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