‹ Itineraire descriptif et historique de l'AllemagneChapitre 261 sur 328 · DANTZICK · texte numérisé non relu

DANTZICK

sftrt maintenant de prison. Un mus -e d’antiquités a été établi dans le Griinethür, ancien palais des rois de Pologne. Quelques autres an ti quitus sont réunies dans le couvent des franciscains près de l’église de la Trinité.

Un service de bateaux- à vapeur régulier inet Dantzick en conimuni :ation avec Neufahrwasser, trajet en 45 min. pour 1 \j-l sgr. On s’embarque près du Johannisthor, SI r la Motlau, d’où l’on descend eu face du Holm, dans la Vistule.

On laisse ensuite, à dr., ht forteresse W fiohselmnnde , au-dessus de laquelle apparaît un vieux phare, maintenant abandonné, puis on va s’arrêter sur la rive g., k Neufahrwasser, le port de Dantzick. Deux heures doivent suliire pour y visiter le mêle, le phare et les bains de mer qui y ont été établis.

Les promenades les plus fréuentées dos environs 'immédiats P la ville sont le Biichof.iherg 'avec café, près du Ilohethor, et le jardin Schochneajan , devant la même porte.

On peut faire, en outre, plusieurs excursions intéressantes aux environs de Dantzick : soit monter au Johannisberg, à 12 mil., près du T. de Lan^efuhr. Du sommet de cette colline, haute de 104 inèt., on découvre une vue étendue sur Dantzick, le Dantziger-Werder, le Jeschkenthal, la mer et l’étroite langue de terre, longue de 6 mil., à l*extrémité de laquelle s’élève le phare de Hela ; soit faire l’ascension aussi facile du Carlsberg (3/4 mil. plus loin dans la même direction, 1 h. en voiture), au haut , duquel, à 134 mèt., on a b<Ui un belvédère. La vue, plus limitée au S., est plus étendue k l’O. Au pied du Carlsberg se trouve le couvent d'Oliva, ancienne abbaye de cisterciens, jadis fort riche, supprimée en 1829. L’église, bâtie en 1580, contient -24 autels, un bel orgue, et (dans le chœur) les portraits de six rois de Pologne, de cinq ducs de Poméranie et d’Etienne Battori. Dans le transsept

A DANTZICK. [Routb II2.J

méridonal, on remarquedes sculptures en bois dç 1610. Le réfectoire, dont trois colonnes de granit supportent la voOie, est orné des portraits de tous les abbés depuis 1170, date de la fondation de l’abbaye. C’est dans la salle de la Paix (Friedenssaal), près des cloîtres, que fut signée, en 1660, entre la Suède et la Pologne, la paix qui mit fin k la guerre de soixante etun ans. Le château des anciens abbés, — le dernier (•{■1831', Joseph Fürst de Hohenzollern, était en même temps évêque d’Ermeland — appartient actuellement k la reine douairière de Prusse.

De beaux jardins l’entourent; les dunes de sable des environs sont ombragées de forêts de hêtres.

1/2 mil. au delà d’Oliva au N., sur la route de terre, se trouve Zoppot (Hêt. Zoppol-, Kreiss), — (des omnibus, partant du I.angemarkt, y conduisent plusieurs fois par jour, en 1 heure 1/2 pour 5 sgr.), — v. dont les bains de mer sont trèsfréquentés. La saison dure du 15 juin k la fin de septembre. Un bain coûte 2 1/2 sgr. : l’abonnement pour toute la saison, 2 1/2 th. fin peut aussi loger au Kurhaus. L’Adlerhorst, qui s’élève au bord de la mer, k 1/2 mil. de Zoppot, jusqu’à la hauteur de 66 mèt., ofl're une jolie vue, d’un coté (S.) sur la baie deZoppot, de l’autre (N.) sur celle que termine V Oxhœffter Spitze.

A 4 mil. au S. -O. de Dantzick, on peut aller aussi visiter, dans le Kassubenland, l'ancienne Chartreuse, appelée tour à tour arien, Paradies ou Carthaus, près du v. de Kreisort, où l’on trouve une bonne auberge. C’est aux environs de cette Chartreuse, dans une contrée montagneuse et riche en lacs, que s’élève la plus haute montagne oe l’Allemagne du nord, située entre le Ilarz et l'Oural. On l’appelle le Sch(rnberg, et elle a 360 mèt. au-dessus du niveau de la mer.

Un bateau k vapeur part trois fois par semaine (lundi, mercredi, vendredi, le matin), de Dantzick

(Roote 113.1 MARIENBURG. 585

(Neufahrwasser) pour Pillau et Kœnigsberg. La distance est de 18 1/2 mil. Le trajet se fait en 12 h. pour 3 th. et 2 tli.

AStülp(R. 110), 17 3/1 mil. 3 dil. t. l.j. en 11 h. 3/1 h. pour 1 th. 33 sgr. et 4 th. 4 1/2 sgr.; — à Kœnigsberg, voir R. 113; — à Stetiin, voir R. 110.

DE BERLIN ET DE DANTZICtC A KOENIGSBEBG.

A. DE BEgLlN.

36 6/10 mil. Chemin de fer ouvert de 1851 à 1857, 3 convois tous les jours, trajet en 15 h. 10 min. et 30 h. 30 min., pour 17 th. 10 sgr., 13 th. 1/3 sgr. et 8 th. 20 1/2 sgr.

64 9/10 mil. De Berlin à Dirschau (voir R. 112).

A Dirschau, on laisse à g. (N.) l’embranchement qui conduit à Dantzick (voir R. 112) pour traverser le bras occidental de la Vistule, large en cet endroit de 400 mèt. , sur un pont suspendu à treillis, long de 833 mot., large de 21 mèt., appuyé sur six piles, dont quatre b.Aties dans les eaux du fleuve. Ce pont, un des plus beaux travaux d’art qui aient été exécutés jusqu'il ce jour en Europe, a coûté 12,500,000 fr. Deux grandes portes crénelées, en forme de tours, se dressent à l’entrée et à la sortie. Elles sont ornées de remarquables hauts-reliefs par Blaeser et Schievelbein. — La Vistule franchie, on se trouve sur le delta fertile et riche qu’elle forme en se divisant en deux bras un peu audessous de Mewe. à 15 h. env. de la Baltique. Ce delta se nomme l’ile de Nogath. Le bras de g. que l’on vient de franchir conserve seul le nom de Vistule ; il coule directement au N. jusqu’tà 1 h. de la mer, y rencontre tout à coup un banc de sable appelé Nehrung, se détourne à ro., et, après avoir longé ce banc de sable, pendant sept à huit h. , se redresse au N. pour

tomber enfin dans la Baltique au delà de Dantzick. Le bras de dr.

va, sous le nom de N^ogatà, se jeter dans le golfe appelé Frisehe Haff d’où il sort près de Pillau par la seule ouverture que ses eaux réunies à la Pregel ont pratiquée à l’extrémité N.-E. de la Frisehe Nehrung. Le delta de la Vistule ou de l'île de Nogath est protégé par des digues contre les inondations de la mer et du fleuve, car il se trouve un peu au-dessous de leur niveau. Ses nombreux moulins à vent et ses digues lui donnent un aspect hollandais. Après la station Simonsdorf on traverse la Nogath sur un pont à treillis long d’env.

297 mèt. Dans les niches des deux portails moyen âge qui flanquent ce pont, on a placé les statues (par Blæser et Schievelbein) de deux grands maîtres de l’ordre Teutonique : Albert de Brandebourg et Hermann de Salza.

67 3/10 mil. Harienburg (Hét.

Hochmeister), V. ind. et commerçante d’env. 7,600 hab. qui fut jadis le siège de l’ordre Teutonique (voir R. 104, Histoire de la Prusse), auquel le roi de Pologne céda tout ce pays au xiiie siècle.

L'ancien château ou palais du grand maître, vaste édifice en briques, construit dans le style gothique propre aux rivesde laBaltique, fut fondé en 1276 et continué à diverses époques. En 1457 il fut remis aux Polonais après avoir été pendant 148 ans (depuis 1309) en la possession de l’ordre et avoir compté, pendant cette période, 17 grands maîtres. Depuis 1772 il appartient à la Prusse. En 1815, le prince royal ( Frédéric - Guillaume IV) en fit commencer la restauration, continuée et achevée avec le plus grand soin, d’après les archives de l’ordre, actuellement à Kœnigsberg.

Le château est divisé en trois corps de bâtiment. Le vieux château de 1276 , mais restauré de 1335 à 1341; le château du milieu, bâti en 1.309, et le château inférieur, de 1335.

Le vieiut cliâUau enCoure une cour carrée, sur Iq. côté septentrional do laquelle s’élève l’«glixe, à la flècLe olancce. L’entrée principale , richement ornée de sculptures , s’appelle le Portail d’Or; le chmur est décoré, k l’extérieur, d’un curieux has-rclief de lo Vierge, hautde plus de 8 mèt.; sous ses voûtes sont enterrés un cor-, ilain nombre do grands maîtres.

A l’église se rattache la c/iapsHe de ’Sainte-AnHe dont les deux portails sont également ornés de belles sculptures.— Le ohdteau du, milieu, composé de trois ailes, était la ré- 'sidonco du grand maître. Au premier étage on remarque surtout le tiroxie Remter (salle du chapitre) où se tenaient les réunions généraies de l’ordre et où avaient lieu les réoeptiouS deS’ ambassadeurs étranger». Cette salle, longue de 47 met., large do 23 mot. et haute de II mèt., est supportée par une seule oolônne<de granit , placée au centre, Les vitraux remarquables dont elle est ornée ont été donnés par Frédéric - Guil laume IV, Les 10 portraits de grands maîtres sont peints par Hosenfeldep . DætfC , Hermann Men- %fl et Gnef. Ixtrsque les Bolonais assiégèrent Marienburg, en 1470, ils essayèrenr d’abattre la colonne qui supporte la voûte de cette salle, afin d’éoraser le grand maître et les chevaliers qui y étaient réunis en conseil. Le boulet qu’ils lancèrent à eet effet , ayant manqué son bot, alla se loger dans un angle do la cheminée, où on le voit encore. — Au Grosse Remter fait suite le Kleine Remter et d’autres salles, toutes voûtées , ornées do fresques modernes ou d'anciens tableaux, ou renfermant des armes antiques et d’autres objets de prix.

Au rez-de-cbnussée, leConeents- Remter ou réfectoire, supporté par trois élégants piliers, o.st également orné de beaux vitraux de eouleur, donnés par les habitants de la province oeeidentalo de Prusse. Depuis IS.ô.') on v exéente

EtENIGSHERG. [Rodtb 113.]

de grandes fre.squcs d’après les dessins de Kaulbach. Le château inferieur ou Forfcui'g ne contientque des dépendances, au milieu desquelles passe le chemin de fer. — IV. Ti. On trouvera dans l'illustrite Zetlung âa Leip.sick d’intéressants dessins et dë plus longs détails sur le château de 5Iarienburg.

On pourra encore, à Marienburg, visiter l’kiltei dr bille bâti au XIV' siècle dans le môïtie style que le château, la Hauptslrasse (rue rincipale) bordée d’arcades et le eau pont delà Nogath, construit par M. Leiitzo.

68 7/10 mil. Alffelde.

60 8/10 mil. Gr«n«« , bourg de 600 hab..

7l 1/10 mil. Elbing (Ilôt. : RtaAt Berlin, Kœniglwher Ilof, Dentschés Haus), V. commerçante <(’environ 24,000 hab., située sur l’Elbing, qui SC jette à peu de distance au iQ'. dans le Frische-IIaff. La ville, dans une situation riante, au pied d’une chaîne de collines, rappelle, par l’arehitecture de quelquesunes do ses maisons , celles de Dantzick. L'e'glise Saint-Nicolàs n’oll're rien de remarquable.- Le maître-autel de l’cgltse Sainte-Marie est orné d’un bon taldeau. — Les environs sont riants. Une des plus agréables promenadesest cellede l'ancien couvent de bernardins, Cadiitnen , situé dans une belle forêt.

[Un service de bateaux à vapeur se fait trois fois par semaine -enire Elbinget Kœnigsberg. La distance.

(15 3/4 mil.), est parcourue en 8 b.

pour 1 th. 20sgr.-etl th. Ucite traversée, beaucoup plus agréable que la voie de terre, est vivement recommandée. Après avoir quitté l'Elbing on longe la rive S. K. du Frische Hall, en touchant à Reimannsfelden et Cadienen. Après 2 h. l,‘2de navigation le bâteau s’arrête à

Frauenburg (Hôt. : Zam Coprrrtiru-i). pet. V. de 2,500 hab. env., fondée en 1270, siège do l’évêché catholique d’Erineland , dont le palais moderne couronne la col-

{RotJTE 113.] PILL.A.U. — KŒXI6SBERG. ' ' 587

line. Coppmic, qui y est mort en 1553 , y a él5 enterré dans la cathédrale dont il était chanoine.

Une simple tablette supportant un globe indique l’endroit où repose sadépouillc mortelle. — La cathédrale est un bel édifice (13421 situé sur une éminence d’oii l’on domine la ville et le HafF. Copernic habitait une des Inaisons qui entourent cette église. Dans l’enceinte que forment les bâtiments se trouveun puits alimentéd’eau a l'aide d'un aqueduc et d’ouvrages hydrauliques construits parrillusfre astronome. Les macnines ont disparu depuis longtemps , mais on peut en voir le modèle conservé dans la Cathédrale. I.a tour qui les contenait existe encore près de la cathédrale ; on l'appelle Kunst-Thurm ; sur le mur S. se trouve une in.scription latine, f.'excommunication lancée par le pape contre Copiernic , pour le punir d’avoir publié son fhjstcme iht monde, a été levée en 1S21. •

En quittant Frauenburg. le bateau à vapeur se dirige vers le phare de Pillau. Sur la FrischciCr/irunj, cette langue de'salile qui sépare le Frische-HafF de la mer Baltique, on rcmarciue le bain de mer de Kahlherg. — Pillau, le port de Kœnigsberg pour les gros navires, est une ville forle d^environ d.OtXJ hab., située en face de Xév Tiefl.suT l’étroit goulet par lequel les eaux du FriscIie-IIafFse déversent dans la mer Baltique. Après avoir dépassé la pointe h l’extrémité de laquelle se trouve Camstigall, on se dirige de Pillau à l’E.

sur ICœhigsberg. Dans ce trajet, on laisse k g. Ta baie au fond de laquelle on aperçoit le château Lochstædl, Fischhausen , petite 'V.

située k peu de distance de la chapelle de Saint-Adalbert ( près de '[^enkitten, sur la Baltique), élevée en 1836 k l’endroit où, en 997. les Prussiens pa'i'ens massacrèrent saint Adalbert, qui était venu leur prêcher le christianisme. Un peu au delk de cette baie., sur la rive S.-E. de Frische-TTafF.nn remarone

le b. de pécheurs appelé Brandenburg (1 ,600 'hab.). Enfin on entre dans la Pregel 30 min. avant d’atteindre Kœnigsberg (voir cides^ous).

Au sortir d’Elbing le chemin de fer décrit une grande courbe pour contourner la chaîne de collines qui domine la V. Après avoir loiigé le Drauensee il s'arrête aux stations de

72 8/10 mil. Gnldenbodeii.

14 bjlQ mil. Sbhlobitten.

75 4/10 mil. Miihlhausen , V. de 1,800 hab., sur la Donne. On s’arrête ensuite k Tiedemandorf, entre Miihlhaunen, et

78 4/10 mil. Braunsberg (Ilôt. :

Adlei', Rheinischer Iloft, de 9,500 hab., située sur la Passarge , fondée en 1225, ancien chef-lieu de l’évêché princier d’Ermeland. Elle possède de nombreux établissements d’instruction publique : un lycée académique, une université catholique , un séminaire diocésain, une école normale primaire i-atholique, etc.

80 1 ,/iO mil. H eiligenbeil , V. de 3,000 hab. env. sur le Jarft, k son confluent avec la Bahnau.

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