‹ Itineraire descriptif et historique de l'AllemagneChapitre 265 sur 328 · LIEGNITZ · texte numérisé non relu

LIEGNITZ

mémoire du général russe Kutusoiï, mort à Bunziau, le 28 avril 1813.

Le père de la poésie allemande, Martin Opitz, est né en L597, à Bunziau, n" 66, sur cette place.

A 5 kil env. au S. de Bunziau se trouve Gnadenberg, colonie de frères moraves, avec une maison d’éducation.

A Grciffenberg et à Hirschberg, par Lœwenberg, voir V Allemagne du Sud.

On s’arrête à Kaiserswaldauj entre Bunziau et

36 8 10 mil. Haynau, V. industrielle et commerçante, de 4,200 hab. env., sur la Deichsel. En 1428 elle fut détruite par les hussites, ui décapitèrent un grand nombre e ses habitants. L’église principale renferme un tableau représentant ce massacre. Le 26 mai 1813, la division française Maison y fut battue par les Prussiens. Un monument rappelle celte défaite près du V. de Tfaudnuinnsdorf. — Uavnau est la station qui dessert Goldberg (Hét. : Henze et C‘, Jahn, Kiefer), V. très-ancienne, d’env.

7,000 hab., qui possédait, dit-on, autrefoisd’importantes mines d’or.

Elle fut brûlée par les hussites au xve siècle. Son église de la Vierge date du xiv» siècle. Aujourd’hui ses fabriques de draps jouissent d’une certaine renommée.

39 2/10 mil. Liegnitz (Ilôt.:

Preu.csncher Hof, liaulenkranz , Adler, Krone),\. d’env. 17,000 hab., située au contluent de la Katzbach et du Schwarzwasscr. Ses principaux édifices publics sont :

le château, détruit par un incendie en 1832, et reconstruit de 1836 en 1840, en briques rouges, sur un monticule qui domine la Gave.

Cet édifice, flanqué de tours rondes , renferme les services administratifs. Au premier étage se trouve la belle collection Minutoli, comprenant des objets d’art et des produits de l’industrie depuis le XI» jusqu’au xvm» siècle.

A cette collection se rattache une des plus remarquables galeries de

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lahleaux de l’A'lIemagiie appartenant à un particulier. IS’ous ne citerons ici que les notnsdeFicsoîe (Annonciation), Tielirafflo (sainte Cécile), Andrea Salaino (Christ portant sa croix), Raphaël (Madone), Jules Romain (les trois Grâces), Paul Ve'ronèse (jeune Vénitienne), Guido Reni (Vénus et l'Amour), Sahator Rasa (Paysages), J. v.

£i/ct(Marie et Elisabeth), Q. Messys (la Vierge et l’enfant), Hans Rurgkmair (Crucifixion), Rithens (Christ ', Jl/uriii-o (Madone), des portraits par Holhein, Cranach.Van Dyck, Eeîasncs; des marines de J. Uuysdaël ; es toiles de François Clotiet, Poussin, Lebrun, etc. — L’e'glise de Saint- Pierre et de Saint-Paul, rebâtie en 1370, avec des fonts baptismaux du xm» siècle et une riche bibliothèque; — l'eglise gothique de la Vierge, avec un beau inaitre-autel, incendiée par la foudre et rebâtie en 1828. — L’église de Saint-Jean,' bâtie dans le style rococo; on y voit des tableaux de Willmann ; — la chapelle des Princes, qui contient les nionuinents des ducs Piasts.

Cette famille s’éteignit en 1075, après avoir donné vingt-quatre rois à la Pologne et cent vingt-trois ducs à Liegnitz;le premier duc remontait à 775; — le théâtre, dans le style florentin; — le corps de garde, dans le style grec ; — l'hôtel de, ville-, — le palais des Etats; — l’Ecole des arts et métiers ; le gymnase, la synagogue ; la Ritteraca demie, fondée en 1708, par rempereur .Toseph I", et qui possède une collection d'hi.stoire naturelle et une bibliothèque. Le nouveau cimetière (protestant et catholi<iue) mérite une visite. La ville est entourée de charmantes promenades.

A GIstz, R. 133; — â Ologau, H. 130, 7 3/t mil. 3 dilig. tons les jours, en Ü h., pour IC 1/3 sjp’. ; — à GoMberR (voir ci-ilcssus) , 3 3/1 mil.

S ililiR. tous les jours, en 3 h. 1/4, pour IG 1/3 sgr.;— à Hirscliberg ;R. 13ü) 7 3/1 mil. 3 dilig. tous les jour», en 3 h.

10 min. pour 1 th. 10 l.tS sgr.;— a Kawitsch

A lîHESLAC. filouTE IIG.]

[R. 134), 10 3/4 mil. dilig. tous les' jours, en 9 h. 1/2, pour 2 th. 4 1/2 sgr.

On traverse la Katzbach, puis on laisse à dr. le chemin de fer de Kœnigszelt (R. 185), entre Liegnitz Cl Spittelndorf.

42 2/10 mil. Maltsch, v. situé sur la rive g. de l’Odei:.

411 3/10 mil. Neuinarkt, V. de 4,800 hab ., d’où l’on aperçoit le Zobten.

44 0/10 mil. Nimkau,

40 mil. Lissa, v. près duquel, à Leuthen, Frédéric II remporta, le 5 décembre 1757, une victoire importante sur les Autrichiens. Le soir même de la bataille, un certain nombre d'officiers ennemis s’étaient rassemblé's dans une salle du château de Lissa. Grande fut leur surprise de voir entrer leur vainqueur. « Bonsoir, messieurs, leur dit Frédéric, ne pourriezvous pas me faire un peu de place? »

Une ' colonne commémorative de cette victoire a été érigée en 18.54, sur le Sçhmiedeberg, hauteur d’où le foi de Prusse avait dirigé la bataille.

47 5/10 mil. Breslau (Hét. : Goldene Gans, Zettlitz. prè.s l’embarcadère de Berlin; IV eisser Adler, Hôtel de Silésie, T)rei Berge. — Rkstao- KAXTs: au Théâtre, ans Gares de Posen et de Berlin, S chweidnitzer Relier , RogaTl, Hxuster, — Cafés : Kutzner, Springer; .Iardi.n Liebig, irin/crgarten. — PATrssiKRS-coNFisKuus :

Perini, Orlandi, Barth, Manatschal, etc. — DaoscHKEN, 3 sgr. la course ; 5 sgr. des chemins de fer aux bétels et dans la ville), — la troisième capitale de la Prusse, résidence royale, la cajdtale de la province de .Silésie, le cheflieu de la régence èt du cercle de son nom, est située à 120 mot. au confluent de l’Ohlau et de l’Oder, large en cet endroit de 180 met.

Sa population, qui n'était en 1831 ne de 82,804 hab., s’élevait, 'après les derniers recensements, à plus de 127,000 hab. Elle se divise en vieille ville et en ville

Routt! llfj.l liKKSLAL’. 599

neuve, et elle compte sept faubourgs, dont trois, ceux de Saintîs’icolas, d'Ohlau et de Schweidnitz, incendias en 180G, ont été rebâtis depuis et agrandis de plus de moitié. Elle est le siège d’un gouverneur militaire, d’un évéché princier catholique sulTragant d'Olmütz, d’un consistoire évangélique provincial, d’une cour d'appel, d’un tribunal criminel ; du quartier général du C' corps d'armée et d’une division militaire; elle possède de nombreux établissements d’instruction publique, une université (voir ci-dessous), des séminaires* théologique, évangélique et catholique, un Séminaire philologique , une école normale supérieure, quatre gymnases, une école de médecine et de chirurgie, une école d’architecture, une école du génie civil, une école militaire, des écoles de sourds-muets, un institut pour les aveugles, un institut musical, un institut des prédicateurs, un séminaire thénlopiquo épiscopal, de nombreuses ccoles primaires, etc.

Ses établissements de charité et de bienfaisance, qu’il serait inutile d’énumérer ici, ne sont pas moins nombreux. Les intérêts matériels y sont aussi bien représentes que les intérêts intellectuels et moraux.

Son industrie}' déploie une activité qui l’enrichit; elle produit principalement des eaux-de-vie et des liqueurs, des tabacs, des huiles, des machines, etc. Mais, c’est surtout à son commerce qu elle doit sa prospérité croissante. Sa position au centre de la province manufacturière la plus productive de la l’russe, près des frontières de la Pologne et do la Russie, sur un fleuve navigable, et ses chemins de fer qui la relient à tous les grands centres de population, non-seulement en Allemagne mais dans les pays voisins, lui assurent un avenir de plus en plus brillant.

Les principaux articles de son commerce sont les métaux extraits dos mines de la Silésie, les bois, les draps, les laines, les toiles.

les grains. Il s’y tient des foires considérables. Ses foires aux laines (juin et octobre) sont les plus importantes du continent.

Selon la tradition, lireslau, l'ancienne Wratislawa, eut pour fondateur un duc Miecislas, et son origine remonterait à l'année 978.

Bodeslas Chrobry, qui réunit la Silésie à la Pologne, y introduisit le christianisme et y créa un évêché sufTragant de l'arehevêi.hé. de Gneseii. A cette époque elle fit partie do l’empire germanique dont la Pologne était tributaire.

Henri III y bâtit le château et la cathédrale, et en fit la résidence d’un évêque en lO.'ri. Enll63, aiirès la séparation de la Silésie et de la Pologne, elle devint la capital^ du nouveau duché de Silésie. Au milieu du xm' siècle elle était une des villes les plus florissantes de la ligue hanséatique. Toutefois en 1220 et 1210 les Mongols la ravagèrent, A la mort du duc Henri VI (1335) qui ne laissa pas de descendants, elle échut à la lîohême, tout en conservant d’importants privilèges. Des incendiesla réduisirent en cendres en 1312 et 1311. L’emperettr Charles l'V la rebâtit et lui accorda de nouvelles immunités.

Ses évêques obtinrent alors, par suite des donations territoriales qui leur furent faites, les titres de princes de Ncisse et ducs de Grottkau. Devenue de plus en pluspuissanto et indépendante, elle prit parti contre les hussites ; mais le roi de Bohême G. Podiebrad s’en empara c-n 1.100. Elle s’allia ensuite avec le roi de Hongrie, Matthias Corvin, mais, à la mort de ce souverain (L190), elle retomba en la ])Ossession des rois de Bohême.

En 1522 elle adopta laliéformc. En 1.7215, après diverses t<'ntatlves de résistance ]ilus ou moins heureuses, elle dut se soumettre à Ferdinand d'Autriche. Bien quç l’évêché, le chapitre et les autres institutions religieuses restassent catholiques, bien que les jésuites, qui s’y étaient introiluits en 1.7(52, y eussent obtenu la fondation

eoo DE BERLIN

d’une université, elle conserva son indépendance religieuse, et q^uand elle la vit menacée, elle se ligua en 1609 avec les Etats de Bohème. L’empereur Rodolphe la lui garantit alors par lettres patentes qui plus tard ne devaient pas être respectées, car la force fut employée pour convertir les protestants. En 1741, le 10 août, Frédéric II, s’en étant emparé, lui accorda quelques libertés, mais il lui retira le privilège d’avoir une garnison à elle. En 1742 y fut signé le traité de paix qui mit fin à la première guerre de la Silésie. Le 22 novembre 1757, les Autrichiens s’en emparèrent ; Frédéric II la reprit le 5 décembre après la bataille de Leuthen, et en 1760, Tauenzien la défendit contre les attaques de Laudon. En 1807 elle dut se rendre aux Français et aux Bavarois, qui firent sauter ses anciennes fortifications, transformées depuis en agréables promenades. En 1813, Frédéric-fruillaume III y fit paraître cet appel ; «A môn peuple »

qui souleva la Prusse contre la domination française. Elle est la jiatrie du philosophe Ch. V. Wolf, 1679-1754, du pnilosophe Garve, 1742-1798, du romancier Yan dcr Velde, 1779-1824, du publiciste de Gentz, 1761-1832, du théologien .Schleiermacher, 1768-1834.

Les princijiaux édifices ou monuments publics de Breslau sont ;

I.a cathédrale {Domkirche) (catholique) consacrée à saint Jean- Baptiste, située sur la rive dr. de roder dans le faubourg Sand, à côté d’une grande place plantée d’arbres; elle a été bâtie do 1148 à 1176 sous l’évôque Walter I", restaurée entièrement depuis <(uelqucs années et augmentée de chapelles construites dans le style jésuite. Elle est surmontée de deux tours dont les sculptures ne sont pas achevées. La belle porte en chêne fouillé au ciseau représente Joseph vendu par ses frères. On remarque à l’intérieur, composé d’une nef gothique et de deux

A BRESLAU. [Roote 116.]

bas-côtés : le maître-autel et le tabernacle, de 1591; les chapelles (du XVII' siècle), situées derrière le maître-autel, surtout celle du cardinal-évêque Frédéric, landgrave de Hesse, qui renferme la tombe du fondateur de l’église et une statue de sainte Elisabeth (par Floretti, Rome, 1650 env.) ; des monuments des évêques et des chanoines, entre autres celui de l’évêque Jean IV (Rother f 1506), dans la Mansonarienkapelle, dont les tables de bronze sculptées sont attribuées à Pierre Vischer de Nuremberg, deux statues de marbre d’Aarpn et Mo'tse par Brackhoff de Vienne, dans la lielle chapelle des Electeurs ; un saint Etienne attribué à Titien ; une madone attribuée h Cranach (dans une chapelle méridionale près de la sortie du chœur, des fresques, des tableaux en mosaïque ;

La Kreuzhirche (catholique), que domine une flèche élancée, est située à quelques pas en avant de la cathédrale sur la rive dr. de roder. Elle a été fondée en 1288.

Devant le maître-autel s’élève le monument en terre cuite du duc Henri IV de Breslau (•}• 1290), son fondateur. Le piédestal est en grès. Les beaux vitraux peints du chœur, hauts de 12 raèt., ont été donnés en 18.57 par le comte Hoverden. Les squelettes de saint Benoit et de saint Innocent sont exposés Sous verre sur les autels.

La crypte de saint Barthélemy a servi d’écurie pendant la guerre de Trente ans. Devant cette église on voit une statue de Népomiicène.

et des bas-reliefs représentant son martyre ;

La Dorotheenkirchc (catholique), bâtie en 13.50 par l’empereur Charles IV, l’édifice le plus haut de la ville bien qu’elle attende encore sa tour ;

I.a Frauenkiiche ou Sandkirche (catholique), sur une île de l’Oder, bâtie au milieu du xiv” sii-cle.

Elle devait avoir dans l’origine deux tours, quoique celle du S. ne

iliouTB 116.1 BRESLAU. 601

soit pas môme achevée. L’intérieur ne renferme rien de curieux;

La Vincenzkirche, près de la Sandbrücke, sur le Ritterplatz, laid édifice gothique renfermant , outre le monument du duc Henri II, le fondateur de l’église, des tableaux de W'illmann, Benton et Blazer ; des sculptures en bois du xiv“ siècle (Christ et Marie):

La Sainte-Elisabethkirche (protestante). construite en 1257. Elle possède quelques monuments funéraires et de beaux vitraux peints de plus de 23 raèt. de hauteur, donnés en 1857 par le roi de Prusse.

8on gros bourdon est, dit-on, le plus grand qui existe. Sa tour, située à côté de l’église et réunie à ja nef par une travée, avait autrefois 153 met. de hauteur, elle n’a plus que 108 met.; car en 1529 un orage jeta bas son clocher. Elle offre une jolie vue sur la ville et .ses environs. L’écroulement d’une voûte de l’église, en 1858, a rendu nécessaire une restauration comulète. — Au-dessus de la sacristie ie trouve la bibliothèque Rhediger (mercredi et samedi de2 à 4 h.)contenant3U,000 vol. et 800 manuscrits, entre autres un Valère Maxime avec de belles miniatures et un manuscrit illustré de Froissart, en 4 vol., et la collection Sæbisch, contenant plus de 15,000 gravures (gravures sur bois de Martin Schœn), etc. ;

La Maria Magdahnenhirche (protestante), bdtie au xiv« siècle. .Ses deux tours sont réunies par une arche. A l’intérieur on remarque ; la chaire , les fonts baptismaux, i’autcl, l’orgue (3,342 tuyaux-), les vitraux de couleur donnés en 1850 par le roi, etc. Le 21 oct. 1523, la Réforme y fut proclamée pour la première fois;

L’église Saint-nemardin, dans la ville neuve, fondée en 1 153 par le célèbre franciscain Jean CapMrann , mais terminée seulement en 1.502. Dans sa Ralh-iltapcUe on voit l'intéressante Hediriystafel , gr-iml tableau du xv« siècle, représentant, en 32 compartiments et d’après des

Allem. nu N.

originaux du xuie siècle, la vie de sainte Hedwige, l’épouse de Henri l'5

Au-dessus de la sacristie, la bibliothèque Bernardine, riche surtout en antiquités silésiennes, est ouverte le jeudi de 2 à 4 h. ;

L’égliee des Jésuites avec des tableaux de Krause et fresques de Rothmaier ;

La Dominikaner Kirche des xin' et XIV» siècles. Lachapeüe Saint-Ceslas, avec le sarcophage d’albâtre de ce saint, ne date que de 1724, etc.;

L’hôtel de vtlle (Rathhaus), situé sur la grande pl.ace, appelée Grosser Ring, et divisée en quatre parties,

Ear un groupe de maisons, est un el édifice, aussi remarquable par son architecture que par ses décorations intérieures et extérieures. On suppose qu'il date du commencement du XIV® siècle. La façade occidentale estflanquée d’une tourelle carrée qui présente un véritable fouillis de sculptures; la façade du sud est très-dégradée, mais (Quelques-unes de ses tourelles-tenêtres offrent des détails véritablement admirables. Sur une autre façade, parmi des sculptures bizarres , on remarque le diable traînant sa grand’mère dans une brouette. C’est dans la salle appelée Fürstensaal que les Etats de Silésie prêtaient leur serment de fidélité. — Le Schweidnitzer Ratbskeller, établi sous l’hôtel de ville, est très-fréquenté par les amateurs de bonne bière. iJn beffroi surmonte l’édifice. — Non loin de l’hôtel de ville, la Brovince a élevé, en 1847, kson premier roi, une belle statue eguestre de Frédéric le Grand, par Kiss;

Le (firdlre , construit par l.anghans, en 1814, près du palais au Gouvernement , à l’extrémité de la Schweidnitzer Strasse, belle rue qui conduit du Grosser Ring aux chemins de ferde l'Ouest;

La Bourse, bâtie également par Langlians sur la place Blücher (l'ancien Salzring), ornée d’une statue de Blücher , par Rauch , 1827;

602 DE TîEKLIN' .

La palais royal, 1840, derrière la place d’Exercices, sur laquelle se trouve le palais des Etats du la province , 1840 (Siœndeliaus). C'est dans ce bâtiment que l'on a réuni une collection de tableaux, composée en partie des doubles du musée de Berlin.

On y a ajouté les collections du conseiller Bach et du professour BUsching, ainsi que le polit musée de tableaux et de gravure» qui sc trouvait autrefois au .Magdalenen- Gyinnasium. Cette galerie, ouverte pendant l’été, tous les jours de 11 à 2 h. et de 3 h. à 0 h., contient euv. 7ÜÜ tableaux dont les principaux sont signés des noms de :

Paul Véronèse, A. Sacchi , Guida Reni, Ttticn, Van Dyck. Rembrandt, Teniers , Brvuyhel , Poussin, v.

Osiade, Snyders, Hondehœter, v. der Werff, M'owoermann, Holbein, L.

Cranach. Parmi les peintres modernes, on cite les nom» de Heijdenreich , Felùc Schiller , Lessing, Alücke, Rosenfelder, etc.; r Le palais de pisiice (Stadtgericht Uebœude), achevé en 1852, près de l’embarcadère du chemin de fer de laba-sse Silésie;

Le general Coimnando , près du théâtre , et la caserne de cavalerie, sur le Stadt-Giaben , véritables palais décorés de belles colonnades;

La Monnaie, près du Neumarkt, place ornée d'une fontaine surmontée d’une statue de Neptune, que l’on appelle Gabeljnrgen (le George fourchu);

La Poste, très-bel édifice situé dans l’Albrechtsstrasse ;

1/ Université, fondée en 1702 par l’empereur Léopold pour les Jésuites. et reoonstiluée en 1811 après sa réunionàeellcde E’ranefort-surl’Oder. Klleoccupe, dnnsl’ile .'^and.

l'ancien collège dos .lésuites, bâti en 1738 et resté inachevé. 8a bibliothèquB (dans une anc. abbaye près de la Sandkircbe) ouverte les mardis , mercredis, jeudis, samedis, de 11 h. à midi, et les lundis, niercredis, jeudis et samedis, <ie 2 h. à 4 h., compte plus de 300,000

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vol. et 20,000 manuscrit».. Elle est très-riche eu ouvrages orientaux.

Les autres collections de l’université sont : une galerie de plâtres antiques; une collection d’antiquités silésiennes, des archives, un cabinet d’histoire naturelle; un musée zoologique, des modèles d’instruments aratoires ; un jardin botanique (dans le faubourg 8and, au delà de la Cathédrale); un observatoire etc. , etc. Le nombre des professeurs est de 80 , celui des étudiants varie de 700 à 800.

L’nala Leopoïdina est richement décorée ;

La statue du maréchal Ulücher, érigée en bronze près du 8tadtgraben ;

Le cénotaphe du général Tauen- *16)1, qui défendit la ville contre les Autrichiens en 1760 , sur la place de ce nom (par 8. Schadow) ;

L'obélisque , élevé en 1840, dan* le cimetière militaire, en mémoire des soldats tués dans l’insurrectio de mai 1848;

I,e couvent des frères de la Miséricorde , Kloster Slrasse , Uhlau Vorstadt;

Le couvent Elisabetherinnen , Nicola'i Vorstadt, etc. .

On peut encore visiter à Breslau V Exposition permanente de l'industrie, SchahbvùcLe, 3b, tous les jours de 8 à5 h.; le Musée d'antiquités silésiennes, Albrechtsstrasse 42, ouvert tous les jours do 3 h. à C h ; VHôpital de tous les saints, situé derrière l’Eglise évangélique de Sainte-Barbe qui renferme ellemême quelques curieuses antiquités (trois tableaux sur bois du XV* siècle; la prison de la ville avec ses deux tours élevées semblables aux clochers ! d’une église ; l’élégante villa Eichbom, Tauenziensir., 86, etc.

La gare de Breslau est la plus bello de la Prusse; c’est un trèsvaste édifice, bâti dans le style néo-gothique; sa façade, dominée par doux tourelles, présente troi* grands portiques du côté de la ville; l’intérieur est décoré avec magnificence.

[Route 117] TORGAU. — MUHLBERG. 603

Les promenades établies sur remplacement des anciennes fortifications sont très-agréables et bien entretenues. On découvre de jolis points de vue du Taschenbastion, d'où l'on voit les montagnes des Géants à l’horizon, et surtout du Ziegelbasfion. qui domine l’Oder au-dessus de l’ile Sand, presque en face du paJais épiscopal, situé sur la rive dr. du fleuve, près de la cathédrale. En dehors de la ville, on va se divertir ou se promener à rodcon, aux jardins de Kroll ou Wiedeniann, de Liebiq, de Schiessicehr et de diverses sociétés, etc.; à Schneitnig (beau parc); à Oswits (belle chapelle bâtie par Lan^hans, et fréquentée par de nombreux pèlerins ; ii Pæpelwitz où l'on découvre une belle vue; i Aforgenan ; à IC ribîowitz , où le rince Blücher est enterré; ù .ShijUenorl, etc.

De Breslau à Cracovie, R. 138; — à Varsovie, R. 137; — à Posen, R. l:U;— à Bresdo, R. 131 ; — à Vienne, R. 13S; — Prague, voir V Allemagne du Sud; — aux montagnes des Géants, R. 136; — à Prei-^ burg, R. 136 ; — à Kalisch (Pologne), 16 mil. dil. tou.s lés jours, en 13 h., pour 3 th. 10 sgr., par ; (4 mil.) Oeh, V. de 7,000 hab . , chef-lieu do la principauté médiatisée de Brunswick-Oels ; (4 mil.) Aledzibor-, (4 1/1 mil.) Ostrowo, V. de 6,000 hab., on sort do la Prusse pour entrer en Pologne, avant (3 3/4 mil.) Kalisch.

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