Le même. Le jardin d’amour
Le même. Le jugement dernier. — 809. Le même. Les deux fils du peintre. — 817.
Le même. Portrait delà dernière femme du peintre. — 818. Le même. Pottrait d’un vieillard. 819. Le même. Portrait d’une femme âgée. — 848. Snyders (Frans).
Chasse aux sangliers (les figures sont de Rubens). — 859. David Téniers le père.
Lac et ruines au clair de la lune. — 860. Le mime. Une kermesse — 859. Téniers le fils. Des soldats jouant aux cartes dans un corps de garde.— 870. l,e même. Des paysans bollandais fumant et jouant aux cartes. — 873. Le même. Un paysan endormi dans une auberge. Au fond, des buveurs. —874. 876, 877. Le même. Paysages. — 878. Le même. Chimiste, son laboratoire. — 879 . Le même. Tentation de saint Antoine. — 885. Le même. Même sujet. — 903. Jacques Jordaens. Saint Joseph d'Arimathie, la sainte Vierge, saint Jean et sainte Marie-Madeleine viennent embaumer le corps du Christ et paraissent étonnés de ne plus trouver que le linceul. — 904 . Le même. Diogène à la recherche d'un homme.— 905. Le même. L’enfant prodigue.— 907. Le même. Ariane entourée de faunes et de bacchantes. — 908. Le mime. La présentation au temple. — 909. Le même. Mise en action du proverbe - Comme chante le vieux coq, chantera le poulet.»
— 920. Lucas van üden. Paysage avec figures. — 929. VanDyck. Danaë — 931.
Le même. Portrait de Charles 1er, roi d'Angleterre. — 932. Le même. Henriette de France, femme de Charles I-r. « L^n de ses plus beaux portraits. » — 933.
Le même. Les enfanta de Charles lor.
— 950. Jean Miel. Un berger assis.' — 951. Le même. Deux bergers. — 964.
Gonzales Coques. Tableau de famille. — 1007. F. Boudewins et Pierre Bout. Dos hommes se baignant dans une rivière, au pied d’une montagne, devant une ville.
— 1014. Simon ran J'erelst. Portrait d'homme armé.
-ÉCOLE UOLLANDAISE. — 1061. Gérard Honthorst. Moïse apporté à la fille de Pharaon. — 1062. Le même. Un dentiste arrache une dent à un paysem à la lueur d’une chandelle. — 1063. Le même. Une
LA GALERIE DE TABLEAUX
[Route 123.]
femme âgée tenant une chandelle à la main. —1076. Gérard Üow, Dn jeune homme tenant une chandelle a la main devant une jeunelille endormie. — 1076. Lemême.
L’arracheur de dents. — 1078 Le même.
Dn vieux maître d'école taillant une plume. — 1079. Le même. Son portrait. — 1080, Le même. Une jeune fille assise à une table. — 1082. Le même. Une vieille femme dévidant son fil à la lueur d’une lampe.— 1083. Le même. Une jeune fille à genoux dans une cave devant une pièce de vin; un jeune garçon lui conseille de ne pas trop boire. — 1084 Le même. Un ermite ; devant lui une bible ouverte . — 1085. Le même. Gérard Dow jouant du violon. — 1086. Le même. Une jeune fille près d’une fenêtre tenant une chandelle à la main pour cueillir une grappe de raisin. «Un de ses plus charmants tableaux.s — 1089. Le même. Une jeune fille arrosant une plante et tenant une chandelle à la main.— 1093. Dartd de Heem. Animaux et fruits. — 1100. Corneille de Heem . Fruits. — 1101. Le même. Des fruits et une écrevisse cuite sur une table de marbre. — 1103. Le même. Des fruits et un homard cuit sur une table — 1134. Pierre van Elst. Un vieillard lisant auprès d'une chandelle. — 1143. Adrien llrouwer.
Dispute de paysans. — 1146. Le même.
Paysan nettoyant un enfant. — 1147. Le même. Trois paysans se battent en jcuant aux dés. — 1153. P. Rembrandt (van Ryn). Le repas d’Esther et d’A.->suerus. — H53. Le même. Le sacrifice de Manuect de sa femme. Un ange leur annonce la naissance de Samsou. < D une forte couleur et d'un grand effet. > — 1154. Lemême. L’enlèvement de Ganymède. — 1195. Le même. Rembrandt ayant sa femme sur ses genoux, et tenant à lu main un verre de champagne. — 1165 Le même.
Son portrait. — 1167. Le même. Portrait d’homme. — 1168. Le même, f'ortrait d'homme.— 1169. Le même. Portrait d’un jeune soldat. — 1170. Le même. Portrait de sa fille. — 1179. Gérard Terbury. Un officier assis à une table écrit un ordre qu’un trompette parait attendre. — 1180.
Le même. Une jeune dame se lavant les mains dans une aiguière quelicntuneser-
vante. — 1185. Germain Zachtleven.
Paysage. — 1196. Le même. Une ville au pied d'une montagne. —4197. Le tnême.
Ehrenbreitstein. — 1198. Leme'me. Paysages avec figures. — 1301. Ferdinand Bol.
L’échelle de Jacob. — 1303. Le mime. Joseph présentant son père Jacob au roi Pharaon. — 1204. Le même. Repos pendant la fuite en Egypte.— 1205 .Le même.
Le roi David en la presence de son secrétaire, ordonne à Urie de porter une lettre au capitaine Joab. — 1209.
Jean Both. Cavcdiers. — 1210. Lemême.
Ruines d’un château sur une montagne élevee. — 1315 et 1216. Arthur van der Neer. Effets de clair de lune. — 1218. Adrien van Osiade. Adrien van Ostade travaillant dans son atelier. — 1219. Le mime. Intérieur d’une auberge hollandaise. — 1225. Isaac ran Osiade. Les plaisirs de Thiver en Hollande. — 1331. Pierre ran Laar. Des hommes jouant aux quilles devant un cabaret. — 1335. Un couvent de moines à Rome. — 13.39. Gabriel Metzù. Une vieille femme marchandant une poule ; à côté un vieillard qui fume. — 1240. Le même- Un vieux marchand offrant un coq à une dame. — 1211. Le même. Une cuisinière marchandant un lièvre. — 1242. Le même. Un fumeur devant la chemince , derrière lui une femme. — 1243. Le même. Une brodeuse de dentelle. — 1244. Lemême. Un homme assis à une table à côte d’une femme et tenant un verre de champagne à la main. — 1355. Svanevclt {Hermann van).
Paysage. — 1260. Philippe Wouwermahns. Un moine sortant d’un cloître pour faire l’aumône aux pauvres. — 1261 . Le même. Un cheval se cabrant près d’un chariot. — 1265. Le même, l’aysans en lutte avec des cavaliers. — 1270 Le mime. Combat de cavalerie- — 1276. Le même. Écurie d’auberge.— 1287. Lemême.
Une cascade. Sur le premier plan un chariot attele de cinq chevaux. — 1291. Le même. Le passage de la rivière. — 1296. Le même. Départ pour la chasse au faucon. — 1297. Le même. Des chasseurs à pied et à cheval chassant des sangliers et un ours. — 1306. Le même. Un camp. — 1311. Le même. Le départ de l’auberge. —
DRESDE ET SES ENVIRONS
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1330. Aliert van Everdingen. Paysage. — 1337-1339. Nicolas Berghem. Paysages avec figures. — 1350. Paul Potier. Une chasse dans une forêt de hêtres. Les figures sont peintes par Van de Velde. — 1351. Le même. Des bœufs gravissant une colline. — 1.332. Le même. Des bestiaux au pâturage. — 1353. Henri Verschuring.
Le train d'une armée s'apprêtant pour le départ. — 1;)59. Josias Ossenbeck. Paysage.— 1365. Jacques Ruysdaêt. Paysage connu sous le nom de Chasse. ^ C’est une forêt de hêtres coupée par quelques flaques d'eau qui réfléchissent les nuages du ciel. Adrien Van de Velde a peint sous -ces grands arbres une chasse au cerf , d’où vient le nom du paysage, l’un des plus vastes, des plus magnifiques que l’on puisse rencontrer dans l’œuvre du maitre.s— 1366. Le mime. Paysage connu sous le nom de cimetière juif . < Poussin lui-même, dit M. L. Viardot , n’aurait pas trouvé plus d'expression , de profondeur, de tristesse austère et religieuse.» — 1369. Le même. Vue du cbêteau de Bentheim. — 1371. Le même. Une forêt. — 1372. Le mé/rtf. Paysage avec une cascade. — 1375. Paysage connu sous le nom du cloître. — 1391. François Miéris. Une jeune fille assise devant une table écoute une femme àgee qui lui parle.— 1392. Le même. Une jeune fille assise devant un perroquet. — 1393. Le même. Une vieille femme plantant un œillet dans un pot. — 1394. Le même. Un vieillard tenant une cruche d'eau et une pipe. — 1396. Le même. Un jeune soldat assis fume devant une table. — 1398. Le même. Un négociant assis à une table et tenant une lettre à la main.— 1399. Le même. Un vieux savant taillant une plume. — 1400. Le même. Un chaudronnier examinant une chaudière en présence du proprietaire de cet ustensile. — 1402. Le même. Miéris, dans son atelier, occupé à faire le portrait de sa femme. — 1403. Le même. Une femme assise à une table et jouant du luth. — 1405. Melchior Hondekœter. Une poule et un coq défendant leurs poussins contre un oiseau de proie. — 1437. Adrien Van de \ eide. Animaux sur une colline. — 1438. Le même. Bestiaux paissant devant |
une cabane. — 1442. Gaspard Netscher.
Une servante coiffant sa maîtresse qui tient un chien sur ses genoux. — 1443. Le même. Son portrait!?) — 1444. Le meme.
Une dame au clavecin et un homme qui chante. — 1445. Le même- Un médecin tâtant le pouls à une jeune femme. —
1446. Le même. Un homme accompagnant avec la guitare le chant d’une dame. —
1447. Le mime. Portrait de madame de Montespan. — 1459.Pterre Van Hlingeland.
Une femme âgée offre un coq à une jeune femme qui est à sa fenêtre. — 1453. Le mime. La leçon de musique interrompue.—1457. Jean Victor. Moïse sauvé des eaux. — 1478. Godefroi Schalken. Une jeune fille tenant une lettre à la main et assise auprès d’une chandelle. — 1480. Le même. Un artiste éclairant la statue de Venus placée sur une table. — 1481. Le même. Une jeune fille examinant un œuf à la lumière. — 1484. Pierre de Hooghe.
Une jeune fille se tenant à la fenêtre, une lettre à la main. — 1541. Adrien Van der Werff. Le jugement de Pàris.— 1542. Le même. Sainte Madeleine. — 15-37.
Guillaume Miéris. Une bohémienne disant la bonne aventenre à une jeune femme. — 1559. Le même Une jeune fille tenant un verre de vin à la main et embrassant un joueur de vielle.— 1560. Le même. Prcciosa reconnue de sa mère et de sa servante. — 1561. Le même. Un homme jouant de la trompette auprès d’une fenêtre. — 1564. Le même. Une vieille cuisinière montrant des pièces d'argent. — 1574. Rachcl Ruysch. Un bouquet de fleurs dans un vase de terre. — 1589. 1390. 1592. 1594. Jsaac Moucheron. Paysages. — l(î04- Jean Van Huysum.
Bouquet de fleurs. — 1605. Le même Bouquet de fleurs dans un vase rouge. — 1606, Le même. Paysage.
PElNTaES DES ANCIENNES ÉCOLES FLA- .UANUK ET ALLEMANDE. — 1612. /cnn Van Kyck. Un triptyque. La sainte Vierge tient l’enfant Jésus sur ses genoux : sur le volet de dr., Sainte-Catherine; à g., l’ange Michel et un prêtre à genoux devant lui. < Ce tableau est petit, fin et bien conserve. On dit que Charles- Quint portait dans ses voyages ce précieux
LA GALEUIE DE TABLEAUX
[Rol'tb 1-23. ]
tableau feriné , que les Allemands appellent à cause de sa forme un autel domestique. » — 1613. École de l'an Eyck.
Vierge glorieuse avec l’enfant Jésus ; à côté d’elle sainte .Anne , au fond saint Joseph etsaint Joachim. — 1614 et 1615.
La même. Les deux volets d'un tableau ; à g. le donateur et saint André; à dr.
sainte Elisabeth tenant une église. — 1617. Rogier l'an Ver Weyden. Jesus-Christ crucifié. Marie, saint Jean, sainte Madeleine. — 1618. Hans Hemling. Portrait d’Antoine de Bourgogne, bâtard de Philippe le Bon. — 16-A). Huintin Messys. Un changeur réglant un compte avec un homme assis à côté de lui. — 1622. Albert Üiirer- Jesns-Christ posant sa croix. — 1624. Le même. Portrait d’homme. — 1638.
Lucas Cranach , l'aîné. Jésus-Christ bénissant tes enfants. — 1641. Le même. La femme adultère. — 1643. Le même. Dalita coupant les cheveux de Samson. — 1617.
Le même. Hercule endormi après son combat avec Antée et attaqué par l'armée des Pygmées. — 1648 Le même. Portrait de Marguerite de Ponikau. — 1664. Le même. Martin Luther. — 1665. Le même.
Philippe Mélanchthon. — 1666. Le même.
Christine Eilenau. — 1668. Lucas Cranach, le jeune. Le prince Maurice de Saxe et sa femme. — 1687. Attribué à Jean de Mabuse (Jan Gossaert). L'adoration des mages. — 1688. Inconnu. Même sujet. — 1693. Hans Holbein. Jacques de Meyer bourgmestre de B&le et sa famille à genoux devant la sainte Vierge et l'enfant Jésus. «A Dresde, dit M L. Viardot, la première œuvre de l'école allemande ou plutôt de toutes les écoles du Nord , y compris celles de Bruges, d’.Anvers et d’Amsterdam, c’est assurément la Vierge de Holbein. On donne ce nom à un grand tableau de 'huit personnages , où l'on voit la famille de Jacques Meyer, bourgmestre de Bàle, prosternée devant une madone.
Ce n’est pas toutefois l’Enfant-Dieu que Marie tient dans 'ses bras ; c'est sans doute le dernier-né 'des fils du bourgmestre, et Jésus, qu’il est facile dareconnaitre , a pris , au milieu de la famille suisse , la place de l'enfant qu'adopte sa mère. 11 y a peut-être, dans cet échange.
Alleu. du n.
quelcjue chose de fort risqué et de fort téméraire , au point de vue du dogme ; mais à coup sùr , si l'on ne sort point de l'art , c’est, une idée heureuse , touchante et qui peint en traits naïfs la franchise et la cordialité des .Allemands. Il faut bien se garder, d’ailleurs, de de'mander à la madone de Holbein le sentiment catholique; on ne le trouverait pas plus que le type italien. Dans cette/ jeune mère aux cheveux dores ceints d’une couronne d’or, il n’y a rien de frà Angelico, rien de Raphaël , c’est la Vierge du Nord, la Vierge protestante: et le mérite immense de Holbein est justement d’avoir eu la puissance de creer un type nouveau, celui de son pays et de son culte. Ajoutez encore à cette qualité supérieure la beauté prodigieuse des portraits groupes , la vérité, la force , la finesse , la délicatesse infinie qui brillent jusque dans les moindres detads. Pour moi, tout en merappelantles Holbein de Munich et même ceux de liamptou-Oourt, je suis prêt à croire que la T'ierje de Dresde estle chef-d’œuvre du peintre d’Augsbourg.v — 1694. Le même. Portrait de Thomas Morett, orfèvre de Henri VIII, roi d'Angleterre. — 1699. Le mitne. Portrait de femme.— 1700. Le même. Portrait de deux hommes, le père et le fils. — 1723. Elzheimer (? ). Jupiter et Mercureaccueillis par Philémon etBaucis.
— 1731. Cari Screta. Saint Matthieu. — 1732. Le même. Saint Jean. — 1735. Le même. Saint Grégoire. — 1738. Le même.
Saint Ambroise. — 1742.//. Schcenfeld.
La lutte des géants. -1763-1767. P/ii/tppe Roos. Animaux. — 1788.Baf(/i. Denner.
Saint Jerôme. — 1778. Charles Rutharts.
Paysage. — 1780. Le même. Plusieurs chiens attaquent un ours — 1813. Christian Seibold. Portrait d’une femme Agée. — 1814. Le même. Son portrait.— 1880. Raphaël Mengs. Un ange apparaît à Joseph endormi. — 1881. Le même. Madeleine repentante. — 1891. Angélique Kaufmann.
Portrait d'une jeune femme habillée en sibylle. — 1892. La même Portrait d'une jeune femme habiUce en vestale.
PF.INTRKS NATIONAOX CONTFMPORAINS.
(.Au second étage). 1909. Cari Peschel.
Des anges apparaissant à Jacob qui se
DRESDE ET SES ENVIRONS
dirige vers la terre promise. — 1010. Le même. Christ consolateur. — 1910. Jules Rœting. Christophe Colomb devant le conseil de Salamanque. — lOil. ,Charht- Jtan Bær. Des magiciens finlandais prédisent la mort d’iwan le Terrible. — 1923. Théobald Van Oër. Albert Durer reçoit à Venise la visite de Giovanni Bellini. — 1924. Dahl. Grand paysage norvégien. — 2200. Gerhard Van Kügelgen. L’enfant prodigue.
Outre les pastels et les collections de tableaux de Dietrich et des Canaletti, l’entre-sol du nouveau musée contient encore :
1° La GoUeoUon des estampes (Kupferslichiammlung ), l'une des plus riches et des plus curieuses collections de ce genre qui existenten Europe. Les amateurs ne devront pus manquer de la visiter. Elle compte plus de 250,000, gravures depuis la première découverte de la gravure jusqu’à nos jours. On y voit encore, outre une belle collection de dessins à la main (50 portefeuilles), une collection de portraits, faits d'après nature par le professeur Vogel de Dresde (environ 300) , et représentant les principaux personnages duxixs siècle [souverains.princes, hommes d'Etat, généraux, altistes, littérateurs, savants).
2° La Collection des pUtres ou
musée Mengs (à l’£.), et les sculptures d’Elgin (Mlgin'sche Bildirerke). La première contient les plâtres des statues les plus célèbres de l’antiquité moulés ou recueillis pour la plupart, au milieu du siècle dernier, par le peintre Raphaël Mengs, ou sous sa direction ; la seconde se compose des copies en plâtre des marbres d'Ktgin ; on désigne ainsi les débris du l’arthenon cl du temple d’Erechthée à Athènes, que lord -Elgiu a rapportés de Grèce en -àngleterre an commencement de ce siècle et qui sont ..actuellement au London muséum. Ces o^^^tOions sont visibles pour le public les IudSI^ jeudis, de 10 àl h.
Le Musée historique {historisches ilusuem], appelé aussi Hüstkammer, occupe les ailes O. et S. du'Zwinger; c’est une des plus intéressantes collec-
[Routk 123. J
tiens de ce genre. « Figurez-vous, dit M. Viollet-lc-Duc, un arsenal du commencement du xvi“ siècle, complet, assez bien fourni pour équiper une petite armée, cavalerie et infanterie : rien ne manque, non-seulement, les armures, mais les harnais des chevaux, avec leurs courroies, leurs housses, leurs pennons, lances, écus, et sur les armures les cottes armoyées, sur les heaumes les cimiers fantastiques avec leurs lambrequins de cuir déchiquetés et colorés. Des épées de toutes sortes, des couteaux, des poignards, pertuisanes, épieux, masses; la quantité en est innombrable. Beaucoup de ces armes défensives et offensives sont d’un travail précieux. Quelques harnais sont couverts de pierreries.
Ajoutez à cette collection, la tente prise par J. Sobieski sur les Turcs, avec tout ce qu'elle contenait; c’est une des plus splendides réunions d’armes précieuses que l’on puisse voir. »
1'' Salle {salle ci’entrée). — Portraits des princes saxons (ceux d’Albert et de son épouse sont de Lucas Cranach) ; — meubles, armoires, sièges, vases, coupes, e(^., du moyeu âge; — table de travail de la princesse Anne (-(- 1585) ;- verres et armoire de Luther, l’épée qu'il portait lorsqu'il fut enfermé à la 'Wartburg sous le nom de Junker Georges.
2e Salle {salle de lâchasse], — Collection d’armes de chasse, d’ustensiles de jardinage ; — arbalète de l’electeur Maurice (■(• 1653) et de l'électeur Jean-Fréderic (1554); — couteau et corne de chasse de Henri IV, roi de France; — colliers de chiens.
2e Balle {salle des fournoû).— Longue galerie décoree d’un grand nombre d’armes, d’armures et de statues à pied et à cheval (dont les montures et les hommes sont armés). Parmi ces curieuses ar mures qui ont servi surtout dans les tournois de la chevalerie, on remarque ; — une armure du xvt* siècle, donnée à l’électeur par Philippe- Emmanuel, duc de Savoie; — ^les deux armuresde Christian II (1611); l'une d’elles, fabriquée en 1599 par un ouvrier d’Augsbourg, nommé Colman, a coûté, dit-on, plus de 14,000 th.;
[Route 123.] LE GRUNE
elle est en fer et en cuivre dorés; — une armure noire, portée par un cavalier aui funérailles de l'électeur Auguste Isr; — une armure (homme et cheval) fabriquée en Italie, et couverte de reliefs qui dénotent un ouvrier des plus habiles, et qui représentent les travaux d'Hercule, la Toison d'Or, Thésee et Ariane, et d’autres sujets mythologiques.
4« Salle ou seconde galerie (la salle des batailles). — Armes de guerre ; — armure de Georges le Barbu, duc de Saxe;— épée de Thomas Münxer, le chef des anabaptistes (voir Mdhlhausen); — armure que portrait Frédéric le Magnanime à la bataille de Mühiberg; — armure de Christian I"'; — trois nrmures de Maurice de Saxe ; on a placé près de ces armures Técharpe teinte de sang qu'il portait à la bataille de Sieversbausen, et la balle qui le tua ; — l’épée qui servit à décapiter ie ehancellier Crell armure de rélecteur Jean-Georges ; — armure de Gustave-.Adolphe ; — bâtons de commandement de Tilly et de Pappenheim ; — armure de Jean Sobieski ausiégedeVienne; — cuirasse d'Auguste II , dit le Fort (elle ^èse 50 kil.) ; — masse d'armes, dagues, épées, etc. ; — fléaux armés de fer des hussites ; — faux des paysans polonais ; — épée que portait don Juan d’Autriche a la bataille de Lépante.
8* Salle ( la salle des pistolets ) . — Collection d'armes à feu depuis leur invention ; — deux pistolets que portait Charles XII de Suède à la bataille de FTiedrichshalle, où il fut tué ; — pistolets de Louis XIV et de l’électeur Maurice de Saxe.
S' Salle ( la salle des selles et des costumes). — Costumes d’apparat, harnais et selles de luxe ; — souliers de Kant et de Wieland; — bottes de Murat.
7” Salle (la salle turque). — .Tente turque, prise au siège de Vienne en 168.‘l(elle appartenait au vizir Kara Mustapha) ; — armes turques et orieutales.
•c Salle (la salle indienne). — Vêtements et armes de diverses nations sauvages, collection formée en grande partie pur le prof. Pœpping dans l’Amérique du Sud.
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Se Salle ou Se galerie (la salle de parade). — Robes que portait Auguste le Fort lorscju’il fut couronné roi de Pologne — à côté, fer à cheval qu'il brisa entre ses doigts ; — belles épées ; — chapeau de Pierre le Grand ; — épée de Charles XII; — selle de Napoléon; — les souliers que porta Napoléon à son couronnement.
Ce musée est ouvert au public le jeudi deSàmidi et de 2 a 4. h.
On délivre des billets gratuits à l’entrée (même jour) de 7 à 8 h. du matin. On ne laisse entrer que 9 personnes à la fois. Les autres jours une carte d’entrée pour 6 personnes coûte 2 th. Chaque personne ^^sus, 10 ngr.
Le mime d'histoire naturelle (dans le Zwinger, en face de la sortie de la Rüstkammer), n’intéresse'a pas les Français qui ont vu les collections du jardin des Plantes à Paris. Il a beaucoup souffert de l'incendie de l'Opéra, en mai 1849. Une partie de ses collections ontété détruites. Sa collection la plus importante est celle des mtnérawa; et des fossiles. On remarque dans cette dernière un bel arbre pétriûé, — racines et branches, — dont le tronc peut avoir 1 mèt. 80 c. de diamètre.
(Entrée publique mardi et vendredi de 10 h. à midi.l
Le salon de physique et de mathématiques et la chambre des modèles (dans le Zwinger, pavillon de l’aile occidentale), contiennent des instruments de mathématiques, d’astronomie, de physique, des horloges mécaniques, enfin une collection de modèles de forteresses (Dresde, 1521-46, Kœnigstein 1708), d’édifices anciens (château de Dresde 1270- 1551), de ponts, de vaisseaux, de machines en tout genre. L'entrée est publique le vendredi de 8 h. à midi. Les autres jours on paye 2 th., et un th. pour le cabinet des modèles seulement.
Le Grûne Gewœlbe, ou la voûte verte — (visible tous les jours, matin et soir, pour une carte
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d’entrée coûtant 2 th.). — est une suite de huit salles au rezde-chaussée du palais royal renfermant une riche et curieuse collection de près de 3,000 objets plus ou moins précieux appartenant a la couronne de Saxe. On les estime à plus de 3 millions de thalers. — iV. li. On ne laisse pas entrer plus de 6 personnes à la fois.
L’origine de cette collection semble remonter h Maurice de Saxe. Mais son organisation estdue surtout à Auguste le Fort (1733; et à son tils Auguste III, élu roi de Pologne en 1736. L’étymologie du nom de voûte verte est incertaine. Ce nom était déjà usité®u :emps d’Auguste le Fort, qui fit peindre en vert les murs des salles qui contiennent les collections pour en justifier la dénomination.
1" Balle. — Des statues et des groupes en bronze ; un crucifix de Jean de Bologne; un petit chien qui se gratte, par P. Vùcher ; une copie du taureau de Farnèse : Pluton enlevant Proserpine ; un Bacebus sur un bouc; une staïue de Charles 11 d'.àngleterre , à cheval, sous la figure de saint Georges, sculptée en cuivre coulé ; des ststues de Louis XIV', d .Auguste le Fort, etc.
2e Balle, ou cabinet des ivoires ; — un crucifix attribué Michel-Ange ; — une scène de bataille, par AlherlDürer;
— une nombreuse collection de beaux vases, dont quelques-uns de larges dimensions, taillés dans un seul morceau d'ivoire;
— une coupe sur laquelle est sculptée l'histoire des vierges folles; — la chute de Lucifer et des mauvais anges, groupe admirable de 93 figures, sculptées sur un seul morceau d’ivoire de 44 centimètres de hauteur ; — Diane et .Veteon : — l'enlèvement de Proserphie ; — deux tètes de cheval en relief, par Michel-Ange une coupe en corne de cerf, sculptée à la manière des camées, avec des figures représentant une chasse ; ouvrage remarquable de Srhulz, artiste de Meiningen.
Se Salle. — Des mosaïques florentines ; — des coquilles gravées ; — des œufs
d'autruche découpés et ornés ; — le n“ 44 est un œuf qui passe pour avoir été pondu par une autruche dans la menagerie de Moriizburg ; — plusieurs ouvrages en ambre, entre autres un petit meuble fait entièrement de cette précieuse substance; — un chambranle de cheminee en porcelaine de Dresde, enrichi de pierres fines trouvées en Saxe ; — plusieurs peintures sur émail . principalement une Madone et un Ecce Homo, par Raphaël Mengs, lorsqu'il était jeune; — les portraits de Pierre le Grand et d'Auguste le Fort, par IHnglinger ; — un plat de fruits et une scène de bataille, pur A’oèf Landin , de Limoges, célèbre artiste sur email.
4» Salle. — De la vaisselle d'or et d’argent qui servait aux festins que donnaient les princes saxons ; — quatre gobelets d’or massif , pesant chacun plus de 5 marcs ; — une coupe d’or , ornée de saphirs, présent de Pierre le Grand à Auguste le Fort; — les fonts baptismaux de la famille royale de Saxe .
S'^ Balle. — Des vases en pierres demtprécieuses , telles qu'agate , calcédoine, cristal de roche, lapis-lazuli . etc.;— deux coupes composées de pierres précieuses, estimées C,000 thalers chacune ; — un camee antique en onyx, représentant le portrait d'Auguste ; — le plus grand émail connu, représentant une Madeleine, pur Üinglinger ; — une belle collection de vases tailles dunsdu cristal de roche, tous d’un haut prix.
Balle. — Une grande quantité de figures eu ivoire et en bois artistement travaillées, ainsi que beaucoup d'autres représentant des caricatures d'hommes et d'animaux , formées d'une seule perle de forme bizarre et d'une grandeur peu ordinaire, la plupart pêchées dans l’Elster ; — deux vieilles montres appelées œufs de Nuremberg; — deux combats de chevaliers, sculptes sur bois parle célèbre Colin de Malines.
7“ Salle. — Les insignes de la royauté qui servirent au couronnement d'Auguste II comme roi de Pologne : — des ouvrages en albâtre et ‘en cire.
S° et dernière Salle , — la plus remarquable, tant par la valeur que par la
[Routb 123.1 LA GALERIE DES ANTIQUES. 641
sph ndeur des objets qu’elle renferme.
Parmi ses merveilles se trouvent en effet les ouvrages (1702-17'J8)de Dinj/injer, qu'on peut à juste titre surnommer le Benvenuto Cellini de la Saxe; son chef-d’œuvre, appelé la Cour du grand Mogol, représente l’empereur Aureng-Zeb entouré de ses gardes et de ses courtisans, au nombre de 138 figures en or pur émaillé, et costumées d’après la description de Tavernier ; il lui a coûtés années de travail et48,tMX) thaï. On y voit aussi des émeraudes péruviennes ; — un fragment d'argent natif, provenant des mines de Himmelsfürst , à Freiberg ; — les insignes de la royauté saxonne, parmi lesquelson distingue l’épée électoraleque portaient les princes saxons au couronnement impérial , et la plus grande sardonyx connue ; — des décorations et des armes enrichies de diamants et de pierres précieuses; — et enfin l'artnoire des bijoux , divi.sée en six compartiments : 1“ les saphirs ( le plus grand de tous, non taillé, est un présent de Pierre le Grand; ; 2^ les émeraudes; 3" les rubis; 4“ les /ifWes saxonnes et orientales, avec une plaque de 651 brillants, un collier de 38 solitaires, deux bagues qui ont appartenu à Luther , etc. ; 5« les brillants; 6“ les diamants , parmi lesquels on cite surtout le diamant rert, pesant 40 karaté.
La collection de porcelaine
(PorzeUansammlung) occupe l’étage inférieur du palais Japonais (entrée publique mercredi de 2 à 6 h.). Elle comprend plus de 60,000 pièces, rangées dans 18 salles par ordre chronologique. On y voit non-seulement des porcelaines de Saxe, mais des porcelaines de Sèvres, du Japon, de Chine, d’Italie, et un grand nombre d’ouvrages en terre cuite, romains, grecs, étrusques, allemands, persans, mexicains, etc. Le catalogue remplit cinq volumes in-folio.
La galerie des Antiques (Antikensammlung] est placée au rezde-chaussée du palais Japonais à g. de la salle d’entrée ( le public est admis à la visiter les mercredi et samedi de 9 h. àl h.; les autres jours on paye 2 th. d’entrée) ; elle
a été formée en grande partie avec la collection du prince Chigi, achetée par Auguste II. en 1725, au prix de 60,000 tbalers. Quoique très-inférieure à celle de Munich, elle mérite une visite. On y remarque surtout:
Salle — De 1 à 10, les bustes des princes saxons depuis Frédéric le .Sage jusqu’au roi actuel. — 34. Le maréchal de Saxe , fils naturel d’Auguste 1er et del comtesse Kœnigsmark. — Des modèles réduits du Jour.de la Nuit.de l'Aurore et du Crépuscule de Michel-Ange.
je Salle. — 53. Gustave-Adolphe. — 54.
Richeliru. — 55. Charles l'r d’Angleterre. — 99. Le groupe de Déjanire.en bronze, par Jean de Boulogne. — Le cadran de Lemaire.
3< Salle. — 112. Statuette de femme s’appuyant sur une statue dePriape. — 113. Silène. — 115. Tête de Niobé. — 116. Tète de femme en marbre de couleur, appelée la fille ainee de Niobé. — 135. Jupiter. — 138. Jeune Athénien. — 141. Torse de Pallas Promaebos , connue sous le nom de la Minerve de Dresde. — 144. Restauration du no 141, par Raueb.
4* Salle. — 146. Vénus et l’Amour. — 151.
Génie dormant. — 158. Faune et bacchante.— 166. Jeune fille. — 178. Minerve. — 180. Socrate. — 183. Hébé. — 184. Vénus sortant du bain. — 184. Torse de guerrier blesse .
Salle. — 187. Diane d’Ephèse.— 196.
Vénus et l’Amour. — 197. L’Amour jouant avec un lion. — 198. Amour et Psyché, statuettes très-mal réparées. — 201. Piédestal triangulaire d’un candélabre en marbre du Pentélique (reliefii curieux}. — 208. Satyre. — 209. Hermès. — 210-211, Satyres.
•' Salle. — 22.1. Sarcophage.— 242. Vénus.— 257. Romaine en Vénus. — 259,260, 262. Une dame d’HercuIanum et ses deux filles, trouvées dans le théâtre d’Hercu- Ianum au commencement du xviiie siècle.
Ces statues sont parfaitement conservées. — 261. Charmtmt torse de l’Amour — 26.3. Faune.
7" Balle. — 280. Gladiateur — 281. Buste de négresse. — 283. Amour foulant des
Digilized by Cioogle
642 DRESDE ET SES ENVIRONS. [Roütk 123.
grappes de raisin. — 300. Neptune.— 301.T*rse d'un gladiateur blessé (fragment d’une grande valeur. — 302. Statue couchée.—303. Niohides. — 304-305. La jeune fille et l’hermaphrodite ; le (aune et l’hermaphrodite.
tu Salle. — 324. Caracalla. — 334. Uranie.— 350 à 353. Athlètes.
•e Salle. — 300. Antinous enspbynz.— 367. Sarcophage. — 380. Antonin le Pieux.
— 383. Vénus connue sous le nom de F<niif de Dresde. — 384. Athlète. — 385.
Antinoüs en Baccbus. — 386. Ariane. — 387. Venus.
10° Salle. — Trois lions égyptiens de siénite. Cette salle représente un cOté d’un columbarium, et renferme, ainsi que la lU salle , des antiquités égyptiennes) étrusques et romaines > des dieux lares, des momies, etc. — La 12° salle contient un grand nombre d’objets provenant des àgt'S de pierre, de bronze et de fer, de curieuses idoles de Rügen, etc, — N. B. Voir le lUise’s Katalog des Antiiencabinels.
La Bibliothèque (die Bibliolhek), dont l’escalier est orné de bas-reliefs réprésentant les progrès de l’humanité, occupe le premier et le secondétage du palais Japonais (3 salles et 23 chambres) ; elle retrferme environ 30ü,000 vol., 2.000 incunables, 2,800 manuscrits, 182,000 dissertations etune très-grande collection de cartes. Elle est ouverte tous les jours de 9 h. à 1 h. excepté les dimanches et fêtes. Parmi ses principales curiosités on doit mentionner ; un manuscrit grec interligné de latin, qui date du x* siècle ; — le traité d'Albert Durer sur les proportions du corps, écrit de sa propre main (1328), et orné de dessins; — 3 volumes représentant les tournois tenus dans Dresde, depuis 1487 jusqu’à 1564 ; — un volume renfermant les portraits en miniature des hommes célèbres et des savants des xv' et xvie siècles, attribués à Cranach le jeune ; — plusieurs volumes de lettres autographes, parmi lesquelles on en remarque quelquesunes de Luther, Mélanchtnon, Sixte V, Grotius, etc. ; un Koran
octogone qui a appartenu au sultan Bajazet; — un manuscrit mexicain avec des hiéroglyphes peints d’une manière tout à fait curieuse ;
— les Evangiles, écrits dans le XII* siècle, et ornés de vignettes;
— une collection de fables en arabe, avec des miniatures; — l’Atlas royal, 19 vol. in-folio de portraits de tous les princes et princesses qui vivaient dans le XVII* siècle, coloriés soigneusement , avec les cartes des divers pays et les plans des principales villes, par Frédéric-Auguste II ; ouvrage qu’on dit avoir coûté 20,000 thalers ; — l’ouvrage" du roi René d’Anjou sur les tournois, avec dessins, etc.; — Valturius, de Re militari, manuscrit sur parchemin, du XV* siècle ; — Petrarca, de R'emediis utriusque fortunæ, manuscrit sur parchemin, du xve siècle, avec des dessins ; — des bréviaires ornés de miniatures, entre autres celui de Marie de Bourgogne, la première femme de l’empereur Maximilien 1'*; — le Hijellenzwang (livre de conjurations) de Faust, manuscrit du xviii'-’ siècle, avec de nombreux dessins de magie, etc, etc. (Voir la Beschretbung der kœnigl. ceffentl. Bihliothek zu Dresden, von Falken.stein.j
Le musée des Antiquités (AlterthumsMuseum) est situé dans le Château du Grand-Jardin. Il se compose de curiosités ecclésiastiquesdumoyen âge, autels, sculptures sur bois, costumes, mitres, sceaux, etc,, qui se trouvaient dans les églises de Saxe avant la Réformation. — Le public est admis tous les jours moyennant une rétribution de 10 ngr.
Enhn l’on peut encore visiter la Gewergallerie dans l'ancien Stalh gebæude sur le Neumarkt. C’est une collection d’armes à feu commencée en 1730, sous Auguste IV.
Le public est admis le mardi de 8 h. à midi. Les billets sont distribués le même jour etdans le même local, de 7 à 8 h. du matin.
[Route 123. | PROMENADES ET EXCURSIONS.
Littérature, sciences et arts.
« Pour qui vient de Leipsick, dit M. Matter dans son livre de l’État moral politique et littéraire de l’Allemagne, Dresde a tous les cbarmes d’un contraste piquant, l.eipsick, c’est le tiers état sous la forme de l’industrie, du commerce et de la science ; Dresde, c’est la noblesse sous la forme de l’art, et des grâces de la cour. Au lieu de cette activité un peu agitée, fiévreuse môme que donne à Leipsick la fabrication matérielle ou morale, vous trouverez à Dresde cette aristocratique attitude du loisir, cette élégante distraction qui siéent à une ville où régna longtemps uo luxe éclatant. Abstraction faite de toute coipparaison, les mœurs de Dresde ont quelque chose de poli et de distingué qui fait de cette capitale la parfaite image d’un pays où tout le monde est instruit, où personne n'est pauvre, où les artsjouent un grand rôle, et où se rendentune ou deux fois au moins dans leur vie tous ceux qui ont du temps et de l'argeni, avec l’envie d’en tirer parti dans l’inti'-rét de leur bon goût. »
La littérature, les sciences et les arts ont toujours eu à Dresde d’illustres représentants. Schiller y a écrit Don Carlos. Ludovic Tieck y a composé, de 1319 à 1844, la plus grande partie de ses nouvelles.
Elisa de Becke, et, apri's sa mort (18.33), Tiedge, v ont réuni un cercle brillant d’hommes d’élite. C.
Eœrster, Hase, Quandt, Vogel s’y sont souvent rassemblés dans les salons du prince Frédéric et du prince Jean. Parmi les littérateurs et les savants contemporains on doit surtout mentionner Carus, Sckuls, Ed. Devrient, Gutzkow. Le nombre des artistes tjui l’ont illustrée par leur séjour n est pas moins considérable. Il nous suffira de citer icilesnoms de Raphaël Mengs, Dietrich, Grossi, Hartmann, Vogel, Bendemann, Hïibner, Rietschel, Seinper, etc.
Cimetière*.
Il a déjà été question ci-dessus du cimetière catholique, où Weber est enseveli avec Frédéric Schlegel et le peintre G. de Kügelgen.
Les autres cimetières de Dresde sont : l’Eliaskirchhof (près de la porte Ziegel), derrière lequel s’étend une vaste place où, chaque année, pendant le mois d’août, ont lieu des tirs à l’oiseau ; et le Neustsedterkirchhof ItLU delà del’Antonstadt), où l’on peut visiter (à dr. de l’entrée) une danse des morts (Todtentanz), Curieuse procession de 27 figures formant divers groupes conduits par la Mort. Ce basrelief date, dit-on, de 1305. Il avait été destiné, dans l’origine, klachapelle de Saint-Alexis qui se trouvait sur le pont de l’Elbe : de 1534 à 1701 il fut placé sur leGeorgenthor; depuis 1701 on l’a transporté à l’endroit où il est aujourd’hui.
On remarque dans ce cimetière le monument élevé aux soldats prussiens et saxons tués dans l’insurrection de mai 1849.
Promenade* et excnrelon*.
Les principales promenades de Dresde sont , outre la terrasse de Brühl (décrite ci-dessus), les Jardins , qui ont remplacé les anciennes fortifications, surtout devant le Zwingcr ; le jardin des Princes , dans le faubourg l’irna, VOstraallee, les allées de Jean, de Maximüien et de Frédéric, le jardin du Palais Japonais, et surtout le Grosse Garten (le Grand Jardin), beau parc situé sur la rive g.
de l’Elbe, au delà du faubourg do Pirna, et dans lequel on a bâti un certain nombre de cafés concertsrestaurants. On y va, soit par l’innere et l’aussere Pirnaische Gasse, soit par le Bürgeru-iesenplatz et le Dohnaische Schlag. C’est le plus grand jardin de la Saxe. Il doit son origine à une faisanderie que l’électeur Jean-Georges II y avait établie. Au milieu s’élève un château royal, bâti en 1679 sous l’é- Ineteiir Jean-Georges TTI. et res-
644 la suisse
tauré sous le roi Antoine. Ce château , qui a la forme d’un H, servait autrefois de résidence royale.
On y visite actuellement la collection des Antiquités ivoir ci-dessus).
Le Grosse Garten a beaucoup souffert pendant les guerres de 1700 et de 1813. On y remarque encore cependant : deux vases en marbre par Conradini (à l’entrée) ; un autre vase de marbre (à l’extrémité supérieure de la pièce d’eau); et un groupe de marbre représentant l’enlèvement de la Jeunesse par la Vieillesse (près du château).
A peu de distance du château, à peu près au milieu du bassin des cygnes, un chemin conduit aux ruines d’un théâtre en plein air, où des représentations théâtrales avaient lieu en présence delà cour, quand le jardin n’était pas ouvert au public.
A 30 min. de Dresde, par le Dohnaische Schlag. près du v. de Kæcknitz, l’empereur de Kussie a fait ériger un monument à la place même où Moreau fut frappé par le boulet qui le blessa mortellement. Ce monument consiste en un amas de morceaux de marbre brut, sur lesquels repose un cube de granit rose poli, d’env. l mèt.
33 c. Une épée, une couronne de lauriers et un casque en bronze sont posés sur le bloc. La face qui regarde la ville porte l’inscription suivante gravée en creux :
Moreau le héros tomba ici au côté d’Alexandre le 27 août 1813. Un boulet lui avait fracassé les deux jambes. Il fallut lui faire une double amputation ; mais il succomba le 2 septembre dans le village voisin de NŒthwitz (bonne brasserie). A quelques centaines de pas au-dessus du monument de Moreau , on découvre une jolie vue sur la vallée de 1 Elbe , de Kœnigstein à .Meissen. — [N. B. Si l’on regagne la ville par Ræcknitz, on passe devant la belle restauration sutn Bcrgkeller.)
Les établissements publics les )dus fréquentés des environs de Dresde sont ;
SAXONNE. [Rodtk 124.)
Le bain de Lincke (15 min. de la Neustadt), au delà du pont de la Priesnitz. Cet établissement est moins, en vogue qu’autrefois ; on y donne des représentations théâtrales plusieurs fois par semaine pendant l'été.
La restauration de Felsner, de
200 à 300 pas au-dèssus du bain de Lincke, bel établissement qui date de 18-51. On y jouit d'une belle vue de la terrasse et du belvédère. On remarque à g., près de l’Elbe, Loschwitz et sa belle église, par derrière sur la colline le kœnigliche Weinbergschloss, en lace de Blasewitz, et au delà la chaîne bleuàtredesmontagiiesde laSuisse saxonne.
La brasserie du Waldschlœsschen, fondée par actions en 1838, incendiée en 1857 et reconstruite depuissurune échelle plus grande.
Le jardin renferme les restes d’un retranchement élevé par Napoléon enl813.— L’Elysium.quiest en face, a cessé d'être un restaurant. Mais à 10 min. plus loin, au restaurant de la Saloppe, on jouit d’une belle vue. ,
Pour les excursions plus éloignées : le Findlater Weinberg, le pavillon de Schiller, Blasewitz, la villa du roi de Saxe, Pillnitz, le Plauen’sche Grund, Ibarant, le Borsberg , Meissen, Teplitz , la Suisse saxonne, etc. voir ces mots et les routes 124, 125, 120, 128, 121, 118.
De Dresde à Berlin, R. 117 à Breslau, R. 131 à Leipsick, R. 118;— à Freiberg, à Chemnitz et à Zwickau, R. 19i et 190;— à Prague par le cbemiii de fer, R. 12j;— à Prague, par l'Elbe, R. 1911; — dans la Suisse saxonne, R. 191; — à l’eplitz, R. 198;— à Carlsbad, H. 199 et Allemagne du Sud : — à Coltbus, R* 1 Itî; — à Spreniberg, R. 116.