‹ Itineraire descriptif et historique de l'AllemagneChapitre 277 sur 328 · L. JLVHF.TTK n (T Par · texte numérisé non relu

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trée montagneuse qui s’étend sur la rive dr. de l'Elbe et sur la rive

. de Pirna à Tetschen , c’est-à-

ire un peu au delà des frontières de la Saxe et de l’Autriche (Bohême). Elle n’a qu’un tort, celui de s’appeler la ^suisse, nom qui doit nécessairement faire naître des espérances qu’elle ne saurait réaliser. Cependant les touristes à pied surtout y feront de charmantes promenades ; ses vallons Lien arrosés, ses gorges étroites, son beau fleuve navigable, des rochers bizarres , comme on en chercherait vainementailleurs, de beaux ombrages, des panoramas étendus, enfin diverses curiosités naturelles suffiraient pour légitimer sa réputation. Il y a cent ans un voyage dans la Suisse saxonne était regardé comme une entreprise des plus pénibles et des plus extraordinaires; on s'occupait des préparatifs plusieurs mois à l’avance; on ne s’y aventurait pas sans s'être muni de guides, de cordes, d’échelles, de lanternes, et surtout de vivres. Grâce à la vapeur, ce charmant pays est devenu le parc de Dresde. On peut y faire une excursion entre le lever et le coucher du soleil , mais il vaut une visite plus longue.

Deux ou trois bonnes journées de marche y seront agréablement employées. Cette excursion , on le conçoit sans peine, peut être variée à l’infini. Chaque voyageur devra lui-même se tracer son itinéraire d’après la carte cijointe et les indications qui vont suivre.

N. B. On trouve partout, dans la Suisse saxonne, de bonnes auberges, des barques particulières, des voilures , des cnevaux , des ânes, des chaises à porteurs, etc.

Les guides (1 th. par jour) ne sont pas absolument nécessaires, les chemins étant très-fréquentés et indiqués par des poteaux ou des bornes.

Excursion d'un jour.

1“ Prendre Je chemin de fer jusqu'à PœUscha (Wehlen), monter à la Bastei

(1 h ), descendre à Rathen (30 min.), gagner rAmselbcehle, par l'Amselgrund (45 min.), aller à Hohnstein, par Uockstein (l h. 30 min.); revenir par le Brand (1 h. 15 min.), à Schandau (3 b ); à Scbandau, prendre le bateau à vapeur pour descendre à Dresde. to

2» Prendre le chemin de fer jusqua Krippen (Schandau); monter au Kuhstall (2 h. 30 min.): gravir le grand Winterberg (3 h.): aller du Winterberg au Prebischthor (1 h.) ; redescendre à Herrnskretscben (1 h. 30 min.); prendre le bateau à vapeur pour Dresde.

3» Prendre le chemin de fer jusqu'à Kuenigstein; visiter le Bilagrund et la SchweizermUhle; monter au Schneeberg, et venir reprendre le chemin de fer à Bodenbach.

Excursion de trois jours.

X. B. Les distances étant un peu exagérées, on peut aisément, si l'on est bon marcheur, faire cette excursion en deux journées.

l«rjour. En chemin de fer, à Pœtxscha (Wehlen). 1 h , Uttewalder Grund; 1 h. 30 min., Bastei ; 45 min., à l'Aihselhœhle par l'Amselgrund ; 45 min., Hbckstein; 45 min., Hohnstein; 1 h. 15 min., le Brand; 3 h., Schandau.

3«jour. 3 h. Kuhstall; 3 b.. Grand Winterberg; 1 h., Prebischthor ; 1 h.

30 min. Herrnskretschen. En bateau ou en chemin de fer à Bodenbach.

3° Jour. Ascension du Schneeberg, par le Bilagrund à Kœnigstein ; visite de la forteresse; ascension du Lilienstein. En chemin de fer ou en bateau à vapeur a Dresde.

'Wehlen ( Hôt. : Sæchsische Schweitz, Stadt Wehlen), appelée Wehhtædtel, pour la distinguer du V. du même nom, est une ville de 1,200 hab., située sur la rive dr.

de l’Elbe, en face de la station de Pœtzscha, au débouché, dans la vallée de l’Elbe, du Wehlener Grund et de l’Uttewalder Grund.

Elle est fort ancienne, quoique très-exposée aux inondations. Près de l’église on voH encore, sur le Schlossberg , le^ restes de son

château. Ses carrières so font remarquer par leur couleur blanche.

— N. B. On peut de Wehlen monter à la Bastei sans aller visiter ruttewalder Grund. Le chemin (1 h.), qui est praticable en voiture, monte derrière l’église.

; LTlUewalder Grund, qui doit son nom au v. d'Uttewaldej situé à son entrée , est l’une des gorges les plus étroites et les plus bizarres de la Suisse saxonne. On l’appelle aussi Raingrund. Un petit ruisseau l’arrose. On ne peut le visiter qu’à pied. Kn certains endroits les deux parois qui les forment et qui ont de 50 à 60 mèt.

de hauteur, y sont tellement resserrées que le soleil y pénètre à peine en plein midi. Peu de temps après avoir quitté Welhen, on arrive au point de partage de deux vallons. S’ouvrent, en effet, à dr., le SchwarswaJiiier Grund ou la Zscherre, et, en face , l'U ttcwalder Grund. La plupart des touristes qui montent de Wehlen à la Bastei vont visiter au moins l’Uttewalder Grund. On y remarcme successivement le Steinerne Haus (maison de pierre'/j deux gros blocs de rochers qui ont la forme d’un toit; la Teuielsküche (cuisine du diable), excavation naturelle ; la Reinwiese, petit vallon où l’on a établi une petite restauration ; et enfin le Felsenthor (porte des rochers), porte fermée par des blocs de rochers sous lesquels passent le chemin et 1» ruisseau. La gorge, en cet endroit, n’a pas plus de 2 mètres de largeur. Un peu au delà un escalier de 100 marches environ monte au v. d’Uttewalde,d’où l’on peut gagner Lohmen {1 h. environ de ruttewalder Grund) (voir ci-dessous et R. 126, Pillnitz).

De ruttewalder Grund à la Baslei on compte 1 h. •’IO min. (sans se presser). Le chemin part du point de jonction de l’Uttewalder Grund, du Wehlener Grund et du Schwarzwasser Grund. On monte d’abord, entre deux blocs de rochers , qui ont la forme de tours, dans le Schwa|^wasser Grund. A

[Route 124.]

15 min. ce vallon se bifurque; à g.

s’ouvre le Holzgrund , à ar. ou à l’E., la Helle. On suit ce dernier, et bientôt on se trouve en face d’une paroi large de 25 mèt. env.

et épaisse de 50 cent, seulement qui semble toujours prête à tomber ; puis, traversant la route de Wehlen à Hohnstein , on arrive sur le plateau boisé de la Bastei, où l’on voit la table de Pierre appelée laWehle, et dressée en niO pour une grande partie de chasse.

Un peu plus loin, en s’écartant à' dr. , on peut aller jeter uu regard au fond du Hirschgrund et du Pferdegmnd. Enfin , avant d’atteindre la restauration de la Bastei, un sentier qui s'écarte du chemin conduit au Wehlaner Stein, promontoire rocheux du haut duquel on va contempler le Wehlegrund, espèce d’entonnoir profond de 125 mèt. env., et faire répondre un bel écho. Le plus hatU des rochers voisins s’appelle la Kleine Gans .

La Bastei ( 1 h. de Wehlen ou de ruttewalder Grund) ou le bastion — (N. B. ne pas jr aller un dimanche d’été , car 1 affluence des promeneurs y est trop considérable)— se dresse sur la rive dr.de l’Elbe à 200 mèt. env. au-dessus de sa surface et à 307 mèt. audessus du niveau de la mer. C’est un groupe de rochers boisés aux formes étranges dont le plus élevé se termine par un bloc large de 3 mèt. et long de 7 mèt. env., entouré d’une balustrade qui domine en surplombant le cours de l’Elbe.

De ce belvédère natureletd’autres inférieurs reliés ensemble par des ponts on découvre un magnifique panorama sur les rochers dont on est entouré , le cours sinueux de l’Elbe, la plaine jadis bouleversée par les eaux , aujourd’hui richement cultivée , et les montagnes rondes et tronquées de la Suisse saxonne, parmi lesquelles on remarque surtout le Lilienstein et le Kœnigstein. Les rochers qui s’élèvent en face, sur la rive g. du fleuve, se nomment ■ Laosensteine ;

LA SUIS.se saxonne.

[Routb m.] RATHE.V. —

derrière apparat t le Nonncnxtein, que domine plus loin le Kœnigstein (voir ci-dessous). On voit à dr. les Rauensteine et les Dærentteine , à g. (vers l’E.) le Pfnffenstein et le Quirl, derrière lequel se montre le Schneeberg (voir ci-dessous). En se tournant du côté du Lilienstein (voir ci-dessous), éloigné de 1 h., on découvre à g. la Waitzdorfer Hœhe , leBrand, le Schanzberg et la ville de Hobnstein. A l’horizon on aperçoit le Winterberg, la l.ausche et, plus à dr., les montagnes de la Bohême, surtout le Rosenberg. Plus près de la Bastei, la Grosse et la Kleine Gans.-le Gamrigstein , la Steinschleuder, le .Neujgtben, attirent surtoutles regards. Enfin àdr. s'ouvre, dans une gorge étroite, une grotte que les habitants du pays appellent, on ne sait pourquoi, Vehmloch ou Vemhgericnt.

Un b'on hôtel dont les prix sont modérésest établi près de la Bastei.

On peut y passer la nuit.

Un beau pont ^e pierre de sept arches plus ou moins grandes , long de 90 met. et large de 2 mèt.

50 cent., a été construit de 1849 à 1851 sur les rochers de la MarterteUe dont il domine le fond à 123 mèt. L’inscription suivante ; « Auspiriis Friderici Augusli reg.

Sax. pons lapide constructus mdcccl A. D. MDCCCLi» a été placée sur une paroi de rocher à l’entrée du Neurathen. Ce pont franchi , on entre par une ouverture naturelle de 2 mèt. de large dans le Neurathen, ancienne forteresse détruite on ne sait à quelle époque, mais qui a dû servir de retraite aux malheureux habitants de ce pays pendant les guerres de Trente ans et de Sept ans. Le Mœnchsloch , qui s’ouvre dansle Moenchstein, aurait été, diton, un corps de garde. Du Neurathen on peut monter (du côté de l’Elbe) è la petite Bastei, appelée aussi Canapé, et qui offre, comme le Rosenbett voisin, un beau point de vue.

De 2.') à 30 min. suffisent pour descendre de la Bastei à Rathen

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