LA SUISSE
descend du Kuhstall dans le Habichtsgrund, à.' où l’on peut monter, en 1 h., à travers de belles forAts au petit Winterberg (Kleine Winterberg). Mais cette ascension est plus pénible et moins intéressante que celle du grand Winterberg.
On la fait rarement. Parvenu à moitié chemin du sommet , on laisse le sentier q^ui y conduit pour se diriger sur le grand Winterberg (2 h. du Kuhstall, en ne hâtantpoint le pas). Un petitpavillon, appelé Winterhaus. a été construit sur le petit Winterberg, au sommet d’un rocher d’ou, en 1558, comme le constate une inscription allemande et latine, l'électeur Auguste de Saxe , poursuivi par un cerf blessé , dut sa vie k son adresse. L’animal furieux allait le précipiter dans l’abime ouvert derrière lui, quand il le tua roide d’un dernier coup de fusil. — 25 min.
env. avant d’arriver au grand Winterberg, on découvre , du haut d’une terrasse naturelle heureusement dépouillée d’arbres, une gorge profonde (le Wurzelgrund) aux formes et aux fissures singulières, de l’autre côté de laquelle se relève le Raubstein. — N. B. On paye, du Kuhstall au petit Winterberg, pour un cheval, 25 ngr., pour un porteur, 1 th.; du petit Winterberg au grand, pour 1 cheval, 15 ngr., pour un porteur, 20 ngr.
Le grand 'Winterberg (Grosse Wtnferherg) est l’une des plus hautes montagnes de la Suisse saxonne. Son point culminant a, dit-on , 500 met. au-dessus de l’Elbe, et 573 mèt. au-dessus du niveau de la mer. On y a établi, en 1841, un hôtel fort bien tenu, et où l’on peut passer très-agréablement la nuit si l’on désire voir le coucher ou le lever du soleil.
Le grand Winterberg est isolé des montagnes voisines à l’E. par le Wurzelgrund , au S.-E. par la Dürre Biele, au 8. par l’Elbe et la Kamnitz. Aussi découvre-t-on do son sommet , ou plutôt de la tour haute de 30 mèt. de son hôtel, —
SAXüiNNE. [Hoütk 124.]
car son sommet est trop boisé, — le plus beau panorama de la Suisse saxonne. Ce panorama a une circonférence de 22 à 23 milles. Les points les plus éloignés sont : à l’O., le Kolmberg(13 mili), et à l’E.
le Riesengebirge. On remarque surtout: — au N. -O., Dresde (pour voir Dresde sans lunette d’approche, il faut que le temps soit bien clair), le Kolmberg, la Bastei, le Brand, le belvédère de Dittersbach , le Stolpen , Langenwolmsdorf ; — au N., l’Augusfusberg, les Karriberge près de Polenz . les Hofberge, l’Ungar, le Valtenberg, Lobendau, le Tnomaswald, l’Arnstein; — au N. E., le Bilobog dans la Lusace, le Sohlander Spitzberg, le Botzen , .Saupsdorf avec le Putfrichsstein, le Kleinstein, le Hohe Stein,le Taubenberg, le Porschenberg; — k l’E., le Collmar près de Herrnhut, le Wôlfsberg, le Rauchberg, les Falkcnwænde, la Tafelsichte (11 mil.), le Heufuder dans les Sudeten , l’Iserkamm, la l.ausche, le Tannenberg , le Xesselberg , l'Irigberg et le Himmelsberg; au S. E., rJeschken (8 mil.), le Zuckerhut, l’Elisberg et la Nadel, le Pœsigberg, le Rosenberg, Rosendorf ; — au 8., le Geltzsch, le Falkenberg,l’Arnsberg, le Heidenstein,le Mittelgebirge, le Lobosch (6 mil.), le Wostrow (près d’Aussig), laSebeibe (près de Tetschen), le Milleschauer, le Radelstein, le Biliner Stein, le Schneeberg ; — au S. -O., la chapelle de Nollendorf, le Sattelberg, Peterswalde, le grand Zschirnstein, etc.; — k l’O., le Wilisch , le Quirl , le Pfatfenstein, le Gorischstein, la Papststein, le Lilienstein et l’Elbe.
1 h. de marche modérée suffit pour aller du grand Winterberg au Prebischthor (un cheval, 15 ngr., un porteur, 25 ngr.). Au sortir de la forêt qui couvre les flancs du Winterberg, on traverse un plateau dépouillé d’arbres (il commence k se regarnir), couvert de blocs épars, et dont le sol élastique résonne singulièrement sous les pas. Ce plateau a été incendié
HERRNSKRETSCHEN KŒNIGSTEIN.
[Route 124.]
le 31 août 1842. Ou y sort de la Saxe pour entrer en Autriche (Bohême). Des rochers, des fissures et des enfoncements singuliers s’oti'rent de tous côtés aux regards. Enfin, on atteint le Pre~ hischthor, magnifique porte ou arche de pierre de 20 mèt. de long et de 3 mèt. env. d’épaisseur, soutenue par deux piliers de 22 met. de haut. On y a établi un hôtel où l'on peut passer la nuit et on y fait aussi de la musique (où ne fait-on pas de la musique dans la Suisse saxonne?). Du sommet et des rochers non moins curieux qui l'avoisinent, ou découvre une vue plus intéressante que celle 4'* Kuhstall. On voit à ses
La partie de la Suisse saxonne située sur la rive g. de l’Elbe est moins visitée et moins digue de l’étre que celle qui se trouve sur la rive dr. D’ailleurs ses parties intéressantes sont beaucoup plus éloignées l’une de l’autre. Nous allons indiquer les principales en remontant le cours de l’Elbe.
Au delà de Pirna eide ses environs, décrits dans la Route 126, presque en face de Wchlen et de la Bastei, se trouvent les Bærensteine et Struppen On peut aller aux Bæreiisteiiie soit j>ar Pirna et Struppen en 1 h. 4o min., soit directement de Pœtzscha (station du chemin de fer (voir R. 126) en 45 min. Ce dernier chemin passe
pieds le Thor-Prcbisch et Biel- I par Naundorf. Parvenu h ce v. on grund, à g,, les Prebischwœnde, j a à sa g. le Naundorfer Ba.-rcnstein
à dr., le grand Winterberg. A l’horizon, en portant les regards de g. à dr. , on aperçoit le Falkenstein, le Busohherg, l’Aschberg, le Himpelsberg, l’Aienberg, le Kaltenberg, le Brennberg, le Nadelberg, le Rosenberg (plus rap-
firoohéj. Kamnitzet Steinschœnau, e Pœsig, Hohenleipa, le Zinkeii-
et à sa dr. le Thürmsdorl’er Bferenstein, séparés par un vallon profond et aride C’est de ce dernier que l’on fait l’ascension. Le sommet, où l’on a établi une petite auberge, offre une belle vue. Ce groupe est surtout remarquable par ses déchirures. L’Institut de Struppen attire les regards au
stein, le Schneeberg, les Zschirn-! .S. — Si l’on descend du côté de Zirkel-Praffen-Ciorisch et Papst- i Thürmsdorf on voit une croix creusteine, et enfin à l’horizon le ! sée dans le rocher à la place où 'Wilisch. ■ en 1639 une jeune fille se prét?ipita
Du Prebischthor, on descend on au fond de l’abime pour échapper 1 h. 15 min. ou 1 h. 30 min. (un aux poursuites des Suédois. Un cheval, 20 ngr., un portenr, 1 tb.), i peu plus loin s’ouvre le DiehskAler,
î. Il, 1 — .,„. .i., . ! cave des voleurs. Au N. s’élève
le Kouncmtein, rocher isolé en forme de tour dont l’ascension
à llerrnskretschen, d’abord par des escaliers dans le fiai zgründel, puis| dans le Bielagrund, et enfin dans | le Kamnitzgrund, joli vallon boisé i n’est pas plus possible que celle
où la Kamnitz, qui a reçu la Biela fait tourner les roues d’un certain nombre de scieries pittoresques.
Herrnskretschen (bon hôtel sur le bord de l’Elbe), est un v. bohème qui appartient au comte Clary. Les bateaux à vapeur (voir R. 128) s’y arrêtent. On peut du reste y lireiidre une barque jiarticulièrc jiour traverser, pour remonter ou pour descendre l’Elbe (à Scliandau, en 1 h. 15 min., pour 1 th. 5,ngr. : à Kcunigstein, en 2.
h 15 min., pour 2 th. 10 ngr.; à Rathen, en 3 h., pour 3 th.
du IS’aundorfer Bærenstein. C’est sur ce plateau, près de Thürmsdorf, qu’en 17.56 Frédéric II contraignit à se rendre l’armée saxonne, forte de 17,000 h., qu’il fit défiler devant lui le 15 octobre, près du Li-' lieiistein. Thürmsdorf, v. situé dans un vallon arrosé par la Bchne, est à 45 min. de Keenigstein.
Kœnigstein (on s'y rend soit par le chemin de fer. voir R. 125, soit par le bateau à vapeur, voir R. 126, soit par des barques particulières, soit enfin par le chemin qui vient d’être indiqué), — (Hôt.;