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AIX-L.4-CHAPELLE

10 DE PAKIS

situé près du dôme et orné des statues des Sept Electeurs ( xii* siècle) et ïhilpilal (Krankenliaus) , terminé en iSèl.

Les environs d’Aix-la-Chapelle offrent de nombreuses promenades. Les plus fréquentées par les étrangers sont ^ outre les boulevards , celles du Louisberg et de Porcette.

'Le Louisberg est une colline au N. d’Aix-la-Chapelle, haute de C7 mèt. env. et transformée en iardin en 1807. Des chemins faciles et oinbragt‘s , praticables aux voitures, oonduisent en 15 min. à son sommet , d'où l’on découvre une jolie vue : au S., sur la ville et le viaduc du chemin de fer, au S.-E., sur le Salvatorsberg , avec son église blanche, Lrimborn, visitée par de nombreux pèlerins , les ruines de Schœnforst , la route de Montjoie par Cornelimünster et le Hühe Veen à l’horizon ; à l’ü., sur le bois d’Aix-la-Chapelle , le v.

hollandais de Vaels ; au N., sur le Laurenzberg, le Votscha,uerberg et son moulinavent, etle Dergerwald, et enfin à l’E., sur un grand nombre dev. , 'le Keicbswald et les plaines fertiles du pays de Juliers. Au pied de la colline s’étend le vallon de Sœrs. — Un obélisque a été élevé au sommet , en 1804 , par les ingénieurs français pour leurs observations trigonométriques. A peu de distance de cet ooélisque, on a construit un caférestaurant , le Belvédère. On peut encore aller visiter ; 1’ la Car.uiiihc tbeau point de vue); 2° le joli jardin, appelé Aaisersrti/ie ; 3“ le Salvatorsberg ; 4“ le bois de chênes et de hêtres . appelé Bergerbusch (le bois de Pauline) ; 5» le Eich , établissement de bains froids ; 6° S chamforsl (45 min.), sur la route do Trêves ; 7“ la Frankenburg ( 15 min.) (voir ei-dessous, route de Cologne) ; 8° Emmaburg, I h. 15 min.

(voir ci-dessus route de Verviers) ; 0“ la station de Ronheide (voir cidessus); 10* rrtmborn(30min.), petit bois où l’on voit une pierre romaine ; 11° le beau v. Wllandais

t COLOGNE. [Koutb l.J

de Parla (1 h.) , sur la route de Maestricht, etc.

Borcette , en ail. Burtscheid (Ilôt. ; Carlsbad (bain de Charles), Bosenbad{hmu de lallose), Schwerlbad (bain de l’Epée) , est un b. industriel de 8,000 hab. , situé au 8.

d’Aix-la-Chapelle, derrièrele beau viaduc du chemin de fer de Cologne (voir ci-dessous); 10 min. suffisent pour s’y rendre. C’est une longue rue sur le penchant d’une colline très-rapide, où les maisons s’entassent et semblent se soutenir contre la chute jusqu’au bas d’un vallon qui court do l’E. à l’O. , et qu’arrose le Wannebach. 11 doit son nom à une ancienne forêt , peuplée de sangliers (porcetum), du temps de Charlemagne ; son existence, à une abbaye de bénédictins fondée . en 074 , par saint Grégoire; sa prospérité actuelle à ses fabriques de draps et d’aiguilles et à ses eaux thermales. 8ulfureuses, alcalines, ferrugineuses, ayant à peu près les mêmes propriétés que colles d’Aix-la-Clmpelle, ces eaux se divisent aussi en supérieures et inférieures. Elles sont trop nombreuses pour être énumérées. La source princijiale, le Kochbrunnen ou fontaine bouillante, a 06“ C. à sa superficie et 09* C. au fond. Elle jaillit en plein air au milieu du bourg dans un bassin large et profond qu’entoure une margelle. Toutes les eaux chaudes de Borcette , apres avoir servi à neuf établissements de bains, vont se réunir dans un canal d’où elles se dégorgent, partie dans un étang bordé d’arbres, l’étang chaud , IVarme D’fiber, — partie dans un ruisseau (Warme Scheid], qui coule parallèlement à un autre ruisseau d’eau froide dont il n’est séparé que par un sentier. Chemin faisant, ces ruisseaux se grossissent de petites sources minérales et font mouvoir les roues des fabriqueset des moulins. La masse entière prend alors le nom do D’urm ou rivière chaude et va se jeter dans la Boër.

A Kupeii, -J 1/4 mil., 4 dilig. t. les j., en 2 h., pour 15 sgr.;— à Julicrs et à Dits-

fUouTE l.J SÏOLBERü. —

seldorf, R. 44 ; — à Cobleutz, R. 37 ; — à Trè ves, R. 30; — à Maeatricht, 1 3(4 mil.; chem. de fer, 2 conv. parj., |iour 2 fr. i)ü c., 2 !f. 15 c., 1 fr. 45 c.

D’Alx-la-ahap«Ue i Golotne.

71 kil. ou 9 1|2 mil.. Chem, de fer rhénan, 1843 ; 5 à 6 conv. par jour; trajet en 1 h. 30 min. et 2 h., pour 2 th. 15 sgr., 1 th. 25 sgr. et 1 tli. 8 sgr.

N. B. Sur cette ligne, les voitures de 2' classe sont presque aussi peu confortables que celles des chemins do ferfran- (ais.

En quittant Aix-la-Chapelle, on traverse la vallée de la Wurm sur un viaduc de 298 mèt. de long j composé de 16 petites arches et de 20 grandes , et ayant un double rang d’arches dans la partie la plus profonde du Wurmthal (24 met.).

On passe ensuite devant la Franke&fiurg, tour ruinée et couverte de lierre contre laquelle on a bâti un château plus moderne (1642).

La Frankenburg fut une des résidences favorites de Charlemagne.

Ce fut lâ que mourut son épouse Faslrada , dont il fit ensevelir le cadavre dans un cercueil de verre sur lequel il pleurait nuit et jour.

L’évéque de Cologne disant un jour une messe pour la guérison de son maître , une voix descendue du ciel lui révéla que la cause du délire de Charlemagne était sous la langue de la femme morte. En effet , s’étant introduit dans la chambre où le cadavre était enfermé , il trouva sous la langue glacée et roide de Fastrada une pierre précieuse enchâssée dans un petit anneau , qu’il arracha en toute hâte. Dés lors Charlemagne eut horreur de ce cadavre et reporta sa passion tout entière sur J’évéque de Cologne , possesseur de l’anneau magique. Le prélat pour se débarrasser de ce talisman qui lui paraissait dangereux, alla le jeter dans le marais voisin. A dater de cette époque, Charlemagne préféra la ville d’Aix à toutes les autres villes de son empire ; « rien ne lui plaisait plus , ajoute

E.SCHWEILER. 11

la légende racontée par Pétrarque, que son marais ; il prenait le plus vif plaisir à s’asseoir sur ses bords, à se baigner dansses eaux, à respirer ses exhalaisons qu’il trouvait plus suaves que des parfums. »

A dr. , au delà de la Frankenburg, on aperçoit la, Drander H aide, champ de courses et le château de Schœnforst (voir R. 24), puis, après avoir traversé le tunnel dcNirm, long de 766mct. et le Reichshusch, on s’arrête au moulin de Cambach, station de

11 kil. Stolberg (Hdt. : chez IIis~ sel), V. industrielle de 4,0U0 hab., située à dr. (30 min.) sur une hauteur , et dont un vieux château domine les nombreuses usines (fabriques de laiton, verreries, houillères, fonderies d’éfain , mines de zinc, d’argent, etc.). Elle a été fondée par des protestants français qui quittèrent la France après la révocation de l’édit de Nantes. — Les collines, les vallées, leschamps et les forêts se succèdent rapidement. De tous cétés fument les cheminées des machines à vapeur, dés houillères ou des forges du v.

de Ptimpe. On franchit l'Inde et un tunnel de 266inèt. , creusé dans l’ichenberg, avant d’atteindre

14 kil. Eschweiler (Hét. : Post), V. industrielle de 4,O0U hab. et possédant, outre des manufactures de fer, de laiton et des filatures de’ soie, un vieux château restauré dans l’ancien style, appartenant à la famille Englerth.

A Juliers (R. 44); 1 8/4 mil.

Au delà d’Eschweiler, on laisse à g. le château de Rœftger, puis le vieux château deNothberg, flanqué de quatre tours rondes. Du haut d’un fort remblai on découvre ensuite, sur la vallée de l’Inde, une jolie vue que dérobe bientét une tranchée conduisant à Langenrehe connu par ses poteries. Cotte station dépassée , on franchit la vallée de la Wehe sur un viaduc de 7 arches ; puis, au sortir d’une tranchée, on laisse sur la dr. le château deMét^de, berceau de la famille

DE PARIS A belge de ce nom. Un comte do Mérode commandaitun corpsfranc dans l’armée impériale pendant la guerre de Trente ans. Ses soldats se distinguaient par leur indiscipline et leur brutalité. On les appela les Jlferodeitner , d’où l’on fit plus tard le nom do maraudeurs.

Le pays que l’on traverse devient de plus en plus insignifiant. « C’est un pur et simple paysage picard ou tourangeau , une plaine verte ou blonde avec un orme tortu de temps en temps et quelque pâle rideau de peupliers au fond. » A dr. les montagnes de l’Eifel apparaissent à l’horizon. Après avoir traversé Dhom et laissé divers villages à dr. et à g. , on franchit la Roér sur un pont do 6 arches.

32 kil. Dûren (Hôt. : Bellevué), e Marcodurum de ’Tacite, est une V. manufacturière de 10,000 hab.

(fabriques de draps et papeteries).

L’église Ste-Anne, dont la haute tour renferme uncarillon, possède, dit-on, la tête d’une sainte de ce nom, un bel orgue et une chaire artistement sculptée. En 1543, Charles V, qui en faisait le siège avec 61,000 hommes, faillit être tuésous ses murs par un coup de fusil. — Une dil. va tous lés jours on 3 h.

pour 15 sgr. de DUren à 21/2 mil.

Zûlpich, y. de 1,300 hab., dont les lonts baptismaux, conservés dans la crypte de son égli.se, ont, diton , servi au baptême de Clovis (renouvelé à Reims), car ce fut dps cette ville, l’ancienne Tolbiac, que le roi des Franks se convertit au christianisme, après y avoir défait les Alemanni en 496.

La station de Buir dépassée, on laisse à g. Mannheim et Sindorf, àdr. Kerpen, puis on franchit l’Erft .sur trois ponts, et on laisse près de Horrem le château de Hemmersbach, avant de traverser le tunnel de Kœnigsdorf, long de 1.333mèt., largo de 8 mèt. , haut de 8 mèt.

66 cent., et dont la voûte se trouve à 45 mèt. au-dessous du point culminant de la colline qu’elle supporte. Puis on entre dans le bassin dij Rhin, et bientôt on s’arrête

COLOGNE. [Route l.j

à la station de Kœnigsdorf, d’où l’on remarque à g. la tour d’une ancienne abbaye de bénédictins (Braunweiler), bâtie au xiii» siècle et transformée en maison de correction. Près de la dernière station {Müngersdorf), on aperçoit déjà les tours et les clochers de Cologne. La cathédrale , les églises Sie-Ursule, St-Géréon et des Apôtres attirent surtout l’attention.

Enfin on traverse le canal du port de sûreté, puis le fossé de la ville sur deux ponts-levis , on passesous la porte de St-Pierre et on longe le quai. La nouvelle gare est située , Trankgasse , près du pont, à une centaine de pas du aôme. Vaste et élégante, elle sert de gare centrale à tous les chemins de fer rayonnant autour do Cologne.

71 kil. (9 1/2 mil.) d’Aix-la-Chapelle, 492 kil. de Paris,

Cologne.

Renaeisnements généraux.

Omnibus, 6 sgr. par personne. — Bagage : 1 sgr.

Droschken: Pour 1 personne 10 sgr. , pour 2 et 3 personnes , 15 sgr. , pour chaque personne en sus , 5 sgr. Le prix des courses, dans l’intérieur de la ville, est ainsi fixé par un tarif: 1 ou 2 pers., 5 sgr.;

3 pers., 7 1/2 sgr.; 4 pers.. 10 sgr.; A Deutz, 6 sgr. en sus à cause du passage du pont. Une demi-heure se paye (1 et2 pers.) 7 l/2sgr. ; {3 et

4 pers.) 10 sgr. Les enfants audessous de 10 ans ne payent pas ; mais deux ou trois enfants comptent pour une personne, quatre pour deux personnes. Avant 7 h.

du matin et après 10 h. du soir, on paye 5 sgr. en sus.

Porteurs des bateaux aux voitures : on doit, pour un ou deux paquets, 1 sgr., pour chaque colis en sus, 6 pf. ; pour une brouette, chargée de moins de 300 livres, 7 sgr., de 300 livres, 10 sgr., audessus de -500 livre^ 12 sgr. Pouf

Route 1. COLOGNE. 13

conduire une voiture du bateau à vapeur aux hdtels, 10 et 12 sgr, selon la distance.

Hôtels : à Cologne, sur le quai du Rhin, près de l’embarcadère des bateaux à vapeur : Royal ; de Hollande ; de Cologne. Dans la ville : Disch, rue du Pont, ouvert en 1848 ; du Rhin, au marché au foin, non loin du Rhin ; de Mayence et de Vienne dans la Glœcker Strasse, tous trois près de la poste; de Germanie, au Frankenmarkt; de Paris, dans la rue des Minorités; de Bonn, sur la place des Augustins, le plusrapproché(15 min.) du chemin de ferde Bonn ; de Laach, près du Marché-Neuf, à l’O. de la ville; de Frédéric. Ces trois derniers sont de bonnes maisons bourgeôises.

A Deutz : hôtels Beïlevue et du Prince-Charles. Les jardins de ces hôtels offrent une vue charmante sur la ville de Cologne, ainsi que sur le pont si animé du Rhin.

Pendant l’été il y a presque tous les soirs musique militaire ; hôtel Fuchs, restaurant).

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