‹ Itineraire descriptif et historique de l'AllemagneChapitre 47 sur 328 · kil. Cocheren. v. de 600 hab · texte numérisé non relu

kil. Cocheren. v. de 600 hab

462 kil. Forbach (Hôt. : du Chariot~d’Or), bourg industriel de 6,600 hab. , bâti au pied et sur les pentes d’une montagne boisée que couronnent les ruines d’une ancienne forteresse. Les voyageurs qujf entrent en Allemagne, ou qui en sortent, doivent changer de voiture, subir la visite de la douane prussienne et, exhiber leur passeport.

N. B. L’avis suivant est affiché dans les bureaux du débarcadère :

Les heures indiquées sur les alJiches allemandes doivent être comptées en avance de trente minutes sur Phorloge delà station.

[Routb 2.] SAARBRUCKEN.- De Forbach à Deux-Ponts et à Landau, voir R.

De Forbach A Neunkirchen,

4 3/10 mil. 4 conv. t. les j. en 1 h. 25 min. env. p. 1 tl. 35 kr., 1 fl. 6 kr.. et 51 kr.

Au delà de Forbach et de la Verrerie Sophie , le chemin de fer traverse une tranchée ouverte dans des couches de grès rouge et en partie perreyée, puis, après avoir dépasse les /orges deStiring, dans la forêt de Forbach, il sort de France pour entrer en Prusse , descend par une pente roide , en laissant à dr. un petit étang , dans la vallée delà Saar, traverse cette rivière sur un beau pont de pierre, et décrit une forte courbe pour venir s’arrêter à la vaste station do 1 3;10 mil. Saarbrücken (Hét. :

Post , dans la ville ; Bœr, à Sanct- Johann ) , pet. V, industrielle et commerçante de 9,000 hab., située sur la rive g. do la Saar , au pied d’une colline embellie par de nombreux jardins et réunie , par un pont de pierre de 166 mèt. , au faubourg S anct-J ohann. ( Omnibus à 'la station.) Ancien chef-lieu d’une principauté qui avait ses comtes particuliers, elle échut, en 1380, à la maison de Nassau. La aix de Lunéville l’avait concédée la F'rance. Les événements de 181.') l’ont donnée à la Prusse. La Saar, qui prend sa source dans les Vosges, près de Salm , commence à devenir navigable. Le château a été , jusqu’en 1793 , habité par les

F rinces de Nassau-Saarbrücken ;

église du château renferme quelques tombeaux des membres de cette famille , mais on en voit un plus grand nombre dans la belle église gothique (1315) d’Amuoà, V. éloigné de 30 min. env. au S. de Saarbrücken et en face duquel s’élève le Halberg, dont le sommet offre un panorama étendu. On peut visiter dans les environs de belles mines de charbon, exploitées par le gouvernement. Les amateurs d’antiquités ne devront pas manquer d’aller admirer la belle col-

-NEUNKIRCHEN. 29

lection de le conseiller des mines Bœcking (5,000 monnaies romaines). Les environs offrent de jolies promenades. Du Deutsche Haus (15 min.) on jouit d’une jolie vue, et do beaux bois conduisent , de l’autre côté de la colline, dans un charmant vallon où se trouve la Deutsche Mühle.

N. B. C’est à Saarbrücken que se fait la visite de la douane.

De Saarbrücken à Trêves, R. 29.

Le chemin de fer remonte la rive dr. du Sulzbach, souvent taillé dans le roc jusqu’à

2 mil. Duttweiler , v. d’où l’on peut aller visiter (15 min.) le Brennende Berg (Mont qui brûle), enfoncement en forme de cratère, dans lequel il est facile de descendre. 11 y a plus d’un siècle on exploitait en ce lieu une carrière d’^un. Tout à coup des flammes jaillirent de terre. On les éteignit en y jetant des décombres; mais depuis lors il s’échappe du même endroit une vapeur chaude qui s’épaissit quand le temps est pluvieux ou humide. On peut y faire cuire des œufs. On suppose qu’un banc de houille, situé au-dessous de cet enfoncement, qui s’agrandit chaque année, a pris feu par accident.

2 5/10 mil. Suhhach. On laisse à droite plusieurs verreries entre Sulzbach et

2 9 10 mil. Friedrichsthal, dont les forges et les verreries, situées dans un joli vallon, méritent d’être visitées. La houille est si abondante, qu’on en voit, en passant, d’épaisses couches presque à fleur do terre, de chaque côte des tranchées ouvertes par le chemin de fer. Plusieurs chemins de fer industriels s’embranchent à dr. et à g. delà voie principale. Au delà de Friedrichstnal, on s’enfonce dans un tunnel de 500 mèt. de long, puis on descend dans la vallée de la Blies vers la nouvelle gare de

4 3/10 mil. Neunkirchen (Hôt. :

Post, Zum Hirsch), bourg de 2,000 hab., à l’entrée duquel ou remar-

que les belles forges et les jolis jardins (avec une pièce d’eau) des frères Stumiu.

A Trêves, Il l/l, mil. ; dil. t. les j. en 11 h., p. 2 th. 9 sgr.

De HeanklrelieD i BincerbrUok.

Ifi 1/10 mil. Chem, de fer ouv. en 1860, 3 conv. t. les j. en 3 h. -tO min. et 5 h. 15 min. enr. pour 3 th. 15 1/9 sgr. ÿ th. 13 sgr. et 1 th. 19 Sgr,

Le chemin de fer laisse à dr.

l’embranchement qui conduit à Kaiserslautern çt à Spire, pour tourner à g. dans la vallée de la Blies qu’il franchit une première fois avant de traverser le tunnel de Weibelikirchen (332 mèt.), percé dans une colline de grès houiller.

On franchit encore cinq fois la Blies en deçîi de la station de

TrlOmil. Ôttpeiler V. industrielle d'env. 3,300 hab., située sur la Blies, ancienne résidence des comtes d’Ottweiler dont la famille s’ést éteinte en 1728. Au delà le chemin de fer franchit la Blies et la route de tèrre sur un beau pont, puis traverse dix fois encore la rivière en deçà do

2 mil . Saint-Wendel (Ilôt : Engel-, Trierscher Ilof), V. industr, d’env.

4,500 hab., ancienne forteresse du moyen âge que les événements de 1815 avaient donnée au duc de Saxe-Cobourg et qui appartient à la Prusse depuis 1834. Sa belle église gothique nouvellement restaurée est dédiée à Saint-Wendelin, dont elle renferme les ossements.

Le chemin de fer, cessant de remonter la vallée do la Blies, gravit une forte pente, traverse, sur un haut remblai, la vallée de prairies que parcourt le Todtbach qui se jette dans la Blies, près de St-Wendel ; prés de Hofeld (à g.l, on asse au-dessus de la chaussée de t-Wendel à Birkenfeld , on s'engage dans une profonde tranchée et l’on franchit deux vallées sur deux viaducs élevés de 24 à 27 mèt.

Du haut du second viaduc connu sous le nom de Namborner Damm, on jouit d’un panorama très-éteudiUi lié toutes parts on. voit des

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collines boisées, dominant les villages épars dans les vallées. On vient d’atteindre la limite du bassin houiller; à dr. et à g. de la voie s’élèvent des dômesde métaphyre.

De ces hauteurs se déroule un admirable panorama, le plus vaste dont on jouisse sur cette ligne.

Bientét, par une tranchée colossale, de 1,G00 mèt. de longueur et de plus de 17 mèt. de profondeur, on traverse la crête boisée qui sépare le bassin de la Blies de celui de la Nahe et la Prusse de la principauté de Birkenfeld pour atteindre, près du v. de Walîhaiisen, le point culminant do la ligne (408 mèt. au-dessus du niveau de la mer ; 310 mèt. au-dessus de la station de Bingerbück). On descend par un vallon latéral vers la Nahe, qui prend sa source à 1 mil.

au N. -O., pri'S. du v. de Selhach.

3 9/10 mil. Türhismühle, station située dans un petit bassin environné de collines boisées. On longe le cours de la Nahe tantôt sur une rive, tantOt sur l'autre, et on laisse à dr le v. do Nohfelden, dominé par une tour ronde trèspittoresque, dernier vestige d’un ancien château. Au delà, on traverse un charmant bassin de prairies, on s’engage dans une gorge étroite, et l'on traverse le fort rui.sseau du Traunbach qui descend des montagnes boisées où se trouve le haut fourneau d’Abentheuer (3/1 mil.).

3 9,10 mil. Nenhriicher Mühle, est 1a station de (15 min.)

Birkenfeld (IlOt. ; Mcdicus et Fait), 'V. d’env. 3,000 hah., cheflieu do la principauté de ce nom donnée au duché. d'Oldenburg par le traité de Vienne en 1815.

Enclavée entre la Prusse Rhénane et la liesse - Ilombourg , celte principauté a une superficie de 37,125 hect. et une population de 43,000 hab. Son château, ruine informe, couronnant une hauteur nue et aride, au pied de la ville, fut longtemps la résidence des comtes palatins de Deux-Pont-Birkenfeld,

IKoute 2.1 OBERSXKIN. 31

I)e Birkenfeld à Trêves, R. 33;— à Bernoastel, R. 39, 5 1/4 mil. dil. 1. 1. J. en 6 h. 1/4 pour 1 th. 1 1/2 »gr.

A peu de distance au delà des v.

de Bleiderdingen (à dr.) et de Hoppxtddten, sur la Nahe (à les travaux d'art recommencent. La Mausenmùhle, située entre des parois de rochers élevés, présente un charmant tableau. On traverse le tunnel de .Mausenmülile (15-4 môt.) et aussitôt apres celui de Jœhrodt (133 met.)

4 5/10 mil. Ilelntbach, v. situé au confluent de la Nahe et d'un ruisseau qui fait mouvoir un nombre considérable de moulins. Correspondance pour Bauniholder (1 1/4 mil.). A l’est, on traverse le tunnel do B)-æmericà(222 mèt.), on franchit trois fois la Nahe sur des ponts élevés, on laisse à g. le v. de Nohen, et l’on s’engage successivement dans les dous tunnels de Bochpiel {^8 mèi.) et de Kupferheck (230 mèt.l.

5 4 10 mil. Kromoeiler; on continue à longer la Nahe qui forme en cet endroit la limite entre la Prusse et la principauté de Birkenfeld. Les travaux d’art se succèdent sans interruption. Près du tunnel- de F rauen h erg (432 mét.), on laisse, dans une gorge à dr.,la ruine de Frauenberg , entourée do hautes montagnes. Un second souterrain beaucouj) moins long (05 met.) traverse un rocher gigant(fsque de porphyre noir appelé Hammersteinklipv. On franchit de nouveau la Nahe et l'on entre dans Je tunnel d’EnzweÜer (531 mèt.) , creusé à grands frais dans un terrain d’alluvions : c’est le travail d’art le plus important de la ligne entière. Le tunnel Hommerich (412 met.), puis un nont élevé précèdent la station de

0 3,10. mil. Oberstein (Ilôt, chez Cæsar'j, V. de 1,800 hab., pittores- (juement située au confluent de 1 Idar et de la Nahe, dont la vallée étroite et rocheuse commence à prendre un caractère alpestre. Los ruines do deux vieu.x châteaux,

dont l’un est eticore habité par des paysans, couronnent deux rochers voisins. Au-dessous de l’un de ces châteaux, à pou près à mi-côte, s’élève l’église protestante creusée, dit-^on, en expiation d’un fratricide, dans le rocher qui en forme un des côtés et la toiture. On y monte par utl escalier taillé dans le roc. Une source jaillit à l’intérieur. Les habilauts d’Oberstein et d’Idar s’occupent principalement à tailler et à polir des pierres à camée trouvées dans le pays ou importées de l'Inde. On ait*qu’ils en expédient pour environ 75,ÜÜÜ francs par an. Cette industrie consiste à substituer k l'onyx, dont le rix est trop élevé, des coquillages, es verres de teintes dinérentes, ou môme des pierres plus communes , dont on augmente, à l’aide d’agents ohimiques, les difi’érences de tons que présentent naturellement les couches superposées. On ne compte pas moins d’une quarantaine de moulins à polir sur l’idarbach qui descend du Hohwald , un des escarpements du llundsrück. Les produits de cette industrie se vendent aux foires de Francfort et de Leipsick.

U'Oberstein à Kirn, on suit les bords de la Nahe. Au fond de la vallée qui s’élargit peu à peu, quatre roobers se sont détachés de la montaghe ; l’un est isolé : c’est la Lierre tombée[der gefallene Fehen]; les trois autres se sont groupés de telle sorte qu’un paysan s'en est fuit une cabane. La voie ferrée franchit la Nahe sur un pont élevé et pénètre ensuite à côté de la Pierre tombée dans un rocher perpendiculaire d’une centaine de mètres, formé de cailloux e.t de sable agglutinés. Au sortir du tunnel, on traverse la Nahe sur un viaduc élevé et l’on se trouve dans un bassin riant et bien cultivé. On laisse à dr. NohboUenbach et on longe la rive dr. de laNahe jusqu’à 7 3/10 mil. Fischbach, v. où vient aboutir la route de Trêves par Bernoastel (voir U. 31); on traverse la Nahe et bientôt après on sort

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définitivemont de la principauté de Birkenfeld pour rentrer en Prusse. On remarque un grand nombre de moulins à polir l’agate entre Fischbach et

9 mil. Kim {Hôt. : Rheinlænder), V. de 2,500 hab., située sur la rive g. de la Nahe, qui y reçoit le Habnenbach, et dominée par les ruines du vieux cbàteau des rbingraves de Kirburg, détruit en 1734 par les Français. Elle fut jusqu’à la Révolution la résidence des comtes de Salm-Kirburg. Son ancien couvent a été transformé en maison d’école ; sa vieille église sert aux deux communions. — A eu de distance, dans le vallon oisé du Habncnbaeb, se trouvent les ruines des châteaux (30 min.), fStein-Kallenfels et Stockimhahne , détruits par les Français en 1734.

Un peu plus loin (au N.), le château de IFortcnstein a été reconstruit sur les débris de l’ancien château du même nom.

I.e chemin de fer, traversant un tunnel de 200 mét., continue à descendre la vallée de la Nahe, sur la rive g. de cette rivière. Avant d’atteindre la vallée latérale arrosée par le Simmernbach, on voit à g., en face du Hellberg, sur une hauteur abrupte (le Johannisberg) , l’église gothique Johanniskirche , entourée d’un petit groupe de maisons. Le long des deux rives de la Nahe, s’étend le v. de Hochstætten, et, à g., en face du v. de Simmern-unter-Dhaun, aux coteaux cultivés, se dresse, au somtnet d’une éminence boisée, le Château de Dhaun. Bâti au vu' ou au vm* siècle, ce château appartint longtemps aux wildgraves et aux rhingraves de Dhaun, famille qui s’éteignit en 1750. Il passa alors à une ligne collatérale, celle de (yrumbach, qui le posséda jusqu’à la Révolution. Il avait été reconstruit de 1529 à 1724. Les Français s’en emparèrent et le vendirent en détail. On le démolit pour vendre les matériaux. Plus tard, un prince de .Salm-Salm paya une rente à un des copropriétaires, afin que l’on

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respectât ses ruines. On y jouit d’une belle vue sur les restes du Brunkenstein et la vallée du Simmernbach; sur les villages de Sobernheim, Disibodenberg, et, sur larive dr.delaNahe, Meisenheiin.

Au N.-E., la vue s'étend jusqu’au Niederwald et au Taunus; ailleurs encore, la tour du Koppenstein domine, à .574 mèt., les sombres gorges du Soonvvald ; d’un autre cété enfin, sur la montagne, dont on est séparé par une gorge profonde, s’étalent quelques petits V., et le fond de la vallée renferme le V. de Heinzenberg avec les ruines do son château. On voit encore, sur une porte de la salle dos chevaliers un bas-relief représentant un singe qui offre une pomme à un enfant. Ce bas-relief rappelle l’histoire d’un jeune rhingrave volé par un singe et retrouvé dans un bois voisin. N. — B. Lo petit v.

de Dhaun, situé au penchant de la montagne, possède une bonne auberge (chez Eppeîsheimer). Il y à aussi une auberge près de la forge à cuivre.

Au-dessous do Dhaun, le v. de Martinstein (Hét. chez Seiheî) s’étend àlabasedurocherescarpéque couronnentj les ruines du château du même nom. 30 min. suffisent pour monter au château de Dhaun.

Au delà de Monsingen (Hôt. ; P/Zwg),V.de 1,000 hab., dans les environs de laquelle se récoltent des vins estimés , la vallée do la Nahe s’élargit.

11 mil. Sobernheim (Hôt. : Post), V. d’env. 4000 hab. , qui cultivent beaucoup de tabac. Dans la guerre de Trente ans, elle fut pillée deux fois par les Espagnols et une fois par les Suédois; ses" anciennes fortifications ont été détruites en 1689 par les Français, qui brûlèrent presque toutes ses maisons. Son hôtel de ville (place du Marché) date du xiv' siècm. Sa vieille église gothique sert aux deux communions. Son pont, bâti en 1426 , est devenu inutile , la rivière ayant changé son lit. De l’autre côté de la Nahe, on voit

fRouTK 2.] CHKUZNACH.

encore , prés du hameau d'Igehbach, des ruines du vieux château de Nahefeh, anc. propriété des seigneurs de ÎSickingen.

Un peu au-dessous de Sobernheim , la Nahe reçoit les eaux do la Glan.

11 4/10 mil. Staudernheim, v. situé dans une enclave appartenant au duché de Hesse-Hombourg.

(454 mét.) en deçà du v. du même nom. voisin de la station de IV'uldbœckelheim.

Correspondance pour Meisenheim , chef-lieu de l’enclave, b. situe sur la rive gauche de la Glan.

A g. on aperçoit lesruines du château de Bœckelheim (voir cidessous). Prés du V. de Norheim, renommé pour son bon vin , on traverse encore deux tunnels , puis, au delà de l’Ebernburg (voir ci-dessous), le chemin de fer s’enfonce dans une tranchée de 660 mètres de longueur et de 20 mètres de profondeur.

Laissant à dr. le Disibodenberg (voir ci-dessous), on traverse le tunnel do Boos.

13 4/10 mil. Münsler am Stein; on pénètre dans une nouvelle tranchée de 22 mèt. de profondeur et de 600 mèt. de longueur, on laisse Creuznach sur la g., on franchit la rivière sur un pont à treillis et l’on atteint la station située à 10 min. à l’E. de la ville.

14 mil. Creuznach (Hétels' sur nie et près de l’ile des Bains : Établissement des bains, Rheinstein, Oranienhof, Hof von Holland, Kauzenberg; nombreuses maisons garnies; dans la ville : Adler, Pfælzer Hof, BerlinerHof ; libraire, Voigtlânder); le Cruceniacum des Romains, V. de 12,000 hab., est située à 110 mét.

sur la Nahe, qui la partage en deux parties réunies par un pont de pierre , et y forme deux îles. La partie occidentale bâtie au pied du Kauzenberg., arrosée par l’Ellerbach, a des rues étroites et montueuses, c’est la vieille ville ; la partie orientale, la ville moderne, eompte déjà un grand nombre de

magnifiques hôtels et de belles maisons.

L’histoire de Creuznach ressemble beaucoup à celle de toutes les villes du Palatinat. Après avoir appartenu aux Romains (Drusus y bâtit un fort), elle est prise par les Alemanni, par les Huns, puis par les Franks , qui en restent longtemps possesseurs. Les rois Franks établissent des comtes (grafen) dans ce district fgauj , — on les appela des gaugrafen ou gaugraves, et de ces comtes du Nahegau descendirent les rhingraves. Tes wildgraves et les comtes de Sponheim.

— Louis le Pieux s’y fait bâtir un palais (l’Osterburg), détruit en 803 par les Normands. Pendant tout le moyen âge elle a pour maîtres les comtes de Sponheim, qui l’élèvent au rang de ville. A l’extinction de cette famille , qui avait étendu ses possessions de la Nahe à la Moselle, c.-à-d. en 1437, elle échoit aux électeurs palatins. En 1620, lesEspagnols s’en emparent ; en 1632, les Suédois, commandés par Gustave - Adolphe, la prennent d’assaut; en 1644, les Français la donnent aux comtes palatins de Simmern ; en 1652 seulement, elle revient à ses anciens possesseurs. En 1688 et 1689 , les Français la ravagent, puis elle fait partie du Palatinat du Rhin, de 1708 al807 ; del’empirefrançais, de 1807 à 1814; enfin elle est aujourd’hui à la Prusse.

Après les guerres de Trente ans et de la succession d’Orléans, Creuznach avait vu sa population tomberde 10,000 hab. à 3,500; depuis quelques années, grâce à ses eaux, dont la réputation méritée est plus qu’européenne, elle a vu augmenter de nouveau le nombre de ses habitants et renaître sa prospérité passée. Les sources salines de Munster, et de Charles et Théodore étaient connues et utilisées au xvi' siècle ; mais la découverte des sources de Creuznach est toute récente. C’est en 1832 seulement que le propriétaire dcl’île des bains (Bmdetnsfî) décou-

vrit à l’extrémité S., ïasource d'Elisabeth, 12“ l/2cont. Peu de temps auparavant, on avait trouvé la source delaNahe, 10° cent., dans le milieumôme de la rivière. En 1831, une société d’actionnaires acheta la partie supérieure de l’île, entoura la source d’Elisabeth d’une muraille de pierre, planta autour un jardin anglais, et enfin fit bâtir un Kurhaus (de 1840 à 1842), qui renferme une salle de conversation, un restaurant, des chambres de bains et des appartements pour les malades. En 1838 avait été découverte la source d’Orange (Oranîenquelle), 12® 1/2 cent., utilisée en 1841 . Depuis 1812, chaque année voit s’élever de nouveaux bétels et de nouvelles maisons, soit sur la rive dr. de la Nahe, soit le long de la rue-boulevard, qui conduit de la source d’Elisabeth au pont. Des boutiques et un cabinet de lecture circulaire (textuel) se sont établis autour du Kurhaus, et tous les matins on fait de la musique dans le joli jardin qui entoure maintenant l'établissement. Le nombre des baigneurs augmente de saison en saison. En 1853, il a dépassé 4,000, et celui i des bains 60,000; car les Soolqnellen de Creuznach, comme on les appelle en allemand , sont trèseificaces, surtout dans les maladies scrofuleuses et dartreuses.

Elles contiennent de l’iode et du brème (voir les Bains d'Europe, par Ad. Joanne et Le Pileur). On se baigne et on boit. La saison commence le 15 mai et ne finit qu’en octobre. Les principaux médecins sonL,HIM. Prieger aîné, Prieger jeune, Halin, Theveny, Engelmann, Trautwpin, Jung, Lesser.

Un bain coûte 10 sgr.; une chambre dans une maison particulière, de 3 à 6 th. par semaine ; le service de 10 à 20 sgr. par semaine.

En dehors du jardin des eaux, Creuznach n’offre par olle-môme aucun intérêt. Son vieux pont de huit arches, surmonté de maisons, a un aspect assez original. Tout près de ce pont, on remarque.

[Rodte 2; ]

derrière l’église protestante, lee belles ruines du chœur d’une église gothique, bâtie en 1332, et détruite par les Français en 1689.

L’église catholique de Saint- Nicolas ne vaut pas une visite ; l’hépital date de 1781 ; le Ojmnase, très-ancien cloître bâti au XV' siècle, a eu pour recteur, au commencement du xvi” siècle, le fameux docteur Faust, dont on voit encore la maison dans la Fischergasse. On peut visiter les collections d’antiquités romaines de MM. Antoni, Oeorge, Stüber et Wirth, le cabinet minéralogique de Sr. Dellmann et l’atelier du sculpteur Cauer. Enfin le Casirio (route de Pingen) a un joli jardin ■ (on peut y entrer sur la présentation d’un membre) ; et dans l’ile, située au-dèssous du pont, se trouve le restaurant de Kisky, où certains jours de l’année on fait de la musique. La vieille tour Butterfass, qui s’élève en face de nie de Kisky, était jadis une redoutable prison.

Mais les environs de cette ville insignifiante abondent en promenades , dont les principales sont indiquées ci-dessus ou ci-dessous, et dans les routes. Le prix dès voitures pour ces diverses promenades (aller et retour , mais les péages et le pourboire non compris) a été fixé ainsi par un tarif.

On loue aussi des ânes pour la pro-

menade. lli. fiir.

A Rhcinpraftmstein 2 15

— pur Munster. 3 »

A Munster. 2 10

A Ebernburu 2 20

A Altenbaumbcrg et

Iloehstctten 3 »

A Bingen 4 »

Aul.emberg.. 4 »

A l'Ermitage. 3 >

Au Hothenfels. 3 15

A Rbeiustein 5 >

A übermoschel 4 »

Au château de Dhaun... 6 »

A Disibodenberp 4 »

A Sponheim 3 »

A Stromberg 4 »

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