‹ Itineraire descriptif et historique de l'AllemagneChapitre 48 sur 328 · DE PARIS A MAYENCE · texte numérisé non relu

DE PARIS A MAYENCE

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Avant tout, il faut monter au] Kauzenherg ou Schlosiberg, montagne qui domine la ville, sur la rive g. do la Nabo ( jiromenado d'une heure). Le Schlossberg, accessible au S. et au N. , est couvert , d'un côté, de vignes qui produisent un vin renommé; de l'autre, d'un jardin anglais .avec pièce d'eau, ouvert à tous les promeneurs , et planté par M. do Itecum. On jouit de belles vues surCreuznacb et la vallée do la Nabc du Rbeingral'enstein à Bingeu, de. ses divers pavillons et surtout des ruines du cbAteau de Kauaenburg (1(>3 met.), ancienne résidence des comtes de Sponbeim, pris d'assaut en Ui.'J2 par les Suédois, que commandait en personne (ïustave-Adolphe. L'n lion do pierre y a été apporté du château de Ubaun. C’est un monument élevé à la mémoiie tl’un bouclier de Creuznach, Michel Mort, qui, en 1279, dans une bataille livrée à Sprendlingen, par Jean de Sponheim à rarchevéquo de Mayenoje, se fit tuer pour sauver la vie de son prince.

A quelques pas de la porte des Moulins, les amateurs d’antiquités vont visiter, près de la route qui conduit â Planig, les ruines du château fort bâti par Drusus 12 ans avant J.-C.,- et détruit par les Alemanni au iv' siècle. On les appelle la Tleidenmauer (mur païen).

Derrière le cimetière ( porte de Mannheim), sont deux pierres éloignées l'une do l'autre de 9 mèl. , sur lesquelles on remarque des inscriptions. En 1603 , l’électeur Frédéric IV sauta d'une pierre à l’autre avec son cheval. On appelle cet espace le Pfalzsprung ( le saut du palatin).

On découvre de beaux points de vue â la Rolhe Loy (.30 mm. par la route de Bingen), à Winzenlieim (30 min. la premièreroute au-dessus du Casino), à la Ferme de Darmstadt (■thmin. par laporte de Mannheim.) Enfin , avant d’entreprendre de plus longues excursions, on peut faire de jolies promenades dans

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la petite vallée de la Lhor, arrosée par l’Ellerbach, de l’autre côté du Schlossberg,

Les excursions suivantes: aux salines (.'50 min.), à MUnster-am-Stein (15min.), àEbernbur^(l b. 15 min.), iiAltenbaumburg (1 h, 30 min.), au Lemberg(2 h. 30 min.), au château deMontfort^ à Obermoschel, au Mont Tonnerre, sont décrites cidesgus et dans la R. 23. Il reste donc à donner ici quelques renseignements surles autres courses non comprises dans ces routes ;

1^ La dans et le Rheingrafen- Stein. Près de l’hétel Rbeinstein, par un chemin praticable aux I voitures, on monte au Tempelchen, , petit temple d’où l'on découvre un beau point de vue. Un peu au delà on prend à dr, un chemin conduisant , jiar un jiet'it bois , à un château du prince de Solm (un sentier Y aboutit également). Continuant a se diriger à dr., on atteint, en 15 min., le sommet de la Gans, montagne de porphyre, élevée de 323 mèt,, et d’où l'on jouit d’un panorama étendu. On a à ses pieds Munster et la Xabe ; en face le Rotbenfels, que domine au loin le Soonwald ; à g., Ebernburg et le Lemberg dans le fond; a dr., Creuznach, le Hiindsrück, le Xiederwald, le Taunus et l’Odenivald ; parderrière, une vaste plaine et le -Mont Tonperre. A 33 mèt. au-dessous de la Gans, est le Rheingrafensiein, autre masse de porphyre, séparée de la Gans par une gorge assez profonde et couronnée des ruines d’un château bâti au viu' siècle, habité par les rhingraves, èt détruit, en 1689, par les Français. De scs ruines op peut redescendre sur la rive dr. de la Xabe en face du Munster ou dans le joli vallon de Hiittenthal qui forme l’extrémité S. - O. de la Prusse .

X. R. On peut aller au Rheingrafenstein par Munster et par un sentier qui, partant des salines, remonte la rive dr. de la Xahe.On peut aussi visiter en même temps Ebernburg,

2” Le Rothenfels. Do ce rocher de porphyre étrange et escarpé (300 mèt.), qui, presque en face d’Ebernburg, s'élève au-dessus de la rive g. de la Nahe, on' jouit d’une vue à peu près semblable à celle de la Gans. Divers chemins y conduisent. On peut y aller en 2 h. par la route de Hüffelsheim qu’on laisse à g. avant ce v., pour suivre àdr. le versant N. O. de la Hardt ; 1 h. suflit au contraire

uand on y monte de Munster ou

es salines.

3" L’Ermitage (die Eremitage), 1 h. 30min. Cette Éinsiedelei, située au-dessus de la rive dr. du Guldenbach, avait été creusée dans le roc, avec une chapelle et une chaire. Elle n’est plus haVjitée aujourd’hui. On *s’y rend par la route de Bingen, la Rothe Lay et le V. de Breizenheim qui fut le chef lieu de la principauté du môme nom, détruite par la révolution française. On peutrevcnir par la montagne (belle vue, mais chemin escarpé), et le v. de Winzenheim.

4“ Gutenburg, Dalberg, Weisserirfels, Stromberg. Un sentier qui part du Marché au Bois, près de la porte de Rudesheim, gravit le Hinkehtein, descend au N. O. à (1 h.) Hargesheim. Remontant alors la rive g. du Græfenbach, on gagne (30 min.) Gutenberg, que dominent les ruines du château de Gutenburg, bâti par les comtes de Sponheim, et détruit par les Français, en 1088. Continuant à remonter la vallée, on traverse ensuite(30min.) Wallhausen avant d’atteindre (30 min.) Dalberg, berceau de la célèbre famille noble de ce nom. Les ruines de son château sont bien conservées. De là on monte à dr. au Spabriicken, lieu de pèlerinage fréquenté en automne ; puis après avoir visité les forges deôræfenbach, on se dirige au X. sur la' maison de chasse nommée Neupfah, par TF eissenfcls, le dernier escarpement du .Soonwald, d’où l’on découvre une belle vue. De là on peut descendre à Stromberg (voir

MAYENCE. [Routk 2.|

R. 32), par le vallon de Dorbach et revenir à Creuznach par la vallée de Guldcnbach, SchtceppeaàaMsen, Wendesheim, et , la hauteur appelée Hunçrtÿcr Wolf (Loup affame). Par ce chemin, Stromberg est à 3 h. de Creuznach, mais l’excursion complète demande une journée.

5“ Sponheim (2 h. 30 min.). Sortant de Creuznach par la porte de Rüdesheim, on suit jusqu’à Rüdesheim la route de Saarhrüken, et on monte à dr. à Mandel, d’où l’on aperçoit déjà sur la g. l’église du couvent do Sponheim, fondé en ^ 1044, et sécularisé à la Réformatiwn (l’église a été maladroitement restaurée). Un peu plus loin est le château de la célèbre et puissante famille de Sponheim, dontlatourcarrée de cinq étages a résisté depuis mille ans aux ravages du temps et à la poudre française, en 1689. Ses murs ont une épaisseur extraordinaire. A 2 h. plus loin, on peut aller, en remontant le Fischbach ar Bockenau, dans une vallée oisée, visiter les ruines de la Winterburg, autre château de la famille Sponheim. Enfin, on peut revenir de Sponhein à Creuznach par Weinsheim et Rüdesheim.

6“ On peut faire aussi une jolie promenad e à Stauderaheim, en suivant la rive gauche de la Nahe, et visiter les ruines bien entretenues du couvent de Disibodenberg, fondé par Disibodus, détruit par les Huns, rebâti à la fin du x' siècle, sécularisé à la Réformation. Le chemin passe à Noerheim, Niederhausen (dominé par une ruine), Doeckelheim et Boos. Revenir par le chemin de fer ou l’ancienne route de poste.

AAlzey, R. 23; 3 3/f, mil. par Wœllstein, dil. t. les j., en 2 h. .3/4, pour 19 sgr.; — à Trêves, R. 32; — à Worms, Rj 15,

7 mil., par Alzey, en 5 h. 1/2, pour 1 th.

3 sgr.; — à Bacharach, R. 17, par .Stromberg (R. ;32 ), les Rheinboeller, Eisenhütte et Dichtelbach, de 8 à 9 h.

On reste toujours sur la rive gauche de laNahc; on passe devant

Route 3.J IfOMüUUG.- KAISERSl.AÜTKUK. 3t

/iretz&nlieim , puis on franchit le G’ildenhach et on aperçoit à gauche Langenlohnsheim, Laubenheim, à une lieue duquel sont les ruines du château Layens. A droite se montre f^arnsheim, à gauehe Munster, dominé par les ruines du chiUeau de Trulzbingen, bâti au .vvi' siècle, détruit par les Suédois en 1632, enfin l’on traverse laNahe à son embouchure même à

JG 1/4 mil. Uingerbrüçk (U. 17).

ne nisOEN a mayence.

■13/10 mil. .t conv. imrjour. Trajet on 1 11. l’ri.v : 1 11.27 kr.; .71 kr. et 36 kr. —Voir R. 18.

Mayence R. 15.

DE PARES A LUDWIGSHAFEN

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