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PAR METZ ET FORBACII

458 kil.de Paris à Forbach; 18 mil.

9/10 de Forbach à Mannheim (Ludwigshafcn); trajet en 13 à H h. par express., p. 31 fr. 30 c. et 6 fl. 37 kr. ; 38 fr. -4.5 c. et 4 fl. 0 kr. ; 28 fr. a5 c. et 9 fl. 51 kr. De Forhach à Ludwig.shafen, les voit. de2' classe sont aussi bonnes que les voit, de P' classe françaises. On ne change qu'une seule fois de voiture (à Forbach).

De Parla à Neonklrchen.

4.58 kil. et 1 3/8 mil. 4 conv. par j, ; trajet en 10 h. 40 min. et 16 h. 45 min. ; p. 51 fr. 30 c., 38 fr. 15 c. et 1 fl. 6 kr. Voir la R. 2.

Au delà de Neunkirchen, le pays change complètement d’aspect ; de vastes champs, dépourvus d’arbres, remplacent les coteaux boisés. On sort de la Prusse pour entrer dans le Palatinat bavarois.

4 9/10 mil. HexbacK, v. important par ses mines de houille.

5 9/10 mil. Homburg ( Ilôt. :

Karlsberg, Post), V. de 3,600 hab., située sur l'Erbaeh , et dont la belle église cath. a été bâtie en 1H40. Son château , qui a joué un grand rôle dans la guerre de Trente ans , a été rasé en 1714.

A Deux-Ponts et à Landau, R. 22.

Allèm. du n.

I.e chemin de fer suit, dans une plaine monotone, bordée à dr. par une chaîne de collines , la route ouverte par Napoléon pour établir une communication directe entre Paris et Mayence. On s’arrête à Brnchmühlbaeh et à Hauptsiuhl , entre Homburg et

S 5/10 mil. Landstuhl ( llét. :

Engel), V. de 2,000 bab., dominée par les ruines du château de Sickingen , dont les murs avaient 6 mèt. d’épaisseur et dont la plupart des chambres étaient taillées dans le roc. -Franz de Sickingen , le Cid et le Bayard de l’Allemagne , l’ami dévoué de Luther et de Gœtz de Berlichingen .

y . perdit la vie en le défendant contre ses ennemis mortels, l’évéque de Trêves et l’électeur de Hesse. Il fut tué le 7 mai 1523 par une poutre qu’un boulet détacha d’un plafond et qui l’écrasa.

Sa dépouille mortelle avait été ensevelie sous l’autel de l’église catholique. Les Français ont indignement mutilé le monument élevé à sa mémoire.

10 6/10 mil. Kaiserslautern Hlot.:

Schwan , Donnersberg) , Ville de 7,500 hab. , située au milieu d’une plaine entourée de collines, à 7 ou 8 min. de la station ; une des villes les plus riches du Palatinat.

Elle doit sa prospérité à son commerce et à son industrie (fabriques •de draps). Frédéric Barberousse y avait fait bâtir, en 1153, un magnifique palais qui fut souvent habité par ses successeurs , et que "le général français de Horn fit sauter après y avoir mis le feu , dans la guerre de la succession d’Orléans. Ses débris ont été démolis depuis peu, et on a construit une prison sur l’emplacement qu’il occupait.

L’église ( protestante ) fondée par Frédéric Barberousse date du xiii' siècle. La halle aux fruits, de styue byzantin H846),fnit honneur à son architecte. Voit de Munich. L’école rurale et industrielle contient un assez beau cabinet d’histoire naturelle, acheté en 1841. On peut visiter dans le cimetière un

38 DE PARIS A LUDWUiSHAFEN . IRoVtk

monument élevé à la mémoire des soldais de Napoléon , nés à Kaiserslautern, — Les ruines du château de Iloheneck, qui dominent le V. du même nom, sont à 1 h. au sud-ouest. Do ce château on peut aller par le Gelterswoog et la jolie vallée de Karl, qu’arrose la Moosalb, à Trippstadt (-2 h. de Kaiserslautern ), v. de l,G00hah. qui possède un château bâti en 1700.

A Mayence, R. 23;— à Creuznach, R.

23; — au Donnersberg, R. 23.

Peu de temps après avoir quitté Kaiserslautern , le chemin do fer, laissant la route à g., traverse un tunnel qui s’ouvre entre deux longues tranchées taillées dans le roc et perreyées. A la station de Hochspexjer, il entre dans la vallée arrosée par la rivière du même nom , qu’il doit descendre jusqu’à Neustadt par Frankemtein { d’oii part uneroute qui conduit en 4 h., voir R. 24, à Durkheim 7 h. de Kaiserslautern), Weidenhall, Neidenfels, Grevenhausen et Sancl-Lambrechl. Rien de plus pittoresque que cette partie du trajet, l.e chemin de fer coupe en souterrain les contre-forts qu'il ne peut pas contourner. Onze tunnels d’inégale longueur (celui qui passe sous le Heiligenbcrg a 1,ÔUÜ mèt.), dont deux ou trois sont dominés par des châteaux en ruine , des tranchées taillées dans le roc , des ponts , des viaducs se succèdent presque sans interruption. De magniiiques travaux d’art , de charmants paysages, de beaux établissements industriels attirent tour à tour les regards charmés.

15 mil. Neustadt ( Hét. : Zur Krone {Pnstj, Zum Goldexien Lœwcn, Schiff), V. industrielle , commerçante et agricole , de 6,600 hab. , située dans la plaine et sur le Rehbach, au pied de la chaîne du Haardt couverte de vignobles et de forêts , et à l’entrée d'une vallée que»seinble fermer le Kœnigsberg aH sommet conique. On distingue de loin les tours élancées de son église gothique, fondée au

XIV* siècle , et servant aux deux communions. Au N. ou à dr. , cti regardant les montagnes, on aperçoit la longue ligne des maisons du V. de Haardt (belle vue) que dominent les ruines du château IPiniinÿeii. (Haardter Schlos»), eutouréesd’un beau jardin. Ancienne résidence d’été des électeurs palatins, ce château, réuni à une belle villa moderne ( beaux vitraux de couleur), a été détruit dans les guerres des paysans, de Trente ans et de la succession d’Orléans.

On y jouit d'une belle vue. Au S. , ou à g. la jMaxbtirg s’éli've audessus de.s trois villages appelés Ilambach.

Comme toutes les villes du Palatinat, Neustadt a eu cruellement à souffrir pendant la guerre de l’rente ans, la guerre de la succession d’Orléans et la Révolution française; mais, tout en subissant quatre ou cinq pillages, elle eut le bonheur d’échapper à l’incendie.

Son église renferme quelques tombeaux des électeurs palatins (Rodolphe II, Robert I**); son hôtel de ville est le collège des jésuites, bâti en 1743. On peut faire de nombreuses excursions dans les environs : 1“ au Schiesshaus (.Maison de Tir) , établissement public , situé à l’extrémité S. do l'a ville, au-dessus de l'einbarcadèro ; 2» à la maison de campagne de Waldmannsbury, sur la montagne, au S. du Schiesshaus (beau.x jardins, belle v'ue); 3® à la Maxburg, 45min.de Waldmaiinsburg, I h. de Neustadt (voir R. 8); 4® îi Haardt, 10 min., et au château de M inzingen (voir ci-dessus); 5“ à la \Volfsburg, 30 min. à l’O., château détruit dans la guerre des paysans (belle vue sur la plaine, un peu bornée, et sur les vallées du Haardt); 6® dans la vallée de Neustadt (voir cidessus). 15 min. au-dessus de Sanct- Lambrecht-Orovenhausen, c’est-àdire à 1 h. 30 min. au delà de Noustadt, la vallée de ce nom se divise en deux bras: l’un, à dr., celui que le chemin de fer remonte, arrosé par la ilochspeyer.

[Rootk 4.] DE PARIS A

l’autre, à g., arrosé parla Speycr.

Le V. de Franlcenech (belle papeterie) est situé à la fonction des deux ruisseaux. Si l'on remonte la Speycr, on entre dans la calme vallée'd’Elmstein où l'on remarque à dr. le château d’Erphenstein, en face de celui de Spangenberg, et plus loin les ruines du Ureitenstein. On v trouve ensuite, au delà d’Appent)ial, le v. d'Elmstein,—'i h. 30min. de Frankeneck, — dont le château ruiné et l’église (de style byzantin, bâtie d’après le dessin de Voit) forment un tableau pittoresque (bonnes truites); 7’ on peut faire aussi une jolie excursion d’une demi- journée , en voiture (voit, ù I chev. 3 1^2 d-) en se faisant conduire à Mittelhambach; de là on monte à pied à la Maxburg; on revient par Ludwigsvillaet les bains de Gleisweiler (R. 8) à Xeustadt.

DeNeustadtà Durkheim et à Mayence, Voir R. i’4; — à Landau et à Strasbourg, R. 8. ; — à Spire, voir ci-dessous.

En quittant Neustadt, le chemin de fer traverse le Rehbnch et se dirige au N.-E. dans la plaine qui sépare le Haardt du Rhin, On s’arrête à Hassluch, 5,000 hab. (culture du tabac), puis àBoehl, et l’on franchit do nouveau le Rehbach en deçà de Schifferstadt, d’où part l’embranchement qui conduit à Spire (voir R. 10).

On traverse une troisième fois le ruisseau près de Mutlersiadt, V. industrielle de .3.000 hab.

18 i) 10 mil. Ludwigsbafen (Hétel : Deutschea Haus, Wolf), ville naissante, à laquelle sa position sur le Rhin et les chemins de fer (de Forbach, de Mayence et de Strasbourg) qui viennent y aboutir, semblent promettre un brillant avenir. Avant la Révolution française, c’était une forteresse appelée Rhevixchaixze, la tôte de pont de -Mannheim. F,n 1794, 1795, 1798 elle fut le théâtre de sanglants combats. Démolie en 1798, elle fut reconstruite, en 1813, par les Français, qui, le I" janvier 1814,

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