STRASBOURG
durent l’abandonner à un corps d'armée russe. De 1816 à 1843 elle resta une forteresse. A partir do cette époque, des établissements commerciaux s’y fondèrent, des rues s’y percèrent, des maisons s’y bâtirent. Le gouvernement bavarois favorisa autant que possible le développement de cette villo nouvelle; il ouvrit un port libre, il construisit un port d’hiver, d’où le nom de Ludwigshafen ou port de Louis ; en outre, il démolit les fortifications. Le 15 juin 1849 et les jours suivants, l.udwig.shafen fut cunotinée par les insurgés badois, qui s’étaient emparés de Mannheim, et plusieurs de ses maisons devinrent la proie des llammes.
Un pont de bateaux, jeté sur le Rhin, réunit Ludwigshafen àMannheim (voir R. 7). On jiarlo de le remplacer par un pont fixe, — Une place dans l’omnibus coûte, pour .Mannheim, 16 kr.; pour l'embarcadère du chemin de fer badois 22 kr.
Chaque malle 0 kr. — Fiacres ; 1 à 2 pers. 12 kr.; 3 à 4 pers. 18 kr.; mallp 6 kr.
De Ludwigshafen à Spire, R. Ui; — à Worms et à Mayence, R. 15 ; — à Strasbourg par Landau, R. 8.
DE P.VRIS A STRASBOURG.
."iOS kil. Chemin de fer ; 4 conv. par jour; trajet direct (U* classe), en 11 h. ; trajet par trains omnibus en 16 h. 10 min. 1" classe 56 f. 20 c. ; 2* cl. 42 f. ,1.) c. ; 3' cl. 30 f. 90 c.
N, li. Pour la description des localités situées sur cette ligne, voir Y Itinéraire de la France, par Ad. Joanne.
(28 kil.) Lagny. — (45 kil.) Meaux — (66 kil.) La Ferté-sous-Jouarre.
— (95 kil.) Ch liteau-Thierry (buffet).
— (142 kil.) Épernay. — .,(172 kil).
Châlons-sur-Marne. — (205 kil.) Vitry-le-F’rançois. — (254 kil.) Barle-Duc. — (294 kil.) Commercy. —
40 DK PARIS A STKASROURG. [Route 4.
(310 kil.) Toul. — ,314 kil.) l'rouard.
(352 kil.) Nancy. — (335 kil.) Lunéville. *
432 kil. Sarrebourg. Au delà de Sarrebourg le cheimii de fer traverse la ehaine des Vosges dans le tunnel de llommarling, de 2,(173 mét. de long. Du cdté de la Lorraine, ce souterrain est placé à g.
et au môme niveau que le souterrain du canal de la Marne au Rhin ; mais au lieu de rester de niveau, il plonge sous la montagne avee une pente de 0m,005 par môt. en creusant au-dessous du canal, de sorte que , du coté de l’Alsace , il reparaît à droite du souterrain du canal et à 12 mèt. en contre-bas.
Au delà de ce tunnel , on a dû en percer cinq autres d’une moindre importance , et longs de 245, 432, 395, 500 et 308 mèt.
Entre ees tunnels, on a à peine le temps d’adipirer la charmante vallée rocheuse et boisée que parcourt le chemin de fer, et les jolis petits vallons gazonnés qui s’ouvrent à dr. et à g. Au-dessus du tunnel de 439 mèt. se dressent les ruines du château de
418 kil. Lûtzelbourg. Le dernier tunnel, dont 1 emrt e présente l'aspect d’une forteresse féodale, est immédiatement suivi d'un grand viaduc qui traverse le canal et la Zorn, et s’ouvre dans une tranchée pratiquée presque à pic dans le roc. On aperçoit les deu.x châteaux de Ilaul-Barr et de Geroldseck avant d’arriver à
458 kil. Saverne, en ail. Zalern.
Au-dessus de la ville se dresse la tour du château ruiné de Greifenxtein. Au delà de Saverne , la vallée de la Zorn se confond peu à peu avec la vaste plaine du Rhin, au milieu de laquelle on aperçoit de loin, par quelque côté que l’on y arrive, la fléché de la catnédrale de Strasbourg.
493 kil. Vendenheim, v. de 1,350 hab. Le chemin de fer s’y bifuruc. L’embranchement de g. se irige sur Wistembourg (R. 8).
502 kil. Strasbourg. Omnibus de la gare dans la ville, 25 c. sans
bagages; à la citadelle, 50 c. avec ou sans bagages; aux hôtels, 50 c.
par personne avec bagages.
Hôtels : La Ville de Paris, la Maison Rouge, la Pleur, la Ville de Mets, etc. Cafés : Code et du Rroghe , sur le Uroglie (glaces) ; Cadé , sur la place Kléber; de VVnivers, de l’Europe, Hauswald , près de la gare. — Restaurants :
Rocher de Cancale, rue Hrùlée. — Citadines. 50 cent, le quart d’heure pour une ou deux personnes ; 90 c. la demi-heure ; 1 fr.
50 cent, l’heure.
Strasbourg, V Argentoratum des Romains, une. capitale de l’.Alsace, réunie à la France en 1681 par Louis XIV, aujourd’hui chef-lieu du départ, du Bas-Rhin, place de guerre de 1^' classe avec citadelle, est une ville de 77,600 hab., située sur l'Ill et la Bruche , à 4 kil. du Rhin , et à 145 mèt. au-dessus de la mer. Sept portes conduisent dans son enceinte, qui a 6,578 mèt., sans compter les deux portos de la citadelle. Le peuple y parle généralement un mauvais patois allemand. Elle est la patrie de Gutenberg, de Kléber, de Kellerman, d'Obcrlin, d'Andrieux, etc.
A peu près au milieu de Strasbourg s’élève la Cathédrale , fondée par Clovis vers 510, embellie par ses successeurs , et surtout par Charlemagne, incendiée en 1002 et en 1007, reconstruite dès l’année 1015 , et terminée seulement en 1439 , après de nombreuses vicissitudes , par Jean Hullz, natif de Colognei Melon la tradition, 100,000 ouvriers y travaillèrent longtemps pour le salut de leur âme. La tour a 142 mi‘t. 10 cent, au-dessus du sol. C’est , après la grande pyramyde d’Egypte , le plus élevé des monuments humains. La tour fut commencée, le 25 mai 1271, d’après le plan i du célèbre Erwin do
t Ce p'ao est conserté dtns le Prauenhaus (M:iison de Mené), eitiiê sur laplace du t'.lièteuu royul , et renfermanl , outre ini bel esc.ilier en limeçon qui repose sur un seul pilier, les rosies de rancieiine horloge. C'est dans cette ineison qu’est éublie U recette de YŒuvre P^otre-
LE BHIN DE BALE A HAGUENAÜ
[Route 4.1 STRASBOURG. 41
Steinbach, qui, mort le 17 janvier 1318, n’eut pas le bonheur de voir terminer son ouvrage. Son fils Jean la continua, mais on ignore les noms des architectes qui l’achevèrent.
Plusieursbelles statues (des prophètes , des apdtres) , des bas-reliefs , des hauts-reliefs et des sculptures remarquables ornent le portail principal, et un grand pilier, sur lequel repose la statue de la sainte Vierge tenant l’enfant Jé.sus entre ses bras , le divise en deux parties égales. Au-dessus , les regards s’arrêtent sur une grande rosace en vitraux de diverses couleurs , restaurée par MM. Ritter et Muller (14 mèt. de circonférence intérieure), entourée d’un cintre lleuronné admirable , et couronnée par une belle galerie où se trouvent les statues des apôtres, et, plus haut, celle de .Tésus-Christ. Au bas, et de chaque côté de cette rosace, les quatre statues équestres de Clovis , Dagobert , Rodolphe de Habsburg (depuis 1291) et Louis XIV (depuis 1828), décorent les .iliers saillants de la façade.
Les grandes statues du portail de gauche sont douze vierges , portant des diadèmes et écrasant les Péchés capitaux. Aux deux côtés du portail de droite se voient les vierges folles (à. g.) et les vierges sages ( à dr. 1. l.a partie massive , quoique percée de deux fenêtres, qui domine la galerie située au-dessus de la grande rose, et qui sert de clocher , a été, en 1849 , décorée de statues (quinze figures de grandeur gigantesque ) représentant le .Tugement dernier, d’après d’anciens dessins.
Les porfati.? latéraux droit et gauche, celui du midi, qui fait face au château, et celui du nord, méritent aussi d’être examinés avec attention ; mais leurs statues et
Dame^ ancianne dotation dont les revenus sont consacrés O l'entretien de l’église; administrée successivement par les é«ôq«es, par le clivipitre, par le magistrat, et enfin par le conseil • rmmicipal.
sculptures sont presque toutes modernes, les anciennes ayant été détruites pendant la Révolution.
Le portail du midi est orné de deux statues (deux femmes, l’une qui a une pose triomphante , et 1 autre qui baisse la tête), sculptées par Sabine, la fille d’Ervvin. Sur le parvis, devant cé portail, on a érigé en 1840, ii dr., la statue d'Erwin de Steinbach (par M. Kirstein), à g., celle de sa fille (par M. Grass).
.Tusqu'en 1772 , le bas des latéraux avait été entouré d’ignobles masures. ï^es portiques actuels datent de cette époque.
i’intérievr de la cathédrale produit au premier aspect une impression profonde, l a nef, éclairée par de magnifiques vitraux de couleur qui n’y laissent entrer qu’une faible lumière, est soutenue de chaque côté par sept piliers , formés de faisceaux de colonnes rondes, qui la séparent des deux latéraux. Depuis l’entrée du grand portail jusqu’à l’extrémité du chœur, on compte 115 mèt. 44 cent. ; la plus grande largeu» de l’édifice est de 44 mèt.; là hauteur totale de la voûte, de plus do 31 mèt. On y remarque surtout :
Les vitraux restaurés depuis quelques années , datant du xiv* siècle , et représentant des sujets et des personnages de l’histoire sainte (par .Tean de Kirchheim , ■Tean Markgraf, Jacques Vischer, les frères Link ) ;
Les orgues posées, en 1716 , par André Silbermann ( la cage a été restaurée); 3 clav. et 46 rvg. ;
La chaire, construite en 1487 par l’architecte J. Hanunerer, et qui , percée à jour et ornée de plusieurs rangées de figures , repose sur un pilastre richement décoré et sur six petites colonnes (l’abat-voix date de 1824) ;
Le baptistère, sculpté en pierre par Josse Dotzinger, de Worms.
mort en 1449 «vase entouré d’une broussaille de sculptures ; »
l.’horloge astruy^omique . haute de 20 tnèt., qui a remplacé l’ancienne horloge regardée comme l'une des
■12 DE PARIS A STRASBOtUiG. [RonTK 4. J
sept merveilles de rAllcniagno.
L'horloge actuelle est l’œuvre de M. Ch. Schwilgué, qui en a publié une description détaillée et illustrée. Commencée en 1838, elle a été inaugurée le 31 déc. 1812. Ce n’est point une simple restauration, mais une œuvre neuve d'invention et d’exécution , une couvre qui marque avec la même exactitude des secondes et des périodes dépassant 25,000 ans. Elle indique le mouvement diurne des étoiles, l’année, le .jour de l’année , les fêtes mobiles, les révolutions apparentes du soleil et de la lune , les fêles de l'Eglise, les équations solaires et lunaires, les jours de la semaine, le temps moyen , les révolutionsdesplanctes, les phases de la lune, etc. Mais ce c[ui attire surtout l’attention des simples curieux, ce sont les statuettes mobiles ou automates qui sonnent les cjuarts d'heure, les quatre âges de la vie et la Mort cjui sonnent les heures. A chaque heure l’enfant ouv/e la marche', et annonce le premier cpiart ; il est suivi de l’adolescent qui, sous les traits d’un chasseur, frappe avec sa flèche la demi-heure; vientensuite l’homme sous la figure d'un guerrier bardé de fer et armé d'un glaive dont il se sert pour faire entendre les trois quarts; enfin, un instant avant que l'heure sonne , on voit arriver le vieillard qui s’appuie sur la crosse de sa bécjuille avec laquelle il sonne les qu.atre quarts. .'Vu passage de chaque figure , la Mort laisse tomber sur le timbre placé j à sa droite l’os qu’elle tient à la main. La salle supérieure <à celle des Mages est occupée par la figure de Ji'sus-Christ qui tréne au milieu. Chaque jour, à l’instant où la Mort a frappé le dernier coup de midi, on voit passer devant lui ses douze disciples qui le saluent.
Pendant la marche des apêtres, le coq, perché au sommet de la tourelle ornée de peintures provenant de l’ancienne horloge , bat des ailes, agite sa queue et sa tête et chante trois fois. Les moteurs
: f(ui accomplissent les différentes fonctions de l’horloge sont établis dans les cabinets du rez-de-chaussée et du second étage, où ils reçoivent le mouvement imprimé par un moteur central seul et unique pour toute l’horloge. En 1840, on a placé en face de l’horloge la statue de l'évêque Werner ( par Friederich), méditant sur le plan de la cathédrale étalé devant lui.
Ce fut cet évêque qui fit commencer en 1015 les travaux de reconstruction.
, Le chœur qui est d’un autre style que le reste de l’édifice (style byzantin) a été récemment restauré.
Les vitraux représentent: celui du milieu, la sainte Vierge; celui de g. saint Laurent; celui de dr. saint Arbogaste. Malheureusement le beau Juhé d'Erwin de Steiubach, qui séparait la nef du chœur, a été démoli en 1682. La colonne qui supporte la coupole du chœur (côté sud), formée d’un faisceau de piliers légers, s’appelle la colonne des Anges ou d’Erwin. Les statues dont elle est ornée (les évangélistes, des anges, le Sauveur), ont, selon la tradition, été sculptées par la fille d’Erwin.
La crypte, qui s’étend sous le chœur également, et qui forme une nef avec deux absides et un chœur arrondi. On y célèbre le service divin le jeudi saint. A l’entrée est le Saint- Sépulcre, un groupe de figures en pierre de grandeur naturelle, représentant Jésus et ses disciples au jardin dos Oliviers,, au moment où Judas, accompagné de Juifs et de soldats romains, vient l’arrêter ;
La chapelle Saint-André (la plus ancienne);
La chapelle Saint-Jean, où l’on remarque le beau monument gothique de l’évêque Conrad de I.ichtenberg, mort enl2.59, qui confia a Erwin de Steinbach la direction des travaux de reconstruction;
La chapelle Sainte-Catherine qui renferme le monument élevé à Conrad Bock, noble strasbour- .
geois, mort en 1480.
[Roi;te 4.J STRASBOURG. 43
En 1759 la foudre tomba sur la | le nom gravé au dessus de l’ennof, alors couverte en plomb, et y trée conduisant à l'horloge, a causa de grands ravages. Le plomb été emporté en partie par la foudre fondit entièrement, et la bellb qui n’a laissé subsister que les coupole (pji couvrait le dôme s’é- deux dernières syllabes taire. Mais cçoula; le toit fut alors couvert en ce qui attire surtout les regards cuivre, mais on ne reconstruisit des étrangers, c’est la belle vue pas la coupole. que l'on découvre sur lu ville,
63.5 degrés de différente hauteur « vieille ville à pignons dentelés montent du sol de la place au et à grands toits chargés de lusommet de la tour. (La porte d’en- carnes, coupée de tours et d’étrée est située à la droite de l'édi- glises, » la vallée du Rhin, les fice, dans la tour méridionale, Vosges et les montagnes de la vers le Ch.iteau. I.e concierge dé- Forét-Noire. M. Frédéric Piton a livre les billets d’entrée, qui ne publié ce panorama, coûtent que 15 cent.) Sur latourseptentrionale (la tour
3.31 degrés conduisent à la plate- méridionale devait se terminer forme, élevée de76 met. au-dessus aussi , s’élève la tour octogonale de la place, et qui a pas de j qui supporte la /lèche. Les personcontour. A l’entrée est biitie la 'nés sujettes aux vertiges feront maison des gardes, qui. au nombre bien de ne pas en tenter.l’asccnde deux pendant le jour, et de sion , car les quatre escaliers tourquatre pendant la nuit, sont te- nants qui conduisent à la base de nus de sonner tous les quarts ; la /lèche , sont entièrement à jour, d'heure, de répéter les heures sur ' Cette flèche est une pyramide une cloche destinée à cet usage, j octogonale. Huit escaliers touret de donner l’alarme k la vue! nants, étroits et à jour , montent d’un incendie, le jour en arbo- ! à la lanterne; plus haut est la courant un drapeau rouge, la nuit en I ronne où l'on n’arrive pas sans allumant un grand pot à feu. Au- 1 danger par des escaliers extétrefois, ces gardes sonnaient il rieurs; au-dessus d’un autre évahuit heures du soir et -à minuit, sement, appelé la rose, la flèche dans un grand cor d’airain, pour n’est plus qu’une colonne d’où faire sortir les juifs de la ville, sortent des branches horizontales Cet usage a suosisté jusqu’à la pour lui donner l’aspect d’une Révolution. La famille Cerfbeer croix. L’édifice se termine par un avait seule le droit de passer la bouton qui a 0“’,460 de diamètre nuit à Strasbourg, ün remarque et qui est surmonté depuis 1835 sur la plate-forme: un couvercle d’un paratonnerre; on n'y monte en cuivre, fait en 1749, qui ferme qu’à l’aide de barres de fer.— N. B. une ouverture correspondant à la Four monter à la lanterne, il faut nef ; les statues de saint Laurent une permission spéciale de la et de sainte Catherine et deux mairie.
autres figures, dont l’une passe Parmi les autres monuments et pour être celle d’Erwin de Stein- curiosités de Strasbourg , on peut bach; une inscription gravée sur visiter: le château, bâti de 1728 à un marbre noir en mémoire du 1741, par le cardinal Armand-Gastremblemcnt do terre du 13 août ton de Rohan , évêque de Stras- 1728, qui lança à 6 mèt. l’eau des bourg, près de la cathédrale ; — le réservoirs de la plate-forme ; l’hor- temple de saint Thomas , fondé en loge; les cloches; une foule de 670, et rebâti en 1031, qui contient noms célèbres et obscurs qui sem- le mausolée trop vanté du maréchal blent avoir été gravés h plaisir de Saxe, par Pigalle {-j' 1777), d'ausur la pierre. Nous ne citerons tresmonuments tumulaires d’illusque ceux do Goethe, Lavater, Lentz trations locales fSchœpflin (-f 1771), et surtout celui de Voltaire, dontlOberlin (-f 1806), Koch (■}• 1813),
44 srHA^iBOURCr A BADK. [Route 5. J
Sclnveighæuscr (f 1830) , Emine-, rifh (■[- 1810), Ilcrrensohncider (•f 1813) et deux horribles momies d'un comte deNassau et de sa fille; — le théâtre (sur le üroglic; statues de la façade par Ohmacht); — le lycée, sur la place de la cathédrale, occupant l’emplacement d’une j ancienne construction nommée' Thiergarten , où Gutenberg fiti ses premiers essais en 1430, etl établit une presse en 1439 l’/iéfeî !
lie la Préfecture, dans la rue lirùléo, j ainsi appelée parce que 2,000 juifs i y furent brûlés lors de la pr.vtei noire, en 1349; — Vhôtel de ville (1787, rue Brûlée , 1810 sur le Broglie), où l’on conserve de précieuses archives et où l’on voit un musée peu j riche; — V école et la direction d’ar-‘ tillerie et la fonderie de canons en bronze;— ‘le templeneuf, sur les murs intérieurs duquel on découvrit en 1824 une Danse des morts, et qui renferme le tombeau du dominicain Tauler (•]• 1361) , et les bustes des théologiens protestants Blessig et Redslob. Le chœur, séparé de l’église et transformé en musée renferme une collection d’antiquités {cabinet Schæpflin , salle des vi-l trauv) , ht la bibliothèque de la ville, j fondée en 1631 , plus de 180,000j vol., env. 1,000 manusc. et beaucoup d’antiquités curieuses) : on I remarque, parmi les manuscrits, le superbe ouvrage de l’abbesse Ilerrade de Landsberg (1180), Hortus deliciarum, orné de miniatures; un missel en lettres d’argent sur parchemin pourpré, etc. ; — l'arsenal, l’un des plus beaux de la France (armes pour 400,000 hom-| mes); — la citadelle; — la statue de j Gutenberg, par M. David (d’Angers), inaugurée le 24 juin 1840, sur la place du même nom , prés de la cathédrale : les quatre basreliefs représentent les conséquences de la découverte de l’imprimerie dans les quatre parties au monde; — lastalue de Kléber, par Grass , inaugurée le 14 juin 1840,1 sur la place d’Armes. Les bas-re-j liefs représentent; à dr. la bataille d’Héliopolis , à g. la bataille d’Al-|
lenkirchen; — la statue de Lézay- Marnésia, près de la Préfecture , sur le quai ; — l’académie (entre, l’Ill et la citadelle) qui compte cinq facultés, et qui possède une bibliothèque de 30,000 vol., un beau musée d’histoire naturelle (magnifique collection do lépidoptères), un musée d’anatomie, etc. L’ancienne université, fondée en 1621, et supprimée en 1789, a compté au nombre de ses élèves, Goethe (1772), Herder, Stilling.
Les promenades de Strasbourg sont: le Broglie, devant le théâtre, bonlev,ird ouvert en 1740 , parle maréchal de Broglie; — la Robertsau (prairie de Robert) avec l’Orangerie entre l’ill et le Rhin, par la porte des Pêcheurs; — le Contades, au sortir de la porte des .Uiifs {jardins Lips et Kamiyeerer) ; les bords de l’Ill, du Rhin, de la Bruche, etc.
Depuis le commencement de ce siècle , le commerce et l’industrie ont pris à Strasbourg des développements considérables.
De Strasbourg à Heidelberg et à Mannheim par C'arlsruhe, R. 7 ; — à Bade, R.
5; — à Ludwigshafen, par Landau, R. 8:
— à Spire, Rt 8 et 10;— à Griesbacii, .\ntogast, Petersthal, Rippoldsau , .Schaffhou.se, Bàle, par Fribourg: voir l'-lf/emagne du Sud, par ,\d. Joanne.
DE STRASBOURG A B.VDE.
0 kil. de Strasbourg à Kchl par la route de poste. Omnibus 73 e. sans bagages et 1 fr. 2.7 c. avec bagages (1 fr. et 1 fr. 50 c. quand la voiture vient à l’hôtel). N. B. Le chemin de fer de Strasbourgà Kehl doit être inauguré au printemps de 1861. Il contourne la ville, emprunte la ligne de Baie jusqu’à la station de Kœnigshofen, où il s'en détache pour traverser le petit et le grand Rhin, en aval de la route de terre.
De Btrasbourg à KeU.
Une belle route, plantée d’ar-
BADE
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