‹ Itineraire descriptif et historique de l'AllemagneChapitre 51 sur 328 · L. ILMUKTTE H C · texte numérisé non relu

L. ILMUKTTE H C

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[RorTF 5.1 LE PONT Dl' RHIN. 45

bres, conduit de Strasbourg (porte d’Austerlitz) au Rhin. Durant ce trajet on laisse à g. la citadelle, et à dr. le polygone. Après avoir franchi le petit Rhin sur un pont de bois, on traverse Vite de>< Èfis, sur laquelle on remarque, à droite, un mausolée de forme carrée portant l’inscription suivante : Au general Desaùc, l'armée du Rhin, 1801.

Ce monument a été exécuté par Ohmacht, de Strasbourg , d’après les dessins de Weinbrenner. Sa face principale est décorée du buste du général et de deux figujes emblématiques. Los trois autres faces représentent le passage du Rhin, la défaite de Mourad-Bey dans la haute Égypte , et la mort de Desaix à Marengo. Non loin de ce mausolée . on aperçoit la nouvelle douane française bâtie, il y a quelques années, aux bords même du fleuve dont le thalweg forme aujourd’hui les limites de la France et du grand-duché de Bade, et que l'on traverse sur un pont de bateaux. Le pont fixe destiné à relier le chemin de 1er français à celui du grand-duché de Bade a été commencé en 18.58 et sera terminé au printempsde 1861.

.Sa longueur, entre culées, est de 225 mèt. 11 a deux voies et porte de chaque cété des passerelles pour les piétons, de 1 mèt. 50 de largeur. 11 se compose d'une partie fixe et de deux travées mobiles aux extrémités. La partie fixe est un pont à treillis en fer et forme trois travées égales de 56 mèt. chacune. La largeur des passes navigables entre les piles est de 26 mèt.

Les travées mobiles , formées de poutres en tôle pleine, sont des ponts tournants, dont le pivôt repose sur des culées en maçonnerie et qui permettent d’interrompre, quand on le veut, la circulation sur le pont. C’est la prudence cauteleuse des diplomates allemands qui a exigé cette disposition.

La méthode qui a été employée pour construire ce pont est le perfectionnement du système de M. Hughes, d’après lequel fut

construit en 1851 le pont de Rochester : en France, celui du Rhône, sur le chemin de Lyon, ei celui de Moulins sur l’Ailier.

< On a fait descendre , dit M. Louis Figuier, sur le lit du fleuve quatre caissons de tôle, ayant chacun 7 mèt. de largeur.

5 mèt. 80 de longueur, 3 rnèt. 60 de hauteur. C’est sur ces quatre caissons que l’on a bâti les 20 mèt. de fondation que doit avoir chaque pile.... Chaque caisson est fermé à sa partie supérieure et ouvert à sa partie inférieure qui repose sur le lit du fleuve. Il est muni de trois ouvertures surmontées chacune d'un tube vertical, c’est-à-dire de trois cheminées. La cheminée du milieu a 1 mèt. 5 de diamètre, et se prolonge, à travers l’intérieur du caisson, jusqu’à sa partie inférieure, c’est-à-dire qu’elle est en contact avec le gravier du fleuve. Elle est occupée par l’eau, et dans son intérieur se meut la noria , qui doit extraire et amener au dehors, le gravier provenant du creusage. Les deux cheminées latérales ont 1 mèt. de diamètre.

C’est dans cet espace que l’on envoie l’air comprimé ; c’est par là que s’introduisent les ouvriers

chargés de creuser le sol

Ce caisson est descendu au fond du fleuve au moyen de quatre puissantes vis de manière à venir reposer sur le fond. Par l’une des cheminées, on envoie, dans l’intérieur du caisson, de l’air comprimé, qui, en raison do sa pression plus forte que celle de l’eau, chasse l’eau de l’intérieur de ce caisson et prend sa place. Dès lors , les ouvriers peuvent pénétrer dans le caisson, par rime des deux cheminées latérales. Une chambre d'entrée, munie de soupapes, leur permet de s’introduire dans l’intérieur de la cheminée et du caisson , sans donner issue à l’air comprimé qui le, remplit. Arrivés dans le caisson , autrement dit sur le lit du fleuve, ils y creu-

46 DE STRASBOURG A BADE. [Route 5.J

sent le sol et jettent le gravier extrait, sous l’orifice de déboucbeniont du tuyau central, à l’intérieur duquel joue la noria, qui recueille incessamment ces débris pour les rejeter au dehors, comme dans le travail ordinaire du dragage. Par suite de ce forage, le caisson descend, par son poids, de plus en plus dans l'intérieur du terrain. Au fur et à mesure de cet enfoncement , on rajoute des anneaux au tuyau d’extraction et aux cheminées latérales, afin de les maintenir toujours au-dessus du niveau de l'eau. En même temps , et c’est ici le point essentiel à comprendre, des maçons, placés à l’extérieur, jettent par dessus le caisson des pelletées de béton qui sont maintenues par un cuvelage ou enveloppe en bois. Cette maçonnerie, qui doit constituer la fondation de la pile, facilite encore par son poids la descente de tout le système.

«... Quand on est ainsi parvenu a la profondeur de 20 mèt. , on s'arrête : les ouvriers remplissent alors de béton l’intérieur même du caisson, et quand ce plancher intérieur de béton est parvenu à l’orifice des cheminées latérales, ils se retirent sans le moindre danger par cette cheminée. On a, de cette manière , construit une colonne de maçonnerie de béton de 20 mèt. de profondeur , ayant à sa base le caisson métallique, rempli lui- même de béton. Le même travail avant été fait simultanément pour les quatre caissons qui doivent composer l’une des piles du pont , la pile se trouve ainsi construite en totalité »

Sur la’ rive dr. ou badoise du Rhin , et en face de la douane française , s’élève la douane badoise, où les vovageurs venant de France , sont o^jligés d’exhiber leur passe-port et de laisser visiter leurs bagages.

Kehl (Hôt. : la Poste), V. d’env.

3,000 hab., située au confluent de la Kinzig et de la Schutter avec

le Rhin , anc. forteresse de l’empire d’Allemagne , bombardée , détruite et rasée plusieurs fois par les armées françaises qui ont traversé le Rhin.

De Kehl à Bade.

5 4/10. mil. 4 à 6 couv. ])ar jour. Trajet en 2 heure.s. Prix : 2 fl. 12 kr., 1 fl. .‘10 kr.,

1 fl. Le prix des bagages est en sus.

L’embarcadère sera transporté derrière les bâtiments de la douane. Actuellement il se trouve encore sur la rive droite de la Kinzig.

En quittant la station on se dirige à l’Est sur la chaîne de la Forêt Noire. On s’arrête aux stations de Kort et de Legelshurst avant d’atteindre (en 23 min.).

17/10 mil. Âppenweier, V. de 1,100 hab. env. , d'ou Ton aperçoit les ruines du château de Stau~ fen. C’est à Appenweier que l’embranchement de Kehl rejoint la ligne principale, ouverte de 1840 à 1845, qui va de Bâle à Heidelberg et k Mannheim par Carlsruhe.

A Bile, Schafîliouse, Fribourg, Stuttgard, aux bains de la Forêt Noire, Voir V Altemagne du Sud, par. Ad. Joanno.

Le chemin de fer, longeant la base des montagnes de la Forêt Noire , prend une direction N.-E.

2 .5/10 mil. Renchen, V. de 2,700 hab. sur la Rench ejui descend du Kniebis par la vallee à laquelle elle donne son nom.

3 4/10 mil. Achern (Hôt. : Adler, Krone), V. de 2,800 hab. , située à l’entrée du Kapplcrfhal sur l’Acher. Sur la place du marché s’élève, depuis 1855, un monument en l’honneur du grand-duc Léopold , exécuté et offert k la ville par le sculpteur Friedrich , de .Strasbourg. — Les entrailles de Turenne sont enterrées dans la petite chapelle de .Saint-Nicolas , le corps ayant été transporté en France et inhumé à Paris (aux Invalides).

[C’est d’Achern que l’on part le plus ordinairement pour aller visiter Allerheiligen et ses casca-

[RorTE 5.J OTTENHŒKEX.— ALLERHKILIOEN. 47

des. Cette excursion, qui demande line journée, peiitse faire en partie en voiture. On trouvera des voitures pour 3 ou 4 fl. à l'inîtel de l’Aigle (Adler).

A 10 min. d'Achern on laisse à g., au pied de la Horntsgrinde, dont le sommet a 1,200 met., le bel établissement d’aliénés d’Illenau , achevé en 1843. puis on atteint (20 min.), Oherachern, v. de 1,200 hab. , situé près de l’entrée du Ka'pplerthal, et au delà duquel on traverse l'Acher. Les ruines du cliàteau de Rodeck dominent lev.

de Kappel vnter Rodeck (15 min.), 2,300 hab., où la route repasse sur la rive dr. de la rivière. A Furschenhach (45 min.), la vallée se rétrécit et devient plus agreste.

De limpides ruisseaux descendent des vallées latérales. La route suit la rive dr. de l’Acherjusqu’à (4.7 min.) Ottenèa/cn, v. d'env.

1,400 hab. (aub. de \&.Charrue-d'Or) à une lieue duquel un allluent ilu Seebach qui descend de la Hornisgrinde forme une série de belles cascades presque aussi belles et cependant beaucoup moins visitées que celles d'Allerhciligen. ( Un guide est nécessaire.)

A Ottenliœfen, rUnterwasser se réunit au Seebach, écoulement du Muminelsee et prend le nom d’Acher. Pour allcrà Allerheiligen il faut, au delà d'Ottenhœfen, remonter le cour.s de l'Unterwasser.

gravir le Soblberg, où l'on trouve les restes de la chapelle Sainte- UrsuJc, et descendre dans une vallée boisée et rocheuse. C'est au fond de cette vallée que s’élèvent, ù 049 mèt. au-dessus de la mer (1 h. 30 min. d’Ottenhœfenl. les ruines de l’abbaye d'Allerheiligen (tous les Saints), que l’on découvre en sortant de la foret. Eondéc en 1191 par U d a, comtesse du Schauenburg , cette abbaye, qui, jusqu'en 16.57, n’avait été qu'un couvent de prémontrés, et (jui était devenue plus tard une ecole renommée, fut supiirimée en 1802.

Un an ajjrès (0 juin 1803) la foudre

tomba sur les bàtiment.s abandonnés, qui furent la proie des flammes. Le désert pittoresque où sont enfouies ces belles ruines, n'est plus maintenant habité que par un garde forestier, dont la maison sert d’hôtel. Les cascades, les plus belles de la Forêt Noire, sont appelées les Sieben Bûtton ou les Sept Cuves, bien qu’on en

compte neuf ou dix. A 10 min. environ au-dessous d’Allerheiligen, le Gründenbach ou Lierbach, descend par une série de chutes, dont la plus haute a 25 rnèt., une paroi ou roche de granit et de porphyre appelée Büttenschrofen, et dans laquelle, entre les arbres, on distingue le Kænzelein, petite terrasse d’où l’on découvre une belle vue, \c yAgetinefloch, grotte habitée autrefois par des Bohémiens, le Raiennest ou nid du Corbeau (de jeunes paysans voulurent s’emparer de ce nid, et l’un d’eux, au moment de le saisir, tomba dans l’abîme); le Reisterxprung, ou Saut du Cavalier, ainsi nommé parce que dans la guerre de Trente ans un cavalier suédois, poursuivi par l’ennemi, franchit à cet endroit le précipice. Trois des dix cascades principales méritent une mention particulière : la première (sous le Zigeunerloch), celle du milieu et la dernière qui tombe dans le Rüllenloch, bassin profond de 5 mèt. Un sentier descend, en décrivant de nombreux zigzags, jusqu’au fond de la vallée d’où il remonte le long des chutes, tantôt par des degrés taillés dans le roc, tantôt par des échelles ou des" ponts. Cette promenade, qui ne saurait dire trop recommandée, demande une heure au moins. On doit aussi monter d’Allerheiligen à la Stephanienhiitte (cabane do •Stéphanie), d’où l’on jouit d’une vue magnifique sur le Lierbachcrthal.

Si l’on ne veut pas revenir par le même chemin , on peut gagner üppenau (voir notre Guide dans l’Allemagne du Sud) en 2 h. par le I.ierhacherthal , ou Oberkirch en

48 • DE STRASBOURG A BADE. Route 5.

2 h. par l'Eselsbrunnen et Lautenbach.

Do retour à Ottenbœfen, on peut aussi aller visiter le Munimelsee par Seebach (2 b. env. par les montagnes, d’Allerheiligen à Seebacb, sans revenir k Ottenbœfen ; guide nécessaire. Pour cette excursion voir R. 6 Bade et ses environs).

Entre le Kapplertbal et le Sasbaehtbal , s’élève au-dessus des montagnes voisines le Brigiftenierg, dont le sommet offre un beau panorama et sur lequel on trouve encore quelques débris de la Brigittenhurg ou Hohenrod.

A 1.5 min. env. d’Acbeni, à dr.

du cbemin de fer, à Sasbach, v. de 1.40Üh.,un monument aété élevé, le 27 juillet 1829, k l'endroit même où, le 27 juillet 1675, Turenne fut mortellement blessé parun boulet.

II se disposait k livrer bataille k Monfécuculli , et il se croyait sûr de la victoire. Vers deux heures, le marquis do Saint-Hilaire le fit prier de venir observer un mouvement de l’ennemi. Ils se rendirent ensemble sur une éminence.

Au moment où Saint-Hilaire avançait le bras pour montrer au maréchal la direction du corps dont le mouvement l’avait inquiété , un boulet lui enleva le bras et frappa Turenne au-dessous du cœur. Turenne tomba mort. Le filsde Saint- Hilaire s’écria aussitôt ; <v Ab !

mon père ! s — «Ce n'est pas moi « qu'il faut pleurer, répond itSaint- « Hilaire, c’est ce grand homme. »

Au milieu d’une enceinte formée par une baie vive entremêlée de beau.x arbres, un obélisque de granit, haut de 8 mèt. , porte cette simple inscription : s La France k Turenne. » Sur les quatre faces du piédestal, haut do 5 met., se trouvent le buste de Turenne , scs armoiries , le nom des batailles qui l'ont immortalisé ; Arras, les Dunes, Sinzheim , Entzherm , Türkheim , et cette inscription : « Ici « Turenne fut tué le 27 juillet 1675.»

Un autre petit monument indique la place où le grand homme tomba,

après avoir reçu le coup mortel. A droite de l’obélisque, une palissade en boisnoir entoure un vieux tronc d'arbre mort. Selon la tradition, cet arbre est celui-lk même sur lequel ricocha le boulet qui tua Turenne' et que l’on montre encore dans la petite maison bâtie près du monument.

A30 min. de Sasbach, 5 h. de Rade, 6 h. de Strasbourg, 45min. d’Achern,est le bain appelé Erlenbad, fréquenté surtout par des paysaijs, et dont les charmants environs offrent de nombreuses promenades.

Le cimetière est dans une position remarquablement pittoresque.

D'OBersuJcter, v. de 1700 nab. situé entre Achern etBühl, k la dr.

du chemin de fer , et près duquel s’ouvre le Xeusatzertbal arrosé par l’Ambacb, 30 min. suffisent pour gagner le bain de la Hub, construit, en 1811, d’après un plan de IVeinbrenner, et dont la source d’eau tiède est très-efficace pour certaines maladies d’estomac et d'intestins , les rhumatismes , la goutte, etc. Un établis.sement hydrothérapique assez fréquenté," y a été ajouté depuis (9 , 12 et 15 fl. par semaine, tout compris). De ce bain une promenade très-fréquentée conduit en 30 min. aux ruines du château de U’indeck, dont l’une des tours renferme une salle d'armes.

4 ITO mil. Bühl (Hôt. : la Poste) est une V. de 2,800 hab.. , industrielle et commerçante dont les environs ont été surnommés das goldene Land ou la Terre d’or. Son église estlaplus ancienne de cette partie du duché de Bade. En remontant le Bühlothach on entre dans la vallée de Bübl qui communique avec celles deOeroldsau et de Herrenwiese (voir Badel. Les vignobles de cette vallée produisent l’excellent vin rouge cormu sous le nom d’AfTenthaler.

Steinbach (Hôt. : Stem) , que le chemin de fer laisse ensuite k dr., est une V. de 2,000 hab., où est né Erwin . l’architecte de la cathédrale de Strasbourg. Le 29 août

Goojçlc

[Route 6.] OOS. —

1844, le sculpteur Friedericli , de Strasbourg, a élevé , à la mémoire d’Erwin, une statue en pierre sur une hauteur voisine deSteinbach, d’où l’on découvre la cathédrale de Strasbourg. Derrière Steinbach, les ruines du château d’Yburg (voir Bade) couronnent une montagne boisée.

5 mil. Oos , V. de 850 hab., d’où part l’embranchement qui conduit en 10 min. à Bade. Du chemin de fer, on aperçoit déjà le vieux château de Bade, dominé par la montagne à laquelle il donne son nom (Schlossberg ou Batter), et plus loin Ebersteinburg et le Mercure (voir R. 6).

BADE ET SE.S ENVIRONS

RENSEIGNFMENTS GENÉRArX.

Hùtkls ; 1''® classe : Victoria, d'An- •gleterre, de l’Europe, de Russie, de la cour de Bade (bains), de Zæhringen (bains), Stej>hanienbad (avec restaurant), de France, de Hollande, de Darmstadt (bains) , du chevalier d'Or , du Cerf (bains), du Rhin.

a® classe ; l'Étoile, la Ville de Strasbourg,laCroix d'Or, le Soleil (bains), VAnge, le Chevalier.

Les prix des hôtels de 1” classe sont à peu près les mêmes. On paye, pour le dîner de 1 h., à table d’hôte , 3 fr. avec vin ; pour celui de 4 ou 5 h., 4 fr- ou 5 fr. avec vin ; pour une chambre, dolkatl.;pour un salon , de 2 fl. 20 kr. à 5 fl. Le déjeuner (thé ou café) cbùte de 30 à 36 kr. ; le soir on soupe à la carte, soit dans les hôtels, soit au restaurant de la Maison de Conversation.

Le service est compté 24 kr. par jour; la bougie de 24 kr. à 28 kr.

pour le premier jour. •

Les hôtels de 2* classe sont un peu meilleur marché. On y est aussi très-convenablement.

\. B. Les étrangers qui veulent séjourner une ou plusieurs semaines k Bade se logent dans des maisons garnies. Les uns se font aj>prêter leurs repas dans leur ap-

BADE. 49

parlement (il y a économie), d’autres se les font apporter tout préparés par les restaurateurs, d’autres enfin vont les prendre dans les hôtels.

RKSTACRANTS-.Gohrtnger.Nouvelle Promenade ; EornAaus, Grand’Rue; l'.ânge, près de l’église de l’hôpital, sont moins chers que le restaurant de la maison de Conversation.

Cafés : A la maison de Conversation.

Banquiers et change de monnaie : M. François-Simon Meyer, (rez-de-chaussée de l’hôtel dé la Cour de Bade); M. Auguste Klose ( rez-de-chaussée de l’hôtel de Hollande).

Librairie, cabinets de lecture, MAGASIN d’estampes i OU trouvera chez M. Marx (Maison de Conversation ) des livres français, allemands et anglais ; une collection de livres , de gravures et même de tableaùx , avec les principaux journaux de la France, de l’Angleterre, de l’Allemagne (un jour, 12 kr. ; une semaine 1 fl. ; un mois, trois fl. 36 kr. ; 3 mois , 8 fl. 6kr.). — N. B. L’entrée des cabinets de lecture est gratuite pour toutes les personnes abonnées aux bals ou invitées.

Une société de lecture et un cosino ont été établis à l’hôtel de Hollande, ainsi qu’à l’hôtel du Rhin.

Les étrangers peuvent s'y faire présenter par un des membres, et s’y abonner au mois , moyennant une légère rétribution.

Voitures, chevaux et ânes ; on trouve, dans les hôtels et sur les places, des voitures à 1 ou 2 chevaux : le prix de chaque course est fixé par un tarif affiché dans toutes les voitures : on paye 24 kr.

pour un quart d’heure (2persr), 30 kr. (3 ou 4 pers.), 36 et 46 kr.

pour une 1/2 h., 1 fl. et 1 fl. 15 kr. l>our 1 h. voir le tarif). On paye en outre 6 kr. par malle. Un pourboire est dû au cocher. Un cheval se loue 2 11. 20 kr. pour la 1/2 journée , de 4 à 5 fl. pour la journée ; un âne , 1 fl. 12 kr. pour la 1/2 journée, 2 fl. pour la journée.

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