DE FORBACH A LANDAU
J by tjuogif
fRooTK 22.1 LE TRIFELS. 175
selstein, pyramide colossale que l'on a comparée au sommet de la Mamanchota dans les Cordillères; au N. et au N. -O. on aperçoit, au pied de la montagne, Annweiler, et'plus loin les ruines des châteaux Ramberg, Scharfeneck etMeistersele ; à l’E. deux hautes montagnes bornent un peu la vue, mais on découvre la plaine du Rhin par trois larges ouvertures.
L’histoire de ce château mérite un souvenir. Bâti probablement au temps de l’empereurConrad II, il devint bientôt une des principales forteresses impériales.
Henri IV y chercha un asile, lorsque, mis au ban de l’empire parle pape Grégoire VII en 1076, il vit tous les princes l’abandonner, et son propre fils prendre les armes contre lui. Henri V y retintprisonnicr l’archevêque Âdalbert I" de Mayence, qui ne fut délivré que ar la fidélité et le courage des ourçeois de cette ville, comme en témoignent les portes de bronze de la cathédrale (voir Mayence).
Frédéric Barberousse l’embellitet le fortifia tellement que son fils, Henri -VI, y tint sa cour en 1194, et qu’avant de le quitter pour son expédition deSicile, ilydéposales regalia de l’empire. Il servait alors de prison d’Etat. Parmi les divers captifs gardés dans ses cachots, se trouvait le roi d’Angleterre, Richard Cœur do Lion, que Léopold d’Autriche avait vendu à l’empereur Henri VI pour 30,000 marcs d'argent et qui , après y avoir
f lassé deux années , acheta sa iberté, cette année môme, 130,000 marcs d’argent : bénéfice pour Henri VI, 1(K),000 marcs (voir Dürrensteiii). C’est en chantant sous les murs de Trifels que Blondel parvint à découvrir la prison de son maître. En 1330, Louis le Bavarois hypothéqua le château de Trifels aux princes palatins, qui en restèrent possesseurs (la branche de Deux- Ponts). Endommagé dans laguerredes paysans, incendié en partie par le feu du ciel en 1602, ce beau château fut détruit
dans la guerre de Trente ans par les Suédois, les soldats de Mansfeld et les Impériaux qui s’en emparèrent tour à tour. Depuis, il a été abandonné aux ravages des éléments. On remarque parmi ses ruines : 1® le HaupUhurm qui a encore 26 mèt. de haut; au second étage de cette tour, si solidement construite, se trouvaient la chapelle et la salle où, dans les temps de guerre et de troubles, les empereurs d’Allemagne mettaient en sûreté les joyaux de leur couronne ; 2" le Burgverliess, cachot profond, éclairé parquatre ouvertures (l’entrée, taillée dans le roc. est du côté O.) ; 3“ le Brunnenthurm (àl’cntrée) ou la tour de la Fontaine.
L’ascension dos hauteurs que dominent les ruines de l’Anefeos et de la Scharfenburg est pénible et peu intéressante. Ces deux châteaux ont été détruits k la même époque que le Trifels. La tour de la Scharfenburg a encore 50 mèt.
de haut.
Un chemin, difficile à trouver sans guide, conduit en 1 h. 30 min., par des bois de sapins et de hêtres, de Trifels k la Madenburg (voir R. 8).
La route d’Annweiler k Landau traverse (30 min.; Queich Hambach, 300 hab., au pied du Sonnenberg; (! h.), Albersweiler, 2,400 hab., v.
où finit la vallée d’Annweiler et où commence celle du Siebeldin-
en ; (15 min.) Siebeldingen , 1,100
ab., V. près duquel elle laisse :
k dr., sur une montagne, les ruines de l’ancienne forteresse appelée au moyen âge Neukastel, détruite par le général Monclar dans la guerre de la Succession ; puis, k dr., le v. de Birktceiler qui récolte les meilleurs vins du pays, et, k g., la ferme de Geilweiler, que les paysans avaientchoisie comme leur principal centre d’action dans la terrible insurrection de 1525, et le bourg de St.-Johami. A 30 min.
de Siebeldingen on passe à Godramstein, riche village de 1,700 hab., situé k 30 min. de