‹ Itinéraire descriptif et historique de l'EcosseChapitre 19 sur 75 · ROUTE 5. D* EDIMBOURG A HAW1CK · texte numérisé non relu

ROUTE 5. D* EDIMBOURG A HAW1CK

compagne chérie de 30 années; il perd son petit-fils qu’il aimait passionnément ; sa douleur est vive, mais sa volonté en triomphe ; il essuie ses larmes ou plutôt il les laisse couler, et tout en pleurant ces êtres adorés qu’il regrette, il écrit Woodstock, les Chroniques de la Canongate, les Contes d’un Grand-Père, la Jolie Fille de Perth, Anne de Geierstein, Y Histoire d’ Écosse ; il publie une seconde édition de tous les romans déjà parus, dont il a été obligé de s’avouer l’auteur ; il compose ses deux derniers ouvrages si inférieurs aux précédents, le Comte Robert de Paris et le Château dangereux.

Il avait trop présumé de ses forces ; son esprit était affaibli, son corps épuisé; deux attaques d’apoplexie et de paralysie purent seules le contraindre à prendre un peu de repos ; mais aussi il avait payé plus de la moitié de sa dette, capital et intérêts ; le droit de propriété de ses ouvrages suffisait pour couvrir le reste, et ses créanciers, réunis en assemblée générale, arrêtaient à l’unanimité : « Que Sir Walter Scott serait supplié de vouloir bien accepter d’eux la restitution de son mobilier en témoignage de leur reconnaissance pour son honorable conduite et les efforts inouïs qu’il avait faits en leur faveur. »

11 leur avait sacrifié sa vie. Son état empirant, on le détermina à aller passer l’hiver en Italie. 11 s’embarqua, en décembre 1831 , sur un vaisseau que l’État mit à sa disposition ; mais, après un séjour do quelques mois à Rome et à Naples, il sentit que la mort approchait. Il voulait mourir en Écosse dans son cher manoir d’Abbotsford ; il se hâta de partir. Il débarquait à peine à Londres, que déjà cette puissante intelligence était envahie par les approches de la mort ; le corps seul végétait encore. A la vue des collines d’Eildon et des tourelles d’Abbotsford, ce corps inerte se leva tout à coup,

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un cri de joie s’échappa de la poitrine du mourant ; l’intelligence se réveillait ; il fallut le maintenir dans sa voiture. Arrivé chez lui, on le plaça dans son fauteuil autour duquel étaient rangés ses amis les plus intimes et ses enfants; ses chiens fidèles lui souhaitaient la bienvenue en léchant ses mains. Il retrouva la parole pour dire combien il se sentait heureux d'êtrç rentré sous son toit, et il s’endormit en souriant. Le lendemain il demanda à être porté dans son cabinet de travail ; il se fit placer devant son bureau et dit : « Maintenant, donnez-moi ma plume et laissez-moi pour un moment.» Sa fille aînée, Sophie, lui mit sa plume dans les mains ; il s’efforça de fermer les doigts pour la tenir, mais ce fut impossible; elle retomba sur le papier. A cette vue, il se renversa en arrière et se mit à pleurer en silence. Au bout de quelques instants il dit : « Emportez-moi d’ici et mettez-moi au lit, c’est maintenant la seule place qui me convienne. »

A dater de ce jour il ne donna plus signe de connaissance et il vécut encore deux mois. Quatre jours seulement avant sa mort, son esprit eut un moment de réveil durant lequel il adressa des paroles touchantes à ceux qui l’entouraient. Enfin , le 24 septembre 4 832 , à une heure et demie de l’après-midi, il exhala son dernier soupir par un beau soleil et tandis qu’on entendait au loin, par les fenêtres ouvertes, le chant des oiseaux et le murmure des eaux de la Tweed autrefois si doux à son oreille.

L’entrée d’Abbotsford est une imitation de celle du palais do Linlithgow. Sous la voûte d’un vestibule ouvert et orné de cornes de cerfs pétrifiées, une porte à deux battants donne accès dans une grande Salle (Hall) un peu sombre, car la lumière n’y pénètre que par deux fenêtres garnies de vitraux de couleur. Cette salle a

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1 2 mètres de long , 6 mètres de haut et de large ; elle est pavée en marbre blanc et noir des Hébrides ; les murs sont recouverts de boiseries de chêne richement sculptées, très-foncées , qui proviennent du vieux château de Dunfermlino ; le plafond, également en chêne, s’appuye sur une série d’arceaux qui se terminent en pointes, et chaque poutre présente, à son centre, un écusson richement blasonné. En outre, tout autour de la corniche sont peints une trentaine d’autres écussons blasonnés appartenant aux familles les plus puissantes des frontières : les Douglas, les Kers, les Scotts, les Turnbulls, les Maxwells, les Chisholms, les Elliots et les Armtrongs. Des armes curieuses de toutes les époques et de tous les pays , des cornes et des peaux de bêtes sont disposées avec beaucoup de goût contre les murs et sur les tables de cette salle.

La Hall communique, à droite, avec le Cabinet de travail (Study) de Walter Scott (1). Éclairé par une seule fenêtre, garni des livres dont Walter Scott se servait le plus souvent, et orné des deux portraits de Claverhouse et de Rob Roy , ce cabinet , de 8 mètres carrés sur 6 mètres de hauteur, contient un petit bureau et un grand fauteuil de cuir noir. C’est dans ce fauteuil, c’est sur ce bureau que Walter Scott a écrit la plus grande partie de ses romans. On y montre aux étrangers une chaise faite entièrement avec les poutres en chêne de la maison de Robroystoni, où Wallace s’était réfugié lorsqu’il fut arrêté. Tout autour règne une étroite galerie qui conduisait par une porte dérobée à la chambre à coucher. Dans le Cabinet attenant au cabinet de travail , sont exposés , aux regards des visiteurs , sous une

(1) Quelquefois la personne chargée de montrer Abbotsford suit une marche opposée.

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glace, les derniers vêtements que Walter Scott a portés.

Du cabinet de travail on passe dans la Bibliothèque ( Library ), qui a 15 mètres de large et 18 mètres de long, et dont le plafond de chêne sculpté est imité de ceux du château de Roslin. Elle renferme, outre 20,000 volumes et des manuscrits précieux relatifs aux insurrections de 1715 et 1745, quelques beaux meubles, un buste de Walter Scott, par Chantrey, avec un autographe, le portrait du tils aîné de Walter Scott, en costume de hussard, et dans la partie eh saillie vis-à-vis de la cheminée, le buste de Shakespeare. « Plusieurs des meubles qu’on y voit, dit un voyageur moderne, sont des présents offerts au romancier; voici une chaise, chargée de ciselures, incrustée d’or et de nacre ; elle a appartenu à un cardinal, et fut envoyée de Rome à Sir Walter, par un de nos ambassadeurs près le Saint-Siège. Vous voyez ici la canne du doyen Swift, le Rabelais de la Grande-Bretagne ; ce sarcophage d’argent que vous apercevez sur cette console de marbre fut trouvé sous les murs du Pirée, et c’est Byron qui l’a offert à son ami Scott. Si vous ouvrez les armoires, vous y admirerez des bagues, des cachets, des tabatières, des miniatures sans nombre, riches présents de princes qui témoignaient ainsi à Walter Scott leur gratitude pour les moments agréables que la lecture de ses ouvrages leur avait procurés. Le courtisan dévorera des yeux la belle tabatière d’or émaillé, sur le couvercle de laquelle est placé le portrait de George IV, entouré de diamants ; mais l’Écossais, plein du souvenir des traditions de son pays, préférera sans doute l’anneau de pierre du serpent, précieux talisman auquel la superstition populaire attribue de rares vertus. Il n’existe en Écosse que trois anneaux de cette espèce], et Walter Scott attachait un grand prix à celui qu’il possédait. »

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Le Salon ( Drawing Room) est une belle salle richement meublée. La tenture chinoise a été envoyée à Walter Scott par le pape. Les chaises d’ébène sont un cadeau de Georges IV. On y remarque aussi un portrait de Dryden, par Lely, et sur un piédestal de porphyre, en face de la cheminée, une grande urne d’argent remplie d’ossements du Pirée, et portant cette inscription : « Given by George Gordon, Lord Byron, to Sir Walter Scott, Bart. — Donné par George Gordon, lord Byron, à Sir Walter Scott, Baronnet. » L’autographe de Byron a été volé par un visiteur.

L’arsenal sépare le salon do la salle à manger ( Dining Room). Le plafond de la salle à manger est en bois de chêne foncé, sculpté d’après les plus curieux modèles de Melrose ; les meubles sont gothiques et en chêne sculpté. Parmi les nombreux portraits qui ornent les murs, on remarque sans doute ceux de lord Essex à cheval, du duc de Monmouth, par Lely, d’Hogarth, par lui-même, d’Olivier Cromwell, de Claverhouse, de Charles II, de Charles XII de Suède, de Prior et de Gay, d’un aïeul de Walter Scott, qui laissa croître sa barbe après l’exécution de Char les Ier, de Nell G wynne, de laduchessede Bucclcuch; mais celui qui attire et fixe tous les regards, c’est le portrait de Marie Stuart, pointe par Amias Canrood, le lendemain de son exécution, et donné à Walter Scott par un noble prussien.

Un corridor sombre, orné de sculptures imitées de celles de Melrose, conduit dans une petite salle à man- %et[Breakfast Par lour), qui a vue d’un côté sur la Tweed, de l’autre sur les collines des vallées do l’Ettrick et du Yarrow, et qui renferme une précieuse collection d’aquarelles de Turner et de Thomson de Duddingstone. Les gravures faites d’après ces aquarelles opt été publiées dans le bel ouvrage intitulé les Antiquités pro-

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vinciales de l’ Écosse, dont Walter Scott a écrit le texte. Le tableau à l’huile placé au-dessus de la cheminée, représente Fast Castle (F. page 3).

L'Arsenal ( Armory ) est une salle étroite et basse, éclairée seulement par doux fenêtres qui s’ouvrent en face l’une de l’autre à ses deux extrémités, et comme la salle d’entrée, remplie d’armes de toutes les époques et de tous les pays, et de têtes d’animaux. On y signale surtout à l’attention le fusil de Rob Roy, les pistolets de Claverhouse, une épée donnée par Charles Tr à Montrose, les pistolets que portait Napoléon à Waterloo, de belles tètes de cerfs et de taureaux, des instruments de torture, des armes de l’Inde et de la Nouvelle-Zélande, etc.

Une terrasse extérieure conduit à une tour carrée qui fait partie du château, et qu’une vieille porte en fer décore, porte immobile et comme incrustée dans la muraille. C’est la porto de l’ancienne prison d’Édimbourg, de la Tolbooth, la porte qui remplaça celle que la populace brûla pour aller chercher Porteous, la porte qui se ferma sur Effie Deans. On découvre une belle vue du haut do la tour.

Abbotsford appartient aujourd’hui à Sir Hope, qui a épousé la petite-fille de £ir Walter Scott. Quand il est habité, les étrangers no peuvent le visiter que le mercredi et le vendredi , mais il est ouvert tous les jours avant le 20 août(1).

Les bois qui environnent Abbotsford ont été presque tous plantés par Walter Scott ; ils forment de charmantes promenades et offrent de jolis points de vue.

(1) On donne ce qu’on veut au domestique chargé de faire voir Abbotsford. 1 sh. est une gratification suffisante pour une personne seule.

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H’alter Scott en mourant légua Abbolsford à son fils aîné, mais il lui imposa l’obligation de distribuer une ‘ somme de 125,000 fr. à ses petits-enfants. La souscription ouverte à Londres en faveur de Walter Scott, quelque temps avant sa mort, servit â payer ces legs, et son héritier ne fut pas obligé de vendre la bibliothèque et les objets d’art pour pouvoir les acquitter.

D’Abbolsford à Sclkirk ( V. route 7).

Trois chemins différents conduisent de Melrose à l’abbaye de Dryburgh : le 1er est le chemin de fer, le 2e l’ancienne route de terre ; ils passent tous deux à New Town StBoswells (F. ci-dessous). Le 3e, bien plus pittoresque (4m.) traverse le village de Newstead, franchit la Tweed à 2 m. au-dessus de Melrose, sur le pont Drygrange, puis le Leader, près de sa jonction avec la Tweed, laisse à gaucho la route de Kelso, et longe à droite Bemerride, propriété qui appartient à la famille Haigs depuis le règne de Malcolm IV. Un vieux dicton populaire attribué à Thomas-le-Rimeur, dont on peut aller visiter le village (Earlstoun, autrefois Erceldoune) en remontant le Leader, dit que la famille des Haigs no doit pas s’éteindre. L’aïeule du possesseur actuel de Bemerside faillit faire mentir cette prophétie : elle mit au monde 12 filles avant d’accoucher d’un fils.

A 4 m. de Melrose, sur la rive septentrionale de la Tweed, se cachent au milieu d’épais bouquets d’arbres les belles ruines de l’Abbaye de Dryburgh (Dryburgh Abbey) et la maison moderne du même nom. L’abbaye de Dryburgh fut fondée en 1 1 50, sous le règne de David Ier, par Hugh do Morevile, lord de Lauderdale, constable d’Écosse, sur un terrain qui, selon la tradition, avait servi autrefois aux cérémonies du culte druidique. Les moines de l’ordre dos Prémontrés, qui s’y installèrent les premiers, venaient do l’abbaye d’Alnwick, fondée

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peu de temps auparavant. Lorsqu’on 1 322 Édouard II, qui avait envahi l’Écosse, se vit contraint de se retirer en Angleterre, il campa auprès de Dryburgh et y mit le feu. Robert Ier consacra des sommes importantes à sa restauration, mais on doute qu’elle ait été reconstruite et réparée avec sa magnificence primitive. En 1544, elle fut de nouveau détruite par une troupe d’Anglais, sous les ordres de Sir George Bowes et de Sir Brian Layton. Les principaux débris de ce bel édifice sont la partie occidentale de la nef, les extrémités du transept, une partie du chœur et une partie des dépendances (1).

Walter Scott a été enseveli, le 26 septembre 1832, dans l’aile de Sainte-Marie, la plus belle partie de ces ruines, car Dryburgh est le cimetière de sa famille, les Haliburtons de Newmains, anciens possesseurs de l’abbaye. On montre maintenant aux étrangers, de chaquo côté de sa tombe, celles de sa femme et de son fils, le colonel Scott.

A peu de distance de sa propriété de Dryburgh, le dernier comte de Buchan avait fait construire, en 1818, un pont suspendu sur la Tweed ; ce pont a été détruit en partie par un orage au mois de janvier 1 840. A son extrémité un Temple circulaire dédié aux muses et surmonté d'un buste de Thomson, l’auteur des Saisons , couronne une petite éminence ; plus loin se dresse , au sommet d’une colline rocheuse, une statue colossale de 'Wallace, élevée par le comte de Buchan.

Si le voyageur qui a suivi cette route ne s’est pas arrêté à Melrose, soit pour visiter les ruines de son abbaye, soit pour faire un pèlerinage à Abbotsford et à Dry-

r (1) La personne chargée de montrer aux étrangers les ruines de l'abbaye de Dryburgh habite un cottage près de la porte d’entrée. Si on est seul on peut ne lui donner qu’un shilling.

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burgh, le chemin de fer le conduit en quelques minutes de Melrose à

38 1/2 m. — Newstead, village près duquel est un camp romain, puis à

40 4 /2 m. — New Town St. Boswells ( hôtel : Gavenlock’s), station près de laquelle il se bifurque; l’embranchement de gauche conduit à Berwick par Kelso (K. route 8), celui de droite mène à Hawick. A gauche on aperçoit le village de New Town. A peu de distance de la station est un bureau de péage près duquel on prend la routo de gauche si on veut aller à Dryburgh Abbey. Cette route conduit sur le bord de la Tweed qu’on traverse en bac. L’abbaye est à 10 m. de la rive où l’on débarque (F. ci-dessus).

45 4/2 m. — New Belses, station où l’on trouve deux fois par jour des voitures pour Jedburgh (K. route 8). On laisse , à gauche , Minto House, belle propriété dont le parc est ouvert à tous les visiteurs, excepté le dimanche ; et Minto Ilill dont le sommet, appelé Rarnhiirs Bed, du nom d’un bandit qui s’y était bâti une tour, offre un beau point de vue.

49 m. — Hassendean.

53 m. — Hawick ( Hotels : The Tower; The Commercial), bourg royal très-ancien , petite ville manufacturière de 4,500 habitants, située au confluent du Teviot et du Slitterick qui y est traversé par un vieux pont, n’a absolument rien d’intéressant que ses fabriques de tapis , de couvertures , de gants. — Elle eut tant à souffrir autrefois des incursions des Anglais que ses maisons étaient semblables à des tours et n’avaient pas de porte sur la rue ; on ne pouvait entrer au rez-dechaussée que par un trou pratiqué dans la voûte, et on montait au premier étage par un escalier placé dans une cour mise à l’abri d’un coup de main.

ROUTE 6. — d’ÉDIMBOURG A SELKIRK.

De Hawirk à Carliste, par Langholm cl Longlown roule 9); =

à Krlso el à Bcrwick-on-Twced (V. roule 8) ; = à Glasgow, par Lanark (fr. roule 14). es à Jctlburgh {y. route 8).

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D’Édimbourg à : a selkirk, par Peebles et Innerleitiien ; b dumfries , par Peebles et Moffat. Excursions aux châteaux de Craigmillarel de Roslin et à Hawthomden.

a. — A SELKIRK, par PecUts et Innerleithen.

43 m. Route de terre. — Voiture publique d'Edimbourg à Peebles, 2 fois par jour, 5 sh. et 3sh.6 p. — Voiture pour Roslin, tous les jours, 10, Princes Street. On peut aussi prendre la voiture de Laaswade et aller à pied à Roslin, 2 m. environ.

On sort d’Édimbourg par le North Bridge, — car les voitures partent de Princes Street, — le South Bridge et Nicolson Street, et à 3 m. environ de la ville, on laisso à gauche les ruines do Craigmillar Castie, situées au sommet d’une légère éminence, et entourées do quelques beaux arbres. L’ancien château, dont l’origine est inconnue, fut incendié par les Anglais en <555, et il est probable que les ruines actuelles sont les débris du château plus moderne, bâti après ce désastre. Au double point de vue do l’architecture et de l’étendue, Craigmillar est bien supérieur à la plupart des châteaux écossais ; il se compose d’une grosse tour, flanquée de tourelles et reliée à d’autres bâtiments, qu’entouraient un mur extérieur et un fossé profond. La cour qui se trouvait devant la façade était défendue par un mur crénelé. Craigmillar fut longtemps une résidence royale. Jacques V l’habita pendant sa minorité, et Mario Stuart y venait si souvent que le village voi-

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