ROUTE 6. — D* EDIMBOURG A SELKIRK
de la Tweed ; après avoir laissé successivement à droite, entre elle et la rivière, Kerfield, — sur la rive opposée, King's Meadoivs et Hayston ; — entre elle et la rivière, les ruines de Horsburgh Castle ; — sur la rive opposée Cardrona , et enfin, à gauche, Glenormiston House , — on arrive à
28 m. — Innerleithen ( Hôtel : Riddle’s Inn), joli village situé au fond d’une petite vallée solitaire sur le bord de la Tweed, et où, pendant l’été et l’automne, les habitants d’Édimbourg viennent pêcher, respirer un air plus pur et prendre des bains d’eaux minérales. Un beau pont de bois, qui traverse la Tweed , conduit au village et à la propriété de Traquait.
A peu de distance d’Innerleilhen on passe devant Pim, et, 3 m. plus loin, on laisse, à gauche, Hohjlee. * 1 m. au delà de Hohjlee on voit, sur l’autre rive de la Tweed , les ruines de Elibank Toicer. Ashesliel (4 m.), habité jadis par Walter Scott, est aussi sur la rive droite de la rivière. On traverse ensuite la rivière du Caddon (4 m.) et à Clovenfords on rejoint la route d’Édimbourg à Selkirk. Enfin on passe devant Fairnielee et Yair avant de traverser (3 m.) la Tweed au pont de Yair, et, après avoir descendu la rive droite de la Tweed , on remonte la rive gauche de l’Ettrick qu’on traverse avant d’entrer à (6 m. du pont de Yair).
43 m. d’Édimbourg. — Selkirk (U. route 7).
b. — è D GIF RI ES par Peekles et Mat.
74 ni. Route île voiture. Voilure publique jusqu’à l’ccblcj.
22 m. d’Édimbourg à Peebles. (K. ci-dessus o.)
23 m. — A gaucho, château de Nidpath ( V . ci-dessus).
428 ROUTE 6. — d’édimbourg a dum fries.
25 m. — Pont sur la Lyne Water qui va se jeter à peu de distance dans la Tweed.
27 m. 1/2 — Stobo Kirk.
28 m. — Stobo Castle. Au delà de ce château on traverse la Tweed , puis on laisse à gauche , do l’autre côté de la rivière, New Posso.
29 m. 4/2 — Drummelzier Kirk. Près de cette église , on remarque à droite le château du môme nom et à gauche Oliver Castle en ruines. Traversant de nouveau la Tweed on remonte sa rive gauche jusqu’à sa source. Un peu au delà du pont on rejoint la route directe'd’Édimbourg à Dum fries (74 m.) par les Pentland Hills, Glencorse, Linton et Broughton.
37 m. — Crook Inn et à gauche Polmood House.
38 m. — Bîeid. En face, à Tweedmuir, s’ouvre le vallon de Talla par lequel on peut so rendre dans le vallon de la Meggat et au St. Mary’ s Loch (P. route 7).
46 m. — Tweed Shows. Franchissant un col peu élevé, qu’on appelle Ermeckstane Braes, on passe de la vallée do la Tweed dans celle de l’Annan, et on traverse (2 m.) cette rivière avant d’arriver à
53 m. — Moffat ( V . route 7).
54 m. 4/2 — Beatock. Près de ce village se trouve une station du chemin de fer Calédonien , et on traverse ce chemin de fer qui conduit, d’un côté à Carlisle, de l’autre à Édimbourg et à Glasgow ( V . route 3.)
56 m. 4/2 — Kirkpatrick Juxta.
67 m. 4/2 — Pont sur l’Ae.
69 m. — Amîsfield House , avec la vieille tour ruinée d’Amisfield.
74 m. — A gauche, Tinwald, village où naquit Paterson , le fondateur des banques d’Angleterre et d’Écosse et le promoteur do l’expédition du Darien.
74 m. — Buu» fries (P. route 40).
R®OTI 1.
De MELROSE à MOFFAT
Par Abbotsford , Selkirk et les vallées le l’Ettrick et du Yarrow.
a.— PAR LA VALLÉE DE L’ETTRICK.
43 m, Roule Ue voiture. Aucun 'service public n’ayant encore été établi sur cette roule, il faut ou faire ce trajet à pied ou louer à Welroje une voiture particulière.
En quittant Melrose, on suit d’abord la route décrite dans la route 5 jusqu’à Abbotsford, et, peu de temps après avoir dépassé Abbotsford, on laisse, à droite, vers Sunderland Hall, le confluent de l’Ettrick et do la Tweed. Ces deux rivières sont traversées par des ponts. On rejoint la route de Galashiels(3 m.), près du cimetière de Undean et des ruines de son église. Entrant alors dans le Comté de Selkirk, on longe la rive droite de l’Ettrick et bientôt on arrive à
7 m. — Selkirk ( Hôtels : Mitchell’s Inn , Fleece Inn), petite ville de 2,593 hab., située sur une colline qui domine l’Eltrick. Elle donne le titre de comte à une branche de la famille Douglas. On remarque, au S. -O., le beau parc de Haining , et la place du marché est ornée d’un monument élevé à la mémoire de Walter Scott ; mais la ville n’offre en elle-même rien d’intéressant, bien qu’elle s’agrandisse en s’embellissant d’année en année. Elle s’est faite industrielle et ses manufactures prospèrent ; on y fabrique surtout des bas de laine et des souliers. Les habitants de Selkirk so distinguèrent, en 1513, à la bataille de Flodden où périt Jacques IV. Les Anglais, pour s’en venger, vinrent attaquer leur ville, s’en emparèrent et
la brûlèrent. La corporation des tisserands conserve un étendard pris à l’ennemi sur le champ de bataille de Flodden.
Presqu’au sortir de Selkirk, on laisse, à droite, — la route qui conduit à MofFat, par la vallée du Yarrow ( V. ci-dessous b ) , — la plaine de Philiphaugh , où le 43 septembre 4645, Montrose surpris et défait par le général Leslie perdit le fruit de ses victoires antérieures, — et le confluent du Yarrow et de l’Ettrick. Ces deux rivières, séparées par une chaîne de collines, ont un cours parallèle. Près de leur jonction est Casterhaugh. Il y a plusieurs siècles tout ce pays était entièrement couvert de bois, dont il ne reste aucun vestige ; on l’appelle encore The Forest ( la Forêt).
The scenes are desert now and bare,
Where flourished once a forest fair, l)p pathless Ettrick and on Yarrow Where erst the outlaw drew hls arrow.
Walter Scott.
Ils sont déserts et nus maintenant ces lieux où croissait jadis une belle forêt, tout le long des vallées de l’Etlrick et du Yarrow, qui n’étaient alors traversées par aucun chemin, et dans lesquelles Voullaw tirait ses flèches.
Remontant la rive droite de l’Ettrick, on laisse, à droite, Oakwood, qui, selon la tradition, a servi de demeure au fameux sorcier Michel Scott , puis on passe sur la rive gauche de la rivière, près du petit village d’Ettrick-brig-end (4 m. de Selkirk) qu’une route met en communication avec la vallée du Yarrow. 6 m. plus loin, on remarque sur une colline les ruines de la tour de Tushielaw, ancienne résidence du célèbre bandit Adam Scott, surnommé le roi de la frontière, et qui fut pendu par l’ordre de Jacques V devant son château, en
<529, à un orme qu’on montre encore aux étrangers. Dans cette mémorable expédition, entreprise contre les voleurs du Teviotdale, de l’Annandale, du Liddesdale et autres vallées des Borders , le roi avait réuni une armée de 42,000 hommes. La route qui croise celle de la vallée de l’Ettrick, conduit, — à droite, dans la vallée du Yarrow et à Peebles ; — à gauche, à Ilawick , par la vallée du Rankleburn, où se trouve la ferme isolée de Buccleuch, qui est regardée comme la propriété primitive de la famille noble de ce nom.
A peu de distance de la petite auberge de Tushielaw, on passe près des ruines de Thiriestane Castle et du château moderne de Thiriestane, entouré de vastes plantations et appartenant à Lord Napier, qui , depuis quelques années, a fait de grandes dépenses pour améliorer la culture des terres dans ce pays ; puis, laissant, à gauche, une route qui conduit à Langholm ( V . route 9), par Eskdalemuir, on ne tarde pas à arriver à Ettrick. Un monument a été élevé, dans le cimetière de ce petit village, à la mémoire de Thomas Boston, ancien ministre d’Ettrick et auteur de « The Fourthfold State. » Le poëte Hogg, surnommé The Ettrick shepherd (le berger d’Ettrick), est né dans un cottage, près de l’église.
Au delà d’Ettrick, on franchit un petit col et on descend dans la vallée de Moffat, où l’on rejoint, près de la ferme de Bodsbeck, la route de la vallée du Yarrow (Y. ci-dessous b). Bientôt on atteint
36 m. de Selkirk, — 43 m. de Melrose, — Moffat ( Hôtels : Annandale Arms. Star), — bourg d’environ 2,000 hab., situé sur une éminence, à plus de 4 20 mètres au-dessus de la mer, près de la jonction dos rivières Annan, Moffat et Lauder, dans une vallée entièrement dépouillée d’arbres et abritée des vents du nord et de l’est par une chaîne do collines appelée Hartfell, dont
le sommet le plus élevé, Broadland, a près de 900 mètres de hauteur. Le Hartfell, qui donne son nom à la chaîne, n’a que 871 mètres. La salubrité de son climat et ses eaux minérales sulfureuses et ferrugineuses attirent àMoffat, pendant la belle saison, un grand nombre de malades. Moffat est à 51 m. d’Édimb'ourg, par la voie de terre, presque entièrement abandonnée depuis la construction du chemin de fer calédonien. A 2 m. environ est la station de Beatock (K. route 3), où passent 6 fois par jour des convois pour Carliste (39 m. 1/2) et pour Édimbourg (60 m. 1/2) , ou pour Glasgow (65 m. 1/2.)
b. -PAU LA ¥ ALLÉE Dï ÏARROff (il m.).
7 m. — Selkirk (F. ci-dessus o). — Au sortir de Selkirk, on laisse, à gauche, la route do la vallée de l’Ettrick (F. ci-dessus), et traversant l’Ettrick près de Philiphaugh, on remonte la rive gauche du Yarrow , lo long do laquelle , en face do Powlshiel*, où est né Mungo Park , on remarque Newark, rendez-vous de chasse, bâti par Jacques II, et appartenant aujourd’hui à la famille Buccleuch , ainsi que Siveet Boivhill, située à un mille au-dessus. C’est à Newark que le Dernier Ménestrel est supposé adresser ses chants à Anne, duchesse de Buccleuch et de Monmouth. Continuant à remonter la rive gauche du Yarrow, on traverse le village de Yarrow, près duquel on voit les ruines du Hangingshaw Castle, et on laisse, à gauche, une route qui conduit dans la vallée de l’Ettrick, et, à droite, une autre route qui mène à Peebles.
13 m. do Selkirk, l’Auberge des armes de Gordon
( Gordon Arms Inn ) est située aussi à la jonction de deux routes qui vont aboutir : celle de droite, à Peebles (21 m. F. route 6), et celle de gauche, à Tushielaw (F.
iogIe
ci-dessus); au N., on remarque, Mount Benger, habité pendant quelque temps par Hogg ; on laisse ensuite, au N. de l’extrémité orientale de St. Mary’s Loch , Dryhope Tower, où naquit Mary Scott , cette célèbre Flower of Yarroiv, dont tant de seigneurs étrangers se disputèrent la main; et, au S., Altrive, où mourut le berger de l’Ettrick. Le Xac Sainte-Marie [St. Mary’s Loch) est un petit lac de 4 m. de long, et d’environ 4 m. de large, décrit par Walter Scott dans Marmion (ch, n) :
Lone St Mary’s silent lake.
..... Nor fen nor sedge Pollute the pure take crystal edge.
Abrupt and sheer the mountains sink,
At once upon the lerel brink ;
And just a trace of silver sand Marks where the water raeets the Iand.
Far in llie mirror bright and blue Each hill’s huge outline you may view;
Sliaggy with heath, but lonely bare,
Nor tree, nor bush, nor brake, is therc,
Save where of iand yon slender line • Bears ’thwart the lake the scatter’d pine.
Yet even this nakedness has power,
And aids the feeling of the hour.
Nor thicket, dcll, nor copse you spy,
Where living thing concealed niight lie ;
Ttaere is nothing left to fancy’s guess,
You see that ail is loneliness ;
And silence aids— though the steep hills,
Send to the lake a thousand rills ; ln summer tide so soft they weep,
The sound but lulls the ear asleep ;
Your horse’s hoof-tread sounds too rude,
So sUlly is the solitude.
Marmion, introduct. to canto n.
Le lac silencieux et solitaire de Sainte-Marie... Ni jonc-', ni roseaux ne souillent les bords limpides de ce lac cristallin. La montagne escarpée tombe brusquement sur son rivage uni, et à peine si
une légère ligne de sable argenté marque le point où l’eau et la terre se confondent. De loin, dans ce miroir brillant et bleu, se réfléchissent toutes ces vastes collines, hérissées de bruyères nues et inhabitées ; on ne voit ni un arbre, ni un buisson, ni une fougeraie, si ce n’est à l’endroit où, sur un étroit promontoire, quelques pins épars s’avancent dans le lac... Et cependant, cette stérilité produit sur l’âme une certaine impression , rend plus vifs les sentiments qu’elle éprouve. Vous n’apercevez ni un fourré, ni un creux, ni un taillis, où un être animé puisse se cacher; l'imagination n’a rien à deviner ; d’un regard vous reconnaissez que vous êtes dans une solitude complète; le silence vous le prouve aussi, quoique les collines escarpées versent dans le lac mille Ciels d’eau ; car, pendant l’été, ils coulent si doucement que leur murmure ne sert qu’à endormir l’oreille. Le bruit des pas de votre cheval vous semble trop fort, tant est profond le calme de ce désert.
Le Yarrow sort, à son extrémité orientale, du lac Sainte-Marie, qui à son extrémité opposée reçoit les eaux du X>och of the Xiowes, et au Nord, celles du Meggat. Pendant l’hiver, il est souvent peuplé de cygnes sauvages ; aussi, Wordsworth a dit :
The swans on sweet St Mary*s Lake Float double— swan and shadow.—
Les cygnes, sur le joli lac Ste-Marie, flottent double, le cygne et son ombre.
Dans le petit vallon arrosé par la Meggat, que l’on traverse près de son embouchure, se trouve Henderland Castle, ancienne résidence d’un bandit des frontières nommé Cockburn, que fit pendre Jacques V, en <529. Un torrent, appelé Henderland Burn, tombe des hauteurs voisines dans un ravin étroit, le Dow-glen , près de Henderland Castle. Ce fut au fond de ce ravin que se retira la femme de Cockburn pendant l’exécution de son mari, pour ne pas entendre les cris de joie des assistants. On appelle Lady’s Seat la pierre sur laquelle
elle s’assit. Cet épisode a fourni le sujet d’une ballade célèbre, « The Lament of the Border Widow. » Au S. de St. Mary' s Loch on remarque une colline appelée Merecleuchhead , qu’on peut traverser pour se rendre dans la vallée de l’Ettrick ; ce chemin, nommé jadis la Boute du roi, est à peine visible maintenant.
A l’extrémité supérieure du Loch of the Loices, on laisse, à l’E., Riskenhope , et à l’O., Chapelhope , le lieu où se passe le conte « The Brotvnie of Bodsbeck; » on franchit ensuite un petit col, près duquel on trouve (1 0 m. de Gordon Arms Inn) une maison isolée, — autrefois une auberge, — appelée Birkhill, et devant la porte de laquelle Claverhouse fusilla quatre Covenantaires, dont on voyait encore les tombeaux il y a quelques années dans le cimetière d’Ettrick. En face de Birkhill s’élève une colline nommée Watch Hill (la Colline de garde), parce que les Covenantaires réfugiés dans ce district y avaient placé une sentinelle, chargée de les avertir de l’approche des soldats ; un peu plus bas, près d’un ravin où tombe la cascade Dobbs Linn, s’ouvre une grotte qui leur servit souvent de retraite.
Après avoir dépassé Birkhill, on descend dans la vallée de Moffat, et on laisse, à droite, un petit ravin arrosé par un ruisseau qui y fait une chute de <00 mètres, appelée The Grey Mare’s Tail ou la Queue de la Jument grise. Ce ruisseau est l’écoulement du Loch Skene, sur un îlot duquel YEarn où l’aigle d’Écosse a depuis longtemps construit son nid. Rien de plus sauvage et de plus triste que ce paysage, si bien décrit par Walter Scott dans l’introduction du second chant de Marmion :
The bottom of the den,
Whcre, deep deep down and far wilhin,
136 ROUTE 8. — DE BERWICK-ON-T NVEED A HAWICK.
Toils wiih the rocks thc roaring linn ;
Then issuing forlh one foamy wave,
And wheeling round the Giant’s Grave,
White as the snowy charger’s tail Drives down the pass of Moffatdale.
... Le fond du gouffre, oit le torrent se brise en mugissant contre les rochers, dans les cavités les plus profondes ; et d’oit il sort en lançant ses vagues étincelantes d’écume, pour venir tourner autour de la tombe du géant; puis, semblable à la queue d'un coursier aussi blanc que la neige, il descend dans la vallée de Moffat.
Cette Tombe du Géant (Giant’s Grave), dont parle Walter Scott, est une sorte de retranchement élevé au pied de la cascade, et destiné évidemment à recevoir une batterie pour défendre ce passage.
Continuant à descendre la vallée de Moffat, on ne tarde pas à rejoindre près de la ferme de Bodsbeck, la route de la vallée de l'Ettrick. (F. ci-dessus a.)
\\ m. de Birkhill, 34 m. de Selkirk, 41 m. de Melrose, Moffat . (F. ci-dessus a.)
R@iyjTE Sa
De BERWICK-ON-TWEED à HAWICK Par Kelso. Excursion à Jedbürgh.
47 m. — Chemin de fer, 3 départs par jour : — 1” classe, 9 sh.; — 2e classe, 7 sh. 4 p., — 3e classe, 4 sh. — trains parlementaires, 3 ah. 11 d. — Les convois de Berwick à Hawick partent de la station de Twecdmouth, située sur la rive droite de la Tweed.
Le chemin de fer de Berwick-on-Tweed à Hawick remonte d’abord la rive droite de la Tweed, et passe devant Halîdon Hîli, où, en 1333, les Écossais furent battus par les Anglais.
4 ra. — Velvet Hall. Près de cette station le White
BOITE 8. — DE BEBWICK-OX-TWEED A HAWICK. 137
Adder, le principal cours d’eau du Comté de Berwick se jette dans la Tweed. On laisse ensuite, à droite, 1* Union Hïre Suspension Bridge , construit en 1 820 par le capitaine Samuel Brown. C’est l’un des plus beaux ponts suspendus de l’Écosse ; il a 132 mètres de longueur, 5 mètres 40 cent, de large et 21 mètres au-dessus du niveau des basses eaux. A peu de distance est Paxton Bouse , qui renferme une belle collection de tableaux.
6 m. 3/4. — KTorham. Le château de ce nom, appelé autrefois Ubbanford, et si bien décrit par Walter Scott dans le premier chant de Marmion , est aujourd’hui en ruines ; il couronne un roc escarpé qui domine le fleuve. Ce fut dans ses murs que se tint cette assemblée de barons écossais à laquelle Édouard Ier révéla pour la première fois ses prétentions ambitieuses à la souveraineté de l’Écosse. Un peu au delà on remarque sur la rive gauche de la Tweed Ladykirk Church, ancien édifice gothique, bâti par Jacques IV, pour accomplir un vœu qu’il avait fait à la Vierge, en traversant un gué du voisinage où il s’était trouvé en danger de mort. C’est par ce gué que les armées anglaises et écossaises envahissaient l'Écosse et l’Angleterre avant la construction du pont de Berwick. Édouard Ier réunit la noblesse écossaise sur une plaine voisine appelée Hollyicell Haugh, afin de décider lequel des deux prétendants à la couronne d’Écosse, Bruce et Baliol, y avait le plus de droits. On laisse ensuite à gauche Twûel Castle et Tillmouth près duquel laTill se jette dans la Tweed. Au-dessous du château, on voit encore le pont sur lequel les Anglais passèrent la Till avant la bataille deFlodden :
They cross’d
The Till, by Twisel Bridge.
High sight it is, and haughty, while They dive into the deep dclile ;
Beneatli the cavern’d cliff they fall,'
Beneath the castle’s airy wall.
By rock, by oak, by hawthorn tree,
Troop after troop are dissappearlng ;
Troop after troop their banners rearlng,
Upon the eastern bank you see,
Still pouring down the rocky dcn,
Where flows the sullen Till.
Walter Scott, Marmion, c. vi.
Ils traversèrent la Tlll par le pont de Twisel. Ce fut un spectacle imposant et superbe quand ils s’enfoncèrent dans le profond défilé ; ils descendirent au-dessous de la colline percée de grottes, au-dessous des remparts élevés du château.
Derrière le rocher, derrière les chênes, derrière les taillis, chaque bataillon disparaît et déploie successivement sa bannière sur la rive orientale, s’enfonçant dans la gorge rocheuse où coule la sombre Till.
De l’autre côté de la Tweed on aperçoit Milne Graden, et un peu plus loin Lennel House.
12 m. 1/2. — Cornbill, est la Station de Coldstream (Hôtel : The New Castle Arms); petite ville de 3,000 habitants environ , située sur la rive gauche ou septentrionale de la Tweed, que traverse un beau pont. Il s’y célèbre chaque année, comme à Gretna Green, un certain nombre de mariages entre les Anglais et les Anglaises qui n’ont pas voulu se soumettre aux formalités des lois de leur pays (V. Gretna Green, page 13). Lord Brougham s’y est marié dans l’hôtel des Neiccastle Arms. Pendant l’hiver de 1659 à 1660, le général Monk résida à Coldstream avant d’entrer en Angleterre pour rendre la couronne à Charles II, et il y leva un régiment de cavalerie qui est appelé encore les Coldstream Guards. A l’O. de la ville, on peut visiter, sur les bords de la Tweed, la belle propriété de Lees , et 1 m. plus loin, Hirsel.
A 3 m. environ de Cornhill, entre le chemin de fer et la Tweed, sont les ruines du château de Wark , si souvent mentionné dans l’histoire des Frontières.
Diqitized by Cooqle
17 m. 3/4. — Carham. Carham Hall.
20 m. 1/4. — Sprouston.
23 m. — Wallace Bftck, station de Kelso — ( Hôtels : The Cross Keys ; The Queen’s Head), jolie ville de 5,328 habitants, agréablement située sur la Tweed, près de sa jonction avec le Teviot. Elle se compose de quatre rues principales qui viennent aboutir à une place carrée, la place du marché, sur laquelle s’élève l’hôtel- de- ville, construit en 1816. Ses boutiques sont élégantes, ses maisons bien bâties, car la majorité des habitants jouissent d’une grande aisance. On vient surtout y visiter les ruines de son abbaye, d’architecture saxonne, fondée en 1128 par David Ier, — (les rois d’Écosse habitaient alors pendant une grande partie de l’année le château de Roxburgh, à Kelso) ; — brûlée et saccagée souvent, ainsi que Kelso, par les Anglais ; détruite enfin en 1 545 par le comte de Hertford. Il ne reste aujourd’hui de cette abbaye que les murs des ailes du nord et du midi, la tour du centre, l’extrémité occidentale et un fragment du chœur. Ces belles ruines, débarrassées par les ducs de Roxburgh des murs et des toitures construits après la réformation, pour les transformer en église, ont été réparées et consolidées en 1 823 au moyen d’une souscription publique.
Les environs de Kelso offrent plusieurs promenades intéressantes. On découvre une belle vue depuis le pont. On embrasse d’un coup d’œil le confluent de la Tweed et du Teviot ; les ruines du Château de Roxburgh , démantelé depuis quatre siècles (Jacques II fut tué en l’assiégeant en 1460, mais sa veuve le reprit aux Anglais qui le possédaient alors), et la magnifique propriété du duc de Roxburgh actuel, le Palais de Fleurs, dont les belles pelouses descendent jusqu’au bord du fleuve; Springwood Parte, sur la rive droite du Teviot ; la ville ;
Ednam House; les ruines de l’abbaye; les collines de Stitchel et de Mellerstain ; le château de Home ; les sommets des Eildon Hills, etc. On jouit d’un panorama plus étendu au sommet de Pinnacle-Hill, éminence qui domine la rive droite de la Tweed, et de la Terrace sur laquelle on remarque le bâtiment qui sert tout à la fois de musée et de bibliothèque. A 2 m. au N. de Kelso est le village d’JEdnam, où naquit le poète Thomson, et près duquel on a élevé un monument à sa mémoire. Au delà d’Ednam, le Château de Home, ancienne résidence do la puissante famille de ce nom, couronne une colline élevée. A la suite de la bataille de Pinkie, en 4547, ce château fut pris par les Anglais, que commandait le duc de Somerset, et pendant la république Cromwell s’en empara après quelques jours de siège.
26 m. — Roxburgh. A gauche Neictown Don, et plus loin, à droite, sur l’autre rive de la Tweed, Smailholm Tower, où Walter Scott a placé la scène de sa ballade, intitulée « The Eve of St-John. » Walter Scott habita, pendant son enfance, la ferme voisine de Sandyknotce, et les paysages des environs lui inspirèrent ses premières poésies. La tour de Smailholm est un bâtiment carré, défendu par un mur extérieur, aujourd’hui en ruines, et entouré de trois côtés par des précipices et des marais. On ne peut y parvenir que du côté de l’ouest. On l’aperçoit de très-loin, dans toutes les directions. Entre le chemin de fer et la Tweed, on laisse, à droite, Littledean Tower, au delà de
28 m. 4/2—- Rutherford.
34 m. 4 /2. — Maxton. Sur l’autre rive de la Tweed, on voit Mertoun House, appartenant à lord Polwarth, et plus loin, entre le chemin de fer et la Tweed, le village de Lessuden, qui comptait 46 tours quand il fut brûlé par les Anglais en 4544, et près duquel se tient la foire de
St-Boswells, la foire la plus importante pour les moutons et les brebis du sud de l’Écosse. On aperçoit, à travers les arbres, l’abbaye de Dryburgh ( V. route 5 ), en arrivant à
34 m. 4/2 — New Town Junction, où l’on rejoint le chemin de fer qui conduit, à gauche, à Hawick, et, à droite, à Melrose et à Édimbourg.
39 m. 4 /2. — New Belses ( V. route 5 ).
43 m. — Hassendean
47 m. — Hawick ( V. route 5 ).
EXCURSION A JEDBCRGB.
A 40 m. de Kelso, de Saint-Boswells et de Hawick, se trouve située, dans la vallée du Jed, au milieu de vergers, la petite ville de Jedburgh ( Hôtels : The spread Eagle ; The Thistle), fondée en 845, bourg royal depuis le temps de David Ier, souvent prise, pillée et incendiée par les Anglais, bien déchue de son ancienne importance depuis l’union des deux royaumes, peuplée aujourd'hui de 3,275 hab., et chef-lieu du comté de Roxburgh. On ne va guère y visiter actuellement que les ruines de son abbaye, dotée par David Ier, souvent assiégée, saccagée et brûlée pendant les guerres de l’Écosse, détruite par le comte de Hertford lors de la réforme. Les terres qui en dépendaient furent constituées en seigneurie temporelle avec le titre de Lord Jedburgh , en faveur de M. Andrew Ker of Ferniehirst ; elles appartiennent aujourd’hui à son descendant, le marquis de Lothian.
L’abbaye de Jedburgh est considérée comme le plus parfait et le plus curieux monument de l’architecture saxonne et gothique en Écosse ; les parties qui en restent encore debout sont la nef, presque tout le chœur, l’aile méridionale, la tour du centre, le transept du
nord, qui est entier et qui a longtemps servi de cimetière particulier à la famille du marquis de Lothian. Le fragment le plus intéressant est la porte normande qui conduisait dans les cloîtres. Malheureusement on a établi, au milieu de ces belles ruines, une espèce d’église paroissiale.
Le château de Jedburgh fut l’une des résidences favorites des rois écossais, de David Ier à Alexandre III. Malcolm IV y mourut; Alexandre III y épousa, en 4285, Iolande, la fille du comte de Dreux. Dans tous les traités conclus avec l’Angleterre, il était mis sur le même rang que ceux d’Édimbourg, de Roxburgh et de Stirling. On a bâti, sur l’emplacement qu’il occupait, une prison, du haut de laquelle on découvre une belle vue.
On montre, dans la partie basse de la ville, la maison où Marie Stuart fut si malade qu’on désespéra pendant quelque temps de sa vie, pour avoir été à cheval rendre une visite à Bothwell, qui se trouvait alors à Hermitage, éloigné de 20 m. ; elle fit ce double trajet en un jour.
M. David Brewster est né à Jedburgh ; le poète Thomson et Samuel Rutherford reçurent leur première éducation à l’école de grammaire de cette ville, dont le docteur Somerville fut le ministre pendant 50 ans, et dans le presbytère de laquelle naquit Mrs. Somerville.
A 2 m. au S. de Jedburgh, en remontant le Jed, on trouve le château à demi ruiné de Ferniehirst, bâti par M. Thomas Kerr en 4490, ancienne résidence des Kerrs.
On remonte la vallée du Teviot en allant de Jedburgh à Hawick ; on la descend en allant de Jedburgh à Kelso. Dans le trajet de St. Boswells à Jedburgh, on traverse Ancrum Moor, où le comte d’Angus défit les Anglais en 4545; on laisse à droite Ancrum House et Ancrum, village dans le presbytère duquel vécut longtemps le poète