BOUTE 28. — D EDIMBOURG A STIRLING
42 m. — Winchburg (K. route 42).
47 m. — liinlithgow(V. route 42).
22 m. 4/2. — Polmont Junction (F. route 42). Quelquefois Oh change de voiture à cette station, d’où un embranchement conduit à Larbert.
25 m. 4 /2. — Palhirk (F. route 42).
30 m. — Greenhill Junction (F. route 42).
A la station de Greenhill Junction, on laisse à gauche le chemin de fer qui conduit à Glasgow (F. route 42), et oh prend ou on attend le convoi parti de cette ville.
30 m. 4 / 4. — Calédonien Junction.
34 ni. — Iiarbert. Bruce, l’explorateur de l’Abyssinie, est enterré dans le cimetière du village de Larbert, près duquel on remarque Larbert House ; sa propriété patrimoniale, Kinnnaird , n’en est pas éloignée. 4 m. 4/2 un peu plus loin, on traverse les restes de la forêt Torwaod , où, selon la tradition, Wallace aurait trouvé un asile dans un arbre, lorsqu’il était poursuivi par ses ennemis.
36 ra. — Ailoa Junction (F. route 33).
39 m. 4/2. — Bannockburn. Ce village, qui possède des fabriques renommées de tapis et de tartans, doit la célébrité dont il jouit à la bataille, — le Marathon du Nord, — qui se livra à peu de distance, le 24 juin 434 4, entre l’armée anglaise forte de 4 00,000 hommes, et commandée par Édouard II, et l’armée écossaise, forte de 30,000, et commandée par Robert Bruce. « Leroid’Écosse, dit Walter Scott, chercha à suppléer par l’adresse à ce qui lui manquait sous le rapport de la force. I connaissait la supériorité de la cavalerie anglaise, plus nombreuse et mieux montée que la sienne, et celle des archers anglais, dont la réputation s’était répandue dans tout l’univers. C’étaient deux avantages précieux pour ses ennemis ; il résolut de les paralyser. Dans ce dessein, il conduisit son armée au milieu d’une plaine, près de
288 ROUTE 28. — D’ÉDIMBOURG a STIRLING.
Stirling, appelée le Parc. Pour y arriver, l’armée anglaise devait nécessairement passer sur un sol humide et marécageux, rempli de fondrières, tandis que les Écossais occupaient un terrain sec et uni. Robert fit creuser une multitude de trous de deux pieds de profondeur à peu près sur tout le front de sa ligne de bataille, à l’endroit où il était probable que la cavalerie ennemie chargerait. Ces trous furent remplis de légères broussailles qu’on recouvrit de gazon, de sorte que le terrain paraissait uni, tandis que, par le fait, il était rempli de trous aussi nombreux que les cellules d’un rayon de miel. Robert [fit aussi semer au même endroit des espèces de pièges appelés chausse-trappes, pour enferrer les hommes et les chevaux. Lorsque son armée fut rangée en bataille, elle formait une ligne qui allait du N. au S. Les valets inutiles, les conducteurs de chariots et tous les gens de celte espèce qui se trouvaient en grand nombre, reçurent l’ordre de se retirer derrière une hauteur nommée Gillies-Hill, c’est à-dire la colline des serviteurs.
« Ces dispositions prises, il attendit l’ennemi, qui ne tarda pas à se montrer. Une troupe des plus braves chevaliers s’avança pour examiner la position des Écossais. Ils virent le roi Robert, couvert de son armure ; une couronne d’or qu’il portait sur son casque le faisait aisément reconnaître. Il ne montait pas encore son grand cheval de bataille, parce qu’il ne prévoyait pas combattre le soir même ; mais il parcourait les rangs de son armée sur un de ces petits chevaux d’Écosse qu’on appelle poneys, et il portait à la main une petite hache d’armes. Lorsqu’il vit s’approcher les chevaliers anglais, il s’avança un peu hors des rangs pour les examiner de plus près. Au nombre de ces chevaliers, il s’en trouvait un nommé sir Henry de Bohun, qui pensa que c’était
BOUTE 28. — D’ÉDIMBOÜBG A STIRLING. 289
une occasion excellente de s’illustrer à jamais et de terminer la guerre, en tuant le roi Robert, qui était mal monté et qui n’avait pas de lance. Il courut donc sur lui au grand galop, ne doutant pas qu’avec son vigoureux coursier et sa longue lance il ne renversât aisément son ennemi. Robert le vit venir, et, attendant qu’il fût trèsprès, il détourna légèrement son cheval, et il évita ainsi la pointe de l’arme de Sir Henry qui, une fois lancé, allait le dépasser malgré lui ; mais à l’instant même le roi, se levant sur ses étriers, lui asséna sur la tête un coup de hache si terrible, qu’il brisa son casque comme s'il eût été de verre, et le renversa de son cheval. Il était mort avant d’avoir touché la terre. Cet acte de bravoure fut blâmé par tous les chefs écossais, qui dirent au roi qu’il n’aurait pas dû s’exposer ainsi, lorsque le salut de toute l’armée reposait sur sa tête. Le roi, pour toute réponse, dit, en jetant les yeux sur son arme, que la force du coup avait endommagée : — J’ai gâté ma bonne hache d’armes !
« Le lendemain 24 juin, le combat s’engagea sérieusement dès la pointe du jour. Les Anglais, en s’avançant, virent les ennemis en bataille. L’abbé d’Inchaffray parcourait leurs rangs pieds nus, et les exhortait à combattre vaillamment pour leur liberté. Ils s’agenouillaient sur son passage et priaient Dieu de leur accorder la victoire. A ce spectacle, Édouard s’écria : — Ils se mettent à genoux! ils demandent pardon ! — Oui, répondit un célèbre baron anglais nommé Ingelram d’Umphraville , mais c’est à Dieu qu’ils le demandent et non à nous. Ces gens-là remporteront la victoire ou mourront sur la place.'
« Le roi d’Angleterre donna ordre de commencer l’attaque. Ses archers bandèrent leurs arcs et se mirent à tirer avec tant de rapidité et de précision, que les flè-