‹ Itinéraire descriptif et historique de la Suisse, du Mont-Blanc, de la vallée de Chamonix et des vallées du PiémontChapitre 142 sur 865 · ROUTE 10] SAUNS · texte numérisé non relu

ROUTE 10] SAUNS

L'industrie et le commerce de Salins consistent surtout dans l'exploitation et la vente des produits de ses salines, des forêts, des vignes, qui produisent les meilleurs vins rouges du Jura , des mines de fer abondantes, des carrières de plâtre, de pierre à bâtir, de chaux ordinaire et hydraulique, etc. Deux fromageries préparent annuellement 26000 kilog.

de fromage façon Gruyère.

Les environs de Salins offrent de nombreux buts de promenades.

4o min. suffisent pour monter aux forts, doù l'on découvre de beaux points de vue. Belin se compose de la redoute de Grelimbach, du Haut et du Bas-Belin. Du Haut-Belin, on descend par un escalier de 180 marches, que protègent des murs crénelés, au Bas-Belin ou ermitage Saint-Anatoile.

Saint-André, qu'une distance de 1100 mèt. à vol d'oiseau sépare de Belin, a été construit parVauban, démantelé par les Alliés en 1814, et reconstruit depuis. Sur la porte principale de l'enceinte, on lit cette devise de Louis XIV : Sec pluribus impar. Du chemin de ronde, on domine Salins de plus de 260 mèt. , et l'on découvre un panorama étendu.

Bracon, patrie de saint Claude (607), sur la rive g. de la Furieuse, au S. O. de Salins, est devenu, depuis peu d'années, un faubourg de Salins.

Le Poupet est une montagne isolée, haute de 853 met., qui s'élève au N. de Salins et dont les points culminants offrent d'admirables panoramas sur les plaines accidentées de la Franche-Comté, la chaîne du Jura, le Mont-Blanc et une partie de la chaîne des Alpes. On y découvre parfaitement tout le massif d'Alaise (F. Y Itinéraire de la France, 1er vol., par Ad. Joànhe) qui s'étend à sa base. Cette intéressante excursion, qui ne saurait être trop recommandée, demande 3 h. (aller et retour). Il faut prendre la route de Nans et la quitter à 30 min. de Salins pour gravir à g.

la montagne.

SUISSE

£ POUPET. 65

DE SALINS A GENÈVE

ik kil. — Route de poste. — Champa* gnole et More», où l'on trouve au besoin des voitures pour Nyon, sont desservis par la station d'Andelot (R. 111). — Un embranchement de chemin de fer a été concédé de la ligne de Pontarlier à Cbampagnole. On peut prendre une voiture particulière à Salins ou le chemin de fer (R. lit) jusqu'à Andelot. — Du reste, la route de Cbampagnole aux Rousses ne saurait être trop recomman»

dée aux piétons; c'est l'une des plus charmantes promenades du Jura.

Au sortir du faubourg de Bracon, la route se trifurque. Le bras du S.

conduit à Pontarlier, le bras du milieu à Jougne, le bras dedr., qui mène à Cbampagnole, remonte la vallée de la Furieuse, dont elle côti ie d'abord la rive dr.,^>uis la rive g., en laissant à dr. (3 kil. 1/2) Champagny , v. en face duquel se trouve Aresches.

A mi-côte de cette montagne, on aperçoit la ferme de Sarcennc, seul reste d'un village enseveli sous un éboulement de la montagne en 1649.

4 kil. Chaux-sur - C ham pag ny , vil- .

lage situé à dr. de la route, en face du hameau de Moulaine. — On laisse à g., sur le bord de la Furieuse, Fonteny , bali au pied de rochers violemment déchirés et à peu de distance duquel on passe près de la source de la Furieuse, qui, jaillissant avec impétuosité du pied de la montagne, se précipite de cascades en cascades au fond de la vallée.

7 kil. Pont-dlléry (R. 111).

La route continuant de monter, atteint une altitude de 641 mèt., à l kil. de Pontd'Héry, au ham. de Vic- Seure d'en- Bas, où elle se raccorde avec une route venant d'Arbois.

Laissant à g. la route de Salins à Jougne par Bonne vaux, on côtoie à dr. le bois de la Faye. A g. s'étend, jusqu'au second gradin du Jura, en partie couvert de sapins (la forêt de la haute Joux), une vaste plaine qui a été autrefois un lac. Le Mont-Rivel • attire déjà les regards au S.

DE PARIS A GENÈVE

16 kil. Vers-en-montagne (hût. : du Balcon, du Cerf), village situé sur l'Angillon et dont le miel est renommé. — Les ruines pittoresques du son vieux château appartiennent au prince d'Areml>erg.

18 kil. Le Pasquier.

On rejoint (20 kil.) la route «le Polignv près d'Ardon (356 ha h.), avant de traverser l'Angillon sur le pont de la C.ratte-Hoche. Au delà de ce pont, on laisse à g. une route qui conduit à Saint-dermain en Montagne, bnti en partie sur l'emplacement de l'ancienne ville gallo-romaine de Placentia, détruite au ni* s. par les Barbares. Dans les environs, un grand nombre d'antiquités romaines ont été découvertes.

Reprenant la direction du S., ou laisse à g. Vannnz, v. o^pnt l'église date de 1850. Enfin, en descendant à Champagnole, on longe la hase occidentale du Mont-Rivel , qui a la forme d'une pyramide triangidaire tronquée; son plateau, haut de 789 mèt. et couvert de beaux sapins, porte encore , outre un observatoire, les mines d'un château féodal. Selon certains écrivains, il aurait été le siège d'un collège druidique.

25 kil. Champagnole (hAt. de la Poste, bon et propre), ch.-l. de c, V. de 3193 hab., située a 545 met.

d'altit., sur la Londaine et l'Ain, «létruite par un incendie, le 28avril 1 798, depuis presque entièrement rebâtie.

On y remarque seulement, outre sa position, le lit encaissé et pittoresque de l'Ain, que traversent deux ponts en pierre. Le pont inférieur date de 1771. Le pont supérieur, qui épargne aux voitures une montée et une descente pénibles, a été terminé en 1841.

Sur la rive g. de l'Ain, on peut visiter Vusine de la Serve (fabrication du fer, filières et autres outils, clous, fils de fer, etc., moulins, scieries, battoirs, etc.).

Après avoir traversé l'Ain, on en remonte la rive g. , en laissant à dr. la route de Lons-le-Saulnier.

28 kil. Cwc, v. dominé à dr. par

de belles forêts de sapins. Au delà d'une montée douce, on atteint (661 mèt.) un petit plateau sur lequel on laisse à dr. les v. de Vaudiouz et de Pillemoine , puis on descend à

33 kil. La Billaude, moulins et auberges situés, h 604 mèt., à l'entrée d'une gorge noire de sapins, sur la rive g. de la Lemme (ou Laime).

Il ne faut pas manquer, si l'on est en voiture, «le mettre pied à terre pour aller \isiler la chute de la Lemme (30 min. aller et retour). On suit à g. la route de Syam, et h 5 min. de l'auberge on entre dans une forêt de sapins. A peine y a t-on fait 50 pas que l'on prend h dr. un sentier étroit, escarpé, difficile, qui descend au fond de la gorge rocheuse, boisée et pittoresque où la Lemme fait une belle chute entre deux rochers que ses eaux ont usés. — Syam (V. Y Itinéraire d€ la France, \'T vol.) n'est qu'à 3 kil. de la Billaude.

A l'O. de la Billaude s'élè\e une monlagne hautî de 800 mèt. cnv. , appelée la Petite Baume et dont le point culminant offre un beau panorama. A 15 min. de la petite Baume, sur le plateau, se trouve Chdtelneuf, v. où Ton voit encore les ruines d'un château bâti de 1285 à 1295 et détruit en 1479 par les années de Louis XI.

Au delà du pont, une belle route neuve, en partie taillée dans le roc, en partie supportée par des murs , gravi t la gorge pittoresque au fond de laquelle coule la Lemme. Cette route repasse sur la rive g. près d'une jolie cascade, puis, côtoyant la Lemme qui fait de nombreuses chutes sur les rochers, rejoint l'ancienne route près de

37 kil. Maisonneuve, relais de poste situé à l'entrée d'une vallée, noire de sapins, que l'on remonte.

40 kil. Morillon, ham. de la commune d'Entre-deux-Monts, près duquel la route traverse la Lemme, pour s'élever par une pente douce dans le bois de Combe-Noire, d'où l'on découvre de charmants points de vue.

On franchit de nouveau la Lemme

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