ASCENSION DU FINSTERAARHORN . [ROUTE
soit dans une espî*ce de hutte naturelle, indiquée par M. Jacomb, à la base 0. du Rothhorn. — Du Faulberg, la montée demande 9 à 10 h. — On peut descendre par le glacier de Viesch et gagner, soit le Grimsel par l'Oberaarjoch, soit Viesch et lEggischhorn par le glacier.
Le Finsteraarhorn est le pic le plus élevé des Alpes Bernoises. Il a 4275 mèt. Du côté du N., il se présente sous la forme d une aiguille très-élancée : aussi porte-t il en certains endroits le nom de Nadel; mais, du côté de l'E. et du côté de TO., il étale une large paroi escarpée, sur laquelle la neige ne tient que par places; quant au côlé du S., son sommet aigu et rocheux est si sombre et si nu que les Valaisms l'appellent le Schwarthorn. Un énorme glacier en descend au N. 0. C'est au sommet du Sidelhorn, près de l'Abschwung et à la Furka, qu'il offre l'aspect le plus imposant. De l'hospice du (.ri case), on n'aperçoit que sa hase septentrionale, ou YÂgassizhorn (3950 mèt.) ; mais on le voit à pou de distance sur les Nollen. Quatre arêtes viennent s'y rattacher; ce sont : au N. O. et au N. E., le Walcliergrat et le Strahlegggrat; au S. O. et au S. E., le Rothhomgral et VOberaarhonigrat.
La première tentative faite pour monter au sommet du Finsteraarhorn date de 1812. MM. Meyer, d'Aarau, essayèrent trois fois en vain d'y parvenir; mais, le 16 août de la même année, Arnold Abbuhl, leur guide, et deux Valaisans l'escaladèrent. Eu 1828, M. Hugi monta du col de l'Oberaar par le Rothhornsattel et par le Walchergrat, à 60 mèt. environ du sommet, au pied du dernier pic; niais une violente tempête le força de descendre. Le 10 août 1829, Jacob Leuthold, un des meilleurs guides de l'Obcrland (mort en 1843), et J. Waehren, atteignirent la pointe la plus élevée.
Au mois d'août 1842, M. Sulger, de Baie, y parvint avec deux guides, par rOberaarjoch, et, le 6 septembre sui-
vant, il y retourna avec les guides J. Jaun, de Meiringen, Andréas Anplanalp, d'ira Grund, et H. Lorenz, de Wasen. Partis du Grimsel , ils vinrent passer la nuit à la base O. de la montagne, qu'ils gravirent le lendemain matin en cinq heures et demie.
Le sommet forme une arête ondulée de vingt pas de long. On y trouva quelques morceaux de glace. La vue y est tres-étendue ; mais on ne distingue même pas les vallées les plus rapprochées. On est entouré de pics.
Quand on part du Faulberg, on monte en 2 ou 3 h. à la Grunhorn Lùcke, col situé à 3305 mèt. , et par lequel on passe du bassin supérieur du glacier d'Aletsch dans le bassin du glacier de Viesch, entre les Walliser Viescherhœrner, au S., et les Viescberhoerner au N. C'est de ce côté seulement, c'est-à-dire au S. O., que le Finsteraarhorn est accessible. Encore faut-il, quand on approche du sommet, incliner sur la g. et tourner à dr. pour gravir la dernière arête. De la GrOnhorn Lûckc,on gagne, en 1 h., la base du Finsteraarhorn, dont l'ascension difficile, tantôt sur des rochers, tantôt sur des pentes de neige, demande env. 6 h. La descente exige une grande prudence.
12 h. env. — Guides et précautions nécessaires. — On part généralement de la Bellalp. "
L'Àletschhorn, le plus haut pic des Alpes Bernoises après le Finsteraarhorn, car il a 4207 mèt., a été gravi pour la première fois par M. F. F. Tuckett eu 1859 avec les guides Victor Tairraz de Chamonix et Peter Bohren de Grindelwald ( Y. Peaks, Passes and Glaciers, 2* série, tome II, p. 33).
M. Tuckett, parti de l'hôtel de l'Eggischhorn, passa la nuit dans des rochers au-dessus du glacier d'Aren.
Le lendemain matin il gravit l'arête de neige qui relie l'Aletschhorn au Dreieckhorn (3222 mèt.) et d'où il