LA JUNGFRAU
monta au point culminant de l Alelsch* horn par une pente de névé de 50* d'inclinaison dans laquelle il fallut tailler des pas, mais qui n'offrit pas de difficultés sérieuses. La vue est fort belle au sommet ; on découvre, dit M. Tuckett, toutes les montagnes de l'Oberland Bernois, la grande plaine de la Suisse limitée par le Jura, le groupe du fiernina, les montagnes des Grisons et du Tyrol , le Monte Leone, le Mont-Rose, toutes les cimes qui s'étendent du Cervin au Vélan, le massif du Mont-Blanc, et, à l'horizon, les montagnes du Dauphmé (le Pelvoux). A l'exception de la pyramide rocheuse du Finsteraarhorn et des sommets plus élevés des Alpes Pennines et des Hautes-Alpes, on domine tous les pics dont on est entouré.
Le 13 août 1864 MM. Hornbv et Philpott ont fait l'ascension de l'Aletschhorn avec Christian Aimer et Christian Lauener. Partis de la Bellalp, ils montèrent par le glacier d'Ober-Aletsch et redescendirent à l'Eggischhorn par le glacier d'Aren ou Mittler-Aletsch. Cette expédition, vu l'état de la neige, ne leur prit que 12 h. 40 min., haltes comprises.
Ascension de l'Ewigechneehorn.
Course facile, faite par des femmes, et qui demande un jour entier. — Guides et précautions nécessaires. — On peut partir, soit du Grimsel, soit de Hof.
L'Ewigschneehorn, ainsi appelé parce qu'il ue se dégarnit jamais de neige, est une immense coupole de neige s'élevant au-dessus du col de Gauli, au milieu de la longue crête de rochers qui longe la rive g. du glacier de Lauteraar. Il faut d'abord remonter ce dernier dans toute sa longueur. Parveuu à la base de la montagne, on la gravit sur des rochers dont l'ascension n'offre pas de grandes difficultés. Un arrive aiusi au col — une échancrure assez étroite dans l arete.— Son sommet est si aigu
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que, en certains endroits, on peut l'enjamber sans peine, et passer ainsi de la vallée de l'Aare dans celle de Gauli. Un quart d'heure suffit pour monter du col au sommet, dont la hauteur est de 3331 met. On y découvre une vue magnifique. On est en face du Schreckhorn, à côté duquel le Finsteraarhorn se dresse au-dessus des Hugihœrner et de l'Abschwung, près du Studerhorn et de l'Oberaarhorn, dont les Scheuchzerhœrner, le Grûncrliorn et l'Escherhorn apparaissent comme des dépendances. A l'O. , on domine le col de Lauteraar, par-dessus lequel on découvre la chaîne du Stockhorn , avec ses nombreux pics. Au N. , se déploie un vaste cirque dans 1 intérieur du massifdu Mieselen, qui alimente la branche dr. du glacier de Gauli ; c'est le Huhnertlueli (vallée des Perdrix), der rièie lequel s'élève le Ritzlihorn. Plus loin, on aperçoit le glacier de Gelmer. Quand le temps est très-clair, on voit distinctement le Rigi.
On peut descendre de l'Ewigschneehorn à Hof, par le glacier de Gauli et la vallée d'Urbach. C est une course de 7 à 8 heures, pour la des cente seulement. Quand on monte à l'Ewigschneehorn par ce chemin, il faut passer la nuit dans les chalets voisins du glacier (R. 152). On peut ainsi arriver au col, avant que le soleil ait ramolli les neiges , et on a tout le temps de descendre au Grimsel sans se presser.
Ascension de le Jnngfran.
De toutes les montagnes des Alpes Bernoises, la Jungfrau (la Vierge), est celle qui jouit de In plus grande popularité. Cette renommée, elle la doit à son élévation (4IG7 met.), — cependant le Finsteraarhorn est plus haut de 1 1 2 m' t., — à ses proportions gigantesques, à sa forme pittoresque, à ses glaciers éblouissants, à ses fréquentes avalanches, peut-être aussi à son nom. Ce itY ît qu'en 18()5 qu'on est parvenu, pour la première fois, à
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