‹ Itinéraire descriptif et historique de la Suisse, du Mont-Blanc, de la vallée de Chamonix et des vallées du PiémontChapitre 97 sur 865 · ROUTE 1] TONNERRE. — MONTBARD · texte numérisé non relu

ROUTE 1] TONNERRE. — MONTBARD

vallée de l'Yonne pour remonter celle de l'Armançon.

164 kil. Brienon. On traverse l'Armançon.

173 kil. Saint-Florentin.

184 kil. flngny.

197 kil. Tonnerre (buffet ; tous les trains s'y arrêtent), V. de 4789 hab., pittoresquement située sur une colline et dominée par l'église Saint-Pierre.

2a5 kil. Tanlay, b. de 665 hab., dont le beau château a été rebâti de 1559 à 1642. Une longue tranchée perreyée aboutit ensuite au tunnel de Uzinnes (532 mèt.), que suit une autre tranchée.

211 kil. Léiinnes. Un grand remblai précède le beau pont en pierres de taille, de cinq arches, que le chemin de fer a dû jeter sur l'Armançon.

On franchit presque aussitôt le canal puis on entre dans une tranchée perreyée qui aboutit à un tunnel de 1000 mèt. env. de longueur, appelé le tunnel de Pacy , parce qu'il est voisin dm village de ce nom, et coupant la colline dans laquelle sont exploitées les carrières de plâtre de Lézinnes. On a alors à droite le canal, l'Armançon et la route de terre. Après avoir dépassé l'Armançon , on aperçoit Pacy (483 hab.) . et on franchit une seconde fois le canal et l'Armançon.

219 kil. Ancy -le- Franc y V. de 1839 hab., située sur la rive dr. de l'Armançon, possède un port animé sur le canal de Bourgogne et exploite de belles carrières à ciel ouvert. M. de Louvois y a fondé des forges et des hauts fourneaux qui ont pris des développements considérables. Le château, commencé par le Primatice en 1545, continué par Serlio, achevé en 1622, fut bâti pour le comte de Clermont ; il a été souvent modifié depuis.

225 kil. Nuitt-sous-Ravières.

233 kil. Aisy-sous-Rougemont. Près de Rougemont se dressent à g. les ruines d'une vieille tour. Plus loin, on laisse du même côté Buffon (353 hab.) , dont la terre fut érigée en comté en 1774 pour Georges-Louis Leclerc,

qui en a immortalisé le nom. Le chemin de fer, traversant l'Armançon, entre dans la vallée de la Brenne.

243 kil. Montbard, V. de 2742 h., pittoresquement située près du canal de Bourgogne, au pied et sur les pentes d'une colline boisée que couronnent l'église et une vieille tour; patrie de BulTon qui va composé la plus grande partie de ses ouvrages, et de Daubenton. Le donjon, seul débris de l'ancien château des ducs de Bourgogne, est un monument historique.

Au sortir do la station de Montbard, on traverse le canal de Bourgogne, puis la Brenne. Le chemin de fer, s'éloignant ensuite du canal et de la Brenne qui descend de Soml>crnon par Vitteaux, franchit l'Oze près de sa jonction avec la Brenne, et, avant de s'engager dans la vallée à laquelle cette rivière a donné son nom, traverse la belle plaine des Laumes.

267 kil. Les Laumes , hameau au delà duquel on aperçoit àdr. le village d'Alise -Sainte- Reine, situé sur les pentes du Mont-Auxois dont le sommet, haut de 418 mèt. , long de 2000, large de 800, portait autrefois, si l'on doit en croire la majorité des historiens et des archéologues, cette Alesia où Vcrcingétorix essaya vainement de sauver la Gaule vaincue par Jules César. Une statue de Vercingétorix (par M. Millet) doit y être érigée d'après les plans de M. Viollet-le-Duc.

265 kil. Darcey, village célèbre pour ses grottes. Plus loin, on remarque à g. les ruines d'un château féodal, et Salmaise, situé à plus de 100 mèt.

au-dessus du chemin de fer.

279 kil. Verrey (431 hab.), possède un château rebâti en 1769.

288 kil. Blaisy-Bas, et Blaisy-Haut, sont situés, l'un, à l'entrée, Vautre, au-dessus du souterrain de ce nom. Le château, dont on aperçoit les derniers restes sur la montagne, est fort ancien. Des familles de paysans habitent ses ruines pittoresques. Une tranchée, longue de 650 m. , haute de 12 m. 82 c. , à son point le plus élevé t précède

DE PARIS A GENÈVE

1 entrée du souterrain de Blaisy,

par lequel on passe du bassin de la Seine dans celui du Rhône. Ce tunnel a une longueur totale de 4100 mèt. Il a été percé en ligne droite. De l'une de ses extrémités, on aperçoit à l'autre extrémité un petit point blanchâtre. Sa largeur est de 8 met. ; sa hauteur, des rails a la clef de voûte, de 7 met. 50. On a du le maçonner sur toute son étendue, car il a été ouvert dans des marnes si dures , qu'on ne peut les attaquer qu'a la mine, mais qui deviennent promptement friables et perdent leur cohésion dés qu'elles sont exposées à l'air. Vingt et un puits circulaires, d'un diamètre intérieur de 3 met., revêtus presque tous d'une enveloppe de maçonnerie, offrant une longueur développée de 3458 mèt . et espacés d'envi ron *200 m et . ont été creusés pour permettre d'en attaquer simultanément . sur un grand nombre de points , le déblayement.

Six de ces puits ont été comblés, et quinze sont conservés pour Taérage.

Deux ont une hauteur de 200 met.

Commencés en 1846, les travaux furent terminés en 1849. Le tunnel proprement dit a coûté 1000 fr. par met., soit 7 790 00') fr. Les puits ont coûté plus de 2 millions. U dépense totale s'est donc élevée a plus de 10 millions, soit 2240 fr. par met.

Cet admirable tunnel, dont les proportions sont indiquées en lettres d'or sur des tables de marbre qui en décorent l'entrée, a été construit par M. Debains, sous la direction de M. Jullien, aujourd'hui directeur des chemins de fer de l'Ouest. Le souterrain de la Nerthe, sur le chemin de fer d'Avignon à Marseille, a 4G17 met.; le tunnel de Mauvage, sur le canal de la varne au Rhin, a 4700 mèt.; mais les dimensions de ces deux percées sont moins grandes, et la profondeur de leurs puits est moins considérable.

Cinq ou six minutes suffisent pour traverser le souterrain de Blaisy. On

en sort dans une tranchée plus profonde que celle qui en précède l'entrée du côté de Maisy-Bas (13 mèt. 30 c), et, de ce point jusqu'à la gare de Dijon, on descend par une suite de pentes variables. Les tunnels succèdent presque sans interruption aux viaducs, et les viaducs aux tunnels. Laissant à dr.le chAteau ruiné de Jfdfatn, à g. le petit village de Hauîme-la-Roche, situé au pied de grands rocliers à pic, on passe d'abord sur le beau viaduc dr Mâlain, long de 190 mèt., haut de '20 mèt. ;>0c, et composé de quinze arches de 10 mèt. d'ouverture, pui* on traverse un tunnel de 328 mèt.

296 kil. miain, v. de 802 hab. , groupés un peu au delà et à la dr. de sa station , au pied d'un mamelon que couronnent les ruines de son vieux chAteau. Au sortir d'une tranchée , on passe sur le riaduc de l.ée, long de 160 mèt., composé de 11 arches en plein cintre, de 10 mèt., et haut de 23 mèt. A g., se montre lantenay, v.

de 683 hab. . dont le ehAtea* a été rebâti vers la fin du xvir s. A dr. . s'élève une montagne conique de 437 mèt. On s'enfonce dans une tranchée longue de 1500 mèt., et, après avoir franchi sur des remblais des dépressions de terrain profondes de 23 et de 25 mèt. , on pénètre dans une autre tranchée, celle de Flettrey-sur- Ovche, dont le point culminant at teint 16 mèt. 21 c. On franchit alors la combe de Fain sur un magnifique viaduc composé de deux rangs d'arcades;—à l'étage inférieur, 7 arches de 9 mM. ; à l'étage supérieur, 13 arches de 12 mèt., — haut de 44 mèt.

et long de 22<> mèt., puis le che min de fer, achevant de décrire une forte courbe, descend par une pente rapide dans la vallée de l'Ouche. De grands et l*aux paysages se dérou leraient incessamment aux regards des voyageurs placés à droite, si, de distance en distance, les talus des tranchées n'en interceptaient la vue.

L'Ouche et le canal serpentent au milieu de magnifiques prairies, et,

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