BERG, LA MER DE ROCHERS , LA COLONNB DES GÉANTS
LE RODENSTEIN, LA NEUNKIRCHERHŒHE, etc.
4 h. 30 m. de Bernheim à Fürth,
Au sortir de Bensheim on remonte, de moulin en moulin , la rive g. delà Lauter, où l’on trouve (30 m.) à g. le château de Schænberg, qui donne son nom à la vallée et au v. situé au-dessous. Ce château, résidence de la ligne des comtes Erbach-Schœnberg, pris et pillé en 1622 par les Espagnols, est fort ancien, mais l’intérieur a été modernisé. Sa terrasse et son église offrent de beaux points de vue. Ses jardins sont charmants. On peut de là gagner en 30 m. Fürstenlager et Auerbach (F. R. 34).
Continuant à remonter la Lauter, on s'élève par TFilrnshausen et Elmshausm à (1 h.) Reichenbach, — (Hét. chez Lampert, bon), v. où la vallée est dominée à dr. par deux rochers de quartz nus, — le Hohenstein et le Porstein, — à g. ou au N. O. , par le Felaberg, dont l’ascension n’est ni longue ni difficile. Avant d’entrer dans le bois, en y montant, on découvre, si l’on se retourne, une jolie vue sur Reichenbach. A moitié chemin environ, on laisse à
g. le Fclsenmeer (mer de Rochers), singulière masse de blocs de granit entassés pêle-mêle, qui s’étend presque du sommet du Felsberg jusqu’à Keickenbach. A peu de distance du sommet, il faut encore se détourner à g. pour voir la Itteaensieulc (colonne des Géants), extraite du rocher (granit), et taillée à l’endroit même où elle s’élève, on ne sait ni par qui ni à quelle époque. Sa longueur est de 10 mèt. 30 ou 40 cent. ; son diamètre de 1 mèt. 50 cent, à la base, de 1 mèt. 33 cent, au sommet. Kotzebue avait proposé de la transporter à Leipsick pour l’y ériger sur le champ de bataille, mais on a dû renoncer à ce projet. De l’autre côté du sentier se trouve le Riesenaltar (autel des Géants), bloc de granit travaillé assez grossièrement, et qui était probablement destiné à devenir le piédestal de la colonne.
Le sommet du Felsberg a 504 mèt. On yjoui^d’une belle vue à l’E. et au N. sur l’Odenwald , à l’O. sur la vallée du Rhin de Mayence à Spire (on aperçoit à travers les arbres la tour du Melibocus). Le F œrstenhaus (maison du gardechasse) est une assez bonne auberge qui contient douze lits. On y passe souvent la nuit pour y voir le lever du soleil.
Du Felsberg on peut gagner Zwingenberg (R. 34) par le Melibocus (2 h.), ou Auerbach (R. 34) par Fürstenlager (2 h. env.). — N. B. De Bensheim à Zwingenberg, ou à Auerbach par Schcenberg, Reichenbach, le Felsberg, le Melibocus et l’Auerbacher-Schloss, on compte env. 6 h. à pied. C’est une agréable et intéressante excursion.
Il faut env. 2 h. pour aller du Reichenbach à Lindenfels, par Lautern, Gadernheim et Kolmbach, d’où l’on découvre une jolie vue sur la vallée de la Weschnitz.
Ijimlenfeitty — (Hôt. :Rettig), est une pet. V. de 880 h., dominée par les ruines du château du même nom, château habité jusqu’à la fin du siècle dernier.
1 h. suffit pour descendre de Lindenfels à Fürth (F. cidessus D). On laisse d’abord à g. la R. de Reichelsheim, et, à moitié chemin, c.-à-d. à Krumbach, on rejoint la R. de Fürth à Erbach (F. ci-dessus D).
On peut de Lindenfels aller visiter, près de (1 h. 45 m.) Reichelsheim, b. de 1240 h., le château de Reichenberg, anc. résidence des comtes d’Erbach, aujourd’hui en ruine, et d’où l’on découvre une jolie vue, d’un côté sur la va1' ’
de ia Gersprenz, qui descend en 2 h. env. à Brensbach ( V • ci-dessus A), et l’Otzberg, de l’autre, sur Lindenfels et le Wachenberg, près de Weinheim. On peut aussi, soit de Lindenfels, soit de Reichelsheim faire l’ascension de la iVeunkircherhœhe, dont le sommet, haut de 541 mèt., offre un panorama étendu. De ses vastes flancs descendent la Lauter, la Modau, le Fischbach et ses affluents, et le Schlierbach, un des principaux affluents de la Weschnitz. Au S. E. du point culminant, près de la ferme appelée Freiheit, on remarque un bloc de granit désigné sous le nom de Wildetceibchenstein, parce que, selon la tradition, il servait d’asile à une bonne petite fée qui faisait souvent la besogne des paysans du voisinage. Au N. est le v. qui donne son nom à la montagne ; à l’E. sont les ruines du château solitaire de Rodenstein, entourées et recouvertes d’une épaisse végétation. Ce château n’a été abandonné qu’à la fin du ïvii* siècle. Selon une tradition qui a trouvé trop de croyants, non-seulement au siècle dernier, mais dans ce siècle , une heure après la tombée de la nuit, le chevalier de Rodenstein sort quelquefois des ruines du château de Schnellert, situé à 1 h. 30 m. en face de Rodenstein ; il est suivi alors d’une escorte de cavaliers qui fait un grand bruit dans les airs. Ces apparitions étranges n’ont lieu que la veille de grands événements : elles annoncent des victoires ou des revers, la guerre ou la paix ; la paix, si le chevalier et sa suite retournent à Schnellert; la guerre, s’ils restent à Rodenstein. Des certificats authentiques, conservés dans le b. de Reichelsheim, constatent que des bruits mystérieux, attribués au chevalier Rodenstein et à sa suite, — peut-être des coups de vent, peut-être aussi le passage de bandes d’oiseaux, — se firent entendre en 1743 et 1796. Les paysans des environs assurent qu’ils ont été avertis ainsi des victoires de Leipsick et de Waterloo. On appelle souvent le chevalier de Rodenstein le Chasseur sauvage.
Rodenstein est à 4 h. env. d’Auerbach (R. 34), par la ligne qui forme le point de partage des eaux de l'Odenwald, la Neunkircherhœhe, Brandau, Bedenkirchen, le Felsberg et le Melibocus.
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