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puis l’origine de cette industrie, et un magnifique album des lithographies imprimées par M. Godefroy Engelmann, l’importateur de la lithographie en France (1815). Derrière le quartier neuf s’étend un superbe bassin, — le port commercial de Mulhouse, — qui dépend du canal du Rhéne au Khin, et, sur l’autre rive du canal, s’élève le bel et vaste embarcadère du chemin de fer. — Enfin, la troisième ville, la ville industrielle, entoure les deux premières d’une ceinture de manufactures et.d’usines que surmontent cent cheminées colossales.
Les environs de Mulhouse sont plats et peu pittoresques. On y remarque cependant de belles maisons de campagne appartenant à MM. Kœchlin, Hasenrain et Wanne.
Au delà de Mulhouse, le chemin de fer, qui s’éloigne de plus en plus des Vosges, traverse une plaine monotone; mais à l’E., de l’autre côté du Rhin, se dressent les plus hauts sommets de la Forêt Noire, le Feldberg et le Blauen (F. R. 3); il s’arrête d'abord à la station de
1J6 kil. Riccheim, 3000 h., v. au delà duquel il laisse à g. la forêt de la Hart, qui a 15,372 hect. et qu’il traverse en partie au delà de
117 kil. Habsheim , 1700 h.
127 kil. Sicrents , 1500 h.
130 kil. Bartenheim, 2000 h.
138 kil. Saint-Loais (buffet), village d'auberges et de cabarets, où l’on vise les passe-ports et où l’on visite les bagages des voyageurs venant de Suisse (10 m. d’arrêt).
A 20 m. (2 kil.) de Saint-Louis, sur la rive g. du Rhin, est la pet.V. d’Iluntngiie, 1500 h., qui fut en 1815 le théâtre de l’une des plus brillantes défenses dont l'histcire ait gardé le souvenir. Avant d’y arriver et sur une petite place entourée d’arbres, un obélisque a été élevé à la mémoire du général Abbatucci, mort en 1796, à 26 ans, en défqpdant la tête du pont d’IIuningue, et en prononçant ces mots « pour la patrie. » Erigé en 1801 par le général Moreau, ce monument avait été détruit en 1815 par les Autrichiens ; les habitants d’Iluningue l’ont relevé en 1828.
Avant la réunion de l’Alsace à la France, lluningue n’était (fu’un village. En 1680, Vauban en fit une place forte. Quelque temps après, les Français jetèrent un pont sur le Rhin et bâtirent une redoute sur le territoire allemand. Le traité de Ryswyk ordonna la démolition de ces travaux qui,
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rétablis en 1741, détruits de nouveau en 1751, furent repris pendant la Révolution. Ce fut en défendant ce pont que périt si noblement, en 1796, le général Abbatucci. En 1798, à la suite d’une capitulation , les Autrichiens qui s’étaient engagés à ne point tirer sur Huningue, purent démolir sans être inquiétés le pont et les travaux entrepris pour le protéger, tant dans l’ile des Cordonniers que sur la rive dr. du fleuve. Huningue fut encore assiégé en 1814 et en 1815. Cette dernière année il avait pour défenseur le général Barbanègre et une garnison de cent canonniers , trente soldats , cinq gendarmes et quarante militaires en retraite. La population était, du reste , résolue à se défendre , et elle rivalisa de bravoure et de résignation avec la garnison. L’armée des assiégeants, commandée par l’archiduc Jean, ne comptait pas moins de trente mille hommes. Bien qu’ils eussent appris la défaite de Waterloo et l’abdication de Napoléon, les défenseurs d’Huningue ne voulurent pas se rendre. Toutes les sommations étant restées inutiles, le blocus fut converti en siège. La tranchée s’ouvrit le 14 août; le feu commença sept jours après, et la ville, battue par cent seize pièces de canons, devint en quelques heures un monceau de cendres. Après des prodiges de valeur, la garnison se vit réduite à capituler. Toutefois elle fît ses conditions : elle demanda et obtint non-seulement de sortir avec les honneurs de la guerre, mais d’aller rejoindre, sans être inquiétée, l’armée de la Loire. Les portes s’étant ouvertes. cinquante hommes, — toute la garnison de cette place qui avait résisté si courageusement à trente mille, — la plupart blessés, défilèrent, tambour battant, le général Barbanègre en tête. Transportés d’admiration, les spectateurs poussèrent des cris d’enthousiasme, et l’archiduc lui-même témoigna , dit-on , au général Barbanègre , la profonde estime que lui inspirait son héroïque conduite.
Un article des traités de 1815 imposa à la France le sacrifice d’Huningue, dont toutes les fortifications ont été détruites.
Quelques minutes après avoir quitté Saint- Louis , on entre en Suisse, et bientôt on arrive à.
141 kil. Bâle. — Hôtels : Les Trois Rois, laisse beaucoup à désirer malgré son apparence. — Chambre, 2 fr. ; bougie, 50 c. ; dîner à 1 h., 3 fr.; à 5 h,, 4 fr,; déjeuner.
thé ou café, lfr. 50c.; service, 75 c. — Cicogne (Storch), près de la poste. Prix moins élevés. — Hdtel du Sauvage ( Wilder- Mann), chambre, 1 fr. 50 c.; dîner, 2 fr. 50 c. ; déjeuner, 1 fr.; service, 75 c. — ZumKopf, chambre, lfr.; dîner, 2 fr. 50 c.; déjeuner, 1 fr. — L'Ours et la Croix, au Petit-Bdle.
Cafés. — Café du Casino, national, près du pont ; des Trois Rois, Weibel.
Libraires : — Schweighauser; Neukirch; Schabelitz etC*; Meyri; Kolb ; Banmayer; Wœlflin, etc.
Magasins d'estampes et objets d’art Hasler et C*, eu face de l’hdtel des Trois Rois ; Walz , un peu plus haut ; Mæhly-Lamy, sur le quai.
situation et aspect général.
Hnsle ou Utile, ail. Basel, ital. Basilea, chef-lieu de l’ancien canton de Bâle et du nouveau eantpn de Bâle-Ville, est située à 255 mët., dans une vaste plaine entourée de collines et de montagnes, sur le Rhin, qui la coupe en deux pièces, le grand et le petit Bâle, dit Montaigne, car il traverse par le milieu sous un grand et très-large pont de bois, construit en 1226. On y comptait, en 1850, 27,313 h., dont 21,373 réf., 5333 cathol. et 107 israél.
« La première chose qui frappe en entrant à Bile, écrivait, il y a quelques années, un voyageur français, M. Émile Souvestre , c'est l’expression de tristesse et de solitude empreinte partout. Au bruit d’une voiture, on tire les volets, on ferme les portes, et les femmes se cachent. Tout est mort, désert. On dirait une ville à louer. Il ne faudrait point croire cependant que l’emprisonnement volontaire des Bâloises dénote chez elles une absence complète de curiosité ; mais elles ont trouvé moyen de concilier celle-ci avec leur sauvagerie. Des miroirs, fixés à des verges de fer et habilement disposés aux fenêtres, leur permettent d'apercevoir, du fond de leurs appartements, tout ce qui se passe au dehors, en leur épargnant à elles-mêmes le désagrément d'être aperçues.
•< Mais, si les rues de Bâle sont tristes à parcourir, en revanche on ne saurait donner idée de leur exquise propreté. Toutes les maisons ont l’air d'avoir été finies la veille et d’attendre leur premier locataire. Pas une lézarde, pas une égratignure , pas une tache sur tous ce» murs peinte à l’huile, pas une fêlure dans toutes ces grilles d’un
Fi. A N UK LA V1J.I.K UK UAI.I.
Cathédrale.
•Mutée.
Maison de ville.
Fontaine gothique [ marché aux poissons
Hôpital ( ancien psl-tis Margraviat ).
Arsenal.
Forte Saint- Paul