E IAN BOE
(L’an 1592, fut achevée la peinture; étaient ouvriers Jean Berneii et Jean Boe).
Au delà de Bourisp, dans la même vallée, se trouvent les v. de Sailhan (316 h.), Estensan (146 h.), Ens ( 92 h.) et Azel (505 h.). Près
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<ie oe dernier v., situé à U 72 mèt.
d’altitude, la gorge se divise en deux embranchements qui décrivent un cercle presque parfait autour du pic d ’Aiet (2667 mèt.)].
Au sortir de Vielle, on peut suivre indifféremment la rive g. ou la rive ilr. La première route, moins fréquentée, traverse ligner (345 h.), Cadeillian (167 h.), Trancherre et passe sur la rive dr. vis-à-vis de Tramesaxgues. La seconde franchit la rivière à Vielle môme pour se diriger, au S.t sur le pic de Tramesaïgues, qui semble fermer la vallée, à travers de belles prairies bien arrosées et bordées d’aunes et de peupliers.
Après avoir laissé, à g., sur la hauteur, la vieille ruine appelée Castel d’Arnanu , ancien manoir d’un prince aragonais, on atteint
2 kil. (11 kil.) Saint-Lary , v. de 227 hab. , qui possédait une église romaue que des réparations considérables ont complètement dénaturée; il n’en reste plus qu’une crypte à six arcades plein-cintre.
Une petite chapelle gothique du xiv* siècle, située sur la face méridionale, est, comme le reste de l’église, enfoncée de 1 mèt. dans un sol graduellement exhaussé par les alluvions de la Neste.
Kn 1834, Saint-Lary fut presque entièrement détruit par une terrible inondation dont on peut encore voir quelques trgces.
« Dans ce désastre, raconte M. de Chausenquc, il se passa un fait singulier. Une forêt située à 2 heures de Saint-Lary, sur un versant de la gorge supérieure, fut lentement détachée du flanc de la montagne , et glissa tout entière le long des
pentes , jusqu’à ce que son bord inférieur fut plongé dans le lit de la Neste. Peu à peu les racines des sapins furent dépouillées par l'èâif du torrent de la terre qui les retenait .
et les troncs furent l’un après l’autre entraînés à la dérive. Ainsi la forêt continua à descendre, et dans , l’espace d’un mois disparut jusqu’au dernier sapin. Pendant tout cet espace de temps, la Neste et la Garonne elle-même restèrent noircies par l’humus qu’elles entraînaient. »
D’importants travaux d’endiguement récemment terminés ont pour but de mettre Saint-Lary à l’abri d’un nouveau désastre.
Au sortir de Saint-Lary, la vallée n’est plus qu’une gorge étroite , et la route cesse d’être praticable pour les voilures. A mesure que le sentier s’élève au-dessus du torrent, on découvre des points de vue de plus en plus beaux sur le bassin qu’on vient de traverser ; sur la dr. se montre au loin le pic d’Arbizon, et le pic de Terrenère domine le village de Trancherre. Au fond apparaissent, au-dessus de Tramesaïgues, le pic de Plan et Cubon à sa g. Après avoir dépassé (20 min. de Saint-Lary) la petite fontaine de Caneille, dont l’eau est justement renommée, et un poste de douaniers , on monte par une gorge aride, où l’on cesse de voir la Neste d’Aure, à (10 min.) un petit col d’où l’on redescend en 10 min. par une pente assez roide (en laissant à g, un chemin qui conduit à Rioumayou) à l’entrée pittoresque de la vallée de Rioumayou, que domine, sur la rive g. du torrent, le château fort à demi ruiné de
3 kil. (13 kil.) Tramesatgues, v. de 128 hab., situé à 969 mèt.
d’altitude.
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Excursion à Plan par le eol de Plan.
4 h. de Tramesaïgues à l’Hospice de Rioumayon ; 2 b. de l’Hospice au col de Plan ; 4 h. du col au v. de Plan. Chemin de muleta.
On suit d’abord le chemin pratiqué sur la rive g. du torrent, en longeant la base orientale du pic de Tramesaigues (2548 mèt.), revêtue de belles forêts de hêtres et de bouleaux.
Après 2 heures de marche dans un étroit défilé dominé à l’O. par le pic A’Aret (2940 mèt.) , et à l’E. par le pic de Fitte-longue (2930 mèt.) , on passe sur la rivedr.; mais, bientôt après , un pont de bois ramène de nouveau sur la rive g. Une demi-heure plus loin, on sort du défilé, et on entre dans le petit bassin de F ricane ou ( 1388 mèt. ) , formé par le confluent de la vallée principale avec la gorge de Péguerre, qui descend des hauteurs situées à l’E. En sortant de ce bassin, on trouve un nouveau défilé plus étroit que le précédent, et d’un aspect encore plus sauvage. On le remonte par un sentier assez facile, qui domine la rive g. du torrent, et l’on arrive, après trois quarts d’heure de marche, à un petit bassin demi-circulaire, qui porte le nom d’Oule ou de Cirque, comme ceux de Gavarnie et de Troumouse. Ici les flancs des montagnes , jusqu’à leurs sommités , sont recouverts d’arbres et de végétation. Le fond du cirque est une vaste prairie, au centre de laquelle, à 1560 mèt. de hauteur au-dessus de la mer, est situé l’Hoipioe ou auberge du HLioumuyou. Cette maison appartient conjointement aux villages de Saint-Lary et de
Sailhan, qui la font exploiter par un fermier.
Au delà de l’Hospice, le sentier conduit d’abord au fond d’un vallon fortement incliné, qui s’élève droit au S. jusqu’au sommet de la montagne. C’est dans cette direc- .
tion que s’ouvre le col A' Or disset, à une hauteur de 2800 mèt. Vers le commencement du. siècle, il avait été décidé que le tunnel international de la route d'Auch à Balbastro passerait par cette voie. Le port de Plan, bien que plus éloigné de l’Hospice et plus élevé , est le seul qui soit fréquenté, à cause de son voisinage des lieux habités de la vallée de Gistain.
Au pied du col d’Ordisset, il faut donc se détourner à g. , franchir le ruisseau de Thos, source du Rioumayou, et s’élever par un chemin très-rapide jusqu’à un petit enfoncement que remplit de neiges la chute des avalanches. Tout près de là, on voit avec surprise les débris d’une maison qu’on y construisit autrefois pour l'exploitation des forêts. Plus haut, on chemine longtemps à travers un dédale de croupes et de plateaux superposés, et, quand on croit enfin être arrivé sur la ligne de partage, il faut encore gravir le sommet même de la montagne, qu’on appelle improprement le Port. Une croix sur un bloc de marbre y sépare la limite des deux Etats, à 2457 mèt. de hauteur.
De ce point, on voit à ses pieds les premiers villages espagnols Plan et Campo , et dans les brumes du lointain, le regard peut encore distinguer les plaines de l’Ëbre. A l’E. , les pics de la Maladetta apparaissent comme un entassement confus de roches énormes, de neiges et de glaces; à l’O., le Mont-
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Perdu se déploie dans toute sa beauté au-dessus de la vallée de la Cinca. Du côté du N. , on n’aperçoit que des montagnes indistinctes et un petit point bleu qui n’est autre que la plaine française.
Du col jusqu’au village de Plan, la descente est extrêmement rapide.
A quelque distance, à l’O. , se trouve un autre col très-peu fréquenté, le port de Cavarrère, haut de 2530 mèt.
A 5 min. de Tramesaïgues , on passe sous une porte en pierres appelée de la Garet, et construite lors de la guerre de Succession, pour défendre la basse vallée contre les Miquelets espagnols; au delà, la gorge est tellement étroite , que le torrent se précipite à travers d’énormes rochers qui forment comme un pont naturel : c’est ce qu’on appelle le Ruadet (le Pas-Rude).
« Là tout est décombres et blocs entassés ; toute culture devient impossible. » La fontaine d’eau sulfureuse de la Garet , qui jaillit au milieu de ce chaos, serait sans doute plus fréquentée , si elle n’était pas située dans cette gorge désolée , près de la misérable hutte où quelques malades viennent chercher la guérison de leurs douleurs. On jouit d’une jolie vue sur l’église de Get ou Éget, qui se dresse au fond de la vallée sur une terrasse de la rive g.
Presque en face d’Êget, on traverse le torrent de la Sasse, descendu à g. des montagnes de la frontière, puis on passe par le pont de pierre de la Hosse sur la rive g.
de la N este , où le chemin qui remonte la vallée devient plus facile.
— Sur la dr. , le pic de Compey ronde attire les regards.
Après avoir dépassé, à 1 kil. du pont de la Hosse , la petite ohapelle de Mejubat, on arrive en face d’une nouvelle gorge, celle de Moudang, qui s’ouvre à g. et que domine le pic de ce nom ; cette gorge se divise plus haut en deux branches, dont l’une mène à Rioumayou , et l’autre au col de Bielsa ; on arrive au point de bifurcation par un étroit sentier que forment des échelles mises bout à bout.
Au delà de la gorge de Moudang, la vallée de la Neste d’Aure se rétrécit, et des forêts de sapins couvrent ses pentes abruptes.
On traverse une partie du hameau de Castets, puis on franchit sur un pont de pierre le torrent qui descend, à travers de petites prairies, de la vallée de Couplan, par laquelle on peut se rendre à Baréges (V. R. 57). Le pic de Badet, presque toujours couvert de neige, se montre au fond de la vallée d’Aure , où la culture a remplacé les sapins, partout où elle était possible. La Neste coule au fond d’une gorge profonde. Le chemin reste sur la rive g. , malgré les éboulements fréquents qu’il est obligé de traverser et qui souvent le détruisent entièrement après de fortes pluies ou à la fonte des neiges. Les pentes des montagnes sont tellement roides dans la partie supérieure de cette vallée, que, de distance en distance, de vastes terrains, manquant de base, glissent dans le lit du torrent qui les emporte. Enfin, à 20 min. de la vallée de Couplan .
on atteint
9 kil. (23 kil.) Aragnouet (on loge chez le maire), chef-lieu de la haute vallée, v. de 520 h., situé à 1210 mèt. de hauteur au-dessus de la mer, et ainsi nommé des émigrés
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aragonais qui le fondèrent dans le moyen âge.
D'Aragnouet h Héas par le col des Aiguillons, T à 8 h. (V. K. 53); — à Cèdre par le col de Cambielle, 7 h. (V. R. 53); — au lac Doredom, 3 b. Pour aller au lac Cap-Longue ou au lac Dobert, i h. de pins (V. R. 57).
D’Aragnouet à Bielsa.
‘ * 6 h. do marche.
En sortant du v. , on suit la rive g. du torrent jusqu’au delà de son confluent avec leSaux, dont il faut ensuite remonter, dans la direction du S., la gorge dominée par le pic de Cubon. A l’entrée de cette gorge , dans une vaste prairie , s’élève la maison de Chaubère,' qui sert d’hospice aux voyageurs. Elle appartenait autrefois aux Templiers, dont on voit encore le monogramme sur les ruines d’une chapelle voisine.
Le chemin suit d’abord la rive g.
du torrent qui se précipite en cascade à travers les rochers, puis, après avoir atteint quelques cabanes, se divise en deux branches, dont l’une à g. remonte , vers le col de la llourguette , et l’autre à dr.
s’élève au col de BieUaf situé à 2£ 05 mèt. de hauteur entre deux pics à peine plus élevés, celui de Marioules à l’O. (2566 mèt.), et celui deBataillens àl’E.(2594 mèt.).
Le col de Bielsa est très-fréquenté pendant l’hiver, parce qu’il est moins élevé que les autres cols de cette chaîne et plus rapproché d’Aragnouet.
Du col de Bielsa, il faut descendre pendant 3 h. avant d'atteindre le v. de même nom.
‘ De Bielsa à Fanlo, 8 à 9 h.; — à Yenasque, 19 b.
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De bàgnères de bigorre a
BAGNÈRES DE LUCHÛN.
Am Par Lanneneuin et Montrejeau.
St kil. Messageries Ribeltes, départ tous les jours. Decuo, courrier de l.anncmezan. Voilures à volonté. Départs de chez Lestortes, maison Lafforgue, et de chez Poey, maison Ortalis, Prix des places, de to à 15 fri’
Après avoir traversé le faubourg appelé Pont-de-Pierre , on s’élève en serpentant sur le sommet du plateau désolé qui s’étend entre la vallée de l’Ailour et celle de l’Arros. On laisse
4 kil. Jfm'lheu,v.de483hab.; puis on monte et on descend les longues côtes de ce plateau infertile, à l’extrémité duquel on voit s’ouvrir à dr. la charmante vallée du Luz, plantée de châtaigniers magnifiques.
[Ici la route se bifurque, et l’embranchement de g., qui mène de Bàgnères à Tournai /, continue à suivre la direction du N. E. & travers le plateau. Le premier village qu’on rencontre, Cieutat (1392 hal>.), est à 9 kil. de Bàgnères. La chapelle , située à l’E. , est de construction romane. On voit dans la muraille une ouverture fermée par une forte grille de fer qui n’était autre chose qu’un guichet à Cayots; un petit bénitier placé intérieurement, assez près de la grille pour qu’on puisse prendre de l’eau à travers les liarreaux, démontre évidemment la destination de celte ouverture.
Au delà de Cieutat, la route suit le sommet d’une chaîne de collines incultes, et ne rencontre plus