ROUTE 70. BAGNÈRES DE LUCHON. — LES EAUX
grés île température et de minérar lisation facilite les traitements à Luchon comme à Bagnères de Bhgorre , et la présence d’eaux salines et ferrugineuses est un précleui avantage pour ces deux stations thermales.
L’eau de Bagnères de Luchoa ne se transporte pas.
Classification chimique : A, B.
Eau sulfurée sodique. C. Eau saline sulfatée sodique. D. Eau sulfatée sodique ferrugineuse.
Analyse (Filhol).
S. de la Reine.
Eau i lit.
gr. '
Carbonate de soude traces
Acide sulfbydrique libre. . . . traces
Sulfure de sodium,.... 0,0550
» de fer.,. 0,0026
» de manganèse...... 0.0033
» de cuivre traces
Sulfate de potasse « . . . . 0,0087
» de soude 0.0222
p, de chaux.... <...... 0,0323 i
Hyposultite de soude....... traces
Chlorure de sodium 0,067%
lodure de sodium...,...,,, traces
Acide silicique traces
Silicate de soude. . traces
» de chaux o.ous
» de magnésie u.oesï
» d’alumine... 0,027%
Alumine traces 1
Phosphate traces
des canaux ou des réservoirs sur des points que l’eau n’atteint jamais. Un phénomène caractéristique de la plupart des sources de Luchon, c’est le blanchiment. Ces eaux se décomposent dans la baignoire comme dans les conduits et réservoirs, sous l’influence de l’acitle silicique en excès, et l’acide suifhydrique au contact de l’air précipite du soufre dont le mélange avec l’eau lui donne cette teinte laiteuse.
Le degré sulfhydrométrique des sources de Luchon est variable . et ses oscillatious paraissent se lier à celles du baromètre, aux changements de saisons et aux infiltratious d’eau froide dans le sol environnant.
(Filhol.)
Service médical : Un médecin inspecteur, deux inspecteurs adjoints.
Emploi : Boisson , pures ou coupées avec du lait, bains d’eau, d’étuve, de vapeur, douches, piscines ; salles d’inhalation.
Climat tempéré, variations brusques de température, nécessité des vêtements de laine.
Saison : 15 juin au 15 septembre.
Effets physiologiques : Ces eaux sont excitantes de la peau et des muqueuses par le soufre qu’elles contiennent soit combiné, soit en suspension, et par le gaz sulfhydrique qu’elles dégagent dans l’air respiré parles malades; en boisson, elles sont généralement bien supportées; quelquefois cependant il faut les couper. Leur usage produit dans Féconomie la tolérance du mercure qui peut être supporté à des doses plus qu’ordinaires, sans salivation; elles agissent de même sur le plomb ef réussissent dans l’intoxication saturnine. Le grand nombre de sources à différents de-
Bibliographie : E. Filhol, eaux minérales des Pyrénées.... Paris, |S53 ; in-12.
— Pégot, essai clinique sur les eaux do Bagnères de Luchon. Paris, fSSAîîn-S.
— Lambron et Léiat, notice hlstôriqufe et médicale sur Bagnères de Luchon.
Paris, t856; in- ta.
N. B. I,è règlement pour rétablissement thermal de Bagnères de Luchoa et le cahier des charges imposées au fermier des eaux thermales et minérales sont a Itiohcs dans l’établissement; leur
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longueur nous empêche de les reproduire.
N. B. Des sbus regrettables se perpétuent à Bagnères de l.uchon. I, 'argent y triomphe trop souventdudroit. C’est aux baigneurs victimes do ccs abus à*e faire rendre justice.
PROMENADES
Allée* d'Étigny. Cette promenade, qui mène de l’intérieur de la ville à l’établissement thermal, a 560 mèt. de longueur et 30 mèt. de largeur. Elle est bordée de chaque côté d’hôtels, de chalets et de maisons principalement habités par les étrangers; c’est le rendez-vous des baigneurs, des guides, des marchands, des voituriers, etc. ; le matin et le soir surtout, elle offre un aspect curieux et animé. Malheureusement, les quatre rangées de tilleuls qui forment ces allées privent d’air et de lumière la majeure partie des maisons; aucune des allées n’est bitumée; aussi, dès qu’il pleut, elles deviennent toutes impraticables pour les piétons, et, quand on veut aller aux Thermes, il faut nécessairement prendre une voiture. Il serait temps vraiment que la ville de Luchon se décidât à élaguer les arbres des allées d’Ëtigny , à en abattre même quelques-uns, et à en rendre les contre-allées abordables en toute saison.
L’Allée de la Pique , plantée en 1818 d’ormeaux àlarges feuilles, part du quinconce de tulipiers et de catalpas situé devant les Thermes, conduit au Gave de la Pique, se détourne à g. et suit la rive g. du torrent jusqu’à ce qu’elle rencontre une troisième allée, celle de Piqué.
Celle-ci, plantée d’érables, part de l’extrémité N. de l’allée d’Etigny, passe devant le Casino, le tir au pistolet de M. Sapène , l’élégante
villa Gipsy, où se trouve le Musée pyrénéen , laisse à dr. la villa Bertin , rencontre l’extrémité de l’allée de la Pique et traverse le torrent pour aboutir au village de Montauban.
Ainsi les Allées d’Êtigny, de la Pique et du Piqué, forment ensemble les quatre côtés d’un carré qui n’a pas moins de 2000 mèt. de tour.
Les Allées des Platanes ou de Barcugnas mènent au faubourg de ce nom, situé sur la route de Toulouse, de l’autre côté de l’One.
Le chemin de la Cessayde traverse le pont de l’One, situé au N.
de Bagnères , laisse le cimetière à dr. et suit la rive g. du torrent jusqu’au pont de Mousquérès. De là, on peut revenir par la promenade suivante.
Les Allées des Soupirs se dirigent à l’O. et remontent la rive dr.
de l’One à travers une gorge qui se rétrécit graduellement jusqu’à la chapelle de Saint-Aventin (V. R. 62 et ci-dessous).
Le bois ou bosquet qui domine l’établissement thermal à la base de Superbagnères forme un jardin anglais, dont les nombreuses allées, dessinées par M. Boileau, conduisent sans fatigue et sous les plus frais ombrages jusqu’à la Fontaine d' Amour, près de laquelle on trouve un restaurant, et d’où on embrasse d’un regard tout Luchon et sa vallée, depuis Cier jusqu’à Castelvieil. En face, on voit le Mail de Cric (1824 mèt.) couvert de forêts et de pâturages.