ROUTE 70. LUCHON. — BACANÈRE. — PALES DE BURAT
et de l’Espagne. De ce point la vue est très-bornée, et le pic granitique A'Arrou , qui s’élève en face , cache la vallée d’Aran.
Trois quarts d’heure après, ou atteint la petite chapelle de Saint- Antoine, d’où l’on découvre une belle vue sur la vallée d’Aran. Ou y suit la Garonne des yeux jusque près de sa source , vers la dr. , au milieu de belles prairies vertes ; sur la g. , à ses pieds , on voit Bosost avec ses toits d’ardoise, plus loin Lez et son bel établissement de bains, et enfin, au N. , le village deCanejan, perché sur la montagne.
De la chapelle de Saint-Antoine on descend à Bosost en 30 min.
Pour Bosost et la route de Bosost à Luchon par Saint-Béat , 40 kil. V. page 470 et- R. 73.
Asoenslon du Poujastou.
9 kil. i/2. Aller, 4 h. 30 , retour, S h. 30. Course très-facile. I.e chemin pour les chevaux n’est pas encore entièrement tracé jusqu'au sommet. Cheval et guide, S fr. chacun.
Après avoir traversé le v. de Monttauban, situé à 1500 mèt. de Luchon, on laisse à g. le chemin de la cascade, qu’on ne tarde pas à dominer. A une heure de Luchon , on passe près d’une jolie fontaine située dans une petite prairie au milieu des bois. Plus haut, au delà d’une petite cabane , on atteint une terrasse herbeuse appelée le Col de Simourère (8 kil. 1/2 de Luchon).
C’est là qu’il faut descendre de cheval; mais 30 min. suffisent pour atteindre le sommetdu Poujastou, haut de 1930 mèt. ; on y découvre une fort belle vue , principalement sur la vallée d’Aran : au S. les masses ternes de Couradille, séparées de
Poujastou par le col boisé du Portillon, cachent la Maladelta; mais les glaciers de la vallée du Lys apparaissent dans toute leur splendeur.
A l’O. , ou voit parfaitement les vallées de l’Arboust et de la Barousse, et, par-dessus le col de Peyresourde, se dressent les crêtes des montagnes d’Aure et de Baréges.
Du pic de Poujastou, on peut descendre sur le versant N. O. à travers la forêt de Juzet jusqu’aux granges de Saint- Jean, où l’on retrouve quelques ruines d’un ancien village. Ensuite , on laisse à dr. la cascade, et l’on traverse le v. de Juzet pour rentrer à Luchon.
Ascension de Bacanère et du Pales de Burat par Artlgoes.
20 kil. jusqu'au Bacanère; 22 kil.
jusqu’au Pales de Burat. Aller s & 6 h.
Retour par la grande route, i4 kil.
3 h. 30 min. Cheval et guide, 5 fr.
Chaise à porteurs (6 hommes) 36 fr.
Cette course est une des plus belles des environs de Luchon. Du Pales de Burat surtout, qui se trouve placé au-dessus du confluent de la Pique et de la Garonne, on a une vue magnifique sur la plaine et en même temps sur les glaciers de la chaîne principale.
On suit d’abord l’allée de Barcugnas, pour gagner le village de Juzet par la route ordinaire; puis, prenant un chemin bien tracé au bord d’un ravin très-rapide , on monte au village de Sodé (161 h.), perché sur la colline à 914 mèt. de hauteur. Après avoir dépassé l’église, on continue à s'élever en zigzag, dans la direction de l’E. , à travers une petite forêt. Un petit sentier abrité conduit ensuite jusqu’aux roches arides d’Arfigucf,
v. de 189 hab. , situé à 8 k. 1/2 de Luchon et à 1241 mèt. de hauteur.
Au delà d’un ravin, on tourne à dr. pour atteindre une fontaine ferrugineuse, d’où l’on voit se dresser à g., au-dessus des pâturages, la cime de Bacanère (Vache noire) ou Bocanère (Bouche noire) , dont la hauteur est de 2195 mèt. au-dessus de la mer.
De Bacanère, 30 min. suffisent, en suivant la crête d’abord au N. , puis au N. O., pour atteindre le Baies ou Pie de Burat (2158 mèt.), près duquel on a construit une petite cabane.
Le panorama du Pales de Burat, un des plus magnifiques de toutes les Pyrénées , comprend toutes les sommités de la crête , depuis les hauteurs de Seintein dans le Castillonnais jusqu’au Pic du Midi de Bigorre. A ses pieds, on voit un beau vallon boisé se déverser entre deux arêtes parallèles vers la plaine verdoyante où s’unissent la Pique et la Garonne; plus loin, la vallée élargie se dirige vers le plateau bleuâtre de Montrejeau, qui, vu de cette hauteur , ressemble à une plaine ; quelques cimes émoussées, sur lesquelles se détachent seuls les pics du Gar et de Cagire bornent l’horizon du côté du N. Au S., les regards remontent par les hauts vallons boisés de la Pique vers les ports de la Picade et de Venasque, tandis qu’au-dessus des combes riantes de Gouron et des pelouses de Superbagnères une longue croupe cache la vallée du Lys. Mais la Maladetta se dresse imposante et superbe au-dessus du chaos des pics qui l’environnent de tous côtés.
Du Pales de Burat , on redescend par le même chemin, ou bien on
suit , par une pente rapide , le ravin qui s’enfonce à l’O. dans la direction de Cier; on passe au hameau de Gouaux de Luchon, puis on tourne à g. , et on vient rejoindre la grande route à 1500 mèt. en deçà du village d'Antignac (V. R. 69).
On pourrait aussi redescendre dans la vallée d’Aran.
De Luchon à Saint-Béat.
ai kil. Allers h.; retours b. Route de voitures.
16 kil. 320 mèt. de Luchon à Cierp (V. R. 69).
Au delà de Cierp, on laisse à dr.
le village de Gaud, puis on traverse une plaine magnifique , dominée au S. .par des hauteurs boisées. Au delà de
1 kil. 1/2 (18 kil.) Marignac, v. situé sur les deux rives d’un ruisseau descendu de l’étang de Burat , la route longe le petit lac d’Estagnaou , situé entre un escarpement boisé haut de 1140 mèt. et un petit mamelon qui domine la rive g. de la Garonne.
3 kil. (21 kil.) Saint-Béat (Hôtel chez Fortan), V. de 1355 hab., est située à l’entrée d’une gorge pittoresque d’où sort la Garonne, et si étroite que le torrent et les deux longues rues qui le bordent y trouvent à peine la place suffisante. Un pont de bois reÜe les maisons groupées sur les deux rives, immédiatement au-dessus de la ville se dressent deux mamelons, dont le plus rapproché porte les ruines d’une chapelle, et le plus éloigné, les tours d’un château fort. Au delà, se dressent de hauts sommets eu partie boisés.
L’églife de Saint-Béat est un trèspetit édifice assez insignifiant composé de deux parties distinctes,