ITINÉRAIRE DES PYRÉNÉES
du village, sur le revers d’un coteau boisé qui s’élève au-dessus de la rive g., s’ouvre une grotte assez vaste de laquelle sortent les eaux d’une fontaine pétrifiante connue sous lê nom de Sarrasine.
6 kil. (77 kil.) Saint-Jean de Ver y es, v. de 589 Uab. Vers 1830, ou y découvrit les ruines d’un temple de Cybèle ; il s’élevait sur le flanc d’une colline que les habitants du pays nomment encore la montagne d’Opto, faible altération du mot latin Ups, signifiant la Terre ou Cybèle. Pendant les fouilles, on trouva plusieurs colonnes de marbre blanc assez bien conservées, ainsi que leurs chapiteaux d’ordre corinthien. « Ces antiquités, nous apprend M. Bergès, ornent maintenant le colombier d’un honnête bourgeois de Saint-Jean. »
Presque vis-à-vis, de l’autre côté de l’Àriége , au hameau do .Saint- Ayuulis , « ou a trouvé, dit M. Bergès,’ de nombreux débris de colonues qui ont appartenu évidemment à un temple païen; c’est de là qu’on a tiré une petite colonne de marbre qui soutient lé bénitier de l’église de Crampagna. s Au delà de
2 kil. (79 kil.) La Uarre, simple haut., on laisse à dr., sur un plateau très-élevé qui domine la rive g. de l’Ariége, Vernajoul, v. de 453 hab. , et bientôt après ou découvre au fond du bassin les vieilles tours et le rocher de
3 kil. (82 kil.) Poix (V. (t. 87).
Dit FOIX A PERPIGNAN.
i3S kil. Route de poste. Diligence tous les jours, faisant le trajet eu ts b.
Au sortir de Poix, on traverse l’Auége, et, laissant à dr. l'école
normale, bâtie sur une jjdie colline, on remonte la rive dr. de l’Ariége, que domine à g. une montagne nue. Bientôt la vallée s’élargit un peu, et l’on voit à l’E.
un petit pic conique isolé, couvert de verdure à sa base, se dresser au milieu d’un vallon riche et bien cultivé. A l’O., de l’autre côté de l’Ariége, s’élève une montagne boisée; eu face, on aperçoit déjà quelques pics de la grande chaîne.
4 kil. MitiUyaillard, v. de 902 hab.
formé de deux lignes de maisons entre lesquelles passe la route, est dominé à g. par un mamelon arrondi, où l’on voit quelques vestiges d’un aucieu château fort démoli sur l’ordre de Louis XIII. Vis-à-vis, sur la rive g. de l’Ariége, à l’embouchure d’un petit vallon , se montre le petit v. de Prayols (37 5 hab.).
Ûn franchit le ruisseau du Stos, dont on suit la rive g. tant que sou cours reste parallèle à celui de l’Ariége ; mais, au point où les deux vallées se bifurquent , les routes se bifurqueut aussi ; et, tandis que celle de Tarascon et d’Ax (V. R. 91) suit la rive dr. de l’Ariége pour la remonter dans la direction du S. , celle de Perpignan pénètre à l’E. dans lu vallée du Sios.
4 kil. (8 kü.)Saint-PauldcJarrat, v. de 1351 hab., est agréablemeul situé au-dessous d’une colline qui porte encore quelques débris d’un vieux château. Dans les environs, se trouvent plusieurs foiges.
3 kil. (1 1 kil.) Celles , v. de 523 h. , qu’on atteint après avoir franchi le Sios, possède aussi quelques établissements métallurgiques.
3 kil. (14 kil.) Les Cantonniers, relais de poste, au delà duquel on laisse sur la hauteur à g. Lcycherl (341 hab.), puis Hoyuetixade, v. de