‹ Itinéraire descriptif et historique des Pyrénées de l'Océan a la MéditerranéeChapitre 289 sur 384 · DE FOIX A AX · texte numérisé non relu

DE FOIX A AX

42 kil. Route de poste. Trois services par jour , sans compter la diligence île Toulouse. De Toulouse à Ax, tî fr.,

I S fr. et 12 fr. 50 c.

7 kil. de Foix à l’embranchement de la route de Perpignan (V. R. 90).

Après avoir laissé à g. l’embranchement de la route de Perpignan, on continue & longer la rive dr. de l’Ariége par une belle route , sur certains points taillée dans le roc. On découvre de beaux points de vue.

En face, on voit les pics grisâtres ou neigeux de la grande chaîne apparaître àu-dessus des divers plans de montagnes qui se dressent à l’horizon ; à g. , s’élève une montagne cultivée de la base au sommet; à dr., au fond de la vallée, de grands arbres laissent à peine entrevoir l’Ariége , profondément encaissée dans son lit de rochers. Sur laxive opposée, à mi-côte, apparaît Montoulieu, v. de 832 hab., près duquel on exploite de la terre à porcelaine assez estimée. En se retournant, on voit encore la ville de Foix au pied de son rocher.

On passe au-dessus d’une fabrique d’acier, située sur le bord même. de l’Ariége, au milieu des arbres, puis on traverse le ham. de

3kil. (lükil.) Garrabet, et on laisse à dr. , sur la rive opposée de l’Ariége, le v. (l’Amplain (170 hab.).

Au delà de

2 kil. (12 kil.) Mercus, v. de

813 hab., on franchit un petit torrent, et bientôt on commence à remarquer sur la dr. , de l’autre côté de la vallée, la singulière montagne de Soudours ouSedoure(1067 mèt.), qui , vue de ce côté , semble un grand cône tronqué par le sommet. Derrière se cache Arignac, v. de 800 hab. , près duquel on exploite deux importantes carrières de plâtre ; et par delà, on voit de belles prairies monter à l’O. vers le col de Massat.

A l’embouchure du torrent de Caznnave, et au pied même de Soudours, qui s’élève à l’O. , on traverse

2 kil. (14 kil.) Bonpas, v. de 233 hab. , puis on laisse à dr. les vallons qui remontent vers Bédeiilac et les prairies de Saurat ; enfin on aperçoit du même côté le confluent du Gourbit et de l’Ariége, avant d’atteindre

2 kil. (16 kil.) Tarascon (V. R. 83).

On sort de Tarascon par la route

de Vicdessos, qu’on suit jusqu’au pont de Sabart, qui traverse l’Oriége. Laissant alors à dr. la gorge étroite d’où sort l’Oriége, on entre dans la vallée supérieure de l’Ariége, dont on remonte la rive g.

entre des montagnes arides et jaunâtres. En se retournant, on voit encore derrière Tarascon la singulière montagne de Soudours. Sur la rive dr., on aperçoit bientôt, sous une montagne rocheuse, criblée de cavités, entre de beaux groupes d’arbres , l’établissement de

3 kil. (19 kil.) Uuat (Hôtels Castagne, de la Renaissance, Rouan, des Voyageurs) , séparé de la route par l’Ariége et situé à 500 mèt. env.

au-dessus de la mer.

Les eaux d’Ussat sont connues depuis plusieurs siècles. Le fils d’un seigneur voisin s’étant guéri d’une

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