DESCRIPTION
Monuments gallo-romains. Le
plus ancien monument de Bordeaux est un amphithéâtre appelé Valais Gallien, on ne sait pas pourquoi. L’époque de sa construction est inconnue. Il était bâti en pierres carrées, entrecoupées de longues briques épaisses. Il y avait deux ordonnances : celle du bas était de style toscan; celle du haut, de style dorique. On estime qu’il devait avoir, hors œuvre, de 132 à 137 met. dans le sens de son grand axe, et de 105 à 1 14 dans le sens du petit, sur une élévation de 21 met. 25 000 spectateurs pouvaient y trouver place. En 1774, le Palais Gallien devint l’établissement principal de l’entrepreneur des fiacres. En 1792 on en commença la démolition. Plus tard, la municipalité y fit tracer des rues.
En 1801 , M. Thibeaudeau, préfet du département, parvint à en sauver les derniers débris de la destruction. Il en reste aujourd’hui une arche et quelques fragments des enceintes.
Pour voir ces derniers vestiges , il faut aller dans la rue du Colisée, qui s’ouvre dans la rue du Palais- Gallien, à peu de distance du Jardin public.
Édifices religieux. La cathédrale Saint-André a été consacrée le 3 mai 1096 parle pape Urbain II, rebâtie à diverses époques et restaurée en partie il y a peu d’années. On attribue à Henri II d’Angleterre et à Aliénor l’ancienne Porte- royale et quelques parties attenantes. Un grand nombre de piliers et d’arêtes de voûte dans la grande nef datent
de la seconde moitié du xm° siècle.
Le cloître est du xiv* siècle; les voûtes de la nef sont du xvi* siècle; le chœur, la rose du nord, les flèches, appartiennent au gothique fleuri. Dans son état actuel, cette église a 126 mètres de longueur hors œuvre. Sa nef, large de 18 mèt. , longue de 60 mèt. , a 25 mèt., de hauteur; son transsept, long de 43 mèt., a 10 mèt. de largeur et 31 mèt. de hauteur; son chœur, large de 13", 50 et long de 32 mèt. , est entouré d’un bas côté large de 7", 65.
Saint-André n’a pas d’entrée principale ; des maisons , dont la démolition est depuis longtemps désirée, entourent et dérobent à la vue la façade proprement dite. On pénètre dans l’intérieur par deux portes latérales. De ces deux portes une seule , celle du nord , qui fait face à la rue de l’Hôpital, mérite une mention. On admire ses sculptures, la rosace qui la surmonte ' (restaurée en 1846) et ses deux clochers, haut de 50 mèt. (restaurés en 1810). Le portail du sud, audessus duquel on a placé un affreux auvent en ardoise , n’a guère à montrer que des sculptures mutilées. Ses deux tours, bâties sur un terrain mobile, n’ont jamais été achevées.
La nef de Saint-André n’a pas de bas côtés , et les piliers qui la soutiennent ne sont pas pareils; mais son élévation lui donne un aspect imposant. On y remarque, sous; la] tribune de l’orgue , deux bas-reliefs de la Renaissance, qui ornaient autrefois un jubé de la même époque, entièrementdétruit(ila été démoli eh 1804 par M. Combes) , et qui représentent : l’un , la Résurrection du Christ ; l’autre , la Descente aux
limbes. A g., avant le transsept, s’élève le tombeau du cardinal de Cheverus, né en 1768, mort en 1836. Ce tombeau , en marbre blanc, est signé D. Maggesi, 1850. Le transsept est orné de deux beaux vitraux coloriés, les seuls vitraux de l’église qui ne soient pas modernes.
Le chœur, un peu trop sombre, renferme : dans la chapelle du Sacré-Cœur, de jolies sculptures et un reliquaire du xiv' siècle; dans le bas côté g. , une petite statue représentant l’évêque Pey-Berland, fondateur de l’Université de Bordeaux; dans la chapelle Sainte- Marguerite , un affreux tombeau de dom Antoine de Noailles (1662).
L’autel, qui appartenait autrefois au couvent des Bénédictins de la Réole, fait un contraste choquant avec le style de l’édifice. Parmi les tableaux, on cite un Christ portant sa croix , attribué à Augustin Carrache , une Résurrection , par Alexandre Véronèse, un Crucifiement, par Jordaens. Enfin, on recommande les sculputres de l’ancienne Porte royale.
A 30 mèt. environ du chevet sud-est de la cathédrale, s’élève le clocher de Pey-Berland , ainsi nommé de l’archevêque de Bordeaux qui le fit construire en 1440 sur l’emplacement d’une fontaine chantée par Ausone (Divona). Ce clocher n’est plus qu’une tour quadrangulaire, percée de fenêtres ogivales, haute de 47 mèt. 50 cent, et surmontée jadis d’une flèche octogone de 14 mèt. , que la foudre détruisit en 1617. Vendue pendant la Révolution à des entrepreneurs qui ne parvinrent pas à la démolir, elle avait servi à fabriquer du plomb de chasse. En 1850 elle a été rachetée par l’Etat, et, en 1853, on
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y a fait en outre les réparations les plus urgentes.
L’église Saint-Michel (près du quai de la Grave, un peu au-dessus du pont) a été fondée en 1160, mais reconstruite et décorée aux xv' et xvi' siècles ; aussi appartientelle presque exclusivement à l’architecture ogivale. Dans l’opinion de M. Lamothe, la base du chœur serait du xm' ou du xiv* siècle. Quant aux chapelles, elles ont été ajoutées après l’achèvement de l’église.
Saint-Michel a 74 mèt. de longueur et 30 mèt. 60 c. de largeur dans le transsept. D’importants travaux de consolidation et de restauration viennent d’y être exécutés. Les sculptures de ses trois portails méritent d’attirer l’atten- | tion. Elles représentent : celles du portail de l’ouest , la Naissance de l’Enfant Jésus et l’Adoratiôn des Bergers ; celles du nord , Isaac préparant le Sacrifice d’ Abraham; celles du sud, l’Apparition de saint Michel à l’évêque de Siponto. A l’intérieur, on remarquera surtout une Descente de croix sculptée , du xvr* siecle. Des statues de la Renaissance ornent l 'autel de Saint- Joseph. Parmi les vitraux, quelques-uns seulement sont anciens.
Ceux des fenêtres inférieures du chœur et des chapelles voisines sont de M. Maréchal; ceux de la belle chapelle de Notre-Dame-des- Montuzets, de M. Yilliet (de Bordeaux).
Saint-Michel a, comme la cathédrale, un clocher situé à l’ouest,- à 20 mèt. environ, bâti de 1472 à 1492, et jadis surmonté d’une flèche qui fut détruite en 1768 par un ouragan. A la porte de ce clocher se tient un sacristain toujours prêt à conduire les étrangers, moyen-
nant 50 centimes par personne, dans un caveau souterrain , autour duquel on a rangé des cadavres retirés d'un cimetière voisin, dont le terrain avait la propriété de conserver les corps. On s’étonne que l’administration municipale tolère cette honteuse exhibition.
L’église Sainte-Croix a été fondée, dit-on, avant le vu* siècle, puisque, de 650 à C60, saint Mommolin , abbédeFleury-sur-Loire, y fut enterré. Détruite par les Sarrasins en 729 , restaurée par Charlemagne en 778, détruite de nouveau en 828 par les Normands , elle fut rebâtie par Guillaume le Bon, duc d’Aquitaine, dans la première moitié du Xe siècle , mais souvent r,éédi£lée ou restaurée depuis cette époque , car l’ogive y domine dans certaines parties. La façade , est , dit M. de Lamothe, « le plus riche fragment que l’époque du plein -cintre ait laissé à Bordeaux. » A droite, en regardant cette façade , et au pied de son clocher roman , à quatre pans égaux , du xe siècle, on remarque l 'Hospice des vieillards, établi depuis 1792 dans les bâtiments de l’ancienne abbaye de Sainte-Croix (Bénédictins), qui ont été reconstruits au xvm* siècle. L’abside, con temporai ne du portail, mérite aussi d’être signalée à l’attention des archéologues ; elle est à onze pans et flanquée de trois chapelles semi-circulaires ; quant à la nef et aux transsep ts, rebâtis, agrandis à vingt reprises différentes, ils offrent un mélange incohérent de tous les styles.
Saint-Seurin (sur la place du Prado et sur les allées Damour, à peu de distance de la place Dauphine) date des premiers temps du christianisme. Sa crypte est de cette époque reculée. Au xi* siècle, on
bâtit, au-dessus de cette crypte, sur le cimetière voisin , une église dont il reste encore le porche occidental, l’abside principale et les clochers. Ses bas côtés , ses voûtes et la chapelle Saint-Jean sont en effet du xm* siècle; son portail méridional, orné de belles et curieuses sculptures, est de 1267; la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle, du xiv' siècle; la sacristie, du xv* siècle, ainsi que la chapelle de Notre-Dame des Roses; enfin la façade ouest est moderne, et d’i mportants travaux de restauration ont été exécutés récemment dans le chœur.
Saint-Seurin a 64 mèt. de longueur et 18 de largeur. On doit y visiter surtout la crypte dite de Saint- Fort. Cette crypte se compose d’une nef voûtée à plein -cintre et de deux bas côtés. Il y règne une triste obscurité. Elle se partage en deux parties égales : l’une de ces parties, celle du fond, renferme le tombeau de saint Fort ; un mur la sépare des latéraux où se trouvent aussi des tombeaux (à dr. , ceux de sainte Véronique et de sainte Bénédicte, nées dans le Médoc; à g. , ceux de saint Amand et de son prédécesseur dans l’épiscopat, saint Seurin) ; l’autre partie , qui est destinée aux fidèles, communique librement avec les bas côtés au moyen de quatre petites arcades , formées par des colonnes qui ont pris la place de piliers carrés. La principale curiosité de cette crypte est le cénotaphe élevé en l’honneur de saint Fort, œuvre délicate de la Renaissance, dont les sculptures sont traitées avec une grande finesse et beaucoup de goût. 11 est placé au fond de la nef, sur une caisse de pierre brute qu’on dit avoir été le sépulcre primitif. Le cloître de
Saint-Seurin existe encore en partie au nord de la nef. On y voit des tombes sépulcrales du vn* ou du vin* siècle.
Sainte-Eulalie fut dans l’origine l’église d’une abbaye de filles qui existait au vu* siècle. En 81 1 Charlemagne lui donna les reliques de sept martyrs, égorgés à Lectoure pour avoir refusé d’offrir un sacrifice à Diane. Consacrée en 1174, elle a été souvent restaurée et même réédifiée depuis, surtout aux xrv* et xv* siècles. On remarque à l’intérieur un joli lutrin moderne.
L’archevêché actuel, situé rue de Cheverus, est l’ancien hôtel Gary.
Avant la Révolution , les archevêques de Bordeaux habitaient la mairie, que le prince de Rohan avait fait construire.
édifices civils. — La préfecture , que la rue de la Comédie sépare du grand théâtre, a été bâtie en 1775 par l’architecte Louis, pour V. Saige, avocat général au parlement. Ce bel hôtel n’est devenu ce qu’il est aujourd’hui qu'en vertu d’un décret de 1808. Sa façade donne sur les fossés du Chapeau- Rouge. Depuis 1847, il est exclusivement réservé à l’habitation du préfet et aux réceptions, les bureaux ayant été établis dans les maisons voisines, qui forment l’angle de la rue de la Comédie et de la rue Esprit-des-Lois. Ou l’a restauré en
La mairie de Bordeaux a été installée, en 1835, dans l’ancien archevêché bâti par les architectes Bonfln et Etienne, de 1770 à 1781, sous l’archiépiscopat du prince de Rohan. Ce beau bâtiment se compose, du côté de la rue, d’un vaste corps de logis flanqué de deux ailes îéunies l’une à l’autre par deux pé-
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ristyles , au milieu desquels se trouve la porte d’entrée. Il a une belle façade sur le jardin. Il fut tour à tour hôtel du département, en 1790; palais impérial, en 1808; palais royal, en 1815; il renferme actuellement, outre les bureaux de l’administration municipale, les archives départementales au second étage, et, au rez-de-chaussée, la galerie des tableaux, les statues, la collection d’armes.
Le palais de justice (sur la place d’Armes, entre la rue des Minimes et le cours d’Albret) a été construit, de 1839 à 1846, en face de l’hôpital Saint - André. Il a coûté 1717458 fr. 30 c. Il occupe une surface de 7985 mèt. ; sa façade , longue de 145", 67 , présente au centre un péristyle de 46 mèt. de longueur sur 6”, 60 de largeur, d’ordre dorique grec, en retraite sur deux motifs saillants et suivis de deux ailes. Elle se fait remarquer surtout par sa lourdeur. 'Les quatre statues colossales qui décorent les motifs saillants sont de M. Maggesi. Elles représentent : à dr. , Malesherbes et d’Aguesseau ; à g. , Montesquieu et L’Hôpital. La salle des Pas-Perdus a 46 mèt. de longueur sur 18 mèt. de largeur et 16 mèt. de hauteur. Dans le vestibule de la cour on a placé une statue de Montesquieu, exécutée en 1821 par M. Raggi.
Derrière le palais de justice sont les prisons départementales, construites, de 1835 à 1847, sur l’emplacement de l’ancien fort du Hâ, qui était devenu une prison d’Etat en 1791 , et dont on a conservé deux anciennes tours. Ce sont des prisons cellulaires. Elles peuvent contenir 240 hommes et 40 femmes. Le pénitencier Saint-Jean (rue La-
lande, 45) est, à proprement parler, une maison d’éducation correctionnelle pour les jeunes gens (de 19 départements) condamnés par les tribunaux en vertu de l’article 66 du Code pénal ; il contient environ 140 enfants. Le pénitencier Sainte-Philomène, rue Mercière, 1 1 , établi dans le même but et sur les mêmes bases, renferme 75 jeunes filles.
V hôtel de la Bourse a. été bâti, ainsi que la place de ce nom , en 1749 , par Jacques Gabriel. Ses trois faces offrent une décoration analogue. Les sculptures placées dans les tympans de ses frontons sont de Claude Francin. Elles représentent :
à l’est sur le quai, Neptune favorisant le commerce; au nord sur la place de Richelieu, l’Union de la Garonne et de la Dordogne ; au sud sur la place de la Bourse, la Victoire tenant un médaillon de Louis XV. La cour intérieure, longue de 34 mèt. et large de 24 mèt., a été couverte en 1808. La bibliothèque de la chambre de commerce, située au premier étage et ouverte tous les jours au public de midi à quatre heures , compte environ 6000 volumes, parmi lesquels se trouve une importante collection de relations de voyages.
L’hôtel de la Douane, qui fait face à celui de la Bourse, a été bâti par le même architecte, à la même époque. Il servait, dans l’origine, d’hôtel des Fermes. Les sculptures de ses tympans sont de Wanderwoort; elles représentent :
sur la place, Minerve protégeant les arts ; sur le quai , Mercure protégeant la navigation de la Garonne.
Indépendammentdeia porte Bourgogne. dont nous avons déjà parlé.
Bordeaux possède deux autres portes dignes d’une mention : celles du Palais et de l’Hôtel de Ville.
La porte du Palais , connue aussi sous les noms de porte Royale et de porte du Cailhau , a été construite en 1495. Destinée dans l’origine à former une entrée au palais de l’Ombrière, qui servit tour à tour de résidence aux ducs d’Aquitaine, aux commandants français, aux sénéchaux d’Angleterre , et où Louis XI établit le parlement, elle a survécu à ce palais démoli en 1800. Elle avait été du reste transformée en arc de triomphe pour Charles VIII, après la bataille de Fornoue. On la voit à g. sur le quai de Bourgogne, quand on va du pont à la place de la Bourse. Sa hauteur totale est de 34 mèt.
La porte de l'Hôtel de Ville est l’une des quatre tours qui étaient placées aux angles de l’ancien hôtel de ville ; elle est couronnée par trois tourelles dont l’une, celle du milieu , a pour ornement une lanterne que surmonte un lion. Sa base seule date du xu* siècle. Découronnée et détruite en partie par le connétable de Montmorency, elle fut réparée en 1556 et en 1757. Sa hauteur totale est de 41 mèt.
établissement* de bienfaitance.
— V hôpital Saint-André , situé sur la place d’Armes , en face du palais de justice, date de 1390. Il a été rebâti sur l’emplacement qu’il occupe aujourd’hui, de 1825 à 1829, par M. Burguet. Sa superficie est de 18000 mèt. carrés. La dépense s’est élevée à près de 2 millions. Il renferme 650 lits, sans compter 18 chambres particulières pour les malades payants.
Quatorze salles d'asile, de nombreuses écoles primaires, un lycée.
une École préparatoire de médecine et de pharmacie , des cours municipaux , divers cours publics, des Facultés de théologie, des sciences et des lettres, tel est le bilan de l’instruction publique à Bordeaux.
Aucun de ces établissements n’est de nature à intéresser les étrangers.
Le lycée seul devra recevoir leur visite, car son élégante chapelle renferme le tombeau de Montaigne. L’auteur des Essa is mourut le 13 septembre 1592 à Saint-Michel de Montaigne, lieu de sa naissance dans le Périgord; mais sa veuve fit transporter ses restes à Bordeaux, et les déposa dans une chapelle de l’église des Feuillants (aujourd’hui du lycée), à g. du chœur. Le mausolée de Montaigne consiste en un sarcophage de marbre blanc sur lequel sont gravées deux épitaphes , l’une en vers grecs et l’autre en prose latine.
Mutée* — Collection* d’objet* d'art ou de science. — Le musée de Bordeaux, ou la Galerie des tableaux, ne date que des premières années de ce siècle. En 1808, le gouvernement le fonda en envoyant 45 tableaux à la ville , qui n’én possédait alors que 8. Cette collection , qui s’est accrue successivement, se compose de 461 tableaux, provenant : 263 des dons du gouvernement, 37 îles donations de particuliers, et 161 des acquisitions de la ville. Il est ouvert au public le dimanche, de 10 heures du matin à 3 heures du soir. Les autres jours, excepté le lundi et le samedi , sont réservés aux artistes porteurs d’une carte délivrée par le conservateur et aux étrangers munis d’un passeport. Les principaux tableaux sont exposés actuellement dans les salles du rez-de-chaussée de la mairie. Il
serait difficile de trouver A Bord eaux un local moins convenable. D’une
part , la moitié à peine des 467 toiles dont se compose le musée a pu y trouver place, et, d’autre part, ceux qui ont eu la chance vraiment malheureuse d’y pénétrer n'y reçoivent qu’une lumière insuffisante , s’ils n’y restent pas éternellement plongés dans d’épaisses ténèbres.
J’indique ci-dessous, en suivant l’ordre alphabétique du catalogue, ceux de ces tableaux qui m’ont
paru , dans l’obscurité où j’ai vainement essayé parfois de les découvrir , les plus dignes d’être signalés à l’attention et aux recherches des étrangers.
S. Corrige. Vénus on une nymphe endormie. Ce tableau a été aussi attribué à Titien. Il n’est probablement que d’un élève de Corrége. — S. Ansiaux. Nicolas Poussin présenté à Louis XIII. — 16. Giorgion. Tète d’esclave. — 20. Begyn dit Bega. Scène d’intérieur. — 28. Pietre de Cortone. La Vierge et l'Enfant Jésus.
— 30 et 3t. Ferdinand Bol. Abraham et ses serviteurs ; Apollon et Marsyaa. — AA. Bovnteu, 1740-I8t4. Tête de femme.
— 46. Brakemburg. Intérieur d'estaminet hollandais. - 47. Bras cassai. Mor du sanglier de Calydon. Second prix de peinture.— 49. Brauwer (Adrien). Scène d’intérieur.— 34. Breughel de Velours.
Fête flamande, dite la Rosière.— 62. Paul V ironise. Adoration des Mages. Ce tableau, donné au Musée en 1803 par le gouvernement, venait de la collection du Stathouder. — 64. Le même. Sainte Famille.—65. Le mime. La Femme adultère,
— 66. Le mime. Vénus et l’Amour. Ce tableau provient de la galerie de la duchesse d’Albe. Le marquis de Lacaxe l'acheta 2000 livres. On Fa aussi attribué à Titien. Le Muçée de Madrid et la galerie de l’Ermitagd à Saint-Pétersbourg en possèdent deux copies (?). Il y en avait aussi dans la galerie du duc d'Orléans, au Palais- Royal une quatrième, qui était attribuée à Titieu. — 77. Carre y
(Jacques), I646-I7Î6. Présentation d’üii ambassadeur français au Grand sultan.
— Repas turc offert à un ambassadeur français. — Tableaux curieux pour l’étude des costumes et du cérémonial. — 93. Lion Cogniet. Tintoret peignant sa lille morte. Ce tableau, qui obtint un immense succès au salon de 1843, et qui a figuré avec honneur à l’Expflsition universelle de 1858 , a été acheté 20 000 fr. par la ville de Bordeaux. — 96. Court.
Portrait du publiciste Henri Fonfrède. — 97. Courtois (Jacques), dit le Bourguignon. Engagement de cavalerie. — 101.
Albert Cuyp. Intérieur d’une grange. — 103. Alfred Dedreux. Portrait équestre du duc. d’Orléans. — 104, 105, 106. Eugène Delacroix. Un lion (esquisse), un Arabe (esquisse), la Grèce expirant sur les ruines deMissolonghi. — 116. Abraham Diepenbeck. Enlèvement de Ganymèdc. L’aigle a été peint par Snyders. — 120. Karel Dujardin. Paysage et animaux. — 122- Durand Brager. Combat du corsaire français la Dame-Ambert contre la corvette anglaise Lily. Ce tableau a été commandé, en 1846, par le conseil municipal.— 126. Eisen (Charles). Danse de villageois. — 139. Franck , dit le jeune. Le Christ au Calvaire. Les nombreux personnages représentés dans ce tableau se font remarquer par leur costume conventionnel. Le cadre, qui provient d’une église, est décoré de curieux ornements dans le goût arabe. — 154. G érôme. Bacebus et l’Amour ivres (i85i). — 156 Gigoux. Baptême de Clovis (1844). — 160.
Luca Giordano. Vénus endormie. — 169.
Grimou (1680-1740). Un capucin. — 172- Gros. Embarquement de Mmeladocbesse cFAngi.ulême A Pauillac, le l"' avril ISIS. A la gauche du spectateur, MM. les vicomtes de Montmorency et d’Agoult protestent de leur dévouement. Derrière Mme la duchesse d’Angoulème, qui distribue au peuple les plumes blanches dé son panache, on remarque Mmes les duchesses de Serentetde Damas, et Mme la vicomtesse d’Agoult. Ce tableau a été donné en 1820 h la ville de Bordeaux par le gouvernement.— 173. Oudin. Dévouement du capitaine liesse, qui, en juillet 1822, sauve l’équipage d'un navire hollandais.— 186. Jouy. Supplice d’Urbain
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