ROUTE 112. DE PERPIGNAN A
rangés en arêtes de poisson. La façade assez élevée, et qui se termine par un galbe crénelé, ëst encadrée par deux tours carrées qui ne s’élèvent pas plus haut que lui.
Cinq fenêtres étroites sont percées dans le galbe, et leur sommet s’aligne sur ses corniches rampantes. Des incrustations de pierres noires, disposées çà et là sur là façade, rappellent un style d’ornementation tout oriental, qui paraît s’être introduit de bonne heure dans le midi de la France. La porte cintrée, revêtue de marbre grisâtre , est d’ailleurs presque dépourvue d’ornements.
« Le plan . de l’église est celui d’une basilique divisée en trois nefs.
La voûte' de la principale est une ogive à peine sensible,' renforcée d'ares doubleaux en plein-cintre.
L’ornementation est très -pauvre, comme celle de la plupart des monuments du xi* siècle. Les piliers, lourds et massifs, portent des colonnes engagées à chapiteaux grossièrement ébauchés , qui rappellent le galbe corinthien. Quelques moulures, Un cordon de damiers autour des fenêtres de l’abside, voilà les Seuls ornements qui m’aient semblé du xi* siècle. Quant aux réparations nombreuses de l’intérieur, elles datent probablement du xtv* ou du xv' siècle. A la base du mur de l’abside, des ouvertures cintrées, obstruées de pierres, indiquent une crypte dont l’entrée est inconnue aujourd’hui.
« L’autel était autrefois d’argent massif ( M. Taylor dit plaqué d’argent); les chanoines, sous le règne de Louis XV, ainsi que nousl’apprend une inscription, le firent fondre, de peur qu’il ne fût volé, elle remplacèrent par l'abominable autel qu’on